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« 20 000 ans sous les mers » ouvre le Festival de l’image sous-marine sur le parvis de la place de la République

« 20 000 ans sous les mers » ouvre le Festival de l’image sous-marine sur le parvis de la place de la République

Présenté en avant-première mercredi soir à Mamoudzou, le documentaire de Romain Clouet a réuni près de 250 spectateurs. Le film revient sur l’exploration d’une grotte sous-marine exceptionnelle du lagon, menée avec les plongeurs de Deep Blue Exploration.

Le lagon s’est invité sur grand écran, mercredi soir, sur le parvis de la place de la République. Près de 250 personnes ont assisté à l’avant-première de 20 000 ans sous les mers, projetée à l’occasion de l’ouverture du Festival international de l’image sous-marine de Mayotte. Un rendez-vous attendu par les passionnés de plongée comme par les curieux, venus découvrir les images d’un patrimoine invisible depuis la surface : une grotte sous-marine située au large de Mayotte, explorée par les plongeurs de Deep Blue Exploration.

À l’origine de cette projection, une rencontre entre science, image et opportunité culturelle. Lorsque Laurent Mounier, directeur du festival, cherche un film à mettre en avant, il contacte Gaby Barathieu, plongeur et président de Deep Blue Exploration. Celui-ci l’oriente vers Romain Clouet, réalisateur et producteur au sein de Runywood Studio, qui suivait le projet depuis plusieurs années.

« Il avait depuis quatre ans ce projet de film avec nous, avec notre première expédition. Il avait tout dans les mains et il n’attendait que ça : avoir une opportunité pour le faire », retrace Gaby Barathieu. Contacté en juillet dernier, Romain Clouet revient à Mayotte dès le mois d’août pour tourner les interviews des plongeurs. Les images sous-marines, elles, existaient déjà.

Le documentaire s’appuie sur des séquences tournées au fil de la mission, en grande partie par Armand Daydé et Camille Loisil, à l’aide d’appareils photo professionnels placés dans des caissons adaptés aux grandes profondeurs. « Ce ne sont pas de grosses caméras de cinéma, mais ça fait le job », résume Gaby Barathieu.

Le film plonge le spectateur dans les entrailles du lagon mahorais, à la découverte d’une cavité aujourd’hui noyée mais formée à une époque où le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Il revient sur l’exploration de cette grotte, sa modélisation en 3D et l’extraction d’une stalagmite, témoin rare du passé climatique de Mayotte.

Mercredi, c’était la première présentation publique du documentaire. « J’ai l’impression qu’il a plu », confie Romain Clouet à l’issue de la séance. Gaby Barathieu salue de son côté un film qui « retranscrit avec justesse la mission ».

Reste une question : y aura-t-il d’autres projets ? La réponse est oui, mais les moyens manquent. « Des projets, je peux t’en sortir une dizaine. Mais c’est surtout les moyens de les réaliser », souligne Gaby Barathieu. La mission documentée dans 20 000 ans sous les mers n’avait bénéficié que d’un budget d’environ 15 000 euros, une somme jugée « dérisoire » au regard des contraintes techniques, scientifiques et logistiques.

Le projet repose largement sur l’engagement bénévole de ses protagonistes. « On a tous été bénévoles », rappelle le président de Deep Blue Exploration, qui souligne aussi le temps consacré par Romain Clouet au montage. Le réalisateur a pu bénéficier d’un soutien du CNC, mais cela ne suffit pas à équilibrer financièrement un tel projet. « Même avec ça, lui financièrement, il ne s’y retrouve pas du tout. On peut dire que c’est du bénévolat. »

Les prochaines expéditions dépendront donc de nouveaux appels à projets et de financements plus solides. L’objectif reste le même : continuer à explorer, mais aussi mieux documenter ces missions pour rendre accessible au grand public un monde que peu de Mahorais auront l’occasion de voir de leurs propres yeux.

Cette avant-première a donné le ton d’une édition anniversaire placée sous le signe de la découverte, de la transmission et de la protection du monde marin. Pour ses 30 ans, le Festival international de l’image sous-marine de Mayotte se déroule du 28 au 31 mai entre Mamoudzou et Chirongui, avec une programmation dense mêlant projections, conférences, concours, village de la mer et spectacle vivant.

Onze soirées de projections sont prévues, dont huit à Mamoudzou et trois au pôle culturel de Chirongui. Les films en compétition abordent la richesse des mondes sous-marins, mais aussi les menaces qui pèsent sur les océans. Des conférences gratuites sont également proposées autour de la biodiversité marine, de la photographie au service de la science, des mammifères marins, du blanchissement des coraux ou encore des effets du cyclone Chido sur les récifs.

Samedi, le Village de la mer prendra place sur la place de la République, avec des associations, ateliers pédagogiques et animations consacrés notamment à la protection des tortues, des mammifères marins et des récifs coralliens. Le jeune public est lui aussi associé à cette édition, à travers des projections scolaires et le concours de dessins « Jack Passe », qui a rassemblé 550 créations d’élèves autour du thème : « Imagine la vie dans une grotte sous-marine ».

Avec 68 films reçus, 52 films en compétition, 692 photographies et 550 dessins, cette 30e édition confirme la place singulière du festival à Mayotte. Trente ans après sa création, l’image sous-marine continue d’y jouer le même rôle : émerveiller, documenter et rappeler que le lagon mahorais est à la fois un patrimoine naturel, scientifique et fragile.

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Opération « Kingia » : des ONG dénoncent une opération sécuritaire qui fragilise les enfants

Opération « Kingia » : des ONG dénoncent une opération sécuritaire qui fragilise les enfants

L’opération sécuritaire « Kingia », lancée par l’État le 7 avril 2026, suscite une vive inquiétude parmi plusieurs organisations de défense des droits humains et de protection de l’enfance. Dans un communiqué commun, l’UNICEF France, Human Rights Watch, la Cimade et Médecins du Monde alertent sur les conséquences « préoccupantes » des interventions policières, des démolitions d’habitats informels et des contrôles menés à proximité des écoles et des centres de santé.

Présentée par les autorités comme une réponse à l’insécurité, à l’immigration irrégulière et à l’habitat informel, l’opération « Kingia » s’inscrit dans la continuité des dispositifs « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024. Selon les chiffres avancés, près de 1 700 éloignements auraient déjà été effectués depuis le début de l’opération.

Mais pour les associations, cette stratégie sécuritaire fait peser de lourds risques sur les populations les plus vulnérables, en particulier les enfants. À Mayotte, où près d’un habitant sur deux est mineur, les démolitions et évacuations menées dans plusieurs quartiers informels, notamment à Sada, Combani et Dembéni, entraîneraient des ruptures brutales dans la vie des familles : déscolarisation, déplacements forcés, perte de repères, interruptions des soins ou encore séparations familiales.

Les organisations dénoncent également les opérations de contrôle effectuées aux abords, voire à l’intérieur, de certains établissements scolaires et centres de santé. Elles craignent que ces pratiques ne créent un climat d’anxiété et n’incitent certaines familles à renoncer à envoyer leurs enfants à l’école ou à consulter les services médicaux.

« L’école et l’hôpital doivent rester des lieux sûrs et accessibles à tous les enfants, sans discrimination », insistent les signataires du communiqué.

Cette situation intervient dans un contexte déjà extrêmement fragile pour l’archipel, marqué par la pauvreté, les difficultés d’accès à l’eau, aux soins et à l’éducation, mais aussi par les conséquences du cyclone Chido, qui a aggravé les conditions de vie de nombreux habitants.

Face à cette réalité, les ONG rappellent que la France est tenue de respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains et de droits de l’enfant. Elles demandent notamment aux pouvoirs publics de garantir la continuité de la scolarisation, l’accès à un hébergement avant toute évacuation, le maintien des services essentiels et la protection contre toute séparation familiale injustifiée.

Au-delà de l’urgence, les associations appellent l’État à changer d’approche. Selon elles, les difficultés structurelles de Mayotte ne pourront être résolues uniquement par des opérations de police ponctuelles. Elles plaident pour une politique durable fondée sur la protection des enfants, l’accès effectif aux droits fondamentaux et des investissements massifs dans les services publics essentiels.

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Aménagement de Mamoudzou : la mairie signe plusieurs conventions de financement avec l’AFD

Aménagement de Mamoudzou : la mairie signe plusieurs conventions de financement avec l’AFD

La transformation de Mamoudzou franchit une nouvelle étape. Ce mercredi 27 mai, plusieurs conventions de financement ont été conclues entre la municipalité du chef-lieu, la Cadema et l’Agence française de développement (AFD), ouvrant la voie à une accélération de plusieurs projets structurants attendus depuis des années. Front de mer, réseaux d’assainissement et équipements sportifs figurent parmi les priorités désormais soutenues financièrement.

Au total, plusieurs centaines de milliers d’euros sont débloqués pour accompagner les études, la coordination et la relance de chantiers jugés stratégiques pour l’avenir de l’agglomération. Derrière ces signatures, la volonté affichée est claire : préparer une ville plus moderne, mieux équipée et capable d’absorber les défis urbains auxquels elle est confrontée.

Le front de mer entre dans une phase décisive

Parmi les opérations les plus emblématiques figure le vaste projet de réaménagement du front de mer de Mamoudzou. Ce chantier colossal, estimé à plus de 260 millions d’euros, mobilise plusieurs acteurs institutionnels : la commune, la Cadema, le Département ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie.

Pour assurer la cohérence d’un projet d’une telle ampleur, une enveloppe de 300.000 euros a été accordée afin de financer une mission d’ordonnancement, de pilotage et de coordination urbaine. Cette structure aura pour mission d’orchestrer les différentes interventions techniques et administratives autour du futur aménagement du littoral.

Le projet ambitionne de transformer durablement l’image du chef-lieu en repensant entièrement son ouverture maritime, ses circulations, ses espaces publics et ses infrastructures. L’objectif est aussi de renforcer l’attractivité économique et touristique de la ville tout en améliorant le cadre de vie des habitants.

Les études préparatoires étant désormais bien avancées, la désignation du maître d’œuvre devrait intervenir prochainement. Les premiers travaux sont envisagés pour le second semestre 2027.

Autre dossier prioritaire : l’assainissement non collectif dans les communes de Mamoudzou et Dembéni. La Cadema bénéficiera d’une aide de 100.000 euros destinée à financer un diagnostic approfondi des installations existantes.

Cette étude doit permettre d’identifier les secteurs les plus fragiles et les équipements défaillants, dans un territoire confronté à une forte croissance démographique et à des besoins considérables en infrastructures sanitaires.

La problématique de l’assainissement constitue depuis plusieurs années un enjeu central à Mayotte, tant sur le plan environnemental que sanitaire. Les autorités locales souhaitent ainsi disposer d’un état des lieux précis afin d’engager, à terme, des travaux adaptés aux réalités du terrain.

Le stade de Tsoundzou enfin relancé

Le dossier du stade de Tsoundzou 1 connaît également une avancée importante. Un préfinancement de 1,5 million d’euros doit permettre la reprise rapide des travaux de cet équipement sportif dont le chantier était quasiment à l’arrêt. “Nous envisageons la livraison du stade au mois de décembre 2026”, a déclaré le maire de Mamoudzou.

Lancé en 2022 avec une première pierre symboliquement posée, le projet avait rapidement accumulé les difficultés, notamment financières. Son coût initial avait fortement augmenté au fil des mois, passant de 8 à 22 millions d’euros, provoquant un ralentissement brutal du chantier.

Cette nouvelle injection financière doit désormais permettre de remettre le projet sur les rails avec l’objectif affiché d’une livraison avant la fin de l’année. Pour les habitants du secteur, ce stade représente un équipement attendu, aussi bien pour la pratique sportive que pour la vie associative locale.

Une stratégie de transformation urbaine assumée

À travers ces différentes conventions, Mamoudzou cherche à accélérer sa mutation urbaine. Entre modernisation des infrastructures, amélioration des réseaux essentiels et développement d’équipements publics, la collectivité tente de répondre à une pression démographique et sociale toujours plus forte.

Ces financements traduisent également le rôle croissant des partenaires institutionnels dans le développement du territoire mahorais. Pour les élus locaux, l’enjeu dépasse désormais les seuls travaux : il s’agit de préparer une ville capable d’accompagner les besoins futurs de sa population tout en renforçant son attractivité régionale.

Dans les prochains mois, plusieurs de ces projets entreront dans des phases opérationnelles décisives, avec des attentes importantes de la population sur leur concrétisation effective.

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Deux artistes de Combani entre musique et danse

Deux artistes de Combani entre musique et danse
À Combani, plusieurs jeunes artistes de Tsigoni, entre musique et danse, poursuivent leur passion malgré les difficultés du quotidien, avec l’espoir de pouvoir un jour en vivre pleinement.

Ils ont entre 22 et 24 ans et vivent tous dans la commune de Tsingoni, Combani et Miréréni. L’un chante, l’autre danse. Tous deux partagent pourtant le même rêve : faire un jour de leur passion un métier. à Mayotte, le chemin reste difficile pour les jeunes artistes, souvent confrontés au manque de reconnaissance et de moyens.

Ziman, construire son identité dans la musique

Moussa, c’est le nom que ma mère m’a donné, mais je me suis surnommé Ziman.” Derrière ce nom de scène se cache Bourhane Abdouroiouf, 22 ans, connu sur Instagram sous le pseudonyme @theleroinoir. Auteur du single Laisse tomber Mara, il raconte avoir découvert la musique grâce à son grand frère.

Il faisait déjà de la musique. Il me ramenait au studio et j’écoutais ses chansons.” Très vite, il se construit son propre univers artistique. Mais derrière ce choix de scène, il y a aussi un rapport personnel à la religion.

Je sais aussi que Moussa est le nom du prophète, alors je ne voulais pas salir ce nom dans la musique.” Son pseudo devient alors une manière de séparer sa vie artistique de son identité personnelle. Le nom “Ziman” lui vient d’ailleurs d’un footballeur nommé Zeeman. “Je l’ai vu frapper fort, alors moi aussi j’ai voulu frapper fort dans la musique.

Né à Anjouan, il grandit à Dzoumogné avant de rejoindre Mayotte pendant le lycée. Entre études, commerce et musique, il cherche aujourd’hui son équilibre. Avant l’afrobeat, ses premiers morceaux parlaient surtout d’amour. “Mon premier son, c’était parce que j’étais amoureux.

Abdouraouf, la danse comme échappatoire

Face à lui, Abdouraouf préfère parler mouvement plutôt que musique. “Moi, c’est la danse.” Arrivé à Mayotte très jeune, il a vécu à Dembéni, Tsararano ou encore Barakani avant de s’installer à Miréréni il y a trois ans.

Chez lui aussi, la religion occupe une place importante. “À la base, j’étais surtout dans l’islam, parce que dans ma famille les gens étaient beaucoup là-dedans.” La danse arrive progressivement, grâce à un ami qui pratique le breakdance.

Au début, je regardais seulement. Après j’ai essayé en cachette.” Danser n’allait pas forcément de soi dans son entourage. Pourtant, la passion prend le dessus. “J’ai hésité, puis je me suis lancé.

Cela fait désormais sept ans qu’il danse. Pour lui, cette pratique représente aussi une manière de rester loin des difficultés qui touchent une partie de la jeunesse mahoraise. “Si je danse, c’est parce que je ne veux pas rentrer dans ce qui se passe à Mayotte. Je voulais avoir quelque chose à faire.

Aujourd’hui, il estime avoir trouvé une certaine stabilité grâce à cette discipline. “Dieu merci, aujourd’hui je ne dérange personne, on ne m’embête pas et je ne dérange personne.”

Entre manque de reconnaissance et projets d’avenir

Mais vivre de l’art reste compliqué pour les deux jeunes hommes. “Il y a un manque de considération pour notre pratique”, explique Abdouraouf. Certaines prestations ne sont même pas rémunérées. “Cela arrive que je ne sois pas payé.

Au-delà de la scène, il rêve aussi de transmettre. “J’avais le projet d’ouvrir une école de danse.” Un projet freiné par des obstacles administratifs et le manque d’accompagnement. “Il faut avoir une formation en animation, il faut avoir des papiers. On n’a pas pu réaliser ce projet.”

À l’époque, l’idée ce n’était pas de devenir célèbre”, raconte Ziman. Pourtant, certains réels publiés sur les réseaux sociaux rencontrent un petit succès.

Abdouraouf, lui, été contacté avec son groupe par les équipes de Zily. Une expérience marquante mais stressante. “Même quand tu as l’habitude de danser, il y a toujours du stress avec le public.

Entre passion, religion et réalités du quotidien, les deux jeunes rêvent qu’un jour leur art puisse leur ouvrir un avenir plus stable.

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Mayotte a commémoré la Journée nationale de la Résistance

Mayotte a commémoré la Journée nationale de la Résistance

Ce mercredi 27 mai, la France a commémoré la Journée nationale de la Résistance, un hommage à celles et ceux qui se sont battus pour le pays en refusant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale. À Mamoudzou, une cérémonie a été présidée par le préfet Frédéric Poisot. Elle a réuni des représentants civils et militaires, ainsi que des élus et des élèves du collège de Kaweni 2.

Pour rappel, le 27 mai 1943 marque la première réunion du Conseil national de la Résistance, organisée par Jean Moulin, délégué du général Charles de Gaulle. Ce conseil avait pour objectif de coordonner les mouvements de résistance contre l’occupant nazi et le régime de Vichy. Il rassemblait différents partis politiques, syndicats et mouvements résistants. Ensemble, ils ont préparé la Libération de la France et la reconstruction de la République, un combat ancré dans la mémoire collective.

Depuis le 19 juillet 2013, le 27 mai est devenu la Journée nationale de la Résistance. En 2026, Mayotte s’en souvient toujours. C’est sous un soleil matinal, place Zakia-Madi, que s’est tenue la cérémonie. Mayotte se souvient des femmes et des hommes qui ont défendu la France à travers des valeurs fondamentales telles que la justice, la liberté et le courage.

L’hymne national et le son des trompettes retentissent, les agents de l’État saluent les anciens combattants, tandis que le public observe silencieusement les dépôts de gerbes de fleurs sur le monument commémoratif.

Hélène Pollozec, conseillère départementale du canton 3 de Mamoudzou, ne manque jamais ce type de rendez-vous. Elle s’exprime : « C’est toujours très important de venir participer à cette cérémonie, c’est un devoir de mémoire. Il ne faut pas oublier ce que les anciens ont fait pour nous, ce qu’ils ont fait pour que la France reste la France. Aujourd’hui, en tant qu’élue de la République, je me fais un devoir de venir à toutes ces cérémonies. »

La jeunesse, gardienne de l’héritage et des luttes passées

Quatorze élèves du collège de Kaweni 2 étaient présents à cette cérémonie. Certains ont même eu l’honneur de déposer une gerbe de fleurs. C’était l’occasion pour eux d’enrichir leurs connaissances et de jouer un véritable rôle de transmission. Les élus présents s’en sont réjouis.

Les élèves avaient déjà participé à ce type d’événements. Ahmed Ali Fouad, professeur d’histoire-géographie et référent de la classe Défense et sécurité globale au collège de Kaweni 2, estime que ces sorties scolaires constituent de véritables opportunités pour concrétiser leurs apprentissages.

Il explique : « On les accompagne chaque année. C’est une classe qui promeut la défense de la Nation. Ce sont majoritairement des élèves de 3e et ils sont très contents d’être là. Ils comprennent de mieux en mieux le contexte et s’initient à beaucoup de choses. Cela leur permet de comprendre ce que les aïeux des Français ont sacrifié pour que le pays soit libre aujourd’hui », conclut-il.

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La première Journée de l’Animation de la Vie Sociale organisée à Bandrélé

La première Journée de l’Animation de la Vie Sociale organisée à Bandrélé

La Fédération des Centres Sociaux de Mayotte (FCSM) organisera, le 10 juin 2026 au Centre Social de Bandrélé, la toute première Journée de l’Animation de la Vie Sociale (JAVS). Soutenu par la Caisse de la Sécurité Sociale de Mayotte et organisé en partenariat avec la mairie de Bandrélé, cet événement rassemblera les 21 Centres Sociaux et Espaces de Vie Sociale (EVS) agréés de l’île.

Organisée à l’issue de l’Assemblée générale de la Fédération prévue le même matin, cette journée vise à renforcer la cohésion du réseau et à mettre en lumière le rôle essentiel des structures sociales dans le développement local et le vivre-ensemble à Mayotte.

À travers cette rencontre, la FCSM souhaite encourager les collaborations entre associations, collectivités et institutions, tout en valorisant les initiatives locales menées sur le territoire. Les échanges porteront notamment sur des enjeux majeurs comme la jeunesse, la parentalité, l’insertion, la citoyenneté, l’environnement ou encore le développement durable.

Tout au long de l’après-midi, les structures participantes tiendront des stands thématiques afin de présenter leurs actions, partager leurs bonnes pratiques et construire de nouvelles coopérations au service des habitants.

La Fédération invite les partenaires institutionnels, les bénévoles, les associations et les habitants à prendre part à cette journée dédiée au renforcement du lien social et de la dynamique territoriale à Mayotte.

Sohoa accueille le premier marché gourmand et éco-responsable de Mayotte

Sohoa accueille le premier marché gourmand et éco-responsable de Mayotte

Le samedi 30 mai 2026, la plage de Sohoa vibrera au rythme de la première édition du “Tata Bé”, un marché gourmand et éco-responsable dédié aux saveurs et savoir-faire du Centre-Ouest de Mayotte. De 10h à 20h, restaurateurs, agriculteurs et producteurs locaux se réuniront pour proposer au public une journée placée sous le signe de la convivialité, du partage et de la découverte.

Pensé comme un espace de rencontre entre producteurs et consommateurs, l’événement mettra à l’honneur les produits du terroir et les circuits courts. Les visiteurs pourront déguster des produits frais locaux, échanger avec les exposants et profiter d’une ambiance chaleureuse en bord de mer.

Engagé dans une démarche « zéro déchet », le “Tata Bé” sensibilisera également le public aux pratiques durables. Les visiteurs sont invités à apporter leurs propres couverts ; des alternatives réutilisables et biodégradables seront toutefois proposées sur place.

En parallèle du marché gourmand, l’opération « Nari Parané Centre-Ouest » animera la journée avec des activités bien-être, nautiques, culturelles et environnementales : pilâtes, kayak, beach-volley, randonnée, ateliers de tressage ou encore sensibilisation à l’écologie.

Le programme complet est disponible en ligne ici, tandis que les inscriptions à la randonnée et à la visite guidée se font .

De Pamandzi aux Barea : Ilam Djailane franchit un cap international

De Pamandzi aux Barea : Ilam Djailane franchit un cap international
* photo améliorée par ia

Le football mahorais continue de rayonner à l’international. À seulement 22 ans, Ilam Djailane a été convoqué avec les Barea de Madagascar pour les matchs amicaux de préparation à la CAN 2027, prévus les 2 et 8 juin face au Maroc et à l’Ouganda.

Formé au FC Labattoir, le gardien originaire de Pamandzi poursuit son ascension après des passages remarqués dans les réserves de l’AJ Auxerre puis de l’Olympique lyonnais. Désormais portier du Blagnac FC en National 3, il s’offre une première expérience avec la sélection malgache.

Déjà connu des supporters mahorais pour avoir défendu les cages de Mayotte lors des Jeux des îles 2023, Ilam Djailane devient aujourd’hui l’un des visages de la nouvelle génération de talents de l’océan Indien. Par ailleurs, le nom d’un autre Mahorais, Keyliane Abdallah, a également circulé autour de la sélection malgache ces derniers jours.

Santé sexuelle : une semaine d’actions pour informer, prévenir et dépister

Santé sexuelle : une semaine d’actions pour informer, prévenir et dépister

Le Département-Région de Mayotte, à travers sa Direction de la PMI et de la Prévention Santé, lance la Semaine de la Santé Sexuelle 2026, organisée du 1er au 7 juin sur l’ensemble du territoire. Cette campagne de sensibilisation vise à renforcer la prévention et l’accès aux soins autour des enjeux de santé sexuelle, particulièrement importants à Mayotte.

Pour cette édition 2026, les actions seront axées sur la proximité avec la population, l’information sur les différents moyens de contraception, la distribution gratuite de préservatifs ainsi que l’accès facilité au dépistage. L’objectif est de mieux accompagner les habitants, notamment les jeunes, dans la prévention des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées.

Plusieurs rendez-vous sont programmés dans les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) du territoire. La semaine débutera le lundi 1er juin avec une journée portes ouvertes à la PMI de Koungou, de 8h00 à 14h00. Du 1er au 5 juin, des dépistages TROD seront également proposés à la PMI de Combani sur la même plage horaire. Enfin, le mercredi 3 juin, des opérations de dépistage seront organisées simultanément dans les PMI de Kawéni et de Koungou.

À travers cette mobilisation, le Département-Région de Mayotte réaffirme sa volonté de renforcer la prévention, l’information et l’accès aux services de santé pour tous.

Fibre à Mayotte : le Département-Région exige des garanties de l’État face au déploiement d’Orange et saisit l’Autorité de la concurrence

Fibre à Mayotte : le Département-Région exige des garanties de l’État face au déploiement d’Orange et saisit l’Autorité de la concurrence

Réunie en assemblée plénière le 16 mai, l’Assemblée de Mayotte a adopté une motion pour défendre son projet public de déploiement de la fibre optique. En parallèle, la collectivité engage une saisine de l’Autorité de la concurrence pour dénoncer les pratiques d’Orange qu’elle juge anticoncurrentielles.

Le dossier de la fibre optique s’est imposé comme l’un des sujets majeurs de l’assemblée plénière du Département-Région de Mayotte. Alors que la collectivité porte un projet public visant une couverture intégrale et équilibrée du territoire, les élus dénoncent le déploiement engagé en parallèle par Orange sur les seules zones les plus denses et les plus rentables, comme certaines parties de Mamoudzou, de Petite-Terre ou de Tsingoni.

Le projet public, confié en janvier 2025 à Mayotte THD dans le cadre d’une délégation de service public, représente 183 millions d’euros d’investissement, dont 91,2 millions d’euros de subventions publiques. L’État s’est engagé à financer le projet à hauteur de 55 millions d’euros. Mais cet engagement, selon les élus, reste aujourd’hui suspendu à une clarification formelle.

Ben Issa Ousseni, président du Département-Région, a rappelé que Mayotte devait être dotée d’une fibre accessible à tous or le déploiement d’Orange menace directement l’équilibre économique de la DSP qui n’avait pas anticipé cette concurrence. Lors d’un déplacement récent à Paris, l’élu a été reçu à Matignon par les collaborateurs du Premier ministre, au ministère des Outre-mer, à Bercy par le ministre délégué au Numérique, ainsi qu’à l’Élysée par les collaborateurs du président de la République.

Selon le président de l’assemblée de Mayotte, l’État a indiqué ne pas pouvoir empêcher réglementairement Orange de déployer son propre réseau. Une position que la collectivité conteste politiquement, affirmant que l’État est l’actionnaire principal d’Orange.

De plus, la collectivité affirme être poussée par l’Etat à redessiner son périmètre afin d’éviter les zones où Orange déploie déjà. En cas de refus, Mayotte pourrait perdre jusqu’à 60 millions d’euros de financements, dont 50 millions de l’État et 10 millions de fonds européens. Pour Ben Issa Ousseni, une telle perte déséquilibrerait durablement le projet et contraindrait la collectivité à porter seule un investissement qu’elle n’a pas les moyens d’assumer.

Par sa motion adoptée à l’unanimité, l’Assemblée de Mayotte réaffirme son soutien au projet public, dénonce le déploiement privé d’Orange et exige de l’État une décision claire, notamment la signature de la convention de financement de 55 millions d’euros.

Le Département-Région entend par ailleurs saisir l’Autorité de la concurrence pour pratique anticoncurrentielle. L’objectif est de contraindre Orange à arrêter ses travaux et de faire respecter le cadre de la délégation de service public. Hélène Pollozec, conseillère départementale de Mamoudzou, a notamment dénoncé les méthodes de l’opérateur, l’accusant de lancer des travaux avant d’obtenir les autorisations nécessaires, puis de chercher à régulariser la situation a posteriori.

La collectivité rappelle qu’Orange avait candidaté à la DSP, mais n’avait pas été retenu. Selon Hélène Pollozec, son offre était moins bien notée, incomplète et portait un niveau d’investissement inférieur à celui de Réunicâble, retenu via Mayotte THD. L’élue estime qu’un opérateur qui n’a pas remporté la procédure ne peut pas ensuite déployer librement son propre réseau dans les zones les plus rentables, au risque de vider la DSP de sa substance.

Dans l’immédiat, l’Etat propose la mise en œuvre d’une médiation entre Orange et Mayotte THD. Ben Issa Ousseni demande cependant que les deux opérateurs suspendent leurs travaux pendant cette phase. Il refuse de demander à Mayotte THD d’arrêter son déploiement si Orange poursuit le sien.

À ce stade, Mayotte THD aurait déjà déployé plus de 3 000 prises, dont environ 700 en situation de double déploiement. Orange compterait entre 900 et 1 000 prises déployées.

En toile de fond, les élus disent vouloir empêcher l’émergence d’une fibre à deux vitesses : rentable et rapide dans les centres urbains, incertaine ou absente dans les communes les plus éloignées.

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Les carburants en forte hausse font augmenter les prix à Mayotte

Les carburants en forte hausse font augmenter les prix à Mayotte
En avril 2026, à Mayotte, les prix augmentent de 0,3 %, tirés par la forte hausse de l’énergie et des carburants, tandis que les prix de l’alimentation et des produits manufacturés reculent, limitant ainsi la progression globale de l’inflation.

En avril 2026, les prix à la consommation augmentent de 0,3 % à Mayotte, après une hausse déjà soutenue de 0,8 % en mars, selon les données publiées par l’Insee. Cette progression, plus modérée qu’au niveau national (+1,0 % sur un mois), masque toutefois des évolutions très contrastées selon les postes de dépenses. L’inflation est avant tout tirée par l’énergie, dans un contexte international marqué par la hausse des cours pétroliers.

Les prix de l’énergie enregistrent en effet une forte augmentation de 12,2 % sur un mois. Cette hausse est directement liée à l’envolée des produits pétroliers (+19,8 %), qui pèsent lourdement sur le budget des ménages. Le litre de gazole augmente de 46 centimes, celui du supercarburant de 29 centimes et la bouteille de gaz de 50 centimes. Les tarifs de l’électricité, eux, restent stables. Cette dynamique s’explique en partie par un effet de rattrapage : en mars, Mayotte avait été relativement protégée des hausses grâce aux tarifs administrés appliqués sur l’île, alors que la France hexagonale avait déjà connu une forte progression des prix pétroliers.

Dans le même temps, les autres composantes de l’indice des prix évoluent de manière contrastée. Les services augmentent légèrement de 0,2 %, après plusieurs mois de stabilité. Cette hausse est principalement portée par les services de transport (+5,5 %), qui repartent à la hausse après trois mois de recul. En revanche, les loyers, les services de santé, les communications ainsi que les autres services restent globalement stables sur le mois. À titre de comparaison, les prix des services progressent davantage au niveau national (+1,2 %), notamment en raison d’une hausse plus marquée des transports et des communications.

Les produits alimentaires, eux, connaissent une évolution inverse. Ils reculent de 2,2 % en avril à Mayotte, après une hausse de 3,1 % en mars et une légère progression en février. Ce retournement est particulièrement visible sur les produits frais (-2 %) ainsi que sur les autres produits alimentaires (-2,2 %). Cette baisse contribue à amortir l’impact de la hausse de l’énergie sur l’indice global des prix. En France, la tendance est différente puisque les prix alimentaires augmentent légèrement (+0,2 % sur un mois), ce qui illustre des dynamiques de consommation et d’approvisionnement distinctes entre le territoire ultramarin et l’Hexagone.

Les produits manufacturés poursuivent également leur repli en avril (-0,4 %), confirmant une tendance déjà observée le mois précédent. L’habillement et les chaussures enregistrent la baisse la plus marquée (-1,3 %), traduisant une demande plus faible ou des ajustements de prix dans le commerce de détail. À l’inverse, les produits de santé progressent légèrement (+0,3 %), tout comme les autres produits manufacturés (+0,2 %). Le tabac enregistre quant à lui une hausse modérée de 0,5 %, dans un contexte de progression régulière des prix administrés.

Une inflation annuelle toujours dominée par l’énergie et contrastée selon les secteurs

Sur un an, entre avril 2025 et avril 2026, l’évolution des prix à Mayotte met en évidence une inflation structurellement portée par l’énergie. Celle-ci progresse de 8,6 %, un rythme inférieur à celui observé au niveau national (+14,3 %), mais qui reste significatif pour un territoire où l’énergie représente environ 8 % du budget des ménages. Cette hausse est principalement due aux produits pétroliers (+16,4 %), tandis que les tarifs de l’électricité reculent légèrement (-3,7 %). À l’échelle nationale, les prix des produits pétroliers connaissent une envolée encore plus forte (+31,4 %), confirmant le caractère global du choc énergétique.

Les services affichent une hausse annuelle de 1,0 % à Mayotte, soit un niveau inférieur à celui observé en France (+1,8 %). Ce différentiel s’explique notamment par la baisse des prix des services de transport (-2,9 %) et des communications (-0,9 %) sur l’île, alors qu’ils augmentent dans l’Hexagone. Les loyers, l’eau et l’enlèvement des ordures ménagères progressent toutefois plus rapidement à Mayotte (+2,4 %) qu’en France (+1,6 %), traduisant des tensions locales sur le coût du logement et des charges associées.

Les produits manufacturés reculent de 0,5 % sur un an à Mayotte, une baisse proche de celle observée au niveau national (-0,6 %). Cette diminution est notamment portée par le recul de l’habillement et des chaussures (-2,3 %), tandis que les produits de santé augmentent légèrement (+1,7 %). Enfin, les prix du tabac progressent de 2,7 % sur un an, un niveau légèrement inférieur à celui observé en France (+3,2 %).

L’Insee souligne toutefois une limite importante dans l’analyse de ces évolutions annuelles. En avril 2025, le passage du cyclone Chido avait perturbé la collecte statistique, empêchant la publication complète des indices de prix de l’alimentation. Cette situation rend certaines comparaisons annuelles partielles, notamment pour l’indice global. Malgré ces contraintes, les données disponibles confirment une réalité économique persistante : la forte sensibilité de Mayotte aux variations des prix de l’énergie, qui demeure le principal moteur de l’inflation sur le territoire.

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Épidémie d’Ebola au Congo : la maladie occupe tous les esprits à Mayotte (et dans le voisinage)

Épidémie d’Ebola au Congo : la maladie occupe tous les esprits à Mayotte (et dans le voisinage)
Azali Assoumani, le chef de l’État comorien, ne s’est toujours pas exprimé au sujet de cette crise majeure qui menace la santé de ses concitoyens.

Pour le moment, il y a plus de peur que de mal, bien qu’une certaine psychose s’installe dans l’esprit d’un nombre croissant d’habitants de l’île. Les images et les prises de parole véhiculées par les chaînes de télévision ne sont pas étrangères à cette situation. Malgré les appels du gouvernement à ne pas céder à la panique, ils sont des milliers de Mahorais à avoir la boule au ventre et à s’inquiéter sérieusement de la probable propagation du virus Ebola, tôt ou tard, dans l’archipel. Une crainte partagée par d’autres habitants des îles voisines de l’Union des Comores, où l’heure est au grand déballage dans les médias audiovisuels, avec des taux de diffusion très importants sur les réseaux sociaux.

Une grosse frayeur s’était emparée de l’île durant quelques heures, dimanche 24 mai 2026, après qu’une information a fait état d’une embarcation de type kwassa arraisonnée au large de Mtsamboro. Une nouvelle qui s’est répandue à vitesse grand V dans l’espace public, le bouche-à-oreille ayant fait son œuvre avant qu’une confirmation officielle n’intervienne un peu plus tard, à savoir : « qu’une trentaine de migrants illégaux en provenance du continent africain (ayant transité par l’Union des Comores) sont arrivés dimanche 24 mai 2026 sur l’îlot de Mtsamboro, dans l’extrême nord de Mayotte. Ils ont été pris en charge par les forces de gendarmerie déployées sur zone, lesquelles ont confirmé, à la suite de contrôles sanitaires, que ces personnes ne présentaient pas de signes du virus Ebola. Ils étaient déshydratés, certains souffrant de maux de tête ou de ventre. »

En somme, rien de plus que les problèmes classiques d’un long séjour en mer dans des conditions de traversée difficiles. Hélas, cela n’est visiblement pas suffisant pour rassurer une partie de la population, qui se plaît à imaginer une théorie du complot « visant à minimiser le risque réel de propagation de cette maladie sur le territoire, par crainte d’une vindicte populaire à l’encontre des migrants illégaux ». Lutter contre ce genre de théorie s’avère malheureusement très difficile et, de nos jours, les réseaux sociaux ne contribuent guère à véhiculer la stricte vérité. C’est même tout le contraire qui s’y produit.

Quoi qu’il en soit, il était à craindre que la première vague d’arrivées post-crise Ebola de migrants clandestins (en provenance du Congo et des pays des Grands Lacs) sur le rivage de l’archipel soit sujette à de nombreuses supputations de la part d’une frange importante de la population locale. Une chose est certaine : déclarée sans risque de virus Ebola, cette trentaine de migrants aurait été dirigée vers le centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi afin de subir les formalités d’usage, probablement avant d’être relâchée dans la nature comme beaucoup d’autres auparavant.

Preuve que cette affaire est loin d’être simple, les médias nationaux paraissant le dimanche se sont empressés de relayer cette information dans l’Hexagone et à l’international.

Au risque de subir les représailles du pouvoir, certaines voix s’élèvent aux Comores pour tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences sérieuses du virus Ebola

Pour elles, les déclarations rassurantes d’un système de santé mahorais à bout de souffle n’inspirent aucun optimisme, en raison du traitement jugé « désastreux » de l’épidémie de Covid-19 (2021-2022), doublée d’une crise sans précédent de dengue, dont l’ampleur aurait été largement minimisée alors qu’il s’est avéré plus tard qu’elle avait fait davantage de victimes sur le territoire que la pandémie.

De ce point de vue, l’attitude classique de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, consistant à jouer à l’autruche face à l’arrivée de chaque épidémie importée, à nier l’évidence — comme ce fut récemment le cas pour le choléra et le mpox — jusqu’à être rattrapée par la dure réalité, ne plaide pas du tout en faveur des appels au calme du gouvernement Lecornu.

Mais ce qui paraît être, aux yeux des habitants de Mayotte, des mesures insuffisantes face à une situation que l’OMS (Organisation mondiale de la santé) déclarait encore incontrôlée samedi matin 19 mai 2026, est perçu ailleurs comme un moindre mal. C’est en particulier le cas dans les îles voisines de l’Union des Comores, où une partie de la société civile commence à prendre conscience des risques que cette épidémie pourrait faire peser sur une population locale extrêmement fragilisée par l’absence de politique publique en matière de protection sanitaire.

Des voix s’élèvent contre le mutisme complet du gouvernement comorien face aux risques que cette résurgence d’Ebola fait peser sur l’archipel, point de chute incontournable de la plupart des migrants illégaux africains candidats à rejoindre le territoire mahorais. Même une certaine presse locale sort du silence et se montre téméraire malgré les risques de répression encourus de la part d’un pouvoir qui accepte très peu les critiques concernant sa gestion catastrophique de l’État et des deniers publics.

L’une de ces voix explique que « le risque d’une catastrophe sanitaire est beaucoup plus élevé sur le lieu de transit des migrants que constitue l’Union des Comores que pour Mayotte, destination finale de leur parcours ». Selon cette analyse, c’est dans une seconde phase de contamination que Mayotte pourrait se retrouver menacée, une fois que les migrants illégaux — accueillis à bras ouverts au sein de la population comorienne — pourraient devenir une source de propagation du virus.

Si le gouvernement comorien, et le chef de l’État en premier lieu, ne se sont toujours pas exprimés sur d’éventuelles mesures à prendre face à ce risque, ni n’ont fait appel aux organismes sanitaires régionaux et internationaux, le débat, lui, s’installe progressivement dans la société civile comorienne. À tel point que certains ont jugé opportun de laver leur linge sale en public concernant cette migration illégale africaine.

Entre magouilles et compagnie, les prétentions territoriales comoriennes sur Mayotte ne seraient que blablas et billevesées

Conçue initialement comme un pan supplémentaire de la politique déstabilisatrice de Moroni contre Mayotte — en deuxième vague derrière ses propres ressortissants —, Ebola fait désormais peser le risque que cet instrument de nuisance ne se retourne contre ses propres concepteurs. Autrement dit : l’effet de « l’arroseur arrosé ».

Et certains d’affirmer publiquement qu’un « haut fonctionnaire du ministère comorien de l’Intérieur et un haut gradé de la police nationale comorienne » seraient à la manœuvre dans cette affaire, se faisant au passage un important pactole sur chaque migrant, au vu et au su de toutes les autorités de l’Union des Comores — y compris des chancelleries étrangères présentes à Moroni, ainsi que des autorités consulaires françaises.

La belle affaire : le juteux trafic de migrants clandestins aurait ainsi échappé à certaines grosses têtes de l’armée pour atterrir dans les mains de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. On comprend mieux pourquoi, aux heures les plus fortes de la crise « Wuambushu », portée par Gérald Darmanin alors ministre français de l’Intérieur, son homologue comorien Fakri Mradabi avait été copieusement tancé par Paris et convoqué, avec d’autres de ses proches, dans la capitale française afin de s’expliquer.

Tout ne serait donc que « magouilles et compagnie », tandis que les discours nationalistes et les prétentions territoriales sur Mayotte ne seraient, au fond, que blablas et billevesées.

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L’Assemblée s’oppose à tout nouveau camp de migrants et réclame le démantèlement de Tsoundzou 2

L’Assemblée s’oppose à tout nouveau camp de migrants et réclame le démantèlement de Tsoundzou 2

Réunie en séance plénière dans l’hémicycle Younoussa Bamana, l’Assemblée de Mayotte a adopté à l’unanimité une motion s’opposant à tout projet de création d’un dispositif d’accueil collectif de migrants sur le territoire. Cette prise de position intervient alors que l’hypothèse d’un nouveau centre, évoquée par l’ancien préfet comme par l’actuel représentant de l’État, cristallise les tensions autour du camp de Tsoundzou 2, où seraient aujourd’hui regroupées environ 1 200 personnes, selon les éléments rapportés en séance.

La plénière du 26 mai, convoquée par le président de l’Assemblée de Mayotte Ben Issa Ousseni, portait sur plusieurs dossiers structurants, dont le patrimoine, les finances, le port de commerce et la fibre optique. Mais la question migratoire s’est imposée comme l’un des sujets centraux de la matinée.

Devant les élus, Ben Issa Ousseni a indiqué avoir porté à Paris, lors de rencontres à Matignon, à l’Élysée, au ministère des Outre-mer, à Bercy et en visioconférence avec le ministère de l’Intérieur, une demande claire : le démantèlement du camp de Tsoundzou 2 et le rapatriement des personnes qui n’auraient pas vocation à rester à Mayotte. Selon lui, “plus de la moitié” des échanges avec le gouvernement ont porté sur ce camp.

Le président de l’Assemblée a également affirmé que le ministre de l’Intérieur prépare une visite prochaine à Mayotte, sans qu’une date ne soit encore communiquée. Cette visite est attendue par les élus, qui disent attendre des réponses concrètes de l’État sur la gestion du camp, le contrôle des flux migratoires et le renforcement de la sécurité autour de Tsoundzou 2.

Au cœur de la motion adoptée figure une opposition nette à la création d’un nouveau centre d’accueil à Mayotte. Pour les élus départementaux, un tel dispositif risquerait de produire un “appel d’air”. Ben Issa Ousseni a rappelé l’expérience du stade de Cavani, où le nombre de personnes présentes avait rapidement augmenté. “Tous les élus du territoire sont opposés à une construction d’un centre ici à Mayotte”, a-t-il insisté.

Le conseiller départemental Soula Saïd Issouf a défendu une motion qu’il présente comme “de responsabilité”, “d’engagement” et “de dignité”. Selon lui, les Mahorais expriment une colère croissante face à la situation migratoire, dans la rue comme sur les réseaux sociaux. Le texte demande notamment que les demandes d’asile puissent être étudiées directement dans les ambassades françaises des pays concernés ou voisins, afin d’éviter que des personnes prennent la mer au péril de leur vie pour rejoindre Mayotte.

Les élus souhaitent également que la France étudie la conclusion de conventions avec des pays de la région, comme Madagascar ou le Kenya, afin d’accueillir des personnes déboutées de l’asile ou du séjour. L’objectif avancé est de rendre effectives les reconduites, souvent bloquées faute de laissez-passer consulaires.

La motion ne remet pas en cause, selon ses défenseurs, le droit international ni le principe du droit d’asile : “Il s’agit de penser d’abord à la vie des personnes humaines qui se mettent en danger”, a défendu Soula Saïd Issouf.

L’OFPRA est également au centre des attentes. Ben Issa Ousseni a indiqué que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides était déjà descendu à Mayotte ou devait y intervenir rapidement pour commencer l’examen des dossiers. Mais les élus réclament une présence durable, voire pérenne, afin de traiter rapidement le “stock de dossiers” et de “trancher les situations administratives”.

Enfin, l’Assemblée demande le renforcement du contrôle des frontières maritimes et la mise en place effective du “rideau de fer” annoncé pour empêcher les arrivées sur le territoire. Ben Issa Ousseni a estimé que les contrôles devraient pouvoir intervenir plus loin, notamment avant l’entrée dans les eaux mahoraises, tout en reconnaissant ne pas maîtriser la faisabilité juridique d’un tel dispositif.

Par ce vote unanime, l’Assemblée de Mayotte entend adresser un message politique sans ambiguïté à l’État : le territoire refuse l’installation durable de structures collectives d’accueil de migrants et demande une réponse nationale rapide sur Tsoundzou 2, l’asile, les reconduites et la sécurisation des frontières.

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Port de Longoni La décision sur l’établissement public reportée au 15 juin

Port de Longoni La décision sur l’établissement public reportée au 15 juin

Le débat sur l’avenir du port de Longoni n’a pas été tranché ce mardi 26 mai lors de la séance plénière du Département-Région de Mayotte. Les élus devaient examiner un rapport portant sur la création d’un établissement public industriel et commercial, un Epic, destiné à reprendre la gestion du port de commerce. Le texte a finalement été retiré de l’ordre du jour.

Ce retrait est lié à une question de procédure : le conseil portuaire ne s’est pas réuni sur ce dossier, alors que son avis est attendu avant l’examen du rapport. Celui-ci doit désormais revenir devant l’Assemblée de Mayotte lors d’une prochaine séance, prévue le 15 juin.

Le calendrier est pourtant serré. Aujourd’hui, le port de Longoni est exploité dans le cadre d’une délégation de service public, ou DSP. Concrètement, la collectivité reste propriétaire des infrastructures, mais elle confie l’exploitation du port à un opérateur, Mayotte Channel Gateway, dans le cadre d’un contrat. Cet opérateur assure la gestion quotidienne du service et supporte une partie du risque d’exploitation.

Cette DSP doit prendre fin de manière anticipée le 31 août 2026, à la suite d’une décision de justice. Dès le 1er septembre 2026, le port devra donc entrer dans une phase de gestion provisoire.

Cette période transitoire s’inscrit dans un contexte plus large. La loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte prévoit que l’État s’engage dans la transformation du port de Longoni en grand port maritime au terme de la délégation de service public. Elle prévoit aussi la réalisation d’un audit financier du port avant la fin de l’année 2025.

Reçu au ministère des Transports, le président du Département-Région, Ben Issa Ousseni, indique ne pas avoir encore obtenu les conclusions de l’inspection menée sur le port, ni de décision ferme de l’État sur son avenir. Il dit toutefois avoir reçu un « rappel à la loi » : une nouvelle procédure de gestion devra être lancée dans un délai de six mois, soit au plus tard fin mars 2027.

Dans l’attente d’une position claire de l’État sur une éventuelle transformation du port de Mayotte en grand port maritime, la collectivité prépare donc l’hypothèse où Longoni resterait un port régional. Deux options se dessinent : créer un Epic pour assurer la gestion du port et passer des marchés pour les activités portuaires, ou lancer une nouvelle DSP afin de confier de nouveau l’exploitation à un opérateur.

L’Epic correspond à une autre logique que la DSP. Il ne s’agit plus seulement de confier le port à un délégataire par contrat, mais de créer une structure publique chargée de gérer l’activité portuaire. Cette évolution suscite des réserves parmi les élus, notamment sur la gouvernance de la future structure, le rôle exact de la collectivité et la place que prendrait l’État.

Pour certains, la mise en place d’un établissement public pourrait ouvrir la voie à une reprise en main du port par l’État.

C’est ce que dénonce le collectif des Femmes Leaders, mobilisé contre cette proposition. « Le port de Mayotte appartient aux Mahorais », affirme Sandati Abdou Hadi, présidente du collectif. Selon elle, « à chaque fois qu’il y a une structure que les Mahorais peuvent revendiquer, l’État met la main ». Les manifestantes craignent que Longoni, outil stratégique pour l’économie et l’approvisionnement de l’île, échappe progressivement au contrôle local.

Le port de Longoni concentre donc plusieurs enjeux : assurer la continuité de son exploitation après le 31 août 2026, choisir un mode de gestion durable avant fin mars 2027, et clarifier les rapports entre Mayotte et l’État. D’ici au 15 juin, les élus devront avancer sur un dossier devenu à la fois économique, institutionnel et politique.

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Transport interurbain multimodal : entre réels besoins des usagers et agenda politique des élus

Transport interurbain multimodal : entre réels besoins des usagers et agenda politique des élus
Il n’y a pas foule devant les machines, car personne ne sait comment elles fonctionnent.

Alors que les chauffeurs de taxi de Petite-Terre menacent d’une grève illimitée et d’une perturbation sans précédent à compter du 1er juin 2026, le Département-Région de Mayotte a tenu à mettre en service, le 18 mai 2026, son réseau de bus interurbain assorti d’une plateforme multimodale concernant la billetterie. En langage profane, votre ticket vous permet désormais de circuler sur l’ensemble du territoire de Mayotte, en incluant le bus et la traversée en barge.

Cette précipitation – car il s’agit assurément d’une précipitation – répond davantage à des préoccupations d’agenda politique, les élections régionales approchant, qu’à de réelles nécessités liées aux déplacements de la population. D’où une certaine impréparation et une véritable cacophonie autour de ce lancement.

Pour en prendre la mesure, il suffisait de se rendre à la gare maritime de Mamoudzou afin d’essayer d’emprunter la barge en direction de Dzaoudzi. La première moitié de la semaine écoulée avait des allures de capharnaüm en raison d’une impréparation plus qu’évidente des agents préposés à la vente des billets.

« Un vrai bordel », pour reprendre l’expression d’un grand nombre d’usagers excédés par l’ajout de complications supplémentaires, y compris en dehors des heures de pointe. Les machines — pourtant à l’origine de plusieurs jours de grève des agents du STM l’année dernière — n’ont encore eu aucun impact positif sur la gestion de la billetterie.

« Personne ne sait vraiment comment elles fonctionnent et, côté communication, le Département de Mayotte, c’est zéro », clame un professionnel qui tente de se procurer un ticket afin de faire traverser son véhicule.

Force est de constater que cette affaire a été très mal pensée. Il y a de l’énervement et de l’impatience partout, mais aucun communicant pour donner les bonnes informations et calmer les usagers en colère. Un seul guichet — et accessoirement un demi — pour satisfaire une file d’attente qui ne cessait de s’allonger, et derrière la lucarne, une jeune femme débordée, sans doute stagiaire, qui ne savait plus où donner de la tête.

Résultat : des files d’attente qui se formaient et se déformaient sans cesse, tout en doublant le temps nécessaire à l’obtention d’un ticket. Au milieu des jurons et des déclarations à l’emporte-pièce des usagers, elle ne savait plus à qui elle avait vendu un ticket ni à qui elle avait rendu la monnaie.

« Encore une fois, c’est du n’importe quoi et tout cela se fait au détriment de notre temps et de notre porte-monnaie. Franchement, à quoi cela leur sert-il de voyager partout dans le monde si ce n’est pas pour s’inspirer de ce qui se fait de mieux ailleurs ? », s’interroge un professeur des écoles revenant d’une sortie scolaire sur Grande-Terre avec ses élèves.

Dépassée, la jeune vendeuse de tickets s’abstient tout bonnement de tout mouvement, puis fait appel à l’un de ses collègues afin d’ouvrir un deuxième guichet. Mais visiblement, celui-ci n’avait absolument rien compris, transformant la scène en « véritable armée mexicaine ».

C’en était trop pour une partie des usagers, qui ne se sont pas privés d’échanger allègrement « amabilités et noms d’oiseaux ». Pour celles et ceux qui avaient eu la chance de franchir cette première épreuve, ils n’étaient pourtant pas arrivés au bout du cauchemar.

La vérification des tickets s’est avérée être un tout autre exercice. Un jeune homme et une jeune femme se tenaient à l’entrée du corridor, là où se trouvaient jadis les agents du STM chargés de valider les tickets achetés. La modernisation du dispositif, vantée aux Mahorais par le Département, n’était absolument pas au rendez-vous.

Le jeune homme annonce fièrement aux passagers qu’il est informaticien, dépêché sur les lieux afin de constater le dysfonctionnement manifeste des appareils. À côté de lui, la jeune femme, munie d’un lecteur de codes-barres, reconnaît que sa machine fonctionne mal et réagit avec un certain retard.

Au moins, les passagers leur sauront gré de leur franchise. Poliment, ils s’excusent pour le désagrément constaté et préviennent qu’il faut désormais prendre l’habitude de conserver les tickets, ceux-ci pouvant être exigés durant le trajet entre la barge et les bus.

Pour celles et ceux qui ont emprunté la barge samedi 23 mai 2026 à la mi-journée, les choses avaient légèrement commencé à s’améliorer, avec une hôtesse chargée de fournir des informations utiles au public.

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Concours Miss Univers : Maeva Toumbou Dani aura l’honneur de représenter Mayotte

Concours Miss Univers : Maeva Toumbou Dani aura l’honneur de représenter Mayotte

Maeva Toumbou Dani a été désignée par le comité Miss Universe Mayotte pour représenter le territoire au concours de beauté international qui aura lieu en novembre 2026 à Porto Rico. Mayotte signe ainsi sa deuxième participation au concours et vise un parcours remarquable.

Créé aux États-Unis, Miss Univers est aujourd’hui un concours réunissant des candidates venues des quatre coins du globe. Les territoires ultramarins ont également la possibilité d’y participer. Lors de l’édition 2025, Mayotte avait envoyé sa première représentante, Nourya Aboutoihi, qui n’était pas parvenue à accéder au top 30. Cette année, le choix s’est porté sur Maeva.

Depuis quelque temps, son comité met en avant son profil attrayant et son parcours inspirant. En effet, du haut de ses 33 ans, la jeune femme est profondément attachée à son île. Après quelques années passées dans l’Hexagone, où elle a exercé comme avocate au barreau de Toulouse, elle a choisi de revenir à Mayotte avec un objectif clair : s’investir concrètement pour le territoire.

Polyvalente, elle évolue aujourd’hui dans un autre secteur en tant que chargée de communication à la Caisse de Sécurité sociale de Mayotte. Elle est proche des réalités et des défis auxquels la population doit faire face, notamment dans le domaine de la santé : accès aux droits, prévention et bien d’autres enjeux. Si son métier exige curiosité, écoute et créativité, ce ne sera pas le seul domaine dans lequel elle devra faire preuve de ces qualités.

Maeva, en route pour Miss Univers

Maeva Toumbou Dani est une candidate authentique et déterminée qui rêve grand pour Mayotte. Entre strass et paillettes, sa participation au concours s’inscrit dans un projet mêlant ambition et identité locale.

Maeva souhaite porter haut et fort les couleurs de Mayotte et raconter l’histoire d’une île à l’identité culturelle profondément ancrée, riche de son histoire, soutenue par une population brave et solidaire, mais aussi par une jeunesse pleine de rêves. C’est avec élégance, force mentale et résilience qu’elle croit fermement en cette aventure.

Elle confie : « On peut choisir de prendre sa place et d’avoir confiance en ce que l’on est capable d’apporter. Aujourd’hui, je participe à Miss Univers avec la responsabilité de représenter mon île avec sincérité et de montrer qu’on peut décider de ne pas se limiter à ce que l’on nous a appris à croire. »

La jeune femme compte bien faire rayonner Mayotte sur la scène internationale.

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Comores : la santé de l’ex-raïs Sambi revient sur le devant de la scène

Comores : la santé de l’ex-raïs Sambi revient sur le devant de la scène

Condamné en novembre 2022 pour haute trahison, l’ancien raïs serait malade, selon des informations relayées par la presse locale. Des visites médicales auraient toutefois été effectuées la semaine dernière par une équipe de médecins afin d’établir un bilan plus complet.

L’ancien président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a-t-il besoin d’une évacuation d’urgence vers l’étranger pour recevoir des soins ? Depuis une semaine, l’état de santé de l’ex-président, condamné à la perpétuité, est revenu au cœur du débat public.

Vendredi, le quotidien La Gazette des Comores a révélé que Sambi souffrait d’une asthénie (fatigue) généralisée. Le journal ajoute que ce diagnostic aurait été établi par son médecin personnel après une alerte lancée par le cuisinier de Sambi, détenu dans la résidence de Vwadju, transformée en prison annexe.

« Tous les bilans n’ont pas permis d’établir un diagnostic étiologique. C’est pourquoi l’asthénie généralisée, d’apparition brutale, demeure inexpliquée et compromet le pronostic vital du patient. En raison de l’insuffisance de notre plateau technique, il serait très souhaitable que le patient soit évacué vers un autre service afin de bénéficier d’examens biologiques complémentaires approfondis », aurait écrit le médecin privé de Sambi dans son rapport médical.

Le leader du parti Juwa, incarcéré depuis mai 2018 à la suite d’une note du ministère de l’Intérieur avant son inculpation pour détournement de deniers publics dans l’affaire de la citoyenneté économique, a été reconnu coupable de haute trahison le 28 novembre 2022. Depuis le 19 mai dernier, il a entamé sa neuvième année de détention. Son parti a organisé des duans en sa faveur à Anjouan.

Courrier du parti

Ses proches ont toujours qualifié son procès d’inéquitable. Jugé devant la Cour de sûreté de l’État, dont les décisions ne peuvent faire l’objet d’aucun recours, l’ancien chef de l’État est également visé par une mesure de saisie de ses biens et avoirs au profit du Trésor public.

Assigné à résidence après sa condamnation à la perpétuité, le dirigeant de 67 ans, dont le pronostic vital serait « compromis », aurait besoin d’une évacuation sanitaire, affirment ses proches.

Le Juwa, son parti, aurait adressé un courrier à Azali Assoumani, mais son contenu reste confidentiel, selon une source interne ayant confirmé l’information. Toutefois, cette requête aboutira-t-elle à une issue favorable si les conclusions de l’équipe médicale ayant rendu visite à l’ex-président vendredi et samedi, en présence de responsables de l’appareil judiciaire, ne vont pas dans ce sens ? Rien n’est moins sûr.

Il faut noter que ce n’est pas la première fois que l’évacuation de l’ancien homme d’État au turban se retrouve au centre de l’actualité. Avant sa condamnation, un juge avait donné son aval pour une évacuation sanitaire, mais la procédure n’avait jamais abouti.

En 2021, Ahmed Abdallah Sambi, principal opposant au régime d’Azali, avait également sollicité l’aide de la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan afin qu’elle plaide sa cause auprès de son homologue comorien, sans succès.

Cinq ans plus tard, la santé de Sambi revient une nouvelle fois sur le devant de la scène. Vendredi dernier, une association se présentant sous le nom de « Liberté et justice pour Sambi » a publié sur Facebook plus de dix pages de documents de presse et de rapports dénonçant, selon elle, l’instrumentalisation de l’affaire de la citoyenneté économique.

L’organisation évoque notamment le placement en résidence surveillée de l’ex-chef de l’État, qui figurait parmi les leaders politiques ayant vivement dénoncé le projet de révision constitutionnelle de 2018. Cette réforme a permis à Azali de remettre les compteurs à zéro et de briguer deux nouveaux mandats successifs, dont le dernier est censé prendre fin en 2029, au profit d’un enfant issu de l’île d’Anjouan.

Aujourd’hui, la situation sanitaire de l’ancien président ne laisse pas indifférente la classe politique comorienne. Le président du parti Ushe, Mohamed Rafsandjani, a rappelé il y a quelques jours que la résidence surveillée imposée à Sambi était déjà illégale.

« Seul un juge ou une autre autorité judiciaire est autorisé à priver un citoyen de sa liberté. Tout a commencé par là. Il y a ensuite eu une détention provisoire. Or, selon le Code de procédure pénale, la durée d’une détention ne peut excéder quatre mois, renouvelables une seule fois, soit huit mois au total. Sambi y est resté pendant des années avant d’être jugé. Pire encore, il était poursuivi pour des faits de détournement de fonds, mais il a finalement été renvoyé devant la Cour de sûreté de l’État pour haute trahison », a dénoncé le jeune constitutionnaliste, qui appelle à la libération de tous les prisonniers détenus en dehors des règles de droit.

Après ces alertes concernant l’état de santé de l’ancien dirigeant, l’opinion publique attend désormais les conclusions des examens effectués par les médecins dépêchés ce week-end à son domicile.

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Mayotte le SDIS et la CCPT renforcent leur coopération en Petite-Terre

Mayotte le SDIS et la CCPT renforcent leur coopération en Petite-Terre

Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Mayotte et la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) ont tenu vendredi une réunion de travail consacrée au renforcement de leur coopération.

Cette rencontre s’est déroulée en présence du directeur du SDIS, le colonel Patrick Clerc, et du président de la CCPT, Charaffoudine Ramadani Toto, ainsi que de plusieurs cadres des deux institutions.

Les échanges ont permis d’aborder plusieurs projets en cours en Petite-Terre, qui regroupe les communes de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi, ainsi que les enjeux liés à la gestion de crise et à la sécurité des populations.

Cette réunion s’inscrit dans une volonté commune de consolider la coordination entre les acteurs locaux au service de la protection et de la sécurité des habitants de Mayotte.

Les Vautours de Labattoir lourdement battues et éliminées en quart de finale de N3

Les Vautours de Labattoir lourdement battues et éliminées en quart de finale de N3

Les basketteuses du Vautour Club de Labattoir ont été largement dominées ce samedi en quart de finale du championnat de France de Nationale 3 féminine, s’inclinant 25 à 104 face à l’AS Saint-Rogatien Nantes.

La rencontre a été marquée en amont par un coup dur pour les Mahoraises, privées de leur meneuse Arzhé Chavoutier, dont la participation a été contestée à la suite de son transfert depuis Monaco. Un épisode qui a perturbé la préparation et l’équilibre de l’équipe.

Dépassées dans le jeu, les joueuses mahoraises n’ont pas réussi à rivaliser face à une formation nantaise plus expérimentée, qui a rapidement pris le contrôle de la rencontre.

Cette défaite met fin au parcours du Vautour Club dans cette phase finale, la rencontre de ce samedi étant la seule disputée par les Mahoraises. Le différentiel de points a finalement profité aux Guyanaises de l’ASC Tours, repêchées pour les demi-finales.

Bandrélé : la mangrove au cœur d’une mobilisation citoyenne

Bandrélé : la mangrove au cœur d’une mobilisation citoyenne

Une matinée de nettoyage et de sensibilisation à la mangrove de Bandrélé s’est tenue samedi 23 mai 2026, à l’initiative de l’association 976 Sud Prévention, avec l’accompagnement de la FMAE-CPIE Maoré. Les participants ont pris part à une opération de nettoyage avant l’inauguration de panneaux pédagogiques consacrés à la préservation de cet écosystème naturel. Financés dans le cadre de la Politique de la Ville de Bandrélé, ces panneaux visent à informer le public et à encourager les comportements écoresponsables.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes