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L’eau non conforme dans toutes les communes du sud de Mayotte

L’eau non conforme dans toutes les communes du sud de Mayotte

La SMAE informe les habitants de Kani-Kéli, Bouéni, Chirongui, Bandrélé, Dembéni, Sada, Ouangani et Chiconi, d’une non-conformité détectée dans la qualité de l’eau du réseau.

À la suite d’analyses récentes, l’opérateur appelle à des mesures de précaution immédiates afin de garantir la sécurité sanitaire. Il est demandé à l’ensemble de la population concernée de faire systématiquement bouillir l’eau avant toute consommation.

L’eau bouillie peut être utilisée sans risque pour boire, cuisiner ou se brosser les dents, à condition d’être conservée dans un récipient propre, à l’abri de la chaleur, et consommée dans un délai de 48 heures.

De nouveaux contrôles sont prévus dans les prochains jours pour suivre l’évolution de la situation. Les résultats seront communiqués ultérieurement.

Sept interpellations lors d’une opération de police à Tsoundzou

Dans le cadre de l’opération Kingia, la Police nationale, appuyée par le RAID et des moyens aériens, a interpellé sept individus présentés comme des cibles prioritaires à Tsoundzou.

Selon les autorités, ces personnes sont suspectées d’être impliquées dans des faits de violences armées, de vols avec violences et de caillassages sur les axes routiers. Elles ont été placées en garde à vue.

Chembenyoumba : une opération du CODAF cible un marchand de sommeil

Chembenyoumba : une opération du CODAF cible un marchand de sommeil

Une opération de contrôle menée vendredi 17 à Chembenyoumba, dans la commune de Mtsangamouji, par le CODAF a ciblé un marchand de sommeil identifié par les autorités.

Les vérifications ont permis de mettre au jour trois logements divisés en seize foyers, hébergeant 36 personnes en situation de grande précarité. Huit personnes en situation irrégulière ont été interpellées en vue de leur éloignement.

Les agents ont également constaté trois branchements illégaux aux réseaux publics, présentant des risques pour la sécurité, et saisi près de 12 000 euros en espèces.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’opération Kingia.

Des agents du Département formés aux financements européens

Des agents du Département formés aux financements européens

Le Département-Région de Mayotte a clôturé, vendredi 17 avril à Mamoudzou, une session de formation consacrée au montage et à la gestion de projets européens.

Organisée dans le cadre de sa stratégie d’accès aux financements de l’Union européenne, cette formation a réuni des agents issus notamment de la direction générale adjointe Enseignement, Formation et Insertion. Plus d’une centaine d’entre eux ont été formés au cours de l’année écoulée.

Le dispositif, initié avec le GIP Carif-Oref et appuyé par le GIP Europe, a déjà permis le dépôt de huit dossiers lors du dernier appel à projets.

La collectivité indique que ces formations devraient être reconduites, en prévision de la prochaine programmation européenne.

Un concours d’éloquence en kibushi à Chiconi

Un concours d’éloquence en kibushi à Chiconi
« Une langue ne meurt pas tant qu’on la parle » : un concours d’éloquence en kibushi est organisé à Chiconi le 30 mai 2026 sur la place Ambaoro.

Chiconi organise un concours d’éloquence en kibushi le 30 mai 2026 dans le cadre du festival Reska ny Kalamu. L’événement s’adresse aux personnes majeures, invitées à présenter un discours en kibushi sur le thème de leur choix.

La commune de Chiconi accueillera, le 30 mai 2026, un concours d’éloquence en kibushi dans le cadre du festival Reska ny Kalamu. Organisé sur la place Ambaoro de 14 h à 18 h, l’événement est ouvert à toute personne majeure souhaitant prendre la parole dans cette langue locale. Une dizaine de participants seront sélectionnés.

Chaque candidat devra proposer un discours de trois à cinq minutes, entièrement en kibushi. Le choix du sujet est libre, à condition de respecter les valeurs du vivre-ensemble. Les organisateurs misent sur l’originalité et l’authenticité des interventions, dans un format qui valorise autant le fond que la forme.

Ce concours s’inscrit dans une démarche de promotion des langues et cultures locales. « La langue est un patrimoine », rappelle Monsieur Del, directeur de la culture et du patrimoine de la ville de Chiconi. « À Mayotte, il existe deux langues maternelles. Leur valorisation passe par leurs propres locuteurs. » Pour la municipalité, il s’agit aussi de renforcer la confiance des habitants dans l’usage du kibushi, à l’oral comme à l’écrit.

Le festival Reska ny Kalamu, dédié aux arts poétiques et à la littérature, propose également des rencontres et une table ronde autour de la création artistique. Le thème retenu cette année, « J’existe : aller à la conquête de soi », irrigue l’ensemble de la programmation et donne le ton de cette édition.

Au-delà de la compétition, les organisateurs présentent le concours comme un espace d’expression et de réappropriation. Dans un territoire où les récits ont souvent été produits de l’extérieur, l’initiative entend encourager les habitants à faire entendre leur propre voix.

Les lauréats remporteront une résidence d’immersion culturelle et linguistique d’une semaine dans l’Hexagone, comprenant transport, hébergement et visites. L’ensemble des participants bénéficiera également d’une récompense.

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Inégalités outre-mer : au Sénat, une semaine d’auditions pour comprendre l’ampleur du fossé

Inégalités outre-mer : au Sénat, une semaine d’auditions pour comprendre l’ampleur du fossé

La semaine dernière, la commission d’enquête sur les inégalités outre-mer a enchaîné les auditions de responsables politiques et administratifs. À travers ces échanges, une même réalité s’est dessinée : celle d’inégalités profondes, persistantes, et parfois encore mal mesurées.

Mercredi, Manuel Valls, ancien Premier ministre et ex-ministre des Outre-mer, a été auditionné à huis clos. Le lendemain, l’intervention de Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, a déplacé le regard vers Bruxelles. Le ministre a insisté sur le rôle stratégique des outre-mer pour l’Union européenne, rappelant leur poids géopolitique, maritime et environnemental. Mais il a aussi reconnu les limites du système actuel : des financements importants existent, mais ils restent difficiles d’accès et souvent mal adaptés aux réalités locales. Il a admis surtout que l’Europe « n’est pas encore au rendez-vous ».

La question sanitaire, elle, a mis en lumière une autre facette des inégalités. Devant la commission, Didier Lepelletier, directeur général de la santé, a décrit des territoires confrontés à une situation globalement moins favorable qu’en métropole. Les maladies chroniques y sont plus fréquentes, la mortalité infantile plus élevée et les risques environnementaux plus nombreux. À Mayotte, la jeunesse de la population et les contraintes liées à la croissance démographique accentuent encore la pression sur un système de santé déjà fragilisé. L’État tente désormais d’anticiper davantage les crises, plutôt que de simplement y répondre dans l’urgence.

Sur le terrain économique et fiscal, l’audition de la directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, a révélé une difficulté plus inattendue. L’administration ne dispose pas d’une vision territorialisée complète des recettes et des dépenses publiques, ce qui limite sa capacité à mesurer précisément les inégalités entre territoires. Dans le même temps, elle a souligné l’existence de nombreux dispositifs spécifiques aux outre-mer, notamment en matière fiscale, ainsi qu’un effort renforcé à Mayotte où les effectifs ont fortement augmenté ces dernières années pour accompagner les transformations du territoire.

Enfin, l’enseignement supérieur est apparu comme l’un des marqueurs les plus nets de ces écarts. Devant les sénateurs, Olivier Ginez, directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, a rappelé que les étudiants ultramarins étaient proportionnellement plus nombreux à être boursiers et moins nombreux à réussir leur parcours universitaire. L’offre de formation plus limitée, le coût de la mobilité vers l’Hexagone et les conditions de vie ont expliqué en partie ces difficultés, même si des progrès ont été observés avec le développement d’universités locales et de dispositifs d’aide renforcés.

Vendredi, Gérald Darmanin, ministre de la justice et ancien ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, a également été auditionné à huis clos.

Au fil de ces auditions, une conclusion s’est imposée : les inégalités outre-mer ne relèvent pas d’un seul facteur, mais d’un enchevêtrement de réalités économiques, sociales, sanitaires et institutionnelles.

La commission d’enquête doit encore poursuivre ses travaux avant de rendre ses conclusions. Mais une chose est déjà claire : sans meilleure connaissance des réalités locales et sans politiques plus adaptées, la promesse d’égalité républicaine reste, pour beaucoup d’ultramarins, un objectif encore lointain.

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Projet de loi “SURE” : les avocats expriment leur vive inquiétude

Projet de loi “SURE” : les avocats expriment leur vive inquiétude

Le barreau de Mayotte a pris une position forte et structurée face à une réforme judiciaire qui suscite une vive inquiétude au sein de la profession. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 17 avril 2026, les avocats de l’île ont adopté une motion dénonçant les dérives potentielles du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, issu du texte dit « SURE », récemment adopté en première lecture par le Sénat.

Derrière un objectif affiché de modernisation et d’efficacité, ce projet de loi est perçu par les avocats mahorais comme une menace directe aux principes fondamentaux du procès pénal. Au cœur des critiques : l’introduction d’un mécanisme de « plaider coupable » applicable aux crimes les plus graves. Une évolution majeure qui permettrait de juger un accusé sur la base de ses seuls aveux, sans débat public, sans confrontation des témoignages, sans expertise contradictoire et, surtout, sans recours à un jury populaire.

Pour les avocats, cette procédure simplifiée constitue une rupture profonde avec les garanties essentielles d’un procès équitable. Elle priverait à la fois les accusés et les victimes d’un moment crucial : celui d’un procès public, oral et contradictoire, où la vérité judiciaire se construit collectivement. Dans un contexte où la parole des victimes a déjà été difficile à faire émerger, cette réforme est perçue comme un recul, risquant de marginaliser leur rôle dans le processus judiciaire.

Au-delà des principes, les avocats pointent également une réalité matérielle préoccupante. Le texte, loin de renforcer les moyens de la justice, élargit les compétences des juridictions criminelles départementales sans prévoir de création de postes supplémentaires. Une situation particulièrement critique à Mayotte, déjà confrontée à un manque structurel de magistrats et de greffiers. Pour le barreau, cette réforme est non seulement inadaptée au territoire, mais tout simplement inapplicable en l’état.

Derrière cette évolution législative, les avocats dénoncent une logique purement gestionnaire : désengorger les tribunaux en traitant plus rapidement les affaires criminelles, au détriment de la qualité de la justice rendue. Une approche qu’ils refusent catégoriquement d’endosser. « Nous ne serons pas les complices d’une dégradation organisée du service public de la justice », affirment-ils en substance à travers leur motion.

Face à cette situation, le barreau de Mayotte ajuste sa stratégie. Si le mouvement de grève initié le 1er avril n’a pas permis d’atteindre les résultats espérés, la mobilisation se poursuit sous une forme allégée. À compter du 18 avril, les avocats reprendront leurs activités pour la majorité des contentieux, tout en maintenant une ligne de fermeté sur certains dossiers : ils refuseront toute assistance en matière de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) ainsi que devant la Cour d’assises.

Par ailleurs, les services de permanence sont rétablis depuis le 17 avril à midi, signe d’une volonté de concilier mobilisation professionnelle et continuité du service aux justiciables. Cette position intermédiaire s’inscrit dans une dynamique nationale, la profession ayant décidé de prolonger le mouvement jusqu’en juin 2026, date à laquelle le texte sera examiné par l’Assemblée nationale.

Le barreau de Mayotte entend également participer activement aux journées d’action organisées à l’échelle nationale dans les semaines à venir. Une nouvelle assemblée générale est d’ores et déjà prévue le 11 mai 2026 afin d’évaluer l’évolution de la situation et de déterminer les suites du mouvement.

À travers cette mobilisation, les avocats espèrent envoyer un message clair aux pouvoirs publics. Ils appellent le Gouvernement et le Parlement à prendre la mesure de leur opposition et à revoir en profondeur un projet de loi qu’ils jugent incompatible avec les exigences d’une justice digne, humaine et respectueuse des droits fondamentaux.

Dans un contexte où la confiance dans l’institution judiciaire est un enjeu majeur, le bras de fer engagé à Mayotte illustre une tension plus large : celle entre efficacité administrative et garanties démocratiques. Une question essentielle, dont les réponses façonneront durablement le visage de la justice française.

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Quand le basket mahorais bascule dans le chaos

Quand le basket mahorais bascule dans le chaos

Ce qui devait être une soirée de sport et de passion s’est transformé en scène de désordre et d’inquiétude. À Labattoir, la finale retour du championnat de Mayotte de basket-ball n’a jamais livré son verdict. Au lieu d’un suspense sportif jusqu’au buzzer final, c’est une interruption brutale qui a marqué les esprits, laissant désormais les instances face à une décision lourde de conséquences.

Sur le parquet, pourtant, tout semblait sourire à l’équipe locale. Avec une avance confortable de 83 à 66 à quelques minutes de la fin, Labattoir se dirigeait vers une victoire qui aurait relancé totalement la série en forçant un match décisif. Mais l’enjeu, déjà élevé, a fini par déborder des limites du terrain.

La tension, palpable dans les tribunes comme sur le banc, a atteint son paroxysme dans le dernier quart-temps. Une altercation entre supporters a rapidement dégénéré en bagarre générale. En quelques instants, la situation a échappé à tout contrôle : des dizaines de personnes se sont retrouvées impliquées, envahissant l’aire de jeu. Des joueurs eux-mêmes ont quitté leur position pour se mêler à l’incident, aggravant encore la confusion.

Face à ce chaos, les officiels ont tenté de calmer le jeu. La rencontre a d’abord été suspendue pendant près d’une heure, le temps que les forces de l’ordre interviennent pour rétablir un semblant de calme. Mais les conditions n’étaient plus réunies pour reprendre la partie. L’arbitre principal a alors pris la décision d’arrêter définitivement le match.

Désormais, le sort de cette finale ne se jouera plus sur le terrain, mais dans les bureaux. La commission de discipline devra trancher : forfait, sanctions, ou autres mesures. Une décision qui pourrait bouleverser l’issue du championnat.

Du côté de Kawéni, l’amertume domine. Les responsables du club mettent en avant la responsabilité de l’organisation, estimant que la sécurité n’a pas été assurée comme elle aurait dû l’être. Ils contestent également les conditions dans lesquelles la rencontre a été arrêtée et envisagent un recours, dans l’attente d’une décision officielle.

Les tensions ne se limitent pas à une simple rivalité sportive. Selon certains témoignages, l’élément déclencheur serait une altercation impliquant l’épouse d’un joueur, qui aurait provoqué une réaction en chaîne. D’autres incidents, dont un geste violent capté en vidéo, viennent alourdir encore le climat autour de cette soirée.

Dans ce contexte, les joueurs, eux, tentent de garder le cap. Certains préfèrent se concentrer sur l’avenir immédiat, reprenant l’entraînement en attendant de connaître l’issue administrative de cette rencontre inachevée.

Au-delà du résultat sportif, cet épisode pose une question plus large : celle de la gestion des événements à forte tension et de la sécurité dans les compétitions locales. Le basket mahorais, passionné et engagé, se retrouve aujourd’hui à un tournant, contraint de tirer les leçons d’une soirée qui a dépassé le cadre du sport.

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Comores : huit stations-service privées en grève depuis samedi

Comores : huit stations-service privées en grève depuis samedi

Dans un communiqué, les huit fournisseurs, dont la majorité sont implantés dans la capitale, dénoncent une concurrence déloyale dans le secteur des hydrocarbures, notamment de la part de la société comorienne qui fournit les produits pétroliers.

C’est une crise de plus qui vient pénaliser les usagers de la route, déjà à bout à cause de la pénurie de carburant qui frappe le pays. Dans une déclaration rendue publique vendredi soir, les principales stations-service privées de Moroni ont annoncé observer, à compter du samedi 18 avril, une grève marquée par la suspension de toutes leurs commandes auprès de la Société comorienne des hydrocarbures (SCH).

« Dans un contexte de tension exceptionnelle sur l’approvisionnement en carburant, lié notamment aux perturbations internationales affectant le détroit d’Ormuz, plusieurs stations-service indépendantes opérant aux Comores souhaitent alerter l’opinion publique, les autorités compétentes et les acteurs économiques sur des dysfonctionnements graves affectant la distribution des hydrocarbures », introduisent les patrons signataires des stations sises à Moroni et dans ses environs.

La décision de baisser les rideaux a pour but de dénoncer des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des hydrocarbures. Depuis le 1er avril, l’entreprise publique, qui détient le monopole de la fourniture de carburant sur le territoire national, a ouvert, au sud de la capitale, sa propre station-service pour faciliter l’approvisionnement et l’accessibilité des produits pétroliers.

La cérémonie avait réuni de nombreuses personnalités étatiques, notamment le directeur de cabinet chargé de la Défense. Mais voilà que, deux semaines plus tard, la station se trouve sur la sellette.

Traitement prioritaire

En effet, les huit stations indépendantes l’accusent de bénéficier d’un traitement de faveur.

« Parallèlement, il est constaté que la station exploitée par la Société comorienne des hydrocarbures (SCH), notamment celle située à Malouzini, bénéficie d’un traitement prioritaire manifeste dans l’approvisionnement, avec des livraisons régulières et des volumes supérieurs, y compris en période de pénurie, alors que les stations indépendantes subissent retards et restrictions », note le collectif des stations-service privées.

Le communiqué de ce vendredi ajoute : « Nous, stations signataires, constatons aussi, de manière répétée, une dégradation significative de nos conditions d’approvisionnement, caractérisée par des retards fréquents de livraison, des volumes insuffisants et une absence de prévisibilité dans la distribution. »

Au moment où nous écrivions ces lignes, samedi, la Société comorienne des hydrocarbures n’avait pas réagi. Une source interne a seulement exprimé son étonnement face à ce mouvement des stations-service.

« Les stations viennent habituellement nous faire part de leurs problèmes avant de faire grève. Cette fois-ci, cela n’a pas été le cas. Et nous démentons les accusations selon lesquelles nous distribuons le carburant de façon inéquitable en favorisant notre station », a indiqué notre source, qui a réitéré la disponibilité de l’entreprise publique pour des pourparlers.

Déjà confrontés à une pénurie de carburant depuis mardi, les automobilistes doivent donc supporter cette nouvelle crise. Dans leur communiqué, les stations indépendantes relèvent plusieurs pratiques du fournisseur national des hydrocarbures. On y trouve une liste de cinq griefs, parmi lesquels des retards affectant principalement les stations privées, des anomalies persistantes dans la chaîne de transport et de distribution, ainsi que des pratiques de démarchage direct auprès de la clientèle des stations indépendantes.

« Cette situation se traduit concrètement par une différence notable dans les horaires d’exploitation : la majorité des stations indépendantes sont contraintes de fermer dès la fin d’après-midi, entre 17 h et 18 h, faute de stock, alors que la station de la SCH à Malouzini reste ouverte jusqu’à des horaires très tardifs, parfois au-delà de minuit, grâce à un niveau d’approvisionnement largement supérieur », illustrent les signataires, qui appellent à la mise en place de critères clairs et transparents de répartition du carburant.

Juge et partie

Les huit stations réclament également un traitement égal entre tous les opérateurs, le renforcement des mécanismes de contrôle de la chaîne logistique et la cessation de toute pratique susceptible de fausser la concurrence.

Au-delà des faveurs dont elle bénéficierait, c’est l’ouverture même de la station de la Société comorienne des hydrocarbures qui est décriée.

« Sa mission est d’importer et de distribuer le carburant, pas de devenir détaillant. Sinon, il y a un risque de voir les stations privées disparaître », prévient un opérateur du secteur des hydrocarbures.

Selon lui, il s’agit d’un retour en arrière : « Dans les années 1990, les cinq stations qui existaient appartenaient à la société Comores Hydrocarbures, qui ne pouvait alors être juge et partie en raison de ses statuts. La libéralisation du marché, issue de négociations avec le gouvernement et la Banque mondiale, a conduit à la cession de ces stations à des opérateurs privés. Aujourd’hui, on est en train de revenir sur des réformes fondamentales qui visaient à organiser le secteur des hydrocarbures. Il faut le rappeler aux autorités », a-t-il lancé.

Du côté de la direction de la Société comorienne des hydrocarbures, on affirme que la porte des négociations reste ouverte.

Ce n’est pas la première fois qu’une crise empoisonne les relations entre la direction des hydrocarbures et ses principaux clients, à savoir les stations-service. En septembre 2022, celles-ci avaient déclenché une grève pour protester contre l’exigence de payer comptant avant la livraison du carburant.

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Vol Paris-Mayotte dérouté : incident technique et atterrissage imprévu à Madagascar

Vol Paris-Mayotte dérouté : incident technique et atterrissage imprévu à Madagascar

Un avion de la compagnie Air Austral assurant la liaison entre Paris et Mayotte a dû être dérouté ce jeudi 16 avril 2026 vers Tananarive, à Madagascar, en raison d’un problème technique survenu lors de l’approche. L’appareil, initialement attendu à Dzaoudzi, a finalement atterri en toute sécurité sur une piste plus adaptée aux contraintes de l’aéroport de Pamandzi.

Face à cette situation, la compagnie a immédiatement mobilisé un mécanicien sur place afin d’inspecter et remettre l’avion en service. En parallèle, des solutions de réacheminement sont mises en place pour les passagers concernés.

Cet incident pourrait entraîner des perturbations sur certains vols du réseau, notamment entre Mayotte, La Réunion et Paris.

Le CCEEM réunit ses membres pour un séminaire de rentrée axé sur la gouvernance et les perspectives 2026

Le CCEEM réunit ses membres pour un séminaire de rentrée axé sur la gouvernance et les perspectives 2026
* image d'illustration générée par ia

Le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement de Mayotte (CCEEM) organise, le 18 avril 2026, son séminaire de rentrée, bilan et perspectives, au restaurant Le Coco Beach à Hamjago, de 8h30 à 16h00.

Inscrite dans l’axe 4 du plan de mandature intitulé « Assurer une gouvernance inclusive et productive », cette rencontre vise à renforcer le fonctionnement interne du conseil consultatif composé d’acteurs de la société civile organisée.

Cette journée de travail poursuit plusieurs objectifs : mieux s’approprier les missions et enjeux du CCEEM, capitaliser sur les expériences passées pour améliorer ses actions, renforcer la cohésion entre les membres et encourager une dynamique collective plus efficace et inclusive.

Elle doit également permettre de dégager une vision commune, des priorités partagées et des méthodes de travail renforcées, afin de produire des résultats concrets en faveur du développement de Mayotte.

Le programme prévoit une séance d’ouverture, des échanges et un exposé en matinée, suivis d’ateliers thématiques l’après-midi, avant une restitution des travaux et l’intervention de grands témoins en clôture.

Kani Fashion Week : quand la mode rencontre la musique classique et les arts vivants

Kani Fashion Week : quand la mode rencontre la musique classique et les arts vivants

Du 20 au 25 avril, le festival d’art contemporain revient avec une nouvelle édition placée sous le signe de la créativité et de la rencontre des disciplines artistiques. Cette année, le thème « La mode en mélodie classique » propose un dialogue inédit entre élégance visuelle et univers musical.

Au programme, plusieurs expressions artistiques seront mises à l’honneur : la mode artisanale, avec des créations entièrement réalisées à la main valorisant le savoir-faire et l’authenticité ; la musique, explorant un large éventail de styles allant de l’opéra au jazz en passant par le piano, le saxophone et le gospel ; la coiffure artistique, centrée sur la valorisation de l’art afro et de ses expressions contemporaines ; ainsi que la danse, mêlant performances classiques et modernes.

Du 20 au 24 avril, des groupes d’enfants issus des écoles de chaque village seront accueillis à travers des stands thématiques, afin de découvrir les différents univers artistiques et d’échanger avec des professionnels.

Point d’orgue du festival, le 25 avril, la KANI FASHION WEEK proposera un défilé mêlant mode, musique et danse dans une soirée spectaculaire et haute en couleurs.

Affaire SIEAM : des condamnations lourdes pour un système jugé “accablant”

Affaire SIEAM : des condamnations lourdes pour un système jugé “accablant”

« Pour le procès du siècle, la population mahoraise semble très intéressée », ironise maître Fatima Ousseni dans la salle d’audience B du tribunal judiciaire de Mamoudzou ce jeudi 16 avril. Pour cause, alors que le délibéré du procès du SIEAM rendu à Paris doit être retransmis en visioconférence à 11h, seuls une vingtaine de membres du tribunal, en tenue civile, sont venus assister au verdict.

« Des faits particulièrement accablants »

Pendant plus d’une heure et demie, le juge décrit un mécanisme structuré, durable et assumé. Il pointe « une défaillance persistante et organisée des dispositifs de contrôle et de gestion » et surtout « une concentration des pouvoirs au niveau de la présidence ». Au cœur du système, une pratique illégale mais généralisée : le fractionnement des marchés publics, ou “saucissonnage”, destiné à contourner les seuils réglementaires de la commande publique.

Le juge affirme s’être fondé en partie sur le témoignage de Fardi Bacar Chebane, ancien directeur des services techniques pour établir le fonctionnement du système. Ce dernier décrit une attribution des marchés décidée en amont : le directeur de cabinet pouvait lui indiquer le nom de l’entreprise à qui attribuer le marché, afin de « faire croire au respect d’une mise en concurrence avec la remise de trois devis ».

Dans les faits, l’entreprise retenue était contactée directement et devait produire elle-même les autres propositions. « Au nom du président on nous donnait le nom de l’entreprise et le collaborateur appelait les entreprises. », cette dernière « se chargeait elle-même de trouver les devis complémentaires. »

Des pratiques d’autant plus visibles que des montants identiques pouvaient apparaître sur des devis émanant de sociétés différentes n’ayant pas les mêmes moyens d’engager les mêmes consommables. Une situation qu’il explique ainsi : « Ce sont les entreprises amies du président du SIEAM, elles se côtoient, se parlent entre elles. Ça ne m’étonne pas. »

Marché après marché, le tribunal parle d’éléments « particulièrement accablants ». Dans le dossier des formations, 22 000 heures étaient prévues, mais à peine 2 000 ont été réalisées. « Les formations n’ont pas été faites et ne devaient pas l’être », tranche le juge. Dans d’autres marchés, comme le débroussaillage, 660 000 euros sont engagés sans appel d’offres. Les montants de certaines prestations sont « fixés arbitrairement », sans « aucune rationalité économique ».

L’affaire comporte également un volet de corruption. Un véhicule a été offert à une membre de la commission d’appel d’offres en échange de l’attribution de marchés publics. Le tribunal estime que « le pacte de corruption est parfaitement caractérisé », allant jusqu’à considérer que « la direction du SIEAM avait tordu le bras » à l’entrepreneur pour acheter le véhicule afin de continuer à avoir accès à ce marché public.

« Un système de favoritisme qui porte atteinte au contrat social local » : le tribunal justifie les peines

Sur les peines, le tribunal explique avoir pris en compte la dimension systémique du dispositif. Ces pratiques ayant entraîné « de graves distorsions de concurrence », mais aussi « des faits particulièrement graves de détournement de fonds publics » et de « corruption ». Le juge rappelle que « les prévenus ont participé à un système de favoritisme au sein du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte, alors que ce dernier était en charge de la satisfaction des besoins essentiels pour la population de l’île, à savoir l’accès à l’eau potable et ce, dans le contexte de la crise de l’eau que connaît Mayotte depuis de nombreuses années. » ajoutant que « Ces faits ont donc porté atteinte au contrat social local et sont de nature à égratigner la confiance portée par les citoyens dans leurs représentants en charge de la gestion des deniers publics. »

La sanction la plus lourde vise Mohammadi Vita. Il est condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, avec mandat de dépôt, 10 000 euros d’amende, dix ans d’inéligibilité et cinq ans d’interdiction d’exercer dans la fonction publique. Une confiscation de 5 000 euros sur son assurance-vie a également été ordonnée. La juridiction a assorti la peine d’une exécution provisoire. Ainsi, il sera incarcéré dans les prochaines semaines même en cas d’appel.

L’ancien directeur de cabinet, Camille Abdullahi, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis. Il devra effectuer une année de détention avec exécution provisoire et payer une amende de 20 000 euros. Il fait également l’objet d’une inéligibilité et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique de cinq ans avec sursis.

L’ex-directeur administratif et financier, Mouslim Abdourahaman, écope de six mois de prison avec sursis, de 5 000 euros d’amende et de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

L’ex-DAF adjoint et actuel maire de Bouéni, Mirhane Ousseni, a été relaxé pour une partie des faits mais reconnu coupable pour d’autres. Il est condamné à quatre mois de prison avec sursis et à trois ans d’inéligibilité. Il a dores et déjà annoncé faire appel de sa condamnation.

L’ex-directeur des services techniques, Fardi Bacar Chebane, est condamné à trois ans de prison, dont 30 mois avec sursis. Il devra effectuer six mois de détention à domicile, payer une amende de 30 000 euros et se voit interdire d’exercer une fonction publique pendant cinq ans. Le tribunal a tenu compte de son rôle dans la manifestation de la vérité.

Karima Nassur est condamnée pour recel de corruption à 18 mois de prison, dont un an avec sursis, ainsi qu’à six mois de détention à domicile pour avoir bénéficié du véhicule. Elle devra payer 5 000 euros d’amende et est frappée de cinq ans d’inéligibilité ainsi que d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique avec sursis.

Plusieurs entreprises sont également condamnées pour recel de favoritisme, avec des amendes importantes et des exclusions des marchés publics.

« Ça ne coûte pas trop cher de détourner des millions » : un verdict qui divise

À la sortie de l’audience, une spectatrice lâche : « Ça ne coûte pas trop cher de détourner des millions ». Une phrase qui résume le sentiment mitigé d’une partie du public.

« Je n’ai pas l’impression que le tribunal ait été particulièrement clément », estime quant-à-elle maître Fatima Ousseni, ajoutant que « pour trois bons de commande vous avez quand même un élu qui vient de perdre son mandat », sauf s’il fait appel.

Elle invite surtout à une réflexion de fond : « Il faut qu’on se pose la question de savoir pourquoi les cadres du pays, le tissu économique du pays peuvent être amenés à ce comportement qui ne sont pas ajustés à la loi ».

« Ça ne concerne pas simplement des gens qui ont eu l’intention directe de léser l’île de Mayotte mais ça peut émaner de personnes qui ne savaient pas comment dire non à un supérieur hiérarchique », insiste-t-elle.

Évoquant les réalités locales, elle poursuit : « On est dans l’exiguïté. On a souvent des cousins, des amis originaires du même village, on peut être tentés de travailler avec les mêmes personnes mais ce n’est pas possible parce que ça crée des déséquilibres économiques qui peuvent être néfastes. » Et de rappeler : « Les deniers publics ne sont pas des deniers personnels ». Avant de conclure : « Il faut que la population se saisisse de cette affaire ».

Depuis Paris, Benoît Jorion, avocat de l’actuel maire de Bouéni Mirhane Ousseni, annonce un appel. « Mon sentiment est que la sentence est légère », affirme-t-il, avant de détailler : « une peine extrêmement légère avec sursis », « pas de condamnation à une amende », et surtout une inéligibilité « sans exécution provisoire » ce qui permet à son client de rester en fonction : « il peut rester maire de Bouéni s’il fait appel donc on va faire appel ».

« C’est léger parce qu’on n’a pas grand chose à lui reprocher », ajoute-t-il, avant de détailler : « Au début on lui reprochait d’avoir signé 13 bons de commande et à la fin il en restait que 3. S’il y avait eu dès le début la conscience qu’il n’y avait que 3 bons de commandes, il n’y aurait certainement pas eu de poursuites contre lui. Il a été victime de l’erreur faite par le parquet national financier. »

Au-delà des condamnations, ce jugement met en lumière un système profondément ancré, où favoritisme, contournement des règles et absence de contrôle se sont installés au cœur d’un service public essentiel. Un dossier qui dépasse le cadre judiciaire et interroge durablement la gestion de l’argent public à Mayotte.

Anticor : « cette affaire ne saurait être réduite à des difficultés techniques »

Partie civile dans le procès, l’association Anticor se félicite d’un jugement qui reconnaît « un large système de favoritisme » au sein du SIEAM.

Dans ce dossier, l’association dit avoir voulu « représenter les intérêts des habitants et habitantes de l’île » et « porter la voix des citoyens et citoyennes de Mayotte ». Elle souligne que cette affaire « ne saurait être réduite à des difficultés techniques ou à des contraintes climatiques », mais qu’elle pose « la question fondamentale de la responsabilité publique dans la gestion d’un bien commun essentiel : l’eau ».

Anticor insiste aussi sur les conséquences concrètes : les pratiques de corruption et de favoritisme « contribuent à désorganiser la gestion des ressources, aggraver les pénuries, creuser les inégalités entre les citoyens, et porter atteinte à la santé publique ».

Pour Léo Jusiak, référent local de l’association, « au-delà du dossier judiciaire, cette affaire met en lumière les conséquences concrètes de la corruption sur la vie des Mahorais ». Il estime que « la condamnation de l’ex-président du SIEAM envoie un signal fort et réaffirme l’exigence d’exemplarité des responsables publics ».

L’association Anticor obtient 5 000 euros au titre du préjudice moral ainsi que 6 000 euros pour ses frais de justice.

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Urbanisme : Mayotte cherche son modèle avec la construction hors site

Urbanisme : Mayotte cherche son modèle avec la construction hors site
Rencontre de l’EPRDM à Dembeni sur la construction hors site, réunissant des acteurs du BTP pour discuter des innovations, des enjeux et de l’adaptation à Mayotte.

À Dembeni, le 16 avril 2026, l’EPRDM réunit les acteurs du BTP autour de la construction hors site à Mayotte. Présentée comme une solution rapide et qualitative, la méthode divise. Entre innovations, contraintes d’approvisionnement et adaptation locale, les débats restent ouverts.

« Notre démarche, c’est de dire que la reconstruction de Mayotte est une démarche collective », relate Benoît Gars, directeur général de l’Établissement public pour la refondation et le développement de Mayotte (EPRDM). Ce jeudi 16 avril, à la Technopole de Dembeni, s’est tenue la première rencontre de l’EPRDM, un temps d’échange entre les acteurs du secteur de la construction. Ce premier cycle, une conférence consacrée à la maîtrise d’ouvrage autour de la thématique de la construction hors site, a été organisé en partenariat avec le Département-Région de Mayotte et l’Association Filière Hors Site France. Une méthode de construction qui souffre encore d’une mauvaise image.

« Un procédé extrêmement qualitatif et fiable »

L’objectif de la construction hors site est de standardiser certains procédés afin de permettre aux porteurs de projets d’intégrer de nouvelles méthodes. Cela permet une meilleure gestion du temps de chantier et répond aux besoins des maîtres d’ouvrage, notamment à travers des modules en 3D adaptés à des programmations spécifiques. Cette approche permet, par exemple, de préfabriquer des salles de bain, limitant ainsi les reprises ultérieures. Elle offre également la possibilité de réaliser en atelier différents éléments comme les toitures, les planchers métalliques ou en bois, ainsi que des composants non structurels, tout en garantissant la performance des matériaux.

La Technopole de Dembeni intègre elle-même une structure en préfabrication. « Au-delà de ça, c’est aussi retrouver des compétences d’architectes et de maîtres d’ouvrage… C’est un procédé extrêmement qualitatif et fiable », souligne Céline Beaujoin, déléguée générale de l’Association Filière Hors Site France.

Cette organisation demande un travail préparatoire important, mais permet de réduire le temps de chantier de 30 à 50 %, tout en limitant les nuisances, les besoins de stockage sur site et les aléas d’exécution. En revanche, la construction hors site ne génère pas forcément d’économies directes : elle repose sur une standardisation partielle et sur des choix de procédés adaptés aux filières disponibles.

À Mayotte, Céline Beaujoin explique néanmoins rencontrer des réticences, comme ailleurs, notamment à Marseille, dans l’Hexagone. Elle souhaite miser sur davantage de pédagogie et de vulgarisation de cette méthode. Malgré ces qualités mises en avant, un agent municipal interrogé sur la question reste incrédule : « Personnellement, je ne serais pas pour construire des écoles préfabriquées dans ma commune. »

Un scepticisme compris par Dominique Tessier, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Mayotte (CAUE) : « Je comprends le scepticisme. Les Mahorais ont leur propre savoir-faire, qui n’aboutit pas toujours à une construction de qualité, mais présente tout de même trois qualités essentielles : des constructions sur de petites parcelles, une optimisation des surfaces, et une organisation autour des villages. L’unité urbaine, c’est le village. » Selon lui, des aménagements doivent être pensés en amont.

Entre urgences locales et défis d’approvisionnement

« Il y a plusieurs solutions valables, qui s’adaptent à différentes échelles : celle du particulier, du maître d’ouvrage en bâtiment public, ou encore celle des municipalités et des collectivités qui construisent des écoles, des salles de classe, etc. », met en lumière Melvyn Gorra, de l’association Art-Terre.

La construction hors site nécessite néanmoins l’approvisionnement en matériaux provenant parfois des quatre coins du monde, une contrainte importante. « Il faut fonctionner au plus près, avec des matériaux provenant de Madagascar, de l’île Maurice, d’Afrique du Sud ou de Tanzanie, tout en respectant les contraintes et les normes. Il faut un portage politique », poursuit-il.

Dans un contexte post-crise, un rappel important est formulé par un agent de la SIM : « Il y a tellement de besoins urgents à Mayotte qu’il faut aller vite. Un chantier qui dure longtemps, ce n’est bon pour personne. »

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Un nouveau Medef voit le jour à Mayotte avec une entrepreneuse mahoraise à sa tête

Un nouveau Medef voit le jour à Mayotte avec une entrepreneuse mahoraise à sa tête
Yasmine Nidhoire et Habib Ben Chadouli ont été nommé respectivement présidente et Secrétaire Général du nouveau Medef Mayotte

Après la radiation, officiellement pour « manquements graves », du Medef de Mayotte de la structure nationale, cette dernière a choisi de créer une toute nouvelle association pour représenter les intérêts des entreprises mahoraises. Pour ce faire, le Medef national a choisi de mettre à sa tête une jeune entrepreneuse mahoraise : Yasmine Nidhoire.

Exit l’ancienne image du Medef de Mayotte avec sa surreprésentation de dirigeants masculins d’un certain âge en costard cravate ! Pour créer un nouveau Medef à Mayotte, la structure nationale a choisi de « surfer sur la vague de la modernité » en jouant la carte de la féminisation et du local. Sa nouvelle présidente, en poste depuis moins d’une semaine, est donc Yasmine Nidhoire, une jeune entrepreneuse Mahoraise originaire de Koungou, à la tête de « La Générale des Services », une entreprise franchisée qu’elle a créé en 2020 « à partir de rien », comme elle le précise elle-même. « Je suis la première femme mahoraise à occuper ce poste », affirme-t-elle avec fierté. Pour l’assister dans sa tâche, le Medef national a choisi de nommer Habib Ben Chadouli comme Secrétaire Général, un entrepreneur aux multiples casquettes. A la tête du cabinet conseil P2i (Pierre Investissement Ingénierie), il est titulaire de plusieurs diplômes dans les domaines du développement urbains, du génie civil, de l’expertise financière et de la gestion de projets. Entre autres, car son parcours est extrêmement riche et diversifié. Nakib Ali-Halidi, du cabinet Nak Consulting, vient compléter ce « trio de tête » en tant que trésorier.

Une gouvernance 100% mahoraise donc, avec une femme au poste le plus important. Un choix très symbolique, mais aussi stratégique puisqu’il permet au Medef national de se positionner à contrepied des critiques dont il fait l’objet de la part du président de l’ancienne structure. Fahardine Mohamed l’avait en effet accusé de piloter trop étroitement la structure locale afin de conserver un « contrôle parisien » sur Mayotte. Ce n’était toutefois là que l’un des nombreux désaccords qui opposaient l’ancien président à la structure nationale, menant à la radiation de décembre 2025. L’affaire a toutefois été portée devant le tribunal administratif et, en attendant qu’elle soit jugée, Fahardine Mohamed a créé une autre structure : le Groupement Patronal de Mayotte. Avec la naissance de ce nouveau Medef Mayotte, deux organisations patronales se retrouvent donc en concurrence sur le territoire.

Un but phare : préparer les entreprises mahoraises à la future convergence sociale

Afin de présenter cette nouvelle association, Bruno Arcadipane, vice-président du Medef national, est intervenu en visio depuis Paris au cours de la conférence de presse organisée ce jeudi au restaurant l’Orient Express à Kaweni. Il a réaffirmé l’importance de ne pas « laisser Mayotte sans Medef » et a déclaré (comme beaucoup avant lui…) que « sa priorité sera le développement du territoire ». « Ce nouveau Medef revêt une importance fondamentale, d’abord pour l’île elle-même, mais également comme « valeur ajoutée » au sein du comité des Outre-mer dont il fait désormais partie », a-t-il précisé. S’il souhaite que la structure locale poursuive la simplification administrative initiée, il a aussi rappelé l’importance de « développer la compétitivité des entreprises mahoraises ». Pour lui, « les différentes crises doivent être amorties par l’équipe locale avec l’appui technique et financier du Medef national ».

Il a aussi insisté sur l’importance pour ce nouveau Medef de rassembler un maximum d’acteurs du territoire : des grandes entreprises aux travailleurs indépendants en passant par les PME et TPME, mais aussi les associations et les groupements d’employeurs. Un avis que partage la nouvelle présidente Yasmine Nidhoire, pour qui « les entreprises sont la force d’un territoire » et qui compte bien « être à l’écoute de tous ses adhérents ». « Le Medef doit accompagner les entreprises, les défendre et les incarner », a-t-elle déclaré en annonçant la création prochaine de « commissions de travail » ainsi que « d’une cellule dédiée à la convergence sociale, afin de préparer les chefs d’entreprises mahorais à cette transition ».

« La convergence sociale sera une excellente chose pour les Mahorais, mais elle ne doit pas être portée par les seules entreprises mahoraise », a-t-elle ajouté. C’est là qu’intervient justement un levier majeur : la loi pour le développement économique des outre-mer (Lodeom) dont l’entrée en vigueur à Mayotte est annoncée pour juillet prochain. Exonération de charges, soutien à l’emploi, capacité d’investissement accrue : le dispositif est présenté comme « un bouclier » pour les entreprises locales.

Un fonctionnement plus « démocratique » que l’ancien Medef Mayotte

Le nouveau Medef Mayotte souhaite aussi créer plusieurs « clubs » en son sein, comme celui des femmes entrepreneures ou encore celui des « jeunes entrepreneurs de moins de 45 ans ». Il a aussi d’ores et déjà créé 60 mandats afin de porter la voix du Medef dans les différentes instances locales. « Pour moi les différentes crises qu’a subi Mayotte ces 10 dernières années est le résultat d’un manque de dialogue social et ces mandats nous permettrons justement de pouvoir dialoguer avec les partenaires sociaux », explique Yasmine Nidhoire qui, en tant que patronne d’une entreprise d’aide à domicile et mère de 2 enfants, connaît plutôt bien le sujet.

La transparence, la proximité et le fonctionnement démocratiques sont les 3 autres axes de fonctionnement annoncés au cours de cette conférence de presse. « La proximité que nous prônons doit s’accompagner de l’utilité : chaque adhérent doit trouver un sens au sein de notre association », précise la nouvelle présidente, qui entend également travailler en étroite collaboration avec l’Etat et les collectivités territoriales.

Le Medef Mayotte a donc fait le choix de « repartir de zéro » avec un nouveau bureau et un nouveau fonctionnement. Du moins en apparence, car reste à savoir si Yasmine Nidhoire et sa nouvelle équipe sauront dépasser les « effets d’annonce » pour mettre concrètement en pratique ce nouveau fonctionnement sur le territoire.

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La commune de Dembéni accélère son investissement dans le sport

La commune de Dembéni accélère son investissement dans le sport
Le maire de Dembéni a visité le chantier du futur plateau sportif d’Iloni en présence de la présidente du CNOSF, rappelant à cette occasion que le Comité olympique s’était déjà engagé à accompagner les territoires ultramarins dans le développement des équipements sportifs de proximité.

Le maire de Dembéni a visité le chantier du futur plateau sportif d’Iloni pour suivre l’avancement des travaux. En présence de la présidente du CNOSF, cette rencontre souligne la volonté de développer les infrastructures sportives locales et de renforcer la cohésion sociale à Mayotte.

Mercredi matin, le maire de Hamada Soihibou a effectué une visite de chantier sur le site du futur plateau sportif d’Iloni, dans la commune de Dembéni. Cette démarche s’inscrit dans le suivi des opérations d’investissement communal et vise à évaluer l’état d’avancement de cet équipement structurant pour le territoire.

Récemment élu, l’édile entend inscrire l’action municipale dans une logique de terrain, fondée sur le suivi régulier des projets et l’accélération de leur mise en œuvre. Le futur plateau sportif d’Iloni fait partie des infrastructures destinées à renforcer l’offre de proximité et à répondre à une demande croissante d’équipements adaptés à la jeunesse et aux associations locales.

Le chantier s’inscrit dans un contexte plus large de développement des infrastructures sportives en France, notamment à travers les politiques publiques de soutien aux équipements de proximité, renforcées ces dernières années dans le cadre de l’héritage des Jeux olympiques de Paris 2024.

À cette occasion, la commune a accueilli la présidente du Comité national olympique et sportif français, Amélie Oudéa-Castéra, en présence des élus municipaux. Le Comité National Olympique et Sportif Français joue un rôle central dans la promotion du sport en France, la structuration du mouvement sportif et l’accompagnement des territoires dans leurs politiques sportives.

Cette visite a permis d’échanger sur la dynamique locale et sur les perspectives de développement du sport à Mayotte, où les enjeux d’équipements restent importants en raison de la croissance démographique et des besoins en infrastructures de proximité.

Pour la municipalité de Dembéni, ce projet vise à garantir une meilleure qualité d’exécution des investissements, mais aussi à renforcer la cohésion sociale à travers le sport, considéré comme un levier d’insertion, d’éducation et de lien entre les habitants.

Dans ce cadre, les collectivités locales s’inscrivent également dans les dispositifs nationaux visant à développer les équipements sportifs de proximité, soutenus par l’État et les acteurs du mouvement sportif, afin de favoriser l’accès au sport pour tous sur l’ensemble du territoire.

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Comores : fin d’un séminaire-bilan organisé pour préparer les élections de 2029

Comores : fin d’un séminaire-bilan organisé pour préparer les élections de 2029

Marquée par l’absence des grandes figures de l’opposition, notamment le Juwa de l’ancien président Sambi, cette rencontre a également suggéré la révision du mode de désignation des membres de la commission électorale.

Normalement, du moins selon l’article 52 de la Constitution en vigueur, la prochaine élection présidentielle doit se tenir en 2029, année où le tour échoit à l’île d’Anjouan. Toutefois, les critiques qui ont entaché les précédentes élections de ces dix dernières années restent vives. C’est dans ce cadre que des partenaires comme la Commission de l’océan Indien et l’Agence française de développement appuient le gouvernement dans la préparation des échéances à venir.

Depuis lundi, un séminaire planche sur le déroulement des cycles électoraux organisés entre 2023 et 2025. Après trois jours de travaux, une feuille de route a été officiellement remise au ministre de l’Intérieur en charge des élections, Mohamed Ahamada Assoumani. Ces recommandations sont nombreuses et attendent d’être concrétisées.

Interrogé à la fin de la cérémonie, le ministre a évoqué la modernisation de l’administration électorale, notamment en s’appuyant sur le nouveau prestataire chargé de produire les papiers biométriques ainsi que sur l’Agence nationale de développement du numérique (Anaden). « Nous avons les moyens de le faire dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré d’un air confiant. Le chef de la sécurité intérieure a reconnu que la confiance entre les institutions et les acteurs politiques s’est fortement étiolée.

« Mais il faut dépasser les idées partisanes en mettant en avant l’intérêt général. L’apparition de citoyens décédés sur les listes a toujours été source de problèmes. J’ai noté parmi les recommandations les plus importantes la révision du fichier électoral. Ces problèmes doivent être résolus », a poursuivi le ministre Mohamed Ahamada, qui a souligné que la loi exige une révision annuelle du fichier électoral et que, cette fois-ci, le vote de la diaspora doit être étudié.

Projet de loi avant 2028

Si les principaux partis d’opposition, à l’instar du Juwa de l’ancien raïs Sambi, ont brillé par leur absence lors de ce séminaire, les opposants présents ne se sont pas abstenus de formuler des propositions.

« Il reste à les traduire en projet de loi, ce qui demeure le seul moyen d’espérer des élections transparentes », a indiqué Latuf Abdou, représentant du collectif Anjouan 2029. Cet ancien membre de la commission électorale indépendante estime que la présence d’autres leaders de l’opposition aurait pesé face au pouvoir, bien représenté dans cet atelier de bilan sur les cycles électoraux des trois dernières années.

« Nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de changer le mode de désignation des membres des organes de gestion des élections, à savoir la commission électorale et la chambre électorale de la Cour suprême. Le consensus doit primer. Certains recommandent une répartition entre pouvoir, opposition et société civile. Nous, nous prônons une commission apolitique composée d’hommes de médias et d’enseignants », a détaillé Latuf Abdou.

Depuis la révision constitutionnelle de 2018, dont la tenue est toujours contestée par l’opposition, les juges de la haute juridiction sont nommés uniquement par le président de l’Union des Comores. La dernière modification constitutionnelle a fait disparaître les représentants qui siégeaient au nom des trois vice-présidents issus des îles, lesquels étaient élus en même temps que le président de l’Union.

Mais, selon Latuf, il n’est pas trop tard : « J’appelle les opposants qui n’ont pas pris part au séminaire à se tenir prêts à venir à l’Assemblée nationale pour défendre l’intégration des recommandations. Car si, d’ici la fin de 2027, le gouvernement ne le fait pas, il appartiendra alors à chaque candidat souhaitant se présenter aux prochaines élections d’en tirer les conséquences », conclut-il, défenseur régulier du tour d’Anjouan.

Vote électronique

Présent lui aussi au séminaire au nom du Front insulaire pour la défense de l’intérêt d’Anjouan, Mohamed Jaffar Abbas n’a pas caché sa méfiance :

« En réalité, ce séminaire n’est qu’une montagne qui a accouché d’une souris. Ce qui a été dit et proposé par le gouvernement n’est qu’une redondance de ce que le cadre de concertation n’a jamais cessé de défendre et qui, au final, a toujours été rejeté pour favoriser des hold-up électoraux successifs », a-t-il dénoncé.

L’ancien coordinateur des candidats de l’opposition lors des élections de 2024 a toutefois formulé une proposition : l’introduction du vote électronique.

« Ce serait une révolution dans l’organisation des élections : aucune possibilité de fraude, de bourrage ou de procès-verbaux falsifiés. En deux jours de discussion, on peut aussi retenir le plaidoyer pour la promulgation de la loi sur le statut de l’opposition et le vote de la diaspora », a-t-il ajouté.

Cofinancé par des partenaires étrangers comme l’AFD, le séminaire n’aura de sens qu’avec un suivi rigoureux.

« L’évaluation du cycle électoral que nous lançons aujourd’hui s’inscrit pleinement dans une logique d’amélioration continue et d’appropriation nationale : il s’agit avant tout d’un exercice porté par les autorités compétentes, en particulier par le ministère en charge des élections », a rappelé l’ambassadeur de France, Étienne Chapon, lundi lors de l’ouverture des travaux.

« Le gouvernement veillera à entreprendre les réformes législatives électorales par des politiques de renforcement de l’expertise électorale, pour plus d’adaptation et une démocratie plus apaisée », a promis hier le ministre de l’Intérieur.

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Saïd Omar Oili interpelle la ministre de la Transition écologique

Saïd Omar Oili interpelle la ministre de la Transition écologique

Lors d’une audition au Sénat, le sénateur mahorais Saïd Omar Oili a vivement interpellé la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, sur la situation environnementale et sanitaire alarmante à Mayotte. Au centre des préoccupations : la gestion des déchets, aggravée par le passage du cyclone Chido, et les difficultés persistantes d’accès à l’eau.

Le sénateur a dressé un constat préoccupant des conditions de vie sur l’île, rappelant que de nombreux habitants subissent encore des coupures d’eau pouvant durer plusieurs jours. Une situation qui, selon lui, entraîne des conséquences sanitaires majeures pour la population.

Mais c’est surtout la question des déchets qui a cristallisé les inquiétudes. Dans plusieurs zones, notamment à Mtsapéré et aux Badamiers en Petite-Terre, des dépôts sauvages se sont accumulés, transformant ces espaces en véritables foyers à risques. Ces amas de déchets favorisent la prolifération de moustiques et de rats, augmentant le danger d’épidémies tout en fragilisant la biodiversité locale. De retour d’une mission sur place avec une délégation sénatoriale, Saïd Omar Oili souligne l’ampleur des défis sanitaires et environnementaux auxquels l’île est confrontée.

L’élu a également dénoncé un manque de suivi des engagements pris par le gouvernement, notamment après une visite ministérielle en décembre dernier. Il regrette l’absence de résultats concrets et pointe le retard dans la transmission de documents essentiels, dont un rapport stratégique attendu depuis fin 2025 sur le rattrapage des infrastructures et la gestion des déchets liés au cyclone. Malgré plusieurs relances, ces éléments n’ont toujours pas été fournis, freinant selon lui, toute avancée significative.

Face à ces critiques, la ministre a tenu à rappeler son implication dans les dossiers ultramarins, tout en indiquant que ces problématiques nécessitaient un échange plus approfondi et spécifique avec le sénateur.

Cet échange met en lumière une situation critique à Mayotte, où les enjeux environnementaux et sanitaires s’entremêlent, dans un contexte marqué par des attentes fortes et une pression croissante sur les autorités pour apporter des réponses concrètes et rapides.

Un séminaire stratégique pour booster l’emploi et la formation

Un séminaire stratégique pour booster l’emploi et la formation

Le développement des compétences et l’accès à l’emploi s’imposent aujourd’hui comme des priorités majeures pour Mayotte. Dans ce contexte, le Contrat de Plan Régional de Développement de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (CPRDFOP) s’affirme comme un outil structurant et essentiel de la politique publique en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Afin de faire le point sur les actions déjà engagées et de dessiner les perspectives pour les années à venir, le Département-Région de Mayotte, en partenariat avec le CARIF-OREF, organise un séminaire dédié au suivi et au pilotage du CPRDFOP. Cet événement s’inscrit dans une dynamique de concertation et de co-construction entre les différents acteurs du territoire.

À cette occasion, le Président du Département-Région, Ben Issa Ousséni, convie l’ensemble des partenaires et des médias à participer à ces deux journées de travail qui se tiendront à la Technopole de Dembéni :

  • Mercredi 22 avril 2026, de 8h à 15h30
  • Jeudi 23 avril 2026, de 8h à 12h30

Ce séminaire rassemblera les acteurs institutionnels, économiques et de la formation autour de quatre priorités clés : mieux orienter et accompagner les publics, adapter les compétences aux besoins du territoire, sécuriser les parcours professionnels, et renforcer la coordination entre les acteurs de l’emploi et de la formation.

Véritable temps fort d’échanges et de réflexion, cet événement permettra de valoriser les avancées réalisées, d’identifier les défis à relever et de consolider les synergies indispensables au développement économique et à l’insertion professionnelle à Mayotte.

Bourahima Ali Ousseni élu président de la CSSM

Bourahima Ali Ousseni élu président de la CSSM

Bourahima Ali Ousseni a été élu, mercredi 15 avril, président de la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) pour un mandat de quatre ans, succédant à Nourdine Dahalani.

Figure bien installée du tissu économique local, il dirige également la Confédération des petites et moyennes entreprises à Mayotte, où il s’est imposé comme un relais régulier entre les entreprises et les institutions.

Ces dernières années, il s’est notamment fait entendre sur les conséquences économiques des crises successives touchant l’île, qu’il s’agisse des tensions sociales, des perturbations logistiques ou des aléas climatiques, appelant à des mesures de soutien pour les acteurs économiques.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes