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Délibéré du SIEAM ce jeudi 16 avril 2026

Délibéré du SIEAM ce jeudi 16 avril 2026

Le tribunal correctionnel de Paris rend ce jeudi 16 avril 2026 à 10h son délibéré dans le procès de l’ancienne direction du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (SIEAM).
Cette affaire, jugée en janvier 2026, implique 18 prévenus et plusieurs entreprises, poursuivis notamment pour détournement de fonds publics, favoritisme et corruption dans la gestion du service de l’eau sur l’île.

Combani : une nuit de tensions, un matin de démolition

Combani : une nuit de tensions, un matin de démolition

Le calme apparent de la matinée contraste avec les stigmates encore brûlants de la veille. Une odeur persistante de gaz lacrymogène flotte encore entre les tôles froissées et les cases éventrées. Au coin de la rue Mouboukini, quatre carcasses de voitures calcinées fument toujours, empilées les unes sur les autres, traces visibles des tensions de la nuit précédente.

L’opération de démolition du quartier renommé Kiyama, à Combani, a commencé dès 7 heures. Annoncée depuis plusieurs jours, elle s’inscrit dans le cadre de la résorption de l’habitat indigne, insalubre et illégal. Une opération dite “ELAN”, encadrée par l’État et menée en lien avec la commune de Tsingoni.

« Il y a eu quelques difficultés hier », glisse le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, en marge du dispositif, aux côtés du maire de Tsingoni. « Vous savez bien qu’il y avait une ou deux familles un peu pénibles la dedans donc ça devrait calmer un peu le quartier. »

La nuit précédente, à Combani, des violences ont éclaté. Barrages, incendies de véhicules, même si, précise-t-il, « aucun véhicule roulant n’a été brûlé », uniquement des carcasses. « C’est encore cette petite méthode d’intimidation qui ne marche pas devant les opérations de décasage », insiste-t-il.

Sur le terrain, ce matin, le calme est revenu, mais il reste fragile. Des forces de l’ordre quadrillent les accès, tandis que des ouvriers en gilets fluorescents s’activent autour des pelleteuses

« On doit rester vigilant », insiste le maire de Tsingoni Issilamou Hamada. L’opération doit durer encore une semaine. Au total, 43 habitations vont être démolies. Des constructions précaires, installées là depuis des décennies. « Depuis que j’étais jeune, plus de 40 ans », confirme-t-il.

Ces cases, souvent construites sans droit ni titre, étaient devenues le symbole d’une urbanisation informelle que l’État entend désormais résorber. « Ce que nous faisons ici, c’est restituer aux communes les terrains nécessaires à leurs projets », martèle le préfet. Il évoque aussi la lutte contre les marchands de sommeil : « qu’on a bien identifiés, que nous allons traduire en justice, et qui louent des terres à des personnes désœuvrées pour permettre cette économie informelle qui est l’un des grands maux de Mayotte. »

« Une majorité des habitants » aurait reçu des propositions de relogement, mais toutes n’ont pas abouti, certaines ayant été refusées, d’autres n’ayant pas été formulées faute de places. Dès le mois de mars, la DEETS indiquait qu’il ne restait que « 9 places d’hébergement mobilisables » pour les 14 ménages concernés par l’opération, soit une cinquantaine de personnes recensées lors des enquêtes sociales. Dans ces conditions, seuls six foyers avaient pu se voir proposer une solution d’hébergement. À ce stade, la préfecture n’est pas en mesure de préciser combien de familles ont effectivement été relogées.

Sur le ponton de la mosquée, une femme se tient à l’écart. Elle ne cache pas son soulagement : « C’est une bonne chose. Les enfants là-bas foutent le bordel. Je ne dors plus. »

Depuis l’annonce de l’opération, elle raconte des nuits sans sommeil, marquées par les tensions. Elle espère un quartier plus structuré : « On va pouvoir faire des maisons dans les règles, des aménagements pour la population. » Mais son optimisme se fissure aussitôt : « ça ne va rien changer. C’est fini pour Mayotte. »

Derrière la démolition, une politique urbaine se dessine. « Le projet date de 2014, de l’époque de l’ancien maire Mohamed Bacar. C’est un projet mûr et les travaux vont commencer. On attendait cette opération et après, on attaque le chantier de voirie », précise Florent Abodala, directeur général des services de la commune.

Objectif : transformer ce terrain communal en espace structuré. « On va créer une place publique, remettre les voiries, l’électricité (…) revenir construire légalement », détaille le maire qui dit avoir attendu d’être prêt pour lancer l’opération : « Si on démolit et qu’on n’a pas de subvention pour aménager, ça ne sert à rien. »

Pour le préfet, la présence du maire à ses côtés est un message clair : « C’est une opération conçue avec la commune. » Une réponse aussi aux critiques « à tous les fâcheux et les grincheux qui pensent que Kingia n’a pas été monté en concertation avec les élus. ».

Ici, certains vivaient depuis des générations. D’autres y voyaient un problème à résoudre. Entre nécessité d’aménagement, lutte contre l’habitat insalubre et tensions sociales, Kiyama apparaît comme un condensé des défis auxquels Mayotte reste confrontée.

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Le CHM : une structure en transformation

Le CHM : une structure en transformation
La nouvelle équipe dirigeante du CHM a organisé une conférence de presse ce mardi 15 avril pour faire part de ses projets

Gravement touché après Chido, le Centre Hospitalier de Mayotte a dû fonctionner « en mode dégradé » pendant plusieurs mois. Il a toutefois pu « renaitre de ses cendres » grâce au travail de ses équipes et Jean-Michel Beaumarchais, son nouveau directeur depuis le 1er janvier 2026, a annoncé de futurs grands travaux d’extension et de transformation dans les années à venir.

« Face à une population jeune et à des enjeux sanitaires spécifiques, les priorités du Centre Hospitalier de Mayotte sont clairement établies : assurer la continuité, la sécurité et la qualité du service public hospitalier, tout en menant les transformations nécessaires à l’adaptation et à la modernisation de l’outil hospitalier, afin de répondre de manière pérenne aux besoins du territoire », a déclaré Jean-Michel Beaumarchais, le Directeur Général du CHM depuis le 1er janvier 2026. Sollicité tout d’abord pour assurer l’intérim pour 2 mois, après le départ de l’ancien directeur Jean-Mathieu Defour le 1er juillet 2025, il a finalement choisi de rester afin d’assurer cette fonction d’une manière pérenne aux côtés de Mahafourou Saïdali, son adjoint. Certains membres de l’ancienne équipe dirigeante sont restés, en changeant parfois de poste, mais de nouveaux cadres sont aussi venus remplacer ceux qui ont choisi de quitter le territoire.

Après les déboires qu’a connu le CHM suite à Chido, avec un fonctionnement « en mode dégradé » qui s’est poursuivi sur plusieurs mois, après également le départ de l’ancien directeur et l’instabilité au sein de l’équipe dirigeante qui s’en est suivie, Jean-Michel Beaumarchais et son équipe, désormais stable et au complet, ont décidé de « se retrousser les manches » pour développer l’offre de soin sur le territoire. Au cours d’une conférence de presse organisée ce mardi, l’équipe dirigeante a fait part aux médias de ses projets et des stratégies mises en place afin de « redorer progressivement le blason » du CHM.

De grands projets d’extension et de développement

Le CHM poursuit sa rénovation après les dégâts occasionnés par Chido. Certains bâtiments, trop abîmés pour être réparés, ont dû être détruits et reconstruits ailleurs. C’est le cas notamment du CMP dont les nouveaux locaux seront livrés en juin 2026. « Mais cela restera du provisoire car nous avons le projet d’ouvrir une unité de soins psychiatriques pérenne en Petite-Terre d’ici 2028 pour un montant de 15,7 millions d’euros », déclare le directeur qui précise toutefois que « même si les psychiatres sont une « denrée rare », le CHM collabore activement avec les hôpitaux de La Réunion et de métropole pour essayer d’en faire venir ».  L’année 2026 verra, d’une manière plus générale, se terminer l’ensemble des travaux de remise en état et aux normes du site de Mamoudzou pour un montant de 27,8 millions d’euros. La construction de 4 salles d’enseignement est également prévue.

L’année 2027 verra quant à elle la livraison de l’extension du bloc d’accouchements, de 4 salles d’opération et d’un centre d’accueil et de crise. « Il nous faut construire pour mieux accueillir », explique Jean-Michel Beaumarchais, conscient des carences actuelles du CHM en termes d’accueil physique et téléphonique. « Une fois que le centre d’accueil sera terminé, nous embaucherons d’avantage d’agents d’accueil et un groupe de travail planche déjà sur la question de l’accueil téléphonique », développe-t-il. Outre la construction de l’unité psychiatrique en Petite-Terre, l’autre opération phare de l’année 2028 sera la restructuration des Urgences avec une place plus importante accordée à la piste de décollage et d’atterrissage de l’hélicoptère pour une meilleure prise en charge des patients. Le bâtiment des consultations centralisées et des dialyses sera quant à lui livré en 2029 en même temps que le bâtiment médicaux-technique et l’extension de l’IES. Plusieurs autres bâtiments seront également livrés en 2030.

Le projet du « site secondaire du CHM » à Combani, abusivement appelé « 2ème hôpital de Mayotte », est pour sa part toujours en phase d’études préliminaires et sa première pierre ne sera pas posée avant l’année 2030, au plus tôt. « Il faudrait déjà trouver le terrain », explique Jean-Michel Beaucmarchais qui affirme que des négociations pour le trouver sont actuellement en cours avec le conseil départemental et que des procédures d’expropriation sont d’ores et déjà réalisées par la Préfecture de Mayotte à cet effet.

Un travail permanent sur les mesures d’attractivité

Ces travaux sont certes une bonne chose, mais sans médecin et autre personnel soignant à mettre dedans, ces bâtiments menacent de devenir « des coquilles vides », c’est la raison pour laquelle le CHM continue de travailler activement sur des mesures d’attractivité pour, non seulement faire venir les soignants, mais aussi et surtout pour leur donner envie de rester à Mayotte. « Sur la question de la rémunération des médecins et des sage-femmes, nous avons atteint des records sur les 3 derniers décrets », déclare Jean-Michel Beaumarchais. Toutefois, La Directrice des Ressources Humaines du CHM, Laëtitia Lavallée, s’ingénie à trouver d’autres pistes pour faire venir les professionnels. Des primes d’engagement pour une durée d’un an minimum ont été mise en place et le recrutement d’un « chargé de fidélisation » est actuellement en cours. Sa mission sera de trouver des moyens d’améliorer les conditions de vie des soignants sur place afin de les inciter à venir à Mayotte et à y rester.

L’un de ses moyens est notamment de les aider à trouver un logement rapidement à leur arrivée. Pour ce faire, un projet de construction de 27 logements est d’ores et déjà en cours avec une livraison prévue en 2028. Concernant la formation des soignants sur place, il n’existe pour le moment sur l’île que des formations d’infirmiers et de personnels paramédicaux, mais les rencontres avec les étudiants mahorais en médecine, interrompues après Chido, devront normalement reprendre très prochainement. « Ces rencontres nous avaient permis de faire venir un certain nombre de jeunes par l’intermédiaire de la délégation de Mayotte à Paris », détaille Thierry Pelourdeau, le président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME). « L’ARS de Mayotte participe également à de nombreux Salon des Métiers dans l’hexagone pour tenter d’attirer les jeunes médecins sur le territoire », ajoute Laêtitia Lavallée.

Le CHM se restructure donc et continue de faire son possible pour pallier au désert médical qu’est malheureusement l’île au lagon. Des efforts certains, mais qui ne se reflète pas toujours dans la réalité concrète des usagers ? Ces derniers ont toujours beaucoup de difficultés à accéder à des soins de qualité sur le territoire. Certes, entre les déclarations des équipes dirigeantes et la réalité du terrain, l’écart est souvent de taille, espérons toutefois que les projets prévus dans les prochaines années arrivent à  le combler quelque peu.

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La mosquée d’Antana-Bé retenue au loto du patrimoine 2026

La mosquée d’Antana-Bé retenue au loto du patrimoine 2026
© Eight Studio

Sur une étroite bande de terre entre lagon et mangrove, la mosquée d’Antana-Bé, vestige du village historique de Poroani, s’apprête à entamer une nouvelle étape de son histoire. Gravement endommagé par le cyclone Chido en décembre 2024, l’édifice vient d’être sélectionné parmi les sites emblématiques du Loto du patrimoine 2026, un programme national destiné à sauver des lieux en péril.

La mosquée de Chirongui figure parmi les deux projets majeurs retenus dans la région, aux côtés de l’ancienne usine de Beaufonds à La Réunion. Une reconnaissance importante pour ce bâtiment chargé d’histoire, dernier témoin de l’ancien village déplacé en 1987 face à la montée des eaux.

Maintes fois rénovée puis reconstruite dans sa forme actuelle en 1930 à partir de matériaux locaux : pierres, coraux et chaux, la mosquée présente une architecture simple mais emblématique, avec une salle unique orientée vers La Mecque. Aujourd’hui, elle souffre de lourds dégâts : la toiture et la charpente ont été arrachées par les vents violents, laissant la structure exposée aux intempéries pendant de longs mois.

Face à l’urgence, un vaste chantier de restauration doit débuter à l’été 2026. Les travaux porteront sur la sécurisation de l’édifice, la reconstruction de la toiture, la consolidation des murs et la restauration des éléments intérieurs, notamment le mihrab. Au-delà de la simple réhabilitation, le projet ambitionne de redonner vie au site en permettant la reprise du culte, mais aussi en développant des activités pédagogiques et culturelles.

En effet, Antana-Bé possède un fort potentiel éducatif, notamment grâce à sa situation exceptionnelle au cœur d’écosystèmes littoraux variés. Des actions de sensibilisation à l’environnement et au patrimoine pourraient y être organisées.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large portée par la Mission Patrimoine. Selon la ministre de la Culture, Catherine Pégard, « Le Loto du patrimoine est devenu, au fil des éditions, un rendez-vous précieux pour notre mémoire collective. En participant à la sauvegarde de notre patrimoine de pierre le plus en danger, il prolonge l’engagement des territoires, des femmes et des hommes qui ne se résolvent pas à voir disparaître ces témoignages de notre histoire. Aujourd’hui, 70 % des 1 080 sites aidés depuis 2018 sont d’ores et déjà sauvés ou sur le point de l’être. »

À Antana-Bé, les travaux de la mosquée devraient s’achever en janvier 2027.

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Du debaa au hip-hop : la chorégraphe Elena Bertuzzi revient à Mayotte avec « Elévation plurielle »

Du debaa au hip-hop : la chorégraphe Elena Bertuzzi revient à Mayotte avec « Elévation plurielle »
« Elévation plurielle » est une pièce chorégraphique réalisée avec les danseurs de hip hop de l’association Feedback Crew de Chiconi

Après avoir mené à bien le projet « Mapping debaa » en 2024, la chorégraphe et anthropologue Elena Bertuzzi revient à Mayotte pour travailler sur le nouveau spectacle « Elévation plurielle », mené avec les danseurs de l’association Feedback Crew de Chiconi.

Après avoir réalisé de nombreux projets autour du debaa, et lui avoir même consacré une thèse de Doctorat en 2021, la chorégraphe et anthropologue Elena Bertuzzi a décidé de s’attaquer cette fois-ci à une tout autre forme de danse : le hip-hop. Si ce dernier est importé des Etats-Unis, il trouve un écho particulièrement fort chez les jeunes Mahorais comme en témoigne notamment l’engouement autour de l’association Hip hop Evolution ces 10 dernières années. Mais c’est toutefois une autre association qu’Elena Bertuzzi a souhaité mettre à l’honneur cette année en travaillant son projet avec les danseurs de l’association Feedback Crew de Chiconi. Se saisissant du dispositif « Danse en amateur et répertoire » du Centre National de la Danse, elle a souhaité reconstruire plusieurs extraits de l’œuvre chorégraphique « Erection » de Pierre Rigal (Compagnie « Dernière Minute », « Toulouse »). Ce solo a été créé en novembre 2003 et mis en scène par Aurélien Bory.

Elena Bertuzzi en a rédigé toute la partition chorégraphique grâce au système de cinétographie Laban, qui permet d’écrire les mouvements de danse. Tout le « challenge » est donc de transformer ce solo en une chorégraphie à plusieurs puisque la chorégraphe travaille en ce moment avec 7 danseurs de l’association Feedback Crew. « Le projet « Danse et répertoire » nous permet de reconstruire une œuvre reconnue du répertoire français en travaillant avec des danseurs amateurs », explique la professeure de danse à Paris X. « Il m’a paru intéressant de travailler un extrait « d’Erection » avec des danseurs de hip hop car Pierre Rigal était un champion d’athlétisme avant de se consacrer à la danse, son écriture chorégraphique est donc très particulière, avec un accent mis sur la puissance et la technique du saut », développe-t-elle.

Comment passer du sol à la posture debout ?

« Dans cette reconstruction, je fais partir les danseurs du sol et je leur fais explorer tous les points d’appui possibles leur permettant de de mettre debout, de s’ériger », décrit la chorégraphe, qui estime que cette thématique porte également en elle une dimension existentielle. « Comment se met-on debout ? » est en effet une question philosophique qui dépasse la simple question de la danse, même si elle permet également de mener une réflexion autour du hip hop, danse qui met en jeu beaucoup de mouvements au sol. « Au début la pièce a paru très simple aux danseurs de l’association, mais ensuite ils ont éprouvé des difficultés auxquels ils n’avaient pas pensé », s’amuse la chorégraphe. Car, pour stimuler la créativité des danseurs, elle a en effet décidé de prendre l’accompagnement musical « à contrepied ». « D’ordinaire les mouvements suivent la musique, or dans cette pièce c’est la musique qui déclenche les sons », explique-t-elle. Une manière complètement inhabituelle de marier mouvements et musique, qui a obligé les danseurs à sortir de « leur zone de confort » pour explorer d’autres voies créatives. Cette création possède également une dimension audiovisuelle avec laquelle les danseurs doivent composer.

Le choix des danseurs amateurs de l’association Feedback Crew s’inscrit également dans l’ambition d’Elena Bertuzzi d’accompagner la professionnalisation et l’accès à l’autonomie des compagnies de danse de Mayotte moins « mises en avant » et connues qu’Hip hop Evolution. S’il s’inscrit dans le cadre d’un dispositif du Centre National de la Danse, ce projet est néanmoins porté par l’association parisienne « Les Piémontés » et collabore à Mayotte avec l’association culturelle Hippocampus. Nécessitant un dispositif technique complexe, il est financé par la Fondation de France et la DAC de Mayotte.

Grâce à un autre partenariat avec le Rectorat de Mayotte, les élèves de l’île auront également la chance de pouvoir assister à ce spectacle puisqu’une représentation à leur destination est donnée à l’issue de chaque répétition au sein des établissements scolaires. Le grand public pourra quant à lui assister à plusieurs représentations de ce spectacle à partir du 25 avril prochain (voir encadré).

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Les représentations « tout public » de « Elévation Plurielle »

  • Le 25 avril à la MJC de Kani-Kéli à 19 h
  • Le 3 mai au restaurant Le M’haju à Musicale plage (Bandrélé) à 20 h 30 (« érection » et d’autres chorégraphies)
  • Le 13 mai à l’auditorium de l’université de Dembeni à 14 h

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Un retard d’équipements sportifs qui interroge l’avenir du sport local

Un retard d’équipements sportifs qui interroge l’avenir du sport local

À l’heure où les politiques publiques affichent l’ambition de démocratiser la pratique sportive sur tout le territoire, la situation de Mayotte continue de mettre en lumière un défi structurel majeur : le manque d’infrastructures adaptées. En déplacement sur l’île, la présidente du Comité National Olympique et Sportif Français a dressé un constat sans détour, entre urgence de rattrapage et nécessité de repenser la qualité des équipements.

Ce mercredi 15 avril, Amélie Oudéa-Castéra a parcouru plusieurs sites sportifs du territoire, notamment dans les zones du Grand Mamoudzou et de Dembéni. L’objectif de cette visite était clair : évaluer l’état réel des infrastructures sportives et mesurer l’écart entre les besoins de la population et l’offre existante.

Sur le terrain, le constat s’impose rapidement. Entre équipements vieillissants, infrastructures insuffisantes et projets en attente de financement, les acteurs locaux du sport décrivent une situation tendue, où la pratique sportive dépend encore trop souvent de conditions précaires.

La présidente du Comité National Olympique et Sportif Français a notamment insisté sur l’impact des événements climatiques récents et sur la vétusté générale des installations, soulignant que la question des équipements n’est plus seulement quantitative, mais aussi qualitative.

Dembéni, symbole des attentes locales

L’un des temps forts de la visite s’est déroulé sur le chantier du futur gymnase de Dembéni, dans le village d’Iloni. Ce projet est perçu comme un élément structurant pour le développement du sport dans la région.

Aux côtés des représentants des communes, du rectorat et du mouvement sportif local, les échanges ont mis en évidence une attente forte : disposer d’infrastructures modernes, fonctionnelles et adaptées à tous les publics.

Les acteurs locaux insistent notamment sur un changement de paradigme. Il ne s’agit plus seulement de construire davantage, mais de construire mieux. Vestiaires, sanitaires, espaces annexes et sécurité deviennent des critères essentiels dans la conception des futurs équipements.

Selon les responsables du mouvement sportif mahorais, la priorité n’est plus uniquement d’augmenter le nombre de terrains disponibles, mais de garantir des installations complètes et durables. Cette évolution est jugée indispensable pour accompagner la montée en puissance de la pratique sportive chez les jeunes.

Dans cette dynamique, le président du comité régional olympique et sportif de Mayotte rappelle que les infrastructures doivent désormais répondre aux standards actuels, afin de permettre un véritable accès au sport pour tous, dans des conditions dignes et sécurisées.

Une visite qui s’inscrit dans une stratégie plus large

Au-delà du constat, cette mission s’inscrit dans une démarche plus globale liée aux dispositifs de reconstruction et de refondation du territoire. Les discussions ont notamment porté sur la possibilité d’intégrer davantage les projets sportifs dans les programmes de financement en cours.

L’enjeu est de taille : faire du sport un véritable levier de cohésion sociale et d’éducation, dans un territoire où la jeunesse représente une part importante de la population.

Une continuité de la visite sur le terrain

La visite de la présidente du CNOSF ne s’arrête pas là. Elle doit se poursuivre ce jeudi 16 avril avec de nouveaux déplacements, notamment au gymnase de Kawéni et au plateau de tennis de Majicavo Koropa.

Une rencontre avec le président de l’Assemblée de Mayotte est également prévue, confirmant que la question des infrastructures sportives s’inscrit désormais au cœur des discussions institutionnelles.

Au-delà des annonces et des visites officielles, cette séquence met en lumière une réalité plus profonde : celle des inégalités d’accès aux équipements sportifs sur le territoire français. À Mayotte, où la demande est forte et la jeunesse nombreuse, le sport apparaît plus que jamais comme un enjeu social, éducatif et territorial.

Entre urgence de rattrapage et ambition de modernisation, l’île se trouve à un tournant décisif pour l’avenir de sa politique sportive.

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Foundi Madi, faiseur de vanille médaillé d’or

Foundi Madi, faiseur de vanille médaillé d’or
Foundi Madi transforme chaque visite en véritable leçon de vie en prenant le temps d’expliquer chaque pied de vanille.

Médaillé d’or au Salon de l’agriculture pour son savoir-faire dans la culture de la vanille, Foundi Madi, originaire de Tsingoni, possède plus de 50 ans d’expérience. Passionné, il défend la transmission de son métier, convaincu que partager son savoir est essentiel pour préserver la filière mahoraise.

Kofia sur la tête, chombo à la main, c’est à l’ombre d’un arbre à pain que Foundi Madi nous accueille. Regard perçant, barbe taillée, l’homme semble incarner la sagesse. Sur ses terres de Tsingoni, qu’il partage avec son épouse, il cultive bien plus que de la vanille : une philosophie de vie fondée sur le partage.

Lors du Salon de l’agriculture en février dernier, Foundi Madi a été lauréat de la médaille d’or au concours agricole organisé par le ministère de l’Agriculture. Une distinction qui relève de l’évidence pour son association. « Pour nous, c’est logique », confie Julie, coordinatrice de Saveurs et Senteurs de Mayotte, une association dont Foundi est adhérent et qui l’accompagne dans la structuration de sa filière. Elle souligne son engagement sans faille : « Il transmet toujours avec la même énergie et la même passion. »

Une vie dédiée à la terre

Sur sa plantation, le temps semble suspendu, l’homme ne tient pas en place. Ici, tout est affaire de patience et d’attention. « La vanille, c’est une liane. Elle peut pousser à partir d’un pied, mais elle demande un entretien constant », explique-t-il. Depuis plus de cinquante ans, il cultive la terre avec passion, sans jamais se lasser. « Ce n’est pas non plus fait pour les jeunes : il faut être délicat pour la polliniser. »

Le malavouni, pour lui, est un véritable lieu de vie. Un endroit où il a rencontré son épouse, et où il vient encore se réfugier lorsque les soucis s’accumulent. Il évoque aussi une époque révolue, où il fallait prouver sa valeur en coupant du bois à la hache pour être digne de se marier. « À l’époque, tu étais un homme quand tu avais un champ et des vivres. » Une époque où l’agriculture était vivrière et non encore tournée vers la professionnalisation.

Transmettre pour préserver

Foundi Madi défend une conviction simple : « Il faut d’abord donner », insiste-t-il. Une valeur qui, selon lui, tend aujourd’hui à disparaître. « Si je donne, la personne est contente. C’est une logique simple, presque mathématique. » Une générosité débordante, que souligne Julie avec humour : « Il donne tellement que parfois, ça ne rentre même pas dans les caisses de l’association. »

Témoin du temps qui passe, l’agriculteur a connu des périodes difficiles. Après le passage du cyclone Chido, il a tout perdu. « Mais je suis un cultivateur : c’est normal pour moi de revenir ici. Chaque année m’encourage à continuer », affirme-t-il.

Aujourd’hui encore, il tente de transmettre aux plus jeunes. À ses petits-enfants, il montre concrètement ce que peut rapporter le travail de la terre. La veille, il accueillait d’ailleurs une classe de première du lycée de Sada, une commune dans laquelle il a été scolarisé.

Engagé dans le développement de la filière vanille mahoraise, Foundi Madi participe désormais aux réflexions sur son avenir : structuration, valorisation, exploitation. Un engagement qu’il vit comme une reconnaissance. « Grâce à leur soutien, c’est encourageant », confie-t-il. Lui qui souhaite se développer de manière collective.

Car au fond, son combat dépasse la simple agriculture. « Je fais quelque chose que tout le monde aime, quelque chose de primordial et indispensable à notre vie », conclut-il.

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Comores : retour des files d’attente dans les stations-service

Comores : retour des files d’attente dans les stations-service

Le pays a réceptionné, le 21 mars, une cargaison de carburant qui avait permis de résorber les files d’attente. Mais le branle-bas se fait à nouveau ressentir, faisant craindre une hausse des prix des transports en commun, selon certains chauffeurs.

La Société comorienne des hydrocarbures (SCH) est-elle rattrapée par la crise énergétique qui frappe le monde, en raison des tensions entre les États-Unis et l’Iran ? Depuis mardi, les stations-service de Moroni, la capitale de l’Union des Comores, sont prises d’assaut. Vers 17 h, certaines stations avaient déjà fermé, tandis que celles qui vendaient encore le précieux liquide étaient presque inaccessibles.

C’est le cas de la célèbre station Bonzami, située au sud de la ville, près du Palais du peuple. Ce mardi, toutes les artères y menant étaient presque obstruées par des embouteillages, alors qu’il n’était que 18 h, une heure où la circulation est habituellement fluide. Mais ce 14 avril, seuls les automobilistes connaissant les ruelles de la zone parvenaient à s’en sortir, en empruntant des chemins non bitumés pour échapper aux cortèges de véhicules.

Pourtant, du côté du fournisseur national de produits pétroliers, le discours se veut rassurant. Dans une courte vidéo publiée sur la page Facebook de la société publique, le conseiller chargé des relations publiques, Soudjay Kifia, rejoue la même scène que le mois dernier, lorsque le pays suffoquait. Il appelle une nouvelle fois la population à ne pas paniquer, affirmant que le carburant est disponible.

Pas de pénurie

« Depuis mardi, nous avons constaté de longues files d’attente devant les stations-service, ce qui laisse entendre que la Société des hydrocarbures ne dispose pas de carburant. À ce propos, votre entreprise insiste et vous rassure : il n’y a aucune pénurie. Il faut savoir que le gouvernement suit de près l’évolution de la conjoncture mondiale actuelle et veille à ce que la société soit ravitaillée. Nous vous invitons à ne pas faire de stock à domicile. N’oublions pas que nous avons réceptionné une cargaison il n’y a pas longtemps. Pourquoi ces files d’attente ? », s’interroge Kifia.

Mais cette déclaration ne rassure pas les automobilistes. Ce mercredi encore, les files d’attente étaient au rendez-vous. Les forces de l’ordre ont été déployées pour gérer la circulation dans les zones où les stations sont ravitaillées.

Toutefois, au nord de la capitale, même les axes routiers habituellement très fréquentés étaient déserts, hier à 12 h, une heure pourtant de forte affluence, coïncidant avec la pause administrative et la sortie des élèves.

Dans certaines communes, seuls deux véhicules assuraient le transport en commun ce mercredi. « Aujourd’hui, seuls Ramo et moi sommes en mesure de travailler. J’ai un ami dans une station qui m’aide à me ravitailler si je lui remets un bidon », confie Moussa, chauffeur d’une Opel Zafira sur la ligne Moroni-Hambou.

Himid, un autre chauffeur de taxi urbain, a pu constituer un stock : « Mon patron m’a remis de l’argent mardi soir. J’ai acheté 100 litres. Au moins, je suis tranquille pendant dix jours », se réjouit cet homme de 47 ans.

La prochaine cargaison est attendue d’ici le 26 avril. Toutefois, des rumeurs de hausse des prix à la pompe alimentent les discussions dans les transports en commun. Certains chauffeurs menacent de répercuter toute augmentation sur les passagers.

Sur l’île de Mohéli, les jours de ravitaillement riment également avec files d’attente, selon des témoignages recueillis. « Le fournisseur national ne livre pas l’essence ou le gazole le même jour dans toutes les stations. Les motos n’ont droit qu’à 4 litres, contre 20 pour les véhicules. Souvent, lorsqu’une station reçoit 2 000 litres, elle en réserve la moitié à sa clientèle, ce qui ne permet pas de résorber les pénuries », observe une source, qui précise que le pétrole lampant n’est pas disponible régulièrement, poussant certains revendeurs à augmenter les prix.

Revoir la loi de finances

À Anjouan, la gestion du ravitaillement en carburant est elle aussi loin d’être irréprochable, et pas seulement ces derniers jours. Selon certaines analyses, cette situation était prévisible.

Dans un document publié la semaine dernière, le parti Ushe avait alerté que, malgré la constitution d’un stock de deux mois (14 555 tonnes métriques de carburant), le pays ne serait pas épargné.

« Les prix de l’énergie sont déjà en hausse sur douze mois, notamment en haute saison. Chaque baril importé via le Golfe subit la même pression sur le fret que le riz. Nous demandons au gouvernement de revoir en urgence les prévisions de la loi de finances 2026, qui prévoient une hausse des taxes sur les produits de première nécessité », indique le communiqué du parti, qui appelle également l’État à réduire son train de vie.

Reste à savoir si ces recommandations seront entendues. Résignée, la population continue de subir les flambées des prix, comme toujours.

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Complémentaire santé solidaire : une campagne de terrain pour faire connaître un droit encore trop ignoré à Mayotte

Complémentaire santé solidaire : une campagne de terrain pour faire connaître un droit encore trop ignoré à Mayotte
© CSSM

La Caisse de sécurité sociale de Mayotte lance une opération de sensibilisation de trois jours afin de mieux faire connaître la Complémentaire santé solidaire (C2S), un dispositif encore largement méconnu par une partie de la population. Déployée depuis janvier 2024 sur le territoire, cette aide essentielle permet pourtant à de nombreux foyers d’accéder à une couverture santé élargie, parfois gratuitement ou pour moins d’un euro par jour et par personne.

La campagne débute ce mardi et se tient à Sada, Majicavo Lamir ainsi qu’à la mission sociale de Kavani, à Mamoudzou. L’objectif est clair : aller directement à la rencontre des assurés pour les informer, les accompagner et lever les freins administratifs qui empêchent encore beaucoup de potentiels bénéficiaires d’en profiter.

Car sur le terrain, le constat est sans appel. « Nous avons du mal à atteindre les potentiels bénéficiaires alors que nous en avons énormément », déplore Zelda Abdou, technicienne de prestation mobilisée pour l’occasion. En cause, un manque d’information persistant : « Ils ne savent toujours pas ce que c’est », insiste-t-elle, soulignant la nécessité de multiplier les actions de proximité.

La C2S remplace les anciens dispositifs CMU-C et ACS, avec une couverture plus complète. Elle inclut notamment le panier de soins “100 % santé”, permettant une prise en charge intégrale de certains soins en optique, dentaire et audiologie. Autre avantage majeur : elle couvre l’ensemble des membres du foyer et permet de se faire soigner partout en France sans avancer de frais, comme en métropole.

Accessible sous conditions de ressources et selon la composition du foyer, cette complémentaire représente un levier important pour améliorer l’accès aux soins à Mayotte. À travers cette campagne, la Caisse de sécurité sociale espère donc réduire les inégalités d’accès à la santé en informant directement les habitants sur leurs droits et les démarches à suivre.

Vidéo truquée à Mayotte : la préfecture alerte sur une dangereuse campagne de désinformation

Vidéo truquée à Mayotte : la préfecture alerte sur une dangereuse campagne de désinformation
* image d'illustration générée par ia

La préfecture de Mayotte tire la sonnette d’alarme après la diffusion, sur le réseau social Facebook, d’une vidéo fabriquée à l’aide de technologies d’intelligence artificielle. Ce contenu, jugé trompeur, met en scène des forces de l’ordre prétendument en train de tirer sur des habitations, une situation que les autorités démentent fermement.

Dans un communiqué publié ce mardi, la préfecture affirme avoir formellement identifié cette vidéo comme étant « entièrement fausse ». Elle dénonce une tentative délibérée de manipulation visant à discréditer l’action des forces de sécurité et à fragiliser la confiance de la population envers les institutions républicaines. Selon les autorités, cette diffusion s’inscrit dans une « manœuvre de désinformation » aux conséquences potentiellement graves.

Les services de l’État mettent en garde contre les effets d’un tel contenu, qui pourrait semer la peur, induire la population en erreur et attiser les tensions sur le territoire. Une situation jugée d’autant plus préoccupante qu’elle mettrait en danger à la fois les habitants et les agents mobilisés pour assurer la sécurité publique.

La préfecture rappelle également que la création et la diffusion de contenus falsifiés ou mensongers peuvent constituer des infractions pénales. À ce titre, les autorités compétentes ont été saisies afin d’identifier les auteurs de cette publication et de prendre les mesures nécessaires pour les sanctionner.

Face à la multiplication de contenus manipulés par intelligence artificielle, les autorités appellent à la vigilance et invitent la population à vérifier les sources avant de relayer toute information sensible.

Une conférence sur la construction hors site au cœur des enjeux de reconstruction

Une conférence sur la construction hors site au cœur des enjeux de reconstruction
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Dans le cadre de la dynamique engagée pour la reconstruction et le développement durable de Mayotte, l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD Mayotte) organise une conférence dédiée à la maîtrise d’ouvrage et à la construction hors site. L’événement se tiendra le jeudi 16 avril 2026, de 8h30 à 13h30, à la Technopole de Mayotte.

Organisée en partenariat avec le Département-Région de Mayotte et l’Association Filière Hors Site France, cette rencontre réunira les principaux acteurs institutionnels et économiques impliqués dans les projets de reconstruction du territoire.

L’objectif est de partager les retours d’expérience et les pratiques liées aux nouveaux modes constructifs hors site, mais aussi d’identifier les opportunités qu’ils représentent pour Mayotte. Les échanges devront également permettre d’ouvrir une réflexion sur la place que pourrait occuper ce mode de construction dans les prochaines années, en lien avec les besoins et contraintes des acteurs locaux, dans la continuité des travaux menés au sein du comité de filière BTP.

La conférence s’inscrit ainsi comme un temps de travail et de concertation autour des solutions innovantes susceptibles d’accompagner les chantiers de reconstruction du territoire.

Les organisateurs invitent les participants à confirmer leur présence en amont de l’événement. En raison du nombre limité de places de stationnement sur le site de la Technopole, le covoiturage est recommandé.

Une journée dédiée aux financements européens pour la biodiversité

Une journée dédiée aux financements européens pour la biodiversité
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Le mercredi 15 avril 2026, le Pôle d’Excellence Rural de Coconi accueillera une Journée de mobilisation des fonds européens en faveur de la biodiversité. L’événement est organisé à l’initiative du Président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousseni, dans le cadre du projet LIFE BIODIV’FRANCE.

Cette rencontre vise à informer et accompagner les acteurs du territoire dans l’accès aux financements européens dédiés à la préservation et à la valorisation de la biodiversité mahoraise. Le programme débutera à 8h30 par l’accueil des participants, suivi à 9h00 d’une présentation des dispositifs financiers européens déployés à Mayotte. Après une pause déjeuner prévue à 12h00, les échanges se poursuivront à 13h30 sous forme de rencontres entre financeurs et porteurs de projets.

Cofinancé par l’Union européenne et coordonné par l’Office français de la biodiversité, en partenariat avec la Direction des affaires européennes du Département-Région de Mayotte, le projet LIFE BIODIV’FRANCE rassemble 31 partenaires. Il s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité, autour de cinq axes : les territoires, les aires protégées, les filières, les citoyens et la formation.

Cette journée se veut un temps fort de mise en réseau et d’échanges autour des opportunités de financement pour les acteurs locaux engagés dans la protection de l’environnement à Mayotte.

Opération CODAF : coup de filet contre l’habitat insalubre et l’argent illégal

Opération CODAF : coup de filet contre l’habitat insalubre et l’argent illégal
Le préfet François-Xavier Bieuville a visité la dizaine d’habitats insalubres en compagnie des forces de gendarmerie, notamment d’agents de la brigade canine.

« J’insiste, ce sont des parcelles qui appartiennent au cadastre à des Français d’origine mahoraise. » Le préfet de Mayotte a lancé hier matin, à Labattoir, la cinquième opération de l’année de lutte contre l’habitat indigne et les flux financiers illicites. Quatre propriétaires de parcelles contenant une dizaine d’habitations de fortune auront à s’expliquer devant la justice. Des sommes d’argent ont été saisies au cours de cette opération et leur provenance sera déterminée par des enquêtes judiciaires.

« Kinguiya » est une opération à visages multiples qui peut notamment intégrer des actions du Codaf, dont la lutte contre les marchands de sommeil. C’est dans ce cadre qu’une opération, préparée depuis de longues semaines, s’est déroulée aux premières heures du jour, hier mardi, dans le quartier « Ciné 2000 », à cheval entre les communes de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi. « Cela nous permet de démontrer qu’il y a des parcelles appartenant à des Mahorais et qui sont louées dans des conditions insalubres », a expliqué à la presse le préfet François-Xavier Bieuville, présent sur les lieux aux côtés des forces de gendarmerie.

La zone en question avait précédemment fait l’objet d’investigations de la gendarmerie, grâce auxquelles les autorités avaient réussi à identifier les propriétaires de quatre parcelles (répertoriées au cadastre), appuyées par une enquête sociale permettant d’identifier les familles d’origine étrangère qui y résident (dont certaines en situation irrégulière).

« C’est d’abord une opération Codaf de lutte contre l’habitat insalubre ; voyez vous-mêmes : ce sont des habitations qui ne sont pas reliées correctement à l’électricité, avec des dangers apparents, une eau non contrôlée. C’est donc, premièrement, une opération de lutte contre l’habitat indigne », a insisté le préfet.

Le lien ayant été établi entre les propriétaires et les occupants des lieux, un certain nombre d’infractions ont pu être relevées sur le plan judiciaire lors de la préparation de l’opération d’hier matin. Des poursuites judiciaires vont être engagées afin que les responsables puissent être condamnés.

Une somme d’argent liquide ayant été saisie au cours de cette opération, une deuxième phase, dite d’enquête judiciaire, va démarrer avec pour objectif de démontrer l’existence de locations illégales de bâtiments, sans déclaration de revenus au fisc et en infraction avec les codes de l’urbanisme et de l’habitation, notamment en matière d’accès à l’eau et à l’électricité.

François-Xavier Bieuville prévient que la démolition de ces habitations de fortune ne saurait tarder. Des relogements seront proposés aux personnes éligibles dans le cadre de la loi Élan. Des résidents de ce quartier informel en situation irrégulière ont été appréhendés et feront l’objet d’une reconduite à la frontière.

Sur les quatre parcelles concernées, les autorités ont identifié une dizaine d’habitations. Dans une note adressée à la presse quelques heures plus tard, la préfecture a indiqué avoir comptabilisé 145 opérations Codaf depuis le début de l’année, celle d’hier matin étant la cinquième spécifiquement consacrée à la lutte contre les marchands de sommeil. Ces opérations auraient mobilisé 840 agents appartenant à différents services de l’État (police, gendarmerie, inspection du travail, douanes, DRFIP, DGCCRF, DEETS, DAAF, DEALM, OFB, ONF, CSSM, URSSAF, ARS).

« L’année 2026 se caractérise également par une intensification des contrôles et un élargissement des champs d’intervention. » La préfecture indique clairement que de nouveaux domaines identifiés vont s’ajouter aux cibles traditionnelles que sont la restauration, le bâtiment, les flux financiers et la protection de l’environnement. Prochains secteurs susceptibles de faire l’objet de contrôles du Codaf : les auto-écoles, les taxis clandestins et les établissements de transfert d’argent.

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Bazar Dagoni, le e-commerce qui veut rendre accessibles les produits du quotidien.

Bazar Dagoni, le e-commerce qui veut rendre accessibles les produits du quotidien.
Bazar Dagoni est une plateforme de e-commerce locale qui facilite l’accès aux produits du quotidien à Mayotte. * image d'illustration générée par ia

À Mayotte, libérer du temps pour faire ses courses devient souvent un casse-tête, entre les embouteillages, la pénurie de produits en grande surface et l’attente sur les longues files d’attente en caisse. Sans oublier les habitants aux extrémités de l’île. Bazar Dagoni se veut être une plateforme en ligne promettant de gagner du temps en proposant une multitude de produits du quotidien.

L’idée de ce projet est née de Nassir Ibrahim Abasse, revenu à Mayotte il y a cinq ans, après une expérience dans l’industrie agroalimentaire. Nassir Ibrahim Abasse remarque tout de suite les difficultés à faire des courses. « Parfois on est obligé de se déplacer jusqu’à Mamoudzou », explique-t-il. Une organisation qui pèse sur le quotidien : « On perd une demi-journée le samedi, avec du monde dans les bouchons et dans les magasins. » Pour les habitants du sud ou du nord, ces déplacements sont souvent incontournables pour accéder à une offre complète, notamment en produits frais ou en articles d’entretien.

C’est pour pallier cette difficulté qu’il élabore Bazar Dagoni : « C’est un projet sur lequel je travaille depuis 3 ans », raconte-t-il. Le service mis en place repose sur un fonctionnement précis. Les commandes sont ouvertes en ligne, avec une limite fixée à midi pour être intégrées aux tournées. Les livraisons sont ensuite assurées trois jours par semaine : mardi, jeudi et samedi. « On a centralisé les livraisons sur des jours spécifiques pour les faire en une traite », détaille le gérant. L’objectif : limiter les trajets et structurer les tournées sur l’ensemble du territoire desservi.

Une solution aux parents isolés

« On a beaucoup de parents isolés », explique le gérant. Jusqu’ici, les courses passaient souvent par des proches. « Les enfants étaient obligés de passer par des amis pour aider leurs parents. » Avec la plateforme, ils peuvent désormais commander directement à distance. « C’est l’enfant lui-même qui fait les commandes », précise-t-il, avec une livraison au domicile des parents. Autre profil concerné : les actifs travaillant à Mamoudzou. Pour eux, l’enjeu est de limiter les déplacements du week-end. « Ils ont besoin de dégager du temps. »

Le catalogue comprend des produits d’entretien (lessive, produits ménagers), des boissons, mais aussi des produits frais. « On propose des fruits, légumes, viande fraîche et volaille fraîche », précise-t-il, en partie issus de productions locales. Le transport est assuré avec un véhicule frigorifié et des sacs isothermes et des glacières. « Ça permet d’éviter la rupture de froid », souligne Nassir Ibrahim Abasse.

Côté conditions, la livraison est accessible à partir de 70 euros d’achat. Elle devient gratuite dès 150 euros. Pour certaines zones, un retrait est proposé à Bandrélé, via un service de click and collect.

Sans partenariat avec la grande distribution, la structure fonctionne uniquement en e-commerce. « Nous sommes du e-commerce pour rendre les prix accessibles », insiste Nassir Ibrahim Abasse. Avec différents. Le gérant a donc noué des partenariats avec l’Exploitation agricole avicole située à Hajangua (Dembeni), Agrisud, Maygropic.

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« Vélo-Égaux » : la CADEMA mise sur la mobilité pour l’insertion

« Vélo-Égaux » : la CADEMA mise sur la mobilité pour l’insertion

La CADEMA a officiellement lancé, lundi 13 avril, le programme « Vélo-Égaux », une initiative ambitieuse destinée à accompagner les publics les plus éloignés de l’emploi vers davantage d’autonomie grâce à l’usage du vélo.

Porté avec plusieurs partenaires locaux, dont Mlézi Maoré, ce dispositif s’inscrit dans un appel à projets de la Fédération des Usagers de la Bicyclette. Il vise à former 90 bénéficiaires sur une période de six mois. Chaque mois, des groupes de quinze personnes, majoritairement bénéficiaires du RSA ou en recherche d’emploi, suivent un parcours complet mêlant apprentissage du vélo, pratique en conditions réelles et ateliers de réparation.

« L’idée, ce n’est pas de proposer une simple initiation, mais un véritable programme d’accompagnement sur le long terme », explique Léo Jusiak, chargé des mobilités actives à la CADEMA. Les participants, parfois totalement novices, bénéficient d’un suivi intensif pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines d’heures de formation. À l’issue de leur parcours, ils doivent être capables de circuler de manière autonome en ville et d’entretenir leur vélo.

Au-delà de la formation technique, le programme répond à un enjeu majeur à Mayotte : l’accès à la mobilité. Sur un territoire où les déplacements constituent souvent un frein à l’insertion professionnelle, le vélo apparaît comme une solution accessible et durable. « C’est un vecteur d’émancipation et de lien social », souligne le responsable.

Le dispositif repose également sur une mobilisation collective des acteurs de l’insertion, notamment France Travail et plusieurs structures locales, chargées d’identifier les bénéficiaires et de les orienter vers le programme. Une attention particulière est portée à la mixité, avec un objectif de 50 % de femmes parmi les participants. L’association Womenability suit d’ailleurs le projet afin d’analyser et valoriser l’accès des femmes à la mobilité.

Autre ambition affichée : pérenniser l’initiative. Pensé comme une expérimentation, « Vélo-Égaux » pourrait être étendu à d’autres territoires de l’île si les résultats sont concluants. D’ici là, les organisateurs devront relever un défi de taille : l’approvisionnement en vélos. Si chaque bénéficiaire est censé en recevoir un gratuitement à la fin de sa formation, les contraintes logistiques propres à Mayotte compliquent les livraisons. Des solutions comme la récupération de vélos d’occasion sont actuellement à l’étude.

En parallèle, la CADEMA prépare une série d’animations autour du vélo pour le mois de mai, dans le cadre d’une dynamique nationale de promotion des mobilités actives. Sorties cyclo, tests d’intermodalité bus-vélo ou encore démonstrations freestyle pourraient ainsi rythmer les prochaines semaines.

Pour les premiers participants, l’enjeu est déjà concret : apprendre à pédaler, gagner en autonomie et, peut-être, franchir un premier pas vers l’emploi.

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Le procès du maire de Tsingoni reporté aux 8 et 9 décembre

Le procès du maire de Tsingoni reporté aux 8 et 9 décembre

Le procès du maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, a été renvoyé ce mardi 14 avril 2026 par le tribunal judiciaire de Mamoudzou. Le dossier sera examiné les 8 et 9 décembre prochains.

Neuf prévenus étaient appelés à comparaître, dont le maire. L’affaire porte sur des soupçons d’irrégularités dans la gestion communale : atteinte à la liberté d’accès aux marchés publics, détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts et recel. Des faits qui s’étalent entre 2018 et 2023.

Le renvoi n’est pas lié au mouvement national « Justice morte », engagé depuis le 7 avril contre le projet de loi SURE (« pour une Sanction Utile, Rapide et Effective »)  mais à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) engagée par l’un des prévenus.

À l’issue de la décision, les prévenus ont été appelés un à un à la barre pour l’examen de leur contrôle judiciaire. Le maire a indiqué ne pas avoir soldé les 4 800 euros qu’il devait verser avant le 1er avril. Plusieurs élus, réélus lors du scrutin municipal de 2026, ont également demandé la levée des interdictions de contact afin de pouvoir participer normalement aux conseils municipaux. Le tribunal a maintenu les mesures.

Sur le plan politique, Issilamou Hamada, maire Les Républicains, avait pris la tête de la commune après le décès en 2023 de Mohamed Bacar, dont il était l’adjoint à l’économie. À son arrivée, il s’était engagé à appliquer les recommandations de la Chambre régionale des comptes, qui avait pointé plusieurs irrégularités dans la gestion communale, notamment en matière de marchés publics.

L’enquête judiciaire avait franchi un cap en octobre 2025 avec plusieurs gardes à vue, dont celle du maire. Malgré cette procédure en cours, il a été réélu en 2026.

Le dossier reste désormais en suspens jusqu’à décembre, dans une commune contrainte de fonctionner avec des élus toujours soumis à des restrictions judiciaires.

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La Chambre de Commerce et d’Industrie de Mayotte célèbre l’excellence entrepreneuriale locale

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Mayotte célèbre l’excellence entrepreneuriale locale

Le 10 avril 2026, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Mayotte a mis à l’honneur 28 entrepreneurs engagés à l’occasion des Trophées du Commerce, organisés dans le cadre de la quatrième édition des Nouvelles Dynamiques de l’Outre-mer. Ce programme national vise à valoriser et accompagner les initiatives entrepreneuriales des territoires ultramarins en mettant en lumière des projets innovants et porteurs de développement économique.

Cette matinée intense a été rythmée par des présentations, des idées et des échanges porteurs d’ambition, illustrant le dynamisme et la créativité du tissu économique local. Plusieurs initiatives se sont distinguées lors de cette édition. Le prix qualité a été attribué à Hibiscus Café Culture porté par Attoumani Anliati. Le prix entrepreneuriat est revenu à C’PratiK représenté par Tahinah Attoumani. Le prix innovation a récompensé Ecol’eau Mayotte mené par Isaac et Nourdine, tandis que le prix développement durable a été décerné à Mob’helios Mayotte porté par Cécile Perron. Enfin, le prix coup de cœur a été attribué à EI Anfani Amina.

Sous la présidence de Souffou Sophiata, le jury composé de plusieurs acteurs institutionnels et économiques du territoire a salué la qualité des projets présentés ainsi que l’engagement des candidats.

À travers ces trophées, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Mayotte valorise une économie locale en pleine évolution, capable d’innover, de s’adapter et de se développer avec ambition. La prochaine étape est désormais la phase nationale prévue en juin, au cours de laquelle Mayotte entend confirmer son rayonnement et porter haut les talents de son territoire.

Un appel à candidatures pour former les cadres de demain à Mayotte

Un appel à candidatures pour former les cadres de demain à Mayotte

La Préfecture de Mayotte a lancé un appel à candidatures dans le cadre du dispositif « Cadres d’avenir », un programme destiné à renforcer la formation de cadres locaux afin de soutenir le développement du territoire. Ce dispositif s’adresse aux étudiants, jeunes diplômés et professionnels à fort potentiel, sélectionnés pour suivre une formation universitaire dans un secteur prioritaire en France hexagonale ou à La Réunion.

La prise en charge peut aller jusqu’à cinq ans, avec un engagement des bénéficiaires à revenir exercer à Mayotte afin de contribuer directement au développement économique, social et institutionnel de l’île. L’objectif est de former une nouvelle génération de cadres mahorais capables de répondre aux besoins du territoire.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 6 juillet 2026.

Benoît Hamon, Président d’ESS France sera en visite à Mayotte le 20 et 21 avril

Benoît Hamon, Président d’ESS France sera en visite à Mayotte le 20 et 21 avril
© socialeconomynews.eu

L’ancien ministre Benoît Hamon, est attendu à Mayotte les 20 et 21 avril 2026 pour une première visite officielle en tant que président d’ESS France, l’association représentative des acteurs et réseaux de l’économie sociale et solidaire française.

Le lundi 20 avril, il débutera son déplacement par une rencontre avec l’association Kaja Kaona, engagée dans l’accompagnement des jeunes vers l’insertion professionnelle. Le lendemain, à Kaweni, plusieurs visites de terrain sont prévues : l’association Mariziki, qui développe une restauration solidaire pour les scolaires, l’entreprise Habit’âme spécialisée dans la valorisation des déchets plastiques, ainsi que l’association Action Coup de pouce.

La visite se poursuivra l’après-midi à Combani avec un déplacement au sein de la coopérative agricole Ucoopam.

Ce déplacement s’inscrit dans la tournée régionale d’ESS France et fait suite à la mobilisation de l’organisation pour soutenir les structures mahoraises après le passage du cyclone Chido.

Un spectacle pour ouvrir le dialogue sur l’adoption

Un spectacle pour ouvrir le dialogue sur l’adoption

Du 18 au 23 avril 2026, Mayotte accueille une série de représentations du spectacle « Fa’a’amu, l’enfant adoptif », à l’initiative de l’association Enfance et Familles d’Adoption (EFA). Trois rendez-vous sont proposés au public, à Chirongui, Labattoir et au lycée des Lumières.

Sur scène, la comédienne Fanny Corbasson incarne une mère adoptive confrontée à la lettre de révolte de son fils. Écrite par Roger Lombardot, cette pièce en forme de monologue aborde avec finesse les questions de filiation, d’attachement et d’identité. Un texte fort, porté par une mise en scène sobre, qui laisse toute sa place à l’émotion.

Au-delà de la représentation, chaque séance donnera lieu à un temps d’échange avec le public. Professionnels de la protection de l’enfance et membres de l’EFA seront présents pour accompagner la discussion et répondre aux interrogations.

L’entrée est gratuite, avec un accès ouvert à tous à partir de 13 ans.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes