En attente de pouvoir récupérer la dépouille conservée à la morgue de Mamoudzou depuis plusieurs semaines, la famille du conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir Omar Ali annonce l’inhumation de leur fils, Dhoiffir Assani, à Labattoir, demain, vendredi 23 octobre 2026. Le procureur de la République aurait confirmé à l’élu, mercredi, qu’il pourrait enfin disposer du corps de son fils afin de procéder à son enterrement, sous réserve d’un accord avec la municipalité de Dzaoudzi-Labattoir sur les démarches administratives réglementaires.
La dépouille de Dhoiffir Assani, découverte le 24 septembre 2026 dans un caniveau à Labattoir, au lieu-dit Mangamagari, pourrait ainsi bénéficier d’une sépulture et de funérailles dignes ce vendredi. Cette information a été communiquée mercredi 21 octobre 2026 par plusieurs membres de sa famille, à la suite d’un échange jugé « très constructif » avec le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Mamoudzou.
Quelques éléments d’information auraient été communiqués au père biologique du défunt présumé, Dhoiffir Assani, l’actuel conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir, Omar Ali. Ce dernier a lui-même évoqué la possibilité d’une mise en terre vendredi, sous réserve d’un accord sur ce point avec Freddy Novou, l’actuel maire de la commune.
Cependant, le mystère demeure entier quant aux circonstances et aux causes exactes du décès de ce jeune homme d’une trentaine d’années, originaire des deux communes de Petite-Terre.
« Une enquête est actuellement diligentée par les services compétents. Elle s’annonce assez complexe, et le parquet n’exclut pas de communiquer prochainement sur la base d’éléments partiels », a indiqué Omar Ali à la rédaction de Flash Infos, mercredi matin.
En début de semaine, la famille de Dhoiffir Assani s’inquiétait encore de ne pas pouvoir récupérer sa dépouille afin d’organiser des obsèques conformes à la tradition musulmane, religion de ses deux parents.
Cet échange avec le parquet de Mayotte faisait suite à un courrier adressé la veille par le conseiller départemental Omar Ali, le deuxième en l’espace de plusieurs semaines. Dans cette lettre, il demandait aux autorités judiciaires l’autorisation de récupérer la dépouille découverte dans un caniveau de Labattoir, sous réserve qu’il soit effectivement confirmé qu’il s’agissait de celle de son fils.
Dans les heures qui ont suivi cette macabre découverte, l’élu avait été invité par les enquêteurs de la gendarmerie nationale à fournir un échantillon de son ADN afin de le comparer à celui prélevé sur le corps retrouvé sans vie.
L’état physique de la dépouille au moment de sa découverte n’aurait pas permis une identification formelle. Selon ses proches, Dhoiffir Assani avait disparu depuis le 7 septembre 2026.
L’élu et ses proches s’étaient plaints de ne disposer d’aucune information précise sur l’enquête en cours, pas même d’une confirmation de la concordance entre son ADN et celui de la dépouille, qui avait fait l’objet d’une autopsie le 29 septembre 2026, pratiquée par un médecin légiste venu de La Réunion.
Il veut connaître la vérité sur les circonstances exactes du décès de son fils pour pouvoir lui rendre hommage dignement
La situation reste particulièrement éprouvante pour le père et la mère de Dhoiffir Assani. À l’issue de l’échange de mercredi matin avec le procureur de la République, la famille a compris que les éléments communiqués permettaient de considérer que le corps découvert le 24 septembre était bien celui de leur fils. Cette perspective aurait ainsi mis un terme à plusieurs semaines d’angoisse.
L’inquiétude de la famille s’était encore accentuée après que le parquet eut demandé la prolongation de la conservation du corps à la morgue de Mamoudzou, pour les besoins d’investigations complémentaires.
« Pour nous, le plus dur a été de ne disposer d’aucune information durant tout ce temps sur la certitude de l’identité du corps, sur ce qu’étaient devenues les analyses complémentaires et sur les conclusions qui en avaient été tirées, dans la mesure où la loi nous permettait d’y avoir accès. Nous ne savions pas non plus si le corps allait nous être restitué un jour ni quelles démarches nous devions effectuer pour pouvoir le mettre en terre », a confié Omar Ali à Flash Infos.
La mère de Dhoiffir Assani résidant en métropole, il incombe au conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir de prendre en charge l’ensemble des démarches administratives préalables à l’inhumation de son fils.
« Outre le fait que cette situation a été très douloureuse pour toute ma famille, je souhaite avant tout connaître la vérité sur ce qui est arrivé à mon fils. Cela me permettra de lui rendre hommage dignement », a précisé Omar Ali.
Les frais liés à l’autopsie, à la conservation du corps pour les besoins de l’enquête et à son transfert au cimetière devraient être pris en charge conjointement par l’État et la commune de Dzaoudzi-Labattoir, conformément aux dispositions légales applicables, la dépouille ayant été retrouvée dans un espace relevant de la gestion communale.
Ainsi, Dhoiffir Assani pourrait reposer en paix dans sa dernière demeure dès demain, vendredi, si aucune contrainte liée aux procédures administratives ne vient empêcher son inhumation. Une éventualité que sa famille, déjà très éprouvée, espère vivement éviter.
Journaliste politique & économique



































