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Pour la course de pirogues, le rendez-vous est pris le 8 octobre

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Chaque équipage doit être composé de cinq personnes, dont trois titulaires et deux remplaçants. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 29 septembre.

L’épreuve des pirogues est de retour pour une deuxième édition à Mamoudzou. Forte du succès qu’a connu celle de l’an dernier, la ville de Mamoudzou souhaite renouveler cet événement chaque année. Une opportunité de mettre à l’honneur le laka, la pirogue traditionnelle mahoraise, le dimanche 8 octobre. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 29 septembre pour celles et ceux qui veulent concourir.

« Il y a des valeurs traditionnelles que les Mahorais respectent énormément. Aujourd’hui, nous voulons mettre à l’honneur le laka, longtemps utilisé pour la pêche et le transport de marchandises à Mayotte », déclare Toiyifou Ridjali, adjoint au développement de l’excellence sportive et à la vie associative à Mamoudzou, pour entamer la conférence de presse de ce mercredi, dédiée à la deuxième édition de la course de pirogues de Mamoudzou.

Trente pirogues au départ

Le dimanche 8 octobre sera consacré à cet événement sportif. Il y aura trois courses : une pour les enfants (14 à 17 ans), une pour les adultes et une pour les entreprises. La compétition est ouverte à toutes et à tous. Le nombre maximum de pirogues par course est de trente, pour des raisons de sécurité. Chaque équipage doit être composé de cinq personnes, dont trois titulaires et deux remplaçants. À noter que pour la catégorie entreprise, les équipes doivent être constituées uniquement de membres de l’entreprise représentée. Le circuit dédié aux enfants sera de 600 mètres, tandis que celui des adultes et des entreprises sera de trois kilomètres. Le départ se fera à quelques dizaines de mètres du quai Colas.

Un dossier d’inscription à remplir est trouvable sur le site de la ville ou directement à l’Hôtel de ville. Les frais d’inscription s’élèvent à 30 euros par équipe pour les enfants, 60 euros par équipe pour les adultes et 120 euros par équipe pour les entreprises. Les dossiers d’inscription sont à déposer à un accueil dédié à la mairie de Mamoudzou, au plus tard le 29 septembre. Le lendemain, une première réunion aura lieu avec l’ensemble des participants afin qu’ils reçoivent toutes les explications nécessaires pour la course et le maniement de la pirogue. Des sessions d’entrainements sont également prévues.

L’environnement aussi à l’honneur

« Cet événement est aussi l’occasion de mettre en valeur l’environnement, notamment la mer », appuie Dominique Rahelison, chargé de mission, qui a présenté l’organisation de la course. La commune a en effet prévu un village avec une vingtaine de stands, dont les trois quarts seront consacrés à l’environnement et à la mer. Le patrimoine sera également mis à l’honneur, avec notamment un stand où le public pourra assister à une démonstration de fabrication de laka par un artisan. Enfin, si le thème de l’année dernière était « les pays européens », cette année, place aux « jeux olympiques ». Les embarcations porteront chacune comme nom celui d’une discipline représentée aux JO. Il y aura aussi un stand du Cros (Comité régional olympique et sportif) consacré à l’histoire de cette compétition.

Les organisateurs sont confiants pour cette édition. « Il y a déjà eu 45 inscriptions, cela va partir vite. On a aussi des participants de l’année dernière qui souhaitent refaire la course cette année », prévient Dominique Rahelison. Nouveauté cette année : un écran géant pour ne pas perdre la course de vue.

« On va aussi raccourcir la ligne droite de départ pour que le public puisse faire de meilleures photos », précise Mohamed Tostao Ahmada, directeur de l’excellence sportive et associative, qui ajoute que des chapiteaux ont aussi été prévus pour que le public ne reste pas sous le soleil.

Pour s’inscrire, les participants doivent remplir un dossier d’inscription à retirer à l’Hôtel de ville de Mamoudzou ou à télécharger sur le site internet www.mamoudzou.yt.

Un dispositif de sécurité poussé 

La SNSM (Société nationale de sauvetage en mer), le Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), la gendarmerie maritime, la Croix Rouge et des clubs de canoëkayak assureront la sécurité des participants. Quatre bateaux de sécurité sont prévus ainsi que quatre jets-ski, pour pouvoir suivre plus facilement les pirogues, en plus des embarcations des pompiers, des sauveteurs en mer et de la gendarmerie maritime.

La Cadema s’allie à Oudjerebou pour son dispositif CitésLab

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Farrah Hafidou, présidente de la couveuse d’entreprise Oudjerebou et Rachadi Saindou, président de la communauté d’agglomération Dembéni – Mamoudzou ont signé une convention de financement ce mardi matin, pour le dispositif Citéslab.

Ce mardi, la couveuse d’entreprise Oudjerebou et la communauté d’agglomération Dembéni – Mamoudzou (Cadema) ont signé une convention de financement. Au travers de cette signature, l’intercommunalité s’engage à hauteur de 27.000 euros dans le dispositif CitésLab, implanté à Iloni.

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Oirdi Anli (à droite) a présenté le dispositif au public présent.

« Cette collaboration marque le début d’une nouvelle ère de développement et d’innovation », lance fièrement Farrah Hafidou, présidente de la couveuse d’entreprise Oudjerebou en ouverture de son discours. Ce mardi matin, la communauté d’agglomération Dembéni – Mamoudzou (Cadema) et Oudjerebou ont signé une convention de financement relative au dispositif CitésLab, installé à Iloni. En tant qu’association dédiée à l’accompagnement et à la création d’entreprise, la structure a une vision « d’un avenir meilleur pour tous en encourageant l’entrepreneuriat local ».

27.000 euros de financement

Dans le but de soutenir la couveuse d’entreprise dans son accompagnement des entrepreneurs locaux dans des projets de création ou de développement d’entreprise, la Cadema contribue au dispositif CitésLab à hauteur de 27.000 euros. En outre, il est convenu que parmi les porteurs de projets, « quarante seraient issus de la Cadema, afin d’insuffler un dynamisme dans l’espace communautaire », explique Rachadi Saindou, président de la communauté d’agglomération. Ladite convention représente donc un engagement de l’intercommunalité envers les projets CitésLab. Il permettra de renforcer l’amorçage, la détection et l’émergence des porteurs de projets. Cet engagement entre les deux parties est « un exemple parfait de ce que nous pouvons réaliser lorsque nous travaillons ensemble vers un objectif commun », confirme la présidente.

Soixante-quinze personnes dans le dispositif

Le dispositif CitésLab est un projet qui vise à transformer les quartiers en laboratoire d’innovation. Il permet de sécuriser les différents projets et d’accompagner l’entrepreneur jusqu’à la fin du processus de création d’entreprise. Farrah Hafidou explique qu’il « englobera des initiatives visant à promouvoir la durabilité, l’éducation et l’emploi de nos communautés », tout en offrant un soutien aux entrepreneurs locaux. Le programme d’entreprenariat pour tous s’articule en trois axes : faciliter l’accès à l’offre, animer la communauté et accélérer les entreprises. CitésLab a été lancé en septembre 2022 et depuis son installation, « on a rencontré et sensibilisé plus de 300 personnes et aujourd’hui, on compte environ 75 personnes au sein des dispositifs », résume Oirdi Anli, référent du projet. Parmi eux, une trentaine sont en phase de préparation et dix ont d’ores et déjà immatriculées leurs entreprises.

« Le jardin mahorais contribue à l’alimentation des retenues collinaires »

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Michel Charpentier, président des Naturalistes, dans les locaux de l’association.

À l’occasion des journées européennes du patrimoine 2023, l’association Les Naturalistes de Mayotte a choisi le jardin mahorais comme thème pour son prochain café naturaliste, qui se tiendra ce vendredi (voir encadré). Une conférence qui abordera cette culture traditionnelle et, plus généralement, les différents intérêts de l’agroforesterie. À l’occasion de cet événement, Michel Charpentier, président des Naturalistes, revient sur les spécificités de ce type de culture.

Flash Infos : Pourquoi avoir choisi le thème du jardin mahorais pour les journées du patrimoine ?

Michel Charpentier : Le jardin mahorais, qui a une relation forte avec l’agroforesterie, est une méthode de culture traditionnelle, mais qui, malheureusement, est en cours d’abandon. Son principe repose sur le fait d’avoir plusieurs types de plantes sur une même parcelle, avec un étagement de la végétation en hauteur. Ainsi, on va avoir des arbres fruitiers, des arbres moins gros comme les citronniers, les orangers ou les bananiers, puis du manioc et même, parfois, du riz au ras du sol. Tout se mélange : on parle de culture associée. Aujourd’hui, cette technique reste pas mal développée sur l’île, mais ce n’est souvent plus le jardin mahorais totalement initial. Depuis quelques temps, il y a une tendance aux parcelles mono-spécifiques, c’est-à-dire des parcelles sur lesquelles on ne va cultiver que de la banane ou que du manioc, par exemple. On peut notamment expliquer cela par une volonté d’être immédiatement rentable. Puis, contrairement à ce qui pouvait être il y a quarante ans, beaucoup d’exploitants ont une autre activité principale et donc moins de temps pour travailler dans les champs. Une fois qu’on a planté ses pieds de banane, on est tranquille, on n’a pas besoin de revenir toutes les trois semaines pour retravailler le sol. Or, les inconvénients de la monoculture sont majeurs.

F.I. : Quels désavantages présentent les monocultures par rapport au jardin mahorais ?

M. C. : La banane et le manioc sont des plantes qui ne protègent pas le sol, car elles ont très peu de racines. Elles ne permettent pas de conserver le sol en place comme savent le faire les arbustes. Le sol est alors fragilisé et une bonne partie de la terre arable est embarquée par les pluies. Cela contribue donc à l’érosion. Au bout de quelques années, le sol ne donne plus rien. La parcelle devient une friche, ou ce qu’on appelle ici un padza, c’est-à-dire un sol complètement nu et stérile. Or, cela met des générations pour qu’un padza se réadapte. Les remettre en état a un coût : la reconquête des padzas est estimée à 50.000 euros l’hectare. Les méthodes du jardin mahorais et de l’agroforesterie (le fait d’intégrer des arbres à ses cultures, NDLR), sont les moins agressives pour le sol. Ces cultures diversifiées le protège, grâce aux racines et au fait que toutes les plantes n’arrivent pas à maturité en même temps. Il y a toujours, plus ou moins, une certaine couverture du sol. Cela offre une meilleure protection face aux grandes pluies, surtout dans les zones en pente. De plus, varier les cultures permet de prévenir la présence des parasites, car on ne concentre pas la même espèce au même endroit.

F.I. : Vous venez d’évoquer la terre plus facilement embarquée par les pluies dans le cas de la monoculture. Y’a-t-il des différences d’impact sur l’infiltration de l’eau dans le sol entre les deux méthodes que vous venez de présenter ?

M. C. : Effectivement, dans le cas des parcelles mono-spécifiques, les sols n’ont que des plantes avec peu de racines, ce qui fait que l’eau circule rapidement, glisse et s’en va très vite vers le lagon, sans avoir le temps d’infiltrer les terres. Quand il y a suffisamment d’arbres et d’arbrisseaux, cela favorise l’infiltration de l’eau, qui va alors dans les nappes phréatiques. Cela donne des sources qui alimentent les rivières puis les retenues collinaires. Le jardin mahorais contribue donc à l’alimentation de ces retenues. Il y a aussi un autre phénomène : là où il y a des arbres, il y a évapotranspiration. Alors, à l’échelle d’une parcelle, c’est invisible et pas mesurable, mais cette évapotranspiration, c’est de la vapeur d’eau qui rejoint ensuite les nuages, de l’eau qui peut retomber sur le sol. La végétation, de manière générale, produit cette vapeur, mais un manguier va en fabriquer plus que 25 pieds de manioc qui ont de toutes petites feuilles. Plus il y a de forêt, mieux on est servi en pluie, et moins il y a de forêt, plus il y a de sécheresse.

Une conférence sur le jardin mahorais, ce vendredi

Pour en apprendre davantage sur le sujet, le public est convié par l’association au café naturaliste ce vendredi 15 septembre, à 18 h, au restaurant La Croisette à Mamoudzou (derrière le marché). Clara Husson, agronome au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), y animera la conférence prévue, intitulée « Le jardin mahorais : une agroforesterie aux diverses formes et fonction ». L’occasion de découvrir les intérêts économiques, environnementaux et sociaux du jardin mahorais, mais aussi de mettre à l’honneur cette culture traditionnelle lors des journées du patrimoine.

Jeux des Iles 2027 : « Une provocation comorienne inspirée par le Quai d’Orsay »

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Le ministre comorien des Sports, Djaanfar Salim, a laissé entendre qu’une partie des épreuves des Jeux des Iles de l’océan Indien pourrait se dérouler à Mayotte en 2027. Une main tendue qui est vécue comme un affront par les Mahorais qui souhaitaient accueillir seul l’événement et qui ne peuvent toujours pas défiler avec le drapeau français ou chanter leur hymne. Député de la deuxième circonscription de Mayotte, Mansour Kamardine a répondu par une fin de non-recevoir via un communiqué.

« A pleine ont-ils obtenu l’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien de 2027 (JIOI 2027) aux Comores que les autorités de ce pays voisin se livrent à une provocation en manifestant leur volonté d’organiser les épreuves partiellement à Mayotte, département français. L’Union des Comores étant composée de trois îles, j’invite les autorités comoriennes à favoriser la cohésion particulièrement fragile de leur pays en organisant les JIOI 2027 tant en Grande Comore que dans les îles comoriennes d’Anjouan et de Mohéli. L’intégration d’Anjouan et de Mohéli dans les politiques dictées par Moroni seraient assurément un premier pas vers la stabilité et le développement économique et social de cet État failli.

D’autre part, en continuant de fouler aux pieds le choix historique, depuis près de 200 ans, des Mahorais d’être Français et en poursuivant leurs velléités, elles aussi historiques, de coloniser Mayotte et les Mahorais, les autorités de ce pays entravent toute possibilité d’un développement régional harmonieux, aux détriments de leurs voisins, mais également de leurs propres populations qui sont obligées de fuir leur terre natale et de quémander la nationalité française et les aides internationales pour espérer survivre.

« Mettre fin au double jeu »

Par voie de conséquence, je demande à la ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères [N.D.L.R. Catherine Colonna] de diriger son administration : – en mettant fin au double jeu permanent de ses subordonnés qui, tout en affichant publiquement un soutien à l’organisation des JIOI par Mayotte, défendent sous la table depuis des années une organisation conjointe des JIOI aux Comores et à Mayotte. Le dernier exemple de cette duplicité a été l’absence regrettable de tout appui de notre diplomatie à la candidature de Mayotte pour l’organisation des JIOI 2027 lors de la récente décision prise, il y a quelques jours à Madagascar, et lors de laquelle les Comores ont finalement pu obtenir l’organisation des JIOI 2027 malgré elle absente de programmation crédible de construction des infrastructures nécessaires à l’organisation de cette compétition sportive internationale ; -subordonnant tout appui français aux Comores pour l’organisation des JIOI 2027 à une répartition équitable des épreuves sur les trois îles de l’Union des Comores ; – convoquant sans délai le comité de pilotage du plan d’action pour la reconnaissance internationale de l’appartenance de Mayotte à la France arrêté avec ses services le 18 septembre 2020. »

Même le lycée des métiers du bâtiment accuse un retard de chantier

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Alors qu’il était initialement prévu à la rentrée 2024, le lycée des métiers du bâtiment de Longoni devrait ouvrir en 2025. Cet établissement de 1.800 élèves paye le retard pris par le syndicat des Eaux de Mayotte dans le déplacement d’une canalisation. Une visite était cependant organisée, ce mardi, pour montrer l’avancée du projet.

Élection de Miss Salouva 2023, ce samedi

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L’élection de Miss Salouva 2023 aura ce samedi 16 septembre, à la MJC de Mamoudzou à M’gombani, dès 19h. Cette soirée sera placée sous le signe de l’élégance et la beauté de la femme mahoraise sera honorée et célébrée pour couronner la reine de la soirée. Parmi les six prétendantes au titre, l’une d’entre elles succédera Kheyra Attoumani. Les tickets peuvent s’acheter à Madora Carrefour ou May’Salon.

Une opération « petit-déjeuner gratuit »

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Le Crous de La Réunion et de Mayotte organiseront une opération petit-déjeuner gratuit pour les étudiants de Mayotte, le jeudi 21 septembre prochain, sur le site du CUFR de Dembéni.

Un marché agricole et artisanal à Pamandzi, le 23 septembre

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Le marché agricole et artisanal mensuel de Pamandzi revient le samedi 23 septembre. Ce marché, implanté sur le front de mer, regroupe des artisans et commerces de proximités. De nouveaux exposants seront présents, pour le plus grand plaisir des badauds. Des animations ainsi que de la restauration seront mises à dispositions sur la place.

L’association Art Terre Mayotte organisent deux événements les 16 et 17 septembre dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. Ces rencontres ont pour but de faire (re)connaître au grand public le patrimoine en BTC (brique de terre compressées) de Mayotte et découvrir, via des expériences scientifiques et pratiques, les propriétés du matériau qu’est la terre et ainsi, comprendre pourquoi et comment il est possible de construire avec.

Le samedi 16 septembre, il sera possible de découvrir le quartier du square Papaye, avec un atelier pédagogique ludique dont l’objectif est d’identifier les intelligences constructives. Le rendez-vous est donné devant l’entrée principale du centre commercial Baobab. Le dimanche 17 septembre s’inscrit dans la suite de la découverte du patrimoine en BTC. Le but sera de comprendre à travers des ateliers pédagogiques, comment passer de la matière première au matériau de construction. Le rendez-vous est fixé à devant Mayotte Pépinières. L’inscription à ces événements est obligatoire et se fait par téléphone au 0623671925.

Coupure d’eau 2 : des travaux à Kawéni ce mercredi

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En raison de travaux, la société Mahoraise des Eaux informe qu’une coupure d’eau est planifiée, ce mercredi 13 septembre. Elle concernera les riverains de la rue des orangers et de la rue centrale, le quartier Manga Télé, le Centre de Secours (Pompiers) et SFR. Elle interviendra à partir de 9h. La remise en eau est à prévoir à partir de midi.

Coupure d’eau : des quartiers Passamaïnty impactés ce mardi

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Ce mardi, les habitants des quartiers Tanafou I, Tanafou II et Manguiers à Passamaïnty ont été touchés par une coupure urgente de la distribution d’eau, afin de favoriser la recharge du réservoir et envisager le cas échéant la reprise du service. Ainsi, « en fonction du niveau de la recharge et suivant les possibilités, une réouverture du service pourra intervenir à partir de 16h avec report de l’heure de fermeture à 18h dans le cadre des tours d’eau », a informé, au travers d’un communiqué, la société Mahoraise des Eaux (SMAE).

Du 20 au 23 septembre, EDM participe à la semaine de la relation client

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En 2022, la semaine de la relation a accueilli cent clients au siège d’Électricité de Mayotte, à Kaweni. Cette année, la semaine de la relation client revient du 18 au 23 septembre et Edm réitère en misant sur la proximité avec les clients. Pour cette deuxième édition, le fournisseur d’électricité ira à la rencontre de ses clients le 20 septembre au centre commercial Carrefour Mamoudzou de 8h30 à 17h, le 21 septembre au Pôle d’excellence rurale de Coconi de 8h à 12h et le 23 septembre de 8h30 à 12h au centre commercial Baobab à Mamoudzou.

Les objectifs sont de répondre aux questions des clients et les accompagner dans la gestion de leur contrat d’électricité. Seront présents à chaque date, les professionnels du raccordement, de la gestion clientèle et du service maîtrise de l’énergie. Un live Facebook aura lieu le vendredi 22 septembre avec un conseiller clientèle de l’entreprise pour répondre à toutes les interrogations sur la facture d’électricité. Le live sera à suivre sur la page Facebook @Electricitedemayotte. Si vous vous demandez encore comment faire une demande de compteur, souscrire à un nouveau contrat d’électricité ou encore quelles sont les aides existantes pour vous aider à construire une maison économe et confortable, venez rencontrer les agents d’EDM.

Un « braconnier du droit » condamné à un an d’emprisonnement

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Le prévenu connaissait bien les démarches de la préfecture de Mamoudzou et se chargeait de prendre des rendez-vous de « ses clients ».

Un prévenu de 23 ans, en situation irrégulière sur le territoire, a été condamné par le tribunal correctionnel de Mamoudzou à un an d’emprisonnement, ce mardi 12 septembre. Il jouait un rôle proche de celui d’avocat auprès d’immigrés. Il leur promettait de défendre leurs dossiers afin d’obtenir des titres de séjour en échange d’argent.

« Braconnier du droit. » C’est en ces termes que maître Yanis Souhaïli, bâtonnier de Mayotte et représentant l’ordre des avocats, a qualifié Yasser Mirhane lors de sa plaidoirie, ce mardi matin, au tribunal correctionnel. Le jeune homme, né à Anjouan et en situation irrégulière à Mamoudzou, était jugé pour exercice illégal de la profession d’avocat, faux, usage de faux en écriture et escroquerie. Et pour cause : pendant au moins deux ans, il s’est fait passer pour un avocat du cabinet Fides auprès d’immigrés voulant régulariser leur situation sur le territoire. Une « pratique de plus en plus habituelle », selon le juge Bruno Fisselier.

Entre janvier 2021 et avril 2023, le prévenu proposait de défendre le dossier de ses victimes auprès de la préfecture contre une somme d’argent. Il les entretenait ensuite dans l’escroquerie en leur montrant de faux courriers et convocations, ou bien des fausses conventions d’honoraires du cabinet, histoire de leur faire croire que leur dossier avançait. « Ces pièces pourraient nous faire rire tellement c’est grossier », souligne le bâtonnier, en notant la « syntaxe à faire pleurer » de ces faux en écriture. Au cours des perquisitions, de l’argent ainsi que les dossiers et pièces d’identité de plusieurs victimes ont été retrouvés au domicile de l’accusé. À cause de cette manœuvre, les quatre victimes identifiées et présentes au tribunal judiciaire ont perdu entre 500 et 1.600 euros.

« Concurrence malsaine et déloyale »

L’accusé, absent lors du procès, avait déclaré avoir fourni ces faux documents pour rassurer ses « clients » face à une procédure longue auprès de la préfecture. « C’est un abus de faiblesse à l’encontre de gens démunis qui font confiance », appuie maître Yanis Souhaïli. L’ordre des avocats s’est constitué partie civile pour le tort que le prévenu a fait à la profession. « On ne peut pas accepter cette concurrence malsaine et déloyale », déclare le bâtonnier de Mayotte, avant de réclamer un euro symbolique de dommages et intérêts.

Maître Erick Hesler représentait le cabinet Fides, qui s’est également constitué partie civile. « La réputation d’un cabinet est son bien le plus précieux », avance-t-il devant le juge, assurant que l’image du cabinet a été entachée par l’usage de son nom par le prévenu. Ainsi, l’avocat a réclamé 5.000 euros de dommages et intérêts pour ce préjudice moral.

La vice-procureure Louisa Ait Hamou a rappelé que la profession d’avocat était réglementée par pas moins de 81 articles. Elle a néanmoins demandé à requalifier l’exercice illégal de la profession d’avocat en usurpation de la qualité d’avocat, le prévenu s’étant simplement présenté comme tel. La représentante du ministère public a requis une peine de deux ans d’emprisonnement dont un an ferme. « C’est la méthode du « pas vu, pas pris ». Sans les personnes qui ont eu le souci de porter plainte, il continuerait », estime-t-elle, soulignant qu’il y a sûrement davantage de victimes.

Yasser Mirhane a été relaxé pour l’exercice illégal de la profession d’avocat, mais a été condamné à un an d’emprisonnement pour les trois autres chefs d’accusation. Le cabinet Fides recevra 2.000 euros de dommages et intérêts, tandis que les quatre victimes, des sommes entre 1.500 et 2.789 euros.

Agression au marteau : dix-huit mois de prison avec sursis

Un jeune homme de 22 ans comparaissait ce 12 septembre devant le tribunal correctionnel pour violence aggravée. Le 25 mai 2021, il a violemment agressé, avec plusieurs autres jeunes, un homme qui sortait de son travail à Combani avec des jets de caillou, des coups de poing et un marteau. Blessé au visage et notamment à la bouche, la victime a eu une incapacité de travail de dix jours. Le passage à tabac serait une vengeance d’une précédente agression subie par le prévenu. « J’étais jeune, je veux passer à autre chose », déclare ce dernier, mettant en avant qu’il est désormais père et sur le point de suivre un apprentissage en mécanique avec la mission locale. « Ça ne va pas recommencer. »

« [Le prévenu] s’est fait justice à lui-même. La violence amène la violence, puis c’est l’escalade. Avec un marteau, on peut tuer », rappelle la vice-procureure, Louisa Ait Hamou. Au regard de la formation que s’apprête à suivre le jeune homme et du fait qu’il soit désormais père de famille, le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis, avec obligation de formation et de travail. Il lui est également interdit de porter une arme pendant cinq ans et il doit effectuer 140 heures de travail d’intérêt général.

Dans une autre affaire, Djae Raha Ali, absent lors de l’audience, a été condamné à huit ans de prison pour agression sexuelle avec arme sur mineur, après une séance à huis clos total. Cette peine a été assortie d’une interdiction définitive du territoire français et un mandat d’arrêt a été délivré.

Le Village nature nomade s’installe à la cité scolaire de Bandrélé

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Les collégiens et lycéens ont pu en découvrir plus sur l’étude sur la création et l’évolution de l’île de Mayotte, ce mardi.

En début d’année, les Naturalistes de Mayotte ont mis en place un Village nature nomade. Cette offre pédagogique est à destination des établissements scolaires du second degré. L’association sillonne le territoire pour s’implanter pendant plusieurs jours dans chaque collège et lycée de l’île. Cette semaine, le Village est à la cité scolaire de Bandrélé.

Le projet du Village nature nomade, créé par les Naturalistes de Mayotte, tire sa force de l’expérience de l’association sur l’éducation à l’environnement et au développement durable. Par le passé, des actions étaient déjà menées, mais très « parcellaires ». Comme l’explique François Beudard, le directeur, c’est face à ce constat, que l’association s’est décidée à « essayer de regrouper un peu toutes nos expertises et nos animateurs et différentes associations, pour essayer de se retrouver dans un village nature ». Un village qui rassemble donc les acteurs de l’éducation à l’environnement. « Et nomade, parce qu’il bouge d’établissement en établissement. »

Une culture commune

Biodiversité, développement durable, naissance de l’île, eau et la santé, érosion des sols ou encore étude du littoral sont les thématiques abordées par les différents stands présents au Village nature nomade. « On a mis en place un panel d’activités pédagogiques pour les élèves », note le directeur. Pendant environ trente minutes, les élèves écoutent les animateurs et posent leurs questions. L’objectif pour l’association est de sortir des traditionnelles maquettes. « L’idée, c’était de rassembler les élèves dans une culture commune autour des risques naturels, de la santé environnement et de la biodiversité », insiste ce dernier.

Stand après stand, les élèves peuvent donc profiter d’une vidéo retraçant la création de l’île, des maquettes portant sur les mangroves et la barrière de corail, l’érosion des sols, mais aussi découvrir un microscope. « Est-ce que vous savez ce qu’est une barrière naturelle ? Qu’est-ce que l’on peut apercevoir dans le lagon ? » Telles sont les questions posées aux jeunes. Afin de découvrir concrètement la biodiversité marine, les collégiens et lycéens peuvent profiter d’une séance d’immersion sous-marine. A l’aide d’un casque de réalité virtuelle, ils peuvent profiter d’une vue subaquatique avec dauphins ou baleines. « On cherche vraiment à venir apporter des informations, par des outils pédagogiques innovants », argumente François Beudard.

Une action à pérenniser

Engagée sur deux années scolaires, entre 2022 et 2024, l’association essaie de mobiliser des fonds complémentaires afin de pérenniser l’action. Selon le directeur, le but serait de « pouvoir même inviter d’autres acteurs de l’éducation environnementale pour agrandir le village ». Cette évolution permettrait ainsi d’apporter davantage de connaissances et d’expertises auprès des élèves. D’ici à la fin de l’année 2024, les Naturalistes ambitionnent de mener une action du Village nature nomade dans la totalité des collèges et lycées de l’île.

Éducation : le SNEP-FSU vigilant sur la formation continue

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« Dans quelle profession la formation continue serait à suivre après une journée de travail ou pendant les congés ? Aucune sauf à l’Éducation nationale ! Gabriel Attal n’a pas mis longtemps pour mettre à exécution ses sombres projets annoncés dès sa rentrée médiatique au mépris de la réalité vécue par les personnels : au moins la moitié des personnels enseignants travaillent plus de 43 heures par semaine et plus de 34 jours sur les vacances ! Avant une généralisation à la rentrée 2024, 50 % de la formation continue passerait cette année hors face à face pédagogique avec des formations en Visio de 17 h à 19 h et d’autres sur les vacances scolaires (en faisant fi de l’impossibilité d’accéder à de nombreuses infrastructures !).  Et quelles conséquences pour les formateurs, sur les inégalités de disponibilité entre les hommes et les femmes et leur accès à la formation ? La formation « en visio » n’est pas de la formation mais du discours descendant qui ne permet aucun échange entre pairs, elle est donc inappropriée pour l’ensemble des disciplines, elle s’avère même impossible pour certaines ! 

Déjà peu convaincus par la qualité des formations proposées qui se contentent trop souvent de mettre en œuvre des réformes contestées, nos collègues se détourneront encore plus de la formation continue. Pour le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU, la formation continue doit répondre aux attentes des collègues, concepteurs de leur métier, en mêlant étroitement recherche universitaire et réalités de la classe, sans jamais imposer « de bonnes pratiques ».  Elle doit se dérouler sur le temps de travail sans aucune obligation de rattraper des « heures perdues », puisque les personnels en formation sont bel et bien déjà au travail. Engagé dans une opération politique et médiatique de traque de la moindre heure perdue, le ministre tente de contourner l’échec de la première étape des signatures du Pacte. Pas assez de professeurs pour assurer le Remplacement de Courte Durée ? Qu’à cela ne tienne, pour faciliter le remplacement plutôt que de revaloriser nos métiers et de recruter, Gabriel Attal décide de… diminuer les absences, surfant sur un discours démagogique sur le prétendue absentéisme des personnels ! Le ministre ouvre ce 13 septembre une énième concertation sur l’attractivité du métier enseignant alors que les réponses sont pourtant connues. La FSU y portera l’exigence d’une revalorisation sans contrepartie, le respect des missions et des métiers, et un plan pluriannuel de recrutement couplé à des pré-recrutements. »

Le ministre Philipe Vigier en déplacement en Guyane

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Le ministre chargé des Outre-mer, M. Philippe Vigier, se rendra en Guyane du 12 au 14 septembre prochain. Après la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, La Réunion et Mayotte, le ministre chargé des Outre-mer poursuit ses déplacements dans les territoires ultramarins, conformément à la feuille de route fixée par le Président de la République. Il échangera sur le Comité Interministériel des Outre-Mer (CIOM), qui permet à chaque territoire ultramarin de relever ses défis. En Guyane, l’accès à l’école est un enjeu particulièrement important. Le ministre chargé des Outre-mer visitera le collège Gran Man Difou et la classe de 6ème du collège connecté de Taluen. L’établissement a pu mettre en place le projet « Guyane connectée », en partie grâce aux financements du Conseil National de la Refondation, qui utilise les innovations technologiques pour réduire l’isolement géographique, véritable avancée pour les enfants guyanais. Le ministre chargé des Outre-mer se rendra ensuite à Saint-Laurent du Maroni pour la signature du Contrat de relance et de transition écologique, qui est le fruit d’un travail de concertation avec tous les acteurs de terrain. Ils ont ainsi défini un projet de territoire ambitieux, s’articulant autour de la cohésion et du développement économique, agricole, touristique, et en faveur de la transition écologique.

Il visitera une exploitation agricole à Mana afin d’échanger, avec les agriculteurs de l’ouest guyanais, sur le foncier pour favoriser l’installation de nouveaux acteurs et renforcer la souveraineté alimentaire du territoire. Le ministre chargé des Outre-mer se rendra également au Centre spatial guyanais, qui garantit un accès autonome à l’espace à l’Union européenne dans un contexte d’accélération de la compétition spatiale entre les grandes puissances. Il abordera les perspectives futures liées à la mise en œuvre d’Ariane 6 et la production d’hydrogène décarbonée. Enfin, il visitera le chantier de la centrale électrique du Larivot, infrastructure essentielle pour sécuriser le réseau électrique guyanais. Le jeudi 14 septembre, le ministre inaugurera l’hôpital de proximité de Saint-Georges, qui est une réponse forte pour améliorer l’accès aux soins, avant une présentation des missions de lutte contre l’orpaillage illégal et de l’opération Harpie sur la base de la Légion étrangère.  Enfin, il clôturera cette visite officielle par la pose de la première pierre du collège de l’éco-quartier à Rémire-Montjoly, qui accueillera 450 élèves, un plateau sportif et de nouvelles infrastructures. 

Le contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) fête ses 20 ans, le 28 septembre

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L’Union des Couveuses, célèbre les 20 ans du Cape (contrat d’appui au projet d’entreprise) cette année. Dans le cadre de cette célébration, une tournée est organisée à travers la France, région par région, et inclut une étape à Mayotte. Alors que le dispositif n’existe pas encore localement (c’est le statut du stagiaire de la formation professionnelle qui prévaut), l’Union compte sur « cette opportunité pour stimuler son introduction ». Dans cette perspective, les membres de l’Union des Couveuses seront présents à Mayotte du 26 septembre au 2 octobre. Plusieurs occasions d’échanges et de rencontres avec les intervenants locaux sont programmées au cours de leur séjour. Une grande conférence de sensibilisation sur le Cape aura lieu le 28 septembre, à 8h30, à l’hémicycle YounoussaBamana du conseil départemental.

Pour rappel, le Cape est né à travers la loi dite pour l’Initiative économique d’août 2003. « Il offre un cadre juridique pérenne pour l’organisation du test d’activité : un hébergement juridiquement par une structure d’appui (couveuse, coopérative…) et donc de tester votre marché et votre projet d’entreprise sans vous immatriculer, ainsi qu’un accompagnement renforcé pour vous permettre d’apprendre le métier de chef d’entreprise. » Il permet donc à un porteur de projet de création ou de reprise d’entreprise d’être aidé et accompagné, de la phase préparatoire jusqu’au début de l’activité, par une société ou une association « structure d’appui » ou « couveuse ». En d’autres termes, c’est le contrat qui est régit pour permettre aux porteurs de projet de tester la viabilité économique de leur activité en toute l’égalité avant l’immatriculation. 

Une matinée de collecte de produits d’hygiène féminine

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De 8h à 13h, le samedi 23 septembre, l’association Acfav (Association pour la condition féminine et aide aux victimes) organise une collecte de serviettes hygiéniques et de produits d’hygiène féminine (tampons, serviettes, savon, gel douche, shampoing, brosse à dents, dentifrice…), ainsi qu’un stand d’informations sur la contraception. Réalisée dans le cadre de la Semaine mondiale de la contraception, l’opération a lieu en Petite-Terre, sur le parking du Carrefour. 

Faits divers : Clap productions cambriolé ce week-end

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La boîte de production Clap, aux Hauts-Vallons, a eu la désagréable surprise de voir ses locaux cambriolés, ce week-end. C’est l’équipe qui a annoncé le vol sur sa page Facebook, ce lundi. Gérée par Jacqueline Djoumoi Guez (photo), la réalisatrice de « Colocs », elle indique que c’est justement la saison 2 du programme qui a disparu. Clap productions lance donc un appel pour « retrouver ces deux ans de travail ».

Le Mahorais Warmed Omari prêt pour faire une grosse saison

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Le Mahorais Warmed Omari (ici en février 2023, contre le Shaktar Donestk) vient d’entamer sa troisième saison dans le groupe professionnel du Stade rennais.

Devenu l’un des meilleurs défenseurs de Ligue 1, Warmed Omari entame sa troisième année professionnelle au Stade rennais. En équipe de France espoirs avant une longue blessure qui lui a fait manquer une partie de la saison dernière, le natif de Bandraboua a faim de jeu. Il répond à Flash Infos sur ses ambitions et ceux de son club.

« Quand on est illettré, les perspectives sont difficiles »

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Une centaine de personnes étaient présentes à la projection du film « Champion ».

À l’occasion de la dixième édition des Journées nationales d’action contre l’illettrisme (JNAI), le Carif Oref a convié le public à une projection du film « Champion », de Mona Achache, ce lundi 11 septembre au cinéma Alpa Joe, à Mamoudzou. Le chanteur Kendji Girac y interprète le rôle de Zack, un jeune homme illettré qui se retrouve en difficulté lorsque son père, seul au courant de son secret et en capacité de l’aider au quotidien, tombe dans le coma après un accident. La séance était suivie d’une table ronde qui a permis de sensibiliser les spectateurs sur la question de l’illettrisme.

« Ce film m’a beaucoup touché, car il m’a rappelé ma propre histoire », confie une des spectatrices à l’issue de la projection de « Champion », ce lundi matin, à l’Alpa Joe. Applaudie pour son courage par la centaine de personnes venues assister à l’événement, cette dernière raconte qu’elle a dû arrêter l’école en CM2 à Madagascar.

L’illettrisme, soit le fait d’avoir été instruit mais de ne pas ou plus savoir lire, écrire et calculer, touche particulièrement Mayotte. Si des chiffres récents et concernant l’ensemble de la population sont compliqués à obtenir, on peut noter qu’en 2018, l’illettrisme touchait plus de sept jeunes sur dix, d’après un rapport de l’Observatoire Régional de la Santé datant de 2019.

« Il faut être attentif dès la maternelle. L’illettrisme crée des difficultés à s’insérer dans la vie professionnelle, mais aussi dans la vie sociale », insiste le directeur du Carif Oref, Youssouf Moussa. « On profite de cette semaine pour sensibiliser sur la question. » C’est dans ce but que plusieurs acteurs œuvrant contre l’illettrisme ont pris la parole lors d’une table ronde à l’issue du film. « À Mayotte, on apprend à lire et à écrire en français, qui n’est pas la langue maternelle. Cela représente une double difficulté », explique Njeri Brandon, directrice du centre de formation Hodina, qui s’adresse aux adultes qui ont du mal à s’insérer socialement et professionnellement. Une difficulté qui se traduit par l’augmentation du nombre d’heures de formation pour les personnes illettrées. « Avant c’était 200 heures, mais c’était insuffisant. On est passé à 400 heures puis 600 heures en 2023 », relate Youssouf Moussa.

Des programmes pour ceux qui ont arrêté les études

Tadjidine Madi Dalger, responsable pédagogique au centre Mahafor, a profité de cette table ronde pour présenter Familire, un programme expérimental lancé dans cinq territoires d’outre-mer par l’Agence nationale contre l’illettrisme. « Ce programme s’adresse aux jeunes parents, qui ont souvent dû arrêter l’école ou les études », précise-t-il. Ainsi, le 4 septembre dernier, plusieurs stagiaires ont pu commencer ce programme à Mayotte afin d’acquérir les savoirs de base. C’est le cas pour Fairouze Houmadi, une jeune maman de 25 ans, qui suit cette formation pour pallier ses difficultés avec la lecture et l’écriture. « Je ne veux plus rester à la maison, je veux pouvoir travailler dans la petite enfance », assure la jeune femme, arrivée des Comores à Mayotte pendant son adolescence.

L’importance de la sensibilisation à l’illettrisme a été rappelée par Daoud Saindou Malide, sxième vice-président du Département chargé de la Formation professionnelle, de l’éducation et de l’insertion : « Quand on est illettré, les perspectives sont difficiles. C’est pourquoi il est important d’informer sur ce sujet ».

 

Quelques actions de lutte contre l’illettrisme cette semaine

Ce mardi 12 septembre : Une matinée consacrée à l’illettrisme est organisée par la Communauté de communes du Sud de Mayotte et le bus France Services du Sud. Plusieurs dispositifs et outils d’accompagnement seront présentés à la Médiathèque de Bandrélé. Une dictée géante est également organisée au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte par le département Sciences de l’Éducation. Près de 2.000 étudiants pourront ainsi être sensibilisés à l’illettrisme.

Mercredi 13 septembre : Une rencontre est organisée à l’espace numérique et médiathèque de Chirongui à 13h30 pour sensibiliser les parents des enfants du Programme de réussite éducative de Chirongui au numérique et à la lecture.

Jeudi 14 septembre : A partir de 9h, au centre social Miréréni, à Chirongui, les animateurs conseilleront les familles et l’après-midi, un conteur sera présent. Le but est de donner le goût de la lecture aux usagers.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes