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Le Grand Nord de Mayotte installe son nouveau Conseil communautaire

Le Grand Nord de Mayotte installe son nouveau Conseil communautaire

À la suite des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la Communauté d’Agglomération du Grand Nord de Mayotte procédera à l’installation de son nouveau Conseil communautaire le dimanche 12 avril à 9 heures, au Remblai de Bandraboua. Cette séance, ouverte au public et retransmise en direct sur Facebook, marque le début d’un nouveau mandat pour les élus, chargés de porter les projets de développement du territoire. À l’ordre du jour figurent notamment l’installation du conseil, l’élection du président, la détermination du nombre de vice-présidents ainsi que la lecture de la charte de l’élu local.

Des journées de sensibilisation à la santé sexuelle tout au long du mois d’avril

Des journées de sensibilisation à la santé sexuelle tout au long du mois d’avril

Des journées de sensibilisation à la santé sexuelle sont organisées tout au long du mois d’avril afin d’informer et d’accompagner la population sur ces enjeux essentiels. Au programme : prévention des IST, conseils personnalisés, échanges avec des professionnels et distribution de moyens de protection. Plusieurs rendez-vous sont prévus sur l’île, notamment le 11 avril à Nyambadao, le 12 avril à Mgambani, le 18 avril à Mtsamudu, le 25 avril à Dapani et le 26 avril à Bandrélé.

Des ruches au cœur des sites d’EDM pour faire bourdonner la biodiversité

Des ruches au cœur des sites d’EDM pour faire bourdonner la biodiversité
Président de la FMAE, Ali MAdi, Directeur général d’EDM, Raphaël Ruat et Directrice territoriale d’EDM, Echat Magoma.

À la centrale électrique de Longoni, le bourdonnement des câbles se mêle désormais à celui des abeilles. Jeudi 9 avril, Électricité de Mayotte (EDM) et la Fédération Mahoraise des Associations Environnementales (FMAE) ont signé une convention pour implanter des ruches sur plusieurs sites de l’île.

Le projet concerne Longoni, mais aussi la centrale des Badamiers à Petite-Terre et le site de Sada. Le dispositif prévoit trois ruches pleines et une dizaine de ruches pièges, destinées à capter les essaims pendant la période d’essaimage, entre mai et novembre. « Pendant cette période, les abeilles se multiplient et, comme dans une famille mahoraise, la mère quitte la maison en laissant la fille dans l’ancienne. Avec les ruches pièges, on leur dit : il y a déjà une maison qui vous attend », illustre Ali Madi, président de la FMAE.

La convention prévoit également un volet formation. Des salariés volontaires d’EDM pourront suivre les ruches et intervenir en lien avec la FMAE. L’objectif est de mieux connaître la biodiversité présente sur les sites et de savoir comment cohabiter avec elle. « C’est un outil de mise en valeur de notre responsabilité sociétale et environnementale. » ajoute Raphaël Ruat, directeur général d’EDM.

Pour Ali Madi, ce projet est aussi une manière de relier les enjeux locaux aux enjeux globaux. Lors de son discours, il insiste sur le rôle des pollinisateurs, indispensables à l’alimentation, et sur la nécessité de mieux les connaître pour mieux les protéger.

Le miel produit sera multifloral, c’est-à-dire issu de la multitude des espèces végétales présentes sur le site. La production reste secondaire : l’objectif n’est pas de développer une activité apicole, mais de s’appuyer sur les ruches comme outil de sensibilisation.

Le site de Longoni a été retenu pour son environnement. « Quand on arrive ici, on entend les oiseaux », souligne Ali Madi, évoquant une zone déjà riche en biodiversité, avec végétation, insectes et zones de rétention d’eau.

La convention prévoit également un travail sur la végétation, avec l’introduction possible d’espèces mellifères comme le baobab, l’hibiscus ou l’avocatier. Des actions pédagogiques sont par ailleurs envisagées, notamment pour les scolaires accueillis sur les sites d’EDM.

La FMAE assurera l’entretien des ruches dans le cadre d’un budget dédié, avec un partage de la production de miel. Pour EDM, cette initiative vise aussi à montrer que ses sites industriels peuvent accueillir et préserver une forme de biodiversité.  « Les abeilles sont un indicateur très sensible de la qualité de l’air. Si quelque chose ne va pas, ce sont les premières à disparaître », souligne son directeur général, Raphaël Ruat.

À Longoni, ruches et installations électriques vont désormais cohabiter, avec l’ambition d’ancrer davantage les enjeux environnementaux dans le fonctionnement quotidien des sites.

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Déchetteries mobiles en Petite-Terre : trois mois d’efforts payants pour les services intercommunaux

Déchetteries mobiles en Petite-Terre : trois mois d’efforts payants pour les services intercommunaux
La collecte exceptionnelle de ces déchets au cours des trois derniers mois vient s’ajouter au travail régulier effectué par le SIDEVAM.

Plus que deux opérations restent à réaliser à Labattoir dans le cadre du déploiement des déchetteries mobiles en Petite-Terre. La reprise de ces déchetteries mobiles, conjuguée aux opérations exceptionnelles de collecte, aura été un remarquable succès. Le concours de plusieurs sociétés locales, qui ont mis gratuitement à disposition leurs camions-bennes, a constitué l’une des clés de cette réussite. Un effort accru de sensibilisation du public est envisagé dans les semaines et mois à venir, sans doute avec la participation des services de l’Éducation nationale.

De multiples partenariats ont été nécessaires pour assurer une collecte optimale des déchets sur le territoire de l’intercommunalité de Petite-Terre. Pour y parvenir, la direction de l’environnement et les services techniques de l’ICPT, les communes de Pamandzi et de Labattoir, ainsi que le SIDEVAM, conjuguent régulièrement leurs efforts afin de garantir la propreté des deux territoires concernés.

Le sujet est particulièrement complexe à traiter en temps ordinaire, et plus encore depuis le passage du cyclone Chido, qui a considérablement augmenté à la fois les volumes et la diversité des déchets à collecter, parfois dans des zones très difficiles d’accès. Dans ce contexte, les services de l’ICPT ont mené une série d’opérations de nettoyage et de collectes exceptionnelles, en complément de la reprise des déchetteries mobiles « classiques » relevant de la délégation de compétence déchets au SIDEVAM, de novembre 2025 à avril 2026.

Outre la reprise des deux rendez-vous mensuels réguliers dans les communes, des opérations ciblées, combinant déchetterie mobile et mobilisation des services techniques, ont été organisées sur plusieurs sites : La Vigie (antenne), La Vigie (station de lavage), Petit Moya, rue du Jardin, parking du marché de Labattoir, CETAM, Grand Moya, etc. Elles ont bénéficié d’un soutien exceptionnel d’entreprises locales — Maoré Territoire (éco-organisme et planification), Mava (opérations sur site), Colas et ETPC — qui ont toutes mis gratuitement à disposition leurs camions-bennes.

« Ces opérations sont de trois types distincts : les opérations classiques de nettoyage relevant des compétences des communes, les déchetteries mobiles qui permettent la collecte de ferraille et d’appareils électriques usagés, et le traitement des dépôts sauvages, notamment les carcasses de véhicules », détaille Houzaïra Boina, directrice du service environnement, biodiversité et SPANC à l’ICPT.

Contrairement aux opérations menées avant le passage du cyclone Chido, les collectes de 2025-2026 présentent une particularité : une partie d’entre elles n’a pas nécessité de transfert immédiat vers la Grande-Terre. Grâce à la mobilisation des acteurs locaux, la collecte, le tri et le stockage ont pu être réalisés sur l’espace intercommunal, notamment sur le site « TDF » aux Badamiers. Habituellement, la double insularité impose un transfert rapide des déchets vers la Grande-Terre, ce qui limite les volumes collectés. Désormais, ces transferts sont effectués de manière différée.

Ces opérations se sont déroulées sur une période de trois mois (janvier, février et mars). De nouvelles dates pour les déchetteries mobiles ont été annoncées conjointement avec le SIDEVAM en avril 2026, notamment pour le samedi suivant sur la commune de Dzaoudzi-Labattoir.

Au total, ces trois mois d’évacuation exceptionnelle des déchets ont mobilisé 12 bennes et permis la collecte de 180 m³ de déchets, auxquels s’ajoutent 80 m³ de déchets métalliques hors collecte habituelle du SIDEVAM.

« Nous avons opéré sur les points de collecte définis par les communes dans le cadre du tracé du SIDEVAM, mais pas uniquement. Les actes d’incivilité étant très nombreux en Petite-Terre, nous avons dû faire face à de nombreux dépôts sauvages, ce qui nous a contraints à adapter notre dispositif pour y répondre efficacement », précise Houzaïra Boina.

À ce jour, la communauté de communes de Petite-Terre estime être parvenue à résorber la quasi-totalité des déchets générés par le cyclone Chido, à l’exception d’un dépôt de ferraille situé rue du Jardin à Pamandzi, qui doit encore être transféré vers la Grande-Terre.

Houzaïra Boina considère d’ores et déjà cette opération — bien que non totalement achevée — comme une réussite. Elle souligne également l’efficacité de la communication menée par les services intercommunaux sur les réseaux sociaux. Une mobilisation renforcée du personnel est actuellement à l’étude afin d’intensifier la sensibilisation des citoyens aux enjeux de la protection de la biodiversité et à l’impact des déchets sur l’environnement. L’objectif est d’apporter une sensibilisation de proximité et de donner aux habitants les outils nécessaires pour préserver leur cadre de vie et gérer efficacement leurs déchets.

L’ICPT compte notamment sur le concours de l’Éducation nationale pour toucher un maximum de scolaires.

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Nouvelle municipalité de Dzaoudzi-Labattoir : comment sortir de plusieurs années de léthargie administrative ?

Nouvelle municipalité de Dzaoudzi-Labattoir : comment sortir de plusieurs années de léthargie administrative ?

Une prise de fonction riche d’enseignements quant à la manière dont la municipalité sortante a géré la commune de Dzaoudzi-Labattoir au cours des années précédentes. Entre cumul inexpliqué de fonctions, mélange des genres entre l’intercommunalité et la commune, un DST inefficace ignorant les règles des marchés publics et une nécessaire sécurisation des actes administratifs, le constat est préoccupant.

La question se pose désormais pour la nouvelle équipe municipale (fusion MDM/NEMA/LR), conduite par Freddy Novou. Celle-ci, qui se dit pressée de se mettre concrètement au travail, a entrepris un travail approfondi de vérification ainsi que des rencontres avec les agents des différents services. Une semaine après sa prise de fonctions officielle, le fonctionnement administratif de l’institution s’impose comme l’un des premiers chantiers auxquels elle devra s’atteler au plus vite si elle souhaite être réellement efficiente au cours de cette mandature qui débute.

Dans l’entourage immédiat du nouveau maire, on ne cache pas un étonnement grandissant face à certaines découvertes inattendues, à commencer par les trois piliers fondamentaux de l’administration communale : la direction générale des services, la direction des services techniques et le service juridique (actuellement inexistant).

« Nous avons affaire à une administration qui s’est effondrée, visiblement depuis un certain temps, avec un DGS qui ne s’occupe de la commune que deux jours par semaine parce qu’il cumule les mêmes fonctions avec l’intercommunalité de Petite-Terre. Une quantité importante de documents n’était pas traitée dans les délais et n’était soumise à signature que dans des temps déraisonnables », explique notre source.

Cette situation de cumul de fonctions interroge sur le plan juridique, eu égard aux nombreux dysfonctionnements qu’elle générait entre l’ICPT et la commune de Dzaoudzi-Labattoir, alors même qu’elle perdurait depuis plusieurs années.

En ce qui concerne les services techniques, la réalité serait encore plus marquée : la logique des marchés publics semblerait inconnue du responsable, qui aurait choisi de fonctionner exclusivement par bons de commande durant deux mandatures consécutives.

Ayant pleinement pris la mesure des réalités qui prévalent actuellement sur son territoire — réalités auxquelles elle devra désormais faire face — la nouvelle municipalité estime urgent de recruter un DGS afin de pallier les insuffisances actuelles, ainsi qu’un DST et un juriste chargé de sécuriser les actes administratifs et d’assurer les relations avec l’intercommunalité de Petite-Terre.

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Théophane Narayanin remis en liberté

Théophane Narayanin remis en liberté

Une décision judiciaire qui ne manquera pas de susciter débats et réactions : Théophane Narayanin, plus connu sous le surnom de “Guito”, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire hier après-midi. Condamné en première instance à cinq ans de prison pour son implication dans l’agression d’une avocate en 2015, il bénéficie aujourd’hui d’un tournant procédural majeur dans l’attente de son procès en appel.

L’affaire remonte à 2015, année au cours de laquelle une avocate avait été victime d’une agression ayant profondément marqué l’opinion publique locale. À l’issue du procès en première instance, Théophane Narayanin avait été reconnu coupable de son rôle dans cette affaire et condamné à une peine de cinq années d’emprisonnement.

Cependant, contestant cette décision, ses avocats avaient immédiatement interjeté appel. Une démarche classique mais déterminante, puisqu’elle suspend certains effets du jugement initial et ouvre la voie à un réexamen complet du dossier.

C’est dans ce contexte que la cour d’appel a été saisie, notamment pour examiner deux points essentiels : la demande de remise en liberté du prévenu et la contestation du mandat de dépôt à effet différé prononcé lors du premier jugement.

Une remise en liberté sous conditions strictes

La décision rendue par la cour marque un changement important dans la situation de l’accusé. Guito a quitté le centre de détention de Domenjod de la Réunion hier après midi où il était incarcéré depuis le 13 février 2026. Mais cette liberté retrouvée reste encadrée par un dispositif judiciaire strict.

Placée sous contrôle judiciaire, sa situation implique plusieurs obligations précises :

  • Se présenter chaque semaine auprès des services de gendarmerie
  • Ne pas quitter le territoire de La Réunion
  • Se conformer à toute convocation judiciaire jusqu’à la tenue de son procès en appel

Ces mesures visent à garantir sa représentation devant la justice tout en limitant les risques de fuite ou de récidive.

L’un des aspects les plus marquants de cette décision réside dans le statut juridique de Théophane Narayanin. En effet, dans le cadre de la procédure d’appel, il redevient juridiquement présumé innocent jusqu’à ce qu’un nouveau jugement soit rendu.

Ce principe fondamental du droit pénal, souvent mal compris du grand public, signifie que la condamnation initiale n’est pas définitive. Le procès en appel devra donc réexaminer les faits, les preuves et les responsabilités, avec la possibilité de confirmer, d’infirmer ou de modifier la décision initiale.

Cette libération sous contrôle judiciaire ne manquera pas de raviver l’attention autour de cette affaire sensible. Entre respect des droits de la défense et attente de justice pour la victime, l’équilibre reste délicat.

Le futur procès en appel sera donc déterminant. Il devra apporter des réponses claires sur les responsabilités de chacun et permettre, peut-être, de clore définitivement un dossier qui, plus de dix ans après les faits, continue de susciter interrogations et émotions.

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Comores : la chambre anti-corruption remet trois rapports aux autorités

Comores : la chambre anti-corruption remet trois rapports aux autorités

L’une de ces enquêtes s’intéresse à la caution financière de 50 000 euros imposée par le tribunal de commerce aux investisseurs étrangers qui veulent investir aux Comores, afin de régler leurs dettes au cas où ils fuiraient le pays.

La chambre anti-corruption de la section des comptes de la Cour suprême a transmis aux autorités au moins trois rapports dont deux rédigés en 2025.  Selon nos informations, le premier dossier concerne la direction générale des douanes. L’enquête portait sur l’acquisition de serveurs informatiques par la direction générale des douanes. Le montant en jeu s’élève à 28 millions de francs comoriens soit 56 924 euros. D’après les éléments à notre disposition, les investigations s’intéressaient à des irrégularités présumées dans la procédure de passation du marché public. « À l’issue des investigations, un rapport a été établi, concluant l’existence d’éléments susceptibles de justifier l’engagement de poursuites judiciaires« , a soufflé, une source interne.

Cette dernière, a également cité une autre affaire sur laquelle la chambre anti-corruption a travaillé. Il s’agit d’une autosaisine de l’instance en charge de la lutte contre la corruption. Dans son rapport d’activité de l’année 2025, la chambre a noté parmi ses activités une enquête sur l’imposition par le tribunal de commerce d’une caution financière de 25 millions de francs comoriens (50 000 euros). Cette somme est exigée à tout opérateur étranger qui souhaite lancer des activités commerciales.  » Les faits examinés rentrent dans un contexte suspect d’abus d’autorité et une exigence financière illégale selon les enquêtes effectuées et données obtenues. Un rapport a été transmis aux instances compétentes afin d’examiner les responsabilités éventuelles et les mesures idoines à prendre« , indique un document que nous avons consulté. Ce sujet a toujours fait couler beaucoup d’encre. En novembre dernier, l’ex-président du tribunal de commerce avait lors d’un entretien accordé à des médias dont flash infos, répondu aux critiques portées contre cette caution.  A l’époque, seules les anciennes entreprises étaient sommées de payer la caution. Pour qu’un prometteur sois autorisé à relancer ses activités, il doit déposer son dossier auprès de l’agence nationale pour la promotion des investissements (Anpi). Celle-ci se charge par la suite du dépôt des documents dans les différentes institutions afin d’obtenir le registre de commerce, délivré par le tribunal de commerce.

Code des investissements

C’est dans ce cadre que la caution financière a été introduite. Le tribunal a dit s’appuyer sur le code des investissements promulgué en janvier 2021. L’article 27 de cette loi reconnait qu’une moyenne et petite entreprise est celle dont le capital social commence à partir de 25 millions de francs comoriens (50 000 euros) et dont les employés ne dépassent pas 5. Ce n’est pas tout. Pour légitimer sa décision, le tribunal de commerce a cité l’Ohada ainsi qu’une ancienne loi datant de l’ère coloniale, laquelle définit les conditions d’entrée des étrangers dans un pays. L’ancien président du tribunal avait assuré, que l’investisseur verserait la somme par virement dans un compte domicilié à la banque centrale des Comores. « Si le promoteur quitte le pays sans une dette, il pourra récupérer son argent« , avait, déclaré, en novembre le tribunal de commerce alors que la polémique sur la légalité de cette caution prenait de l’ampleur.

Soutenue par une partie des commerçants locaux qui dénonçaient une concurrence déloyale de certains investisseurs, l’imposition de la caution avait été soutenue par le tribunal qui a constaté que les promoteurs étrangers quittaient le pays après l’obtention du registre de commerce. Donc les 50 000 euros sont censés servir de garantie. Mais ces arguments avaient été balayés par la directrice générale de l’Anpi, qui a rappelé que ladite caution n’est pas prévue dans un aucun texte et qu’elle était donc à proscrire. Nadjati Soidiki a ajouté que les mécanismes visant à contrôler les opérateurs peu fiables sont bien définis. Autant de questions que la chambre anticorruption s’est forcée de clarifier pendant son enquête toujours pas rendue publique.

Mandat de 5 ans

Il faut savoir qu’avant de publier ses conclusions, la chambre envoie à l’institution ou la personne incriminée le rapport provisoire pour répondre avant de les transmettre aux autorités compétentes. C’est le cas du directeur général des travaux publics au niveau de la Grande Comores, dont la régie en charge des engins publics a été auditée en 2026. Début février, des employés dénonçaient la mauvaise gestion de la direction qui a accumulé plus d’un an d’arriérés de salaires.  » L’enquête a mis en évidence la disparition de véhicules administratifs, des locations non comptabilisées ainsi que l’établissement de factures falsifiées« , a avoué une source proche du dossier. Le second audit lancé en 2026 mais qui suit son cours s’intéresse quant à lui à des faits de détournements de fonds au sein de la caisse des retraites, durant la période de 2023_2024. Mise en place par décret en date du 23 juin 2024, la chambre anti-corruption placée sous la houlette de la haute cour, n’est entrée en fonction qu’un mois plus tard. Elle est composée de 5 membres dont une présidente et 4 conseillers nommés par décret pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. Dans son rapport de 2025, la chambre a noté une faible culture de dénonciation des faits de corruption. Confrontée à une insuffisance de ressources humaines spécialisées, l’instance a également relevé l’absence du parquet financier, qui pourrait prendre le relai après la publication des rapports de la chambre anticorruption, laquelle ne peut engager de poursuites judiciaires. Notons que selon le classement 2025 de l’Ong Transparency international, les Comores occupaient la 152ème place sur 180 pays. Un score qui montre que la situation ne s’améliore pas.

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À Tsoundzou-Virage d’Ironi Bé, 28 ménages sommés de quitter les lieux sous un mois

À Tsoundzou-Virage d’Ironi Bé, 28 ménages sommés de quitter les lieux sous un mois

La préfecture a ordonné, le 2 avril 2026, l’évacuation d’habitats informels à Tsoundzou-Virage d’Ironi Bé.

Deux périmètres sont concernés. Selon l’ARS, l’ensemble représente 77 locaux à usage d’habitation. Par ailleurs, la DEETS recense 28 ménages, soit 123 personnes contre 21 places d’hébergement mobilisables.

Les arrêtés imposent aux occupants de libérer les lieux dans un délai d’un mois. À défaut, l’évacuation pourra être menée d’office avec le concours de la force publique.

L’opération s’inscrit dans la politique de résorption de l’habitat illégal (loi ÉLAN), et pourrait être mise en œuvre à travers l’opération Kingia enclenchée au début du mois d’avril.

Alerte aux faux numéros se faisant passer pour le maire de Mamoudzou

Alerte aux faux numéros se faisant passer pour le maire de Mamoudzou

La municipalité de Mamoudzou met en garde la population contre une vague d’escroqueries en cours. Selon un communiqué publié le 7 avril 2026, des individus utilisent de faux numéros de téléphone, notamment via WhatsApp, pour usurper l’identité du maire et tenter d’obtenir des informations ou des paiements frauduleux .

La Ville rappelle qu’aucune démarche administrative ne s’effectue par messagerie privée et invite les habitants à privilégier uniquement les canaux officiels. Les autorités appellent à la vigilance et recommandent de ne jamais transmettre de données personnelles ou bancaires en ligne.

Les victimes ou témoins sont encouragés à signaler ces pratiques et à déposer plainte auprès des forces de l’ordre.

L’Escape Game au service de la santé : Une journée innovante pour les jeunes de Mayotte

L’Escape Game au service de la santé : Une journée innovante pour les jeunes de Mayotte

Une journée pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de la santé, en leur facilitant par la même occasion des démarches qui leurs paraissent compliquées, tel est le cadre de la « Journée Santé Jeunes » que prépare pour le 16 avril 2026, l’Assurance Maladie et la Mission locale de Mayotte. Elle est programmée pour se dérouler à Cavani (commune de Mamoudzou), de 9 h à 14 h, dans les locaux de la Mission Locale.  Un événement qui a vocation à se perpétuer dans l’avenir, ici dans l’archipel mais aussi ailleurs sur le territoire national, où il mobilise 90 caisses d’Assurance Maladie et 136 structures de Mission Locales. En effet, les organisateurs de cette opération ont manifesté l’ambition d’en faire un rendez-vous annuel dans le but de fédérer les jeunes et les acteurs de terrain autour de l’idée que la santé peut devenir un levier d’autonomie et d’émancipation. Pour se faire, des outils innovants et interactifs ont été inventés et mis à profit, notamment une escape Game pédagogique baptisé « sortez Amélie de là » ! Dans le cas particulier de Mayotte, les jeunes se verront proposer un accompagnement personnalisé dans leurs démarches. A cette occasion, il leur sera aussi possible de vérifier leurs droits et échanger sur des thématiques de prévention santé.

Un atelier lecture parents-enfants pour renforcer le lien familial

Un atelier lecture parents-enfants pour renforcer le lien familial

Le Centre Social et le Service Animation Jeunesse et Sport (SAJS) organisent vendredi 10 avril 2026, de 9h à 12h à la Maison France Services de Tsararano, une matinée de lecture entre parents et enfants. Cette initiative vise à favoriser les échanges familiaux, rompre l’isolement et renforcer la cohésion sociale.

Un atelier lecture parents-enfants pour renforcer le lien familial

Un séminaire pour construire l’avenir des compétences

Un séminaire pour construire l’avenir des compétences

Le Président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousséni, organise les 22 et 23 avril 2026 un séminaire à la Technopole de Dembéni. L’événement vise à faire le point sur le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de l’Orientation Professionnelle (CPRDFOP), partager le bilan des actions engagées et définir les perspectives pour l’emploi et le développement des compétences à Mayotte. Acteurs publics, partenaires et professionnels sont invités à participer à cette démarche collective.

Les joueurs de l’AS Sada 1 récompensés par un séjour à Paris

Les joueurs de l’AS Sada 1 récompensés par un séjour à Paris

Les jeunes joueurs de l’AS Sada 1, vainqueurs de l’Orange Cup 2025 à Mayotte, ont participé du 2 au 6 avril à un séjour à Paris, organisé grâce au soutien d’Air Austral.

Ce voyage, récompensant leur parcours sportif, a permis aux jeunes Mahorais de découvrir le football de haut niveau. Ils ont assisté à un match de Ligue 1 entre le Paris Saint-Germain et le Toulouse FC au Parc des Princes, et visité le centre national de Clairefontaine.

Entre découverte culturelle, moments de cohésion et immersion sportive, cette expérience marque une étape importante pour ces jeunes, dont beaucoup vivaient leur premier voyage hors du territoire.

La préfecture met en avant les premiers résultats de “Kingia” avant une prise de parole attendue en fin de semaine

La préfecture met en avant les premiers résultats de “Kingia” avant une prise de parole attendue en fin de semaine

À quelques jours d’une conférence de presse prévue ce vendredi, la préfecture de Mayotte commence à dévoiler les premiers résultats de l’opération “Kingia”, lancée début avril et prévue jusqu’au 28 mai. Cette opération de sécurisation, dans la continuité des dispositifs “Wuambushu” de 2023 et “Place nette Mayotte” de 2024, vise à agir simultanément contre la délinquance, l’immigration irrégulière, l’habitat insalubre et les activités économiques illégales.

Dans son communiqué daté du 7 avril, la préfecture présente “Kingia” comme une opération d’envergure destinée à « renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l’ordre public ». Le dispositif s’appuie sur des renforts, avec 49 policiers venus de métropole et 12 de La Réunion, ainsi qu’une coordination accrue entre les services de l’État et les partenaires locaux.

Sur le terrain, les premières opérations ont été menées dès le début de la semaine et donnent un aperçu des actions engagées. À Koumbini, dans la commune de Sada, 18 logements jugés indignes et insalubres ont été détruits dans le cadre de la loi Elan.

Le même jour, une opération de sécurisation conduite en Grande-Terre par la police nationale a permis la saisie de cinq armes blanches. Mercredi, d’autres contrôles ont été menés à Mamoudzou, ciblant notamment la vente illégale de marchandises. Au total, 800 kilos de produits ont été saisis, 16 verbalisations ont été dressées et 8 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés en vue de leur éloignement.

Dans la foulée, une nouvelle opération conjointe du CODAF a été menée dans un établissement de restauration à Bandrélé. Le contrôle n’a relevé aucun manquement en matière de travail dissimulé ni au regard de la réglementation, mais environ 7 kilos de denrées alimentaires non conformes ont été détruits. Une mise en demeure a été adressée à l’établissement, avec obligation de mise en conformité avant un second contrôle.

Ces premiers chiffres, diffusés au fil de la semaine, interviennent alors que le préfet doit détailler les objectifs et les modalités de l’opération lors d’une conférence de sécurité prévue vendredi, en présence d’élus et d’acteurs locaux. Une séquence qui doit permettre de dresser un premier bilan et de préciser la suite des opérations sur le territoire.

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Transferts de dépouilles à Mayotte : Naïma Moutchou réunira prochainement les compagnies aériennes

Transferts de dépouilles à Mayotte : Naïma Moutchou réunira prochainement les compagnies aériennes
Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, se défend de minimiser le problème soulevé. Elle annonce la tenue prochaine d’une réunion avec les compagnies aériennes afin de trouver rapidement des solutions à ce dossier.

Face aux accusations portées contre le gouvernement par la députée Anchya Bamana, la ministre des Outre-mer assure ne pas prendre à la légère le dossier des rapatriements des défunts mahorais depuis la métropole. Elle rappelle son implication personnelle ainsi que celle de son cabinet à chaque sollicitation afin de résoudre les difficultés rencontrées. Elle annonce la convocation, dans les prochains jours, d’une réunion avec les compagnies aériennes, à laquelle seront conviés les parlementaires mahorais.

C’est un sujet inhabituel qui s’est invité dans les débats de l’Assemblée nationale à Paris, ce mercredi, à l’occasion de la traditionnelle séance hebdomadaire des questions au gouvernement : celui des dépouilles de personnes originaires de Mayotte décédées dans l’Hexagone. Anchya Bamana (députée de la 2nde circonscription) a interpellé la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, au sujet des difficultés rencontrées par de nombreuses familles pour rapatrier les corps de leurs défunts vers leur île natale.

Ce problème, que l’on pensait moins récurrent depuis l’année dernière et les premiers mois de la crise née du cyclone Chido, aurait refait surface, d’après la députée mahoraise, qui a fait part à ses collègues parlementaires et aux membres du gouvernement des nombreuses sollicitations qu’elle reçoit de familles endeuillées.

« Seize mois après le cyclone Chido, la situation des rapatriements des défunts vers Mayotte est scandaleuse. Les familles, brisées par le deuil, attendent des semaines, parfois des mois, pour pouvoir enterrer leurs proches à Mayotte. Ce n’est plus un dysfonctionnement administratif, c’est une faute de l’État ! Nous parlons de défunts français, bloqués, stockés dans des hangars à l’aéroport Charles-de-Gaulle faute de solutions rapides pour leur retour à Mayotte. Voilà la réalité que la République inflige à ses enfants. »

Devant une ministre des Outre-mer très attentive à ses propos, Anchya Bamana a expliqué que cette situation engendre attente, détresse et colère au sein des familles. S’en prenant directement au gouvernement, elle a affirmé que, dans cette affaire, « le plus insupportable, c’est le spectacle de votre impuissance », a-t-elle lancé à Naïma Moutchou, évoquant des saisines adressées à cette dernière ainsi qu’à son homologue des Transports.

« Tout le monde est au courant et personne ne réagit, chacun se renvoie la balle pendant que les familles sombrent dans la souffrance et l’humiliation », a ajouté la députée mahoraise, avant d’interroger : « Comment pouvez-vous accepter, en 2026, qu’on soit incapable de garantir ce respect élémentaire aux morts et cette dignité minimale à leurs familles ? »

La ministre explique les points de blocage et détaille les mesures d’accompagnement de l’État

Une remarque qui, selon toute vraisemblance, a profondément touché la ministre des Outre-mer, à en juger par le regard désemparé qu’elle a affiché à cet instant. Anchya Bamana s’est alors adressée à l’ensemble des parlementaires et membres du gouvernement présents dans l’hémicycle du Palais Bourbon pour leur signifier que ce qu’ils ne seraient pas capables de supporter pendant 48 heures pour l’enterrement d’un proche en province, les Mahorais sont contraints de l’endurer pendant des semaines, voire des mois.

Au terme de son intervention, la parlementaire a souhaité savoir quel ministère allait endosser la responsabilité de ce dossier et connaître les mesures immédiates, concrètes et contraignantes qui seraient mises en œuvre pour résorber une situation dramatique qu’elle n’a pas hésité à qualifier de « honte ».

La réponse est venue de Naïma Moutchou, qui a admis avoir été sollicitée à plusieurs reprises par Anchya Bamana et l’avoir accompagnée, à chaque fois, avec les membres de son cabinet, afin de trouver des solutions.

Elle a indiqué que l’État s’était assuré auprès des compagnies aériennes que ces situations soient traitées avec la plus grande célérité possible, afin d’apporter des réponses aux familles endeuillées. La ministre a précisé que l’État prend en charge une partie du coût de ces rapatriements, à hauteur de 50 %, et qu’il soutient également les familles souhaitant se rendre aux obsèques de leurs proches ou leur rendre visite avant leur décès.

Elle a expliqué que les difficultés proviennent notamment de la disponibilité des vols à destination de Mayotte (de deux à quatre par semaine selon les saisons) et de l’organisation des compagnies aériennes chargées des rapatriements. Ces derniers répondraient, selon elle, à trois critères : « des obligations réglementaires de transport, les capacités offertes par les vols — plus importantes en haute saison — et des impératifs liés à des demandes urgentes, notamment pour des produits sanitaires ou alimentaires ».

Naïma Moutchou a déclaré entendre les familles mahoraises, qui ont besoin d’être rassurées quant à la prise en compte de leurs demandes dans les meilleurs délais. « J’ai pris contact avec les compagnies aériennes afin que nous puissions trouver des solutions. Nous organiserons une réunion la semaine prochaine avec elles pour dégager des pistes de résolution. » Les parlementaires mahorais seront conviés à cette réunion.

Les compagnies aériennes contactées par nos soins n’ont pas souhaité s’exprimer sur ce sujet pour le moment. D’autres opérateurs impliqués dans ce dossier, tels que les sociétés de pompes funèbres, se montrent toutefois moins alarmistes. Elles estiment qu’un retour à la normale est amorcé depuis plusieurs mois, l’épisode exceptionnel du cyclone Chido étant désormais derrière nous.

L’une d’entre elles a notamment salué la réactivité de la chaîne d’intervenants en lien avec les services du Département-Région de Mayotte, en particulier les Maisons de Mayotte à Paris et à Saint-Denis de La Réunion, ainsi que la bonne organisation des associations de la diaspora, très impliquées dans ces opérations de rapatriement.

Ces professionnels avancent une autre explication aux difficultés rencontrées par certaines familles mahoraises vivant hors du territoire : certaines n’auraient pas le réflexe de solliciter immédiatement les professionnels habitués à travailler avec les autorités mahoraises, ce qui allongerait les délais de rapatriement des corps, indépendamment des contraintes réelles liées aux compagnies aériennes.

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“Sortir à Mayotte”, l’application pour trouver les bons plans de l’île

“Sortir à Mayotte”, l’application pour trouver les bons plans de l’île

Yancoub Siaka et Abdillah Madi, deux Mahorais originaires de M’Tsangamouji, ont créé l’application “Sortir à Mayotte”, une plateforme qui regroupe les événements de l’île (soirées, culture, sport, concerts, sorties) afin d’en faciliter la recherche et de mettre en avant le dynamisme local. Né fin 2024, le projet est aujourd’hui disponible sur toutes les plateformes de téléchargement sur smartphone, après plusieurs mois de développement.

Déjà accessible au public, “Sortir à Mayotte” ambitionne de devenir l’application de référence pour les événements sur l’île. À l’origine du projet, deux jeunes Mahorais : Yancoub Siaka et Abdillah Madi.

Leur objectif est clair : valoriser les initiatives locales et montrer que Mayotte est un territoire dynamique en matière de divertissement. « Notre but, c’est de montrer qu’à Mayotte aussi, ça bouge », explique Abdillah Madi.

L’idée naît à la fin de l’année 2024. Dans un premier temps, les deux amis lancent un site internet recensant les événements de l’île. Mais leur élan est temporairement freiné par le passage du cyclone Chido, qui les contraint à mettre le projet en pause pendant plusieurs mois. « Il nous a fallu trois mois pour encaisser le cyclone, mais notre site web avait énormément fonctionné, avec plus de 20 000 visites en une semaine », se souvient le cofondateur.

À l’origine de cette initiative, un constat simple : trouver un événement à Mayotte peut s’avérer long et compliqué. « À l’époque, il fallait fouiller les tréfonds d’internet avant de trouver un événement », raconte-t-il. Une difficulté qui les pousse à créer une plateforme centralisée.

Aujourd’hui, l’application regroupe une large variété d’événements : soirées, manifestations culturelles, activités sportives, concerts ou encore sorties en mer. Elle permet également aux utilisateurs de réserver, planifier et payer directement leurs activités. Un outil pensé à la fois pour le public et les organisateurs. « On a tenté de faciliter la tâche des organisateurs afin qu’ils puissent publier toutes les informations nécessaires sur la plateforme », précise Abdilah Madi.

Le projet, développé entre Toulouse, où réside l’un des fondateurs, et Mayotte, a nécessité près d’un an de travail. Entièrement gratuite, l’application repose avant tout sur l’engagement de ses créateurs. « On investit sans vraiment rien gagner, du moment qu’on peut retrouver les événements », confie-t-il.

Actuellement en phase de lancement publicitaire, l’application “Sortir à Mayotte” espère désormais s’imposer comme un outil incontournable, aussi bien pour les habitants que pour les visiteurs de l’île.

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France Travail : Mayotte, futur laboratoire des réformes sociales numériques ?

France Travail : Mayotte, futur laboratoire des réformes sociales numériques ?

Lors de son audition à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, le 7 avril 2026, le directeur général de France Travail, Thibaut Guilluy, a apporté des éléments de réponse attendus sur l’avenir des dispositifs sociaux à Mayotte. Une intervention qui éclaire les transformations en cours dans ce territoire confronté à des défis structurels majeurs, notamment en matière d’emploi informel et de modernisation administrative.

Interpellé par la députée Anchya Bamana sur la modernisation des outils de déclaration employeur, aujourd’hui encore largement utilisés sous format papier à Mayotte, le directeur général a confirmé un cap fixé à 2028. À cette échéance, les dispositifs tels que le chèque emploi service universel (CESU), le titre emploi service entreprise (TESE) ou le chèque emploi associatif devraient être pleinement dématérialisés.

Cette transformation vise à simplifier les démarches administratives et à renforcer la transparence, dans un contexte où le travail informel reste particulièrement répandu sur le territoire. Mais au-delà de l’objectif affiché, des interrogations subsistent sur la capacité des systèmes informatiques à s’adapter aux spécificités locales, notamment dans leur articulation avec les évolutions de l’URSSAF.

Face à ces défis, Thibaut Guilluy a annoncé un changement stratégique notable : faire de Mayotte et des territoires ultramarins des laboratoires d’innovation. Une inversion de logique assumée. Là où les politiques publiques étaient historiquement conçues en métropole avant d’être adaptées outre-mer, l’ambition est désormais de tester en priorité les nouveaux outils, notamment numériques et basés sur l’intelligence artificielle dans ces territoires.

« Si ça fonctionne à Mayotte, cela fonctionnera partout », a-t-il résumé, soulignant la complexité réglementaire et sociale locale comme un terrain d’expérimentation pertinent.

Reste la question cruciale de l’accompagnement humain. La réussite de cette transition numérique dépendra largement de la capacité des agents de France Travail à s’approprier ces nouveaux outils et à les transmettre efficacement aux usagers. Sur ce point, les engagements restent encore généraux, sans calendrier précis ni plan de formation détaillé.

Dans un territoire où les fractures numériques sont fortes, cet enjeu pourrait conditionner l’efficacité réelle des réformes engagées.

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Patronat : le GPM revendique son indépendance face au MEDEF national

Patronat : le GPM revendique son indépendance face au MEDEF national

Dans un climat de tensions inédites au sein du paysage économique mahorais, le Groupement Patronal de Mayotte (GPM) traverse une crise majeure qui pourrait redéfinir durablement la représentation des entreprises sur l’île. À l’origine de cette onde de choc : une radiation contestée, des accusations de gouvernance imposée depuis Paris et, en toile de fond, un affrontement entre deux visions du syndicalisme patronal.

À la tête du GPM, Fahardine Mohamed a choisi de sortir du silence. Dans un courrier adressé aux adhérents, le président dénonce une décision « infondée, calomnieuse et humiliante » prise en décembre 2025 par le MEDEF national, mettant fin, selon lui de manière brutale, à quatorze années de collaboration.

Fondé en 1986, le GPM s’apprêtait à célébrer ses 40 ans lorsque la crise a éclaté. Affilié au MEDEF depuis 2012, le groupement affirme avoir toujours agi « avec loyauté ». Mais la publication des listes électorales de 2024 aurait marqué un point de rupture, débouchant sur une radiation immédiate, intervenue de surcroît dans un contexte économique délicat, alors que Mayotte se relevait à peine des conséquences du cyclone Chido.

Face à cette décision, le Conseil d’administration n’a pas tardé à réagir. Une action en justice a été engagée afin d’obtenir l’annulation de la radiation et, surtout, de « rétablir l’honneur » de l’organisation.

Au-delà du contentieux juridique, c’est une véritable bataille de légitimité qui se joue. Le président du GPM réfute catégoriquement l’idée selon laquelle son organisation serait une structure nouvelle ou dissidente. Il insiste au contraire sur la continuité historique du groupement, qu’il présente comme l’héritier direct du mouvement patronal originel de Mayotte.

Dans le même temps, il pointe du doigt la création d’un « MEDEF Mayotte » soutenu par le national, accusé de démarcher les mêmes entreprises tout en imposant une gouvernance issue d’une liste électorale battue. Une pratique perçue comme une remise en cause du principe démocratique local.

« Nommer sans consulter, c’est nier l’autonomie du territoire », résume-t-il en substance, dénonçant une « nomination d’office » vécue comme une ingérence.

Le spectre du clientélisme

Autre sujet d’inquiétude soulevé par le GPM : la multiplication des nominations directes dans différentes instances locales, qu’il s’agisse de la sécurité sociale, de l’emploi ou de la santé au travail. Pour Fahardine Mohamed, ces désignations opérées depuis Paris relèvent d’une logique de réseau plutôt que de compétence.

Le terme de « clientélisme » est clairement avancé, accompagné d’une interrogation sur la légitimité des représentants ainsi désignés. Pourquoi, interroge le président, le dialogue démocratique serait-il contourné à Mayotte alors qu’il constitue ailleurs un principe fondamental du fonctionnement du MEDEF ?

Une économie en souffrance

Dans ce contexte de tensions institutionnelles, le GPM appelle à recentrer les priorités. Car sur le terrain, les difficultés s’accumulent : retards de paiement, crise persistante dans le secteur du BTP, défis liés à la convergence sociale.

Pour son président, ces enjeux économiques devraient primer sur les querelles de pouvoir. Il insiste sur le fait que, malgré la perte de reconnaissance officielle au niveau national, une majorité d’adhérents est restée fidèle au GPM. Une fidélité qu’il interprète comme un choix de «dignité » et d’« intérêt général ».

Loin de se présenter comme affaibli, le GPM entend transformer cette crise en opportunité. Son ambition : devenir « le premier syndicat patronal indépendant et souverain de l’île ».

Parmi les axes stratégiques annoncés pour 2026, figurent une autonomie décisionnelle accrue, une capacité renforcée de proposition auprès des pouvoirs publics, ainsi que la transformation du groupement en véritable plateforme de services pour les entreprises locales. Veille juridique, accompagnement post-catastrophe, appui en ressources humaines : autant de leviers pour renforcer son utilité concrète.

Un calendrier d’actions déjà lancé

Malgré les turbulences, le GPM maintient une dynamique d’initiatives. Plusieurs rendez-vous sont annoncés dans les semaines à venir : une matinale dédiée à la zone franche en avril, le lancement d’un réseau dédié aux femmes dirigeantes le 29 avril, ou encore une nouvelle édition du « Caribou GPM » début mai.

En parallèle, le groupement poursuit ses démarches auprès des autorités sur des dossiers structurants comme le dispositif LODEOM, tout en relançant sa communication interne pour valoriser les entreprises adhérentes.

Un appel à l’unité

Au terme de son intervention, Fahardine Mohamed lance un appel clair aux entrepreneurs mahorais : choisir entre une organisation « enracinée dans le territoire » et une structure «pilotée par des intérêts extérieurs ».

Derrière cette crise, c’est donc une question plus large qui se pose : celle de la gouvernance économique de Mayotte et de la capacité de ses acteurs à décider eux-mêmes de leur avenir.

Alors que la bataille judiciaire s’annonce longue, une chose est certaine : le paysage patronal de l’île est en pleine recomposition. Et l’issue de ce bras de fer pourrait bien redessiner durablement les équilibres économiques locaux.

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Coopération économique France-Comores : Estelle Youssouffa dénonce un « non-sens » pour Mayotte

Coopération économique France-Comores : Estelle Youssouffa dénonce un « non-sens » pour Mayotte

« Équilibre entre le donné et le recevoir » : cette phrase, utilisée en introduction par le patron de l’Agence française de développement (AFD) au sujet des aides financières que son institution a versées aux Comores, n’a nullement été du goût de la députée de Mayotte, Estelle Youssouffa, qui le lui a fait savoir. Pour elle, le compte n’y est pas entre ces aides octroyées à Moroni et la pression migratoire vers Mayotte, qui ne baisse pas. Elle appelle le Quai d’Orsay et l’AFD à faire preuve de réalisme.

Estelle Youssouffa demande au patron de l’Agence française de développement (AFD) d’être réaliste au sujet de l’accord d’aide financière signé avec Moroni en 2019. Lors d’une audition de ce dernier par une commission parlementaire à Paris, mercredi, la députée l’a interrogé sur le niveau d’aide qu’il entend déployer en faveur de Mayotte dans le cadre de la reconstruction post-Chido.

D’un ton ferme, la députée de Mayotte explique que, contrairement aux affirmations du Quai d’Orsay, cet accord avec l’Union des Comores, qui a porté sur 150 millions d’euros de dons effectués par l’AFD, n’a pas permis de réduire les flux migratoires qui déstabilisent le Département-Région. Bien au contraire, ceux-ci n’ont jamais été aussi importants.

Se basant sur les chiffres officiels publiés en France sur l’ampleur de cette migration, elle conteste le postulat défendu par le ministère des Affaires étrangères, selon lequel il y aurait une baisse de la pression migratoire et une augmentation des reconduites à la frontière : 27 831 reconduites en 2019, lors de la signature de l’accord, contre 21 409 expulsions en 2025, soit une baisse du nombre de reconduites.

« Autant dire que l’aide financière française aux Comores ne fait pas baisser la pression migratoire à Mayotte, loin de là », a fait observer Estelle Youssouffa.

Elle demande au patron de l’AFD de regarder les réalités en face : « Moroni s’allie désormais activement à Moscou en offrant son pavillon à la flotte fantôme russe de trafic de pétrole, mais aussi en accueillant des centres culturels, alors que la Russie propose ses services pour prendre le contrôle de Mayotte. »

La députée de Mayotte note que Moroni se place lentement mais sûrement dans le camp des adversaires de la France et qualifie l’aide financière française en direction de ce pays de « total non-sens ».

Faisant état d’un autre exemple d’incohérence, elle demande à l’AFD comment elle compte justifier auprès des Mahorais le versement d’une aide de 5 millions d’euros pour moderniser les ports comoriens, alors que celui de Longoni, à Mayotte, a été lourdement endommagé par le cyclone Chido et nécessite des investissements massifs qui ne sont pas financés.

Comme dans un véritable réquisitoire contre l’Agence française de développement, la parlementaire évoque un autre sujet : le versement d’une aide de 700 000 euros à la Caisse de retraite des Comores pour rééquilibrer ses comptes, alors que Paris a refusé d’aligner Mayotte sur le droit commun.

« C’est-à-dire que l’État dit non à Mayotte, alors que nos retraites atteignent en moyenne 267 euros mensuels, et que l’AFD verse 700 000 euros aux retraités comoriens : comment peut-on admettre un pareil scandale ? »

Une litanie de chiffres qu’Estelle Youssouffa ne limite pas à ces seuls exemples.

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Beach-Foot Entreprises : rendez-vous ce dimanche à Sakouli

Beach-Foot Entreprises : rendez-vous ce dimanche à Sakouli

Ce dimanche 12 avril, la plage de Sakouli ne sera pas seulement le théâtre d’une compétition sportive. Pour sa 21ᵉ édition, le Beach-Foot Entreprises s’impose surtout comme un espace de rencontres où le monde du travail se réinvente, le temps d’une journée, dans un cadre détendu et fédérateur.

Derrière les matchs et les scores, l’événement organisé par l’agence Angalia révèle une autre dynamique : celle d’entreprises qui misent sur la cohésion interne et les échanges informels. Quarante équipes, issues de secteurs variés, vont ainsi troquer bureaux et uniformes pour des maillots et du sable, dans une ambiance où hiérarchie et fonctions s’effacent au profit de l’esprit d’équipe.

Le format du tournoi, pensé pour favoriser le rythme et l’engagement, enchaînera des rencontres courtes mais intenses dès le matin. Réparties en poules, les équipes devront rapidement trouver leurs automatismes pour espérer accéder aux phases finales. Mais au-delà de la performance, c’est la capacité à jouer collectif qui fera la différence, dans un règlement volontairement simplifié et spectaculaire.

La plage se transformera ainsi en véritable terrain d’expression où le jeu rapide, sans hors-jeu ni tacles, privilégie l’initiative et la créativité. Une manière aussi de rendre le football accessible à tous, quel que soit le niveau, et de valoriser le plaisir de jouer avant la compétition pure.

À la mi-journée, le tempo changera. Les efforts laisseront place à un moment plus convivial, ponctué d’animations et d’une session de fitness collective. Une pause qui illustre parfaitement l’esprit de l’événement : mélanger sport, bien-être et échanges professionnels dans un cadre informel.

L’après-midi marquera le retour de l’intensité avec les phases éliminatoires, jusqu’à une finale qui pourrait se jouer sur un simple éclair, grâce à la règle du « but en or ». Un dénouement souvent spectaculaire, à l’image de cette journée où tout peut basculer en quelques secondes.

Mais au fond, le Beach-Foot Entreprises dépasse largement la compétition. Il s’inscrit comme un rendez-vous stratégique pour les acteurs économiques locaux, un lieu où se tissent des relations, où se consolident des partenariats, et où l’on cultive un esprit collectif essentiel au dynamisme du territoire.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes