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Le quartier Kardjavendza à Kahani doit être démoli à partir de ce jeudi

Le quartier Kardjavendza à Kahani doit être démoli à partir de ce jeudi

À Kahani, le quartier de Kardjavendza doit être démoli à partir de ce jeudi 21 mai dans le cadre de l’opération « Kingia ». L’arrêté préfectoral vise 162 constructions en tôles, dont 154 habitations, situées entre le quai de transfert de déchets et le centre médical de référence.

Les autorités justifient ce décasage par l’insalubrité du site, notamment l’absence d’équipements de base et de raccordement aux eaux usées. La gendarmerie évoque aussi des problèmes de sécurité dans ce secteur isolé. Une douzaine de familles ont accepté une solution de relogement.

Le spectre d’Ebola plane sur le camp de Tsoundzou 2

Le spectre d'Ebola plane sur le camp de Tsoundzou 2

Le nouveau préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, s’est rendu mercredi 20 mai au matin sur le camp de Tsoundzou 2, où l’alerte Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda suscite des inquiétudes parmi les demandeurs d’asile originaires des Grands Lacs. Sur place, Saadam Karata, représentant de cette communauté, demande aux autorités de ne plus orienter de nouveaux arrivants vers le camp sans contrôle sanitaire préalable.

Mercredi matin, Frédéric Poisot, nouveau préfet de Mayotte, arrivé à la tête du département lundi 18 mai, s’est rendu sur le camp de Tsoundzou 2 avec le sous-préfet. Sur place, Saadam Karata, représentant des personnes originaires des Grands Lacs – République démocratique du Congo, Rwanda, Burundi – et son acolyte Moïse, ont été présentés aux autorités. Mais l’échange, selon eux, n’a pas permis d’entrer dans le fond du sujet qui inquiète aujourd’hui une partie des habitants : le risque Ebola.

Pour Saadam Karata, la question n’est pas de céder à la panique, mais d’éviter l’improvisation. « On demande aux autorités de ne pas envoyer de nouveaux venus au camp et de contrôler les entrées sur le territoire », insiste-t-il. Selon lui, lorsque des personnes sont interpellées aux frontières puis relâchées, elles sont souvent, faute d’alternatives, orientées vers Tsoundzou 2. « Mais il y a un trop gros risque sanitaire. Il faut les isoler ou les envoyer au CHM. »

Depuis environ un mois, assure-t-il, aucun nouveau venu n’aurait rejoint le camp. Mais cette accalmie ne suffit pas à rassurer. À ses côtés, Moïse résume la crainte des habitants : « Avec la saleté ici, si ça arrive, ça va être vraiment le chaos. »

Cette inquiétude s’explique aussi par la composition du camp et par l’histoire personnelle de nombreux exilés. À Mayotte, les Congolais sont majoritaires parmi les primo-demandeurs d’asile. En 2024, 52 % des 2 463 primo-demandeurs résidents étaient originaires de RDC, selon les données de l’Ofpra.

Par ailleurs, dans le camp de Tsoundzou 2, plusieurs habitants viennent de régions marquées par les précédentes flambées d’Ebola. Saadam Karata se souvient notamment de l’épidémie qui avait frappé le Nord-Kivu et l’Ituri entre 2018 et 2020, faisant selon l’OMS, 2 299 morts. « À Goma, il y avait un confinement, on mettait des masques, on se lavait les mains, il y avait des distances, même à l’église. C’était des mesures de prévention. S’il y avait un cas ici, ça pourrait être dramatique », raconte-t-il.

À Tsoundzou 2, ce souvenir se heurte à la réalité matérielle du camp. D’après Saadam Karata, environ 1 200 personnes vivent aujourd’hui sur le site, avec seulement cinq toilettes : trois pour les hommes, deux pour les femmes. Les familles vivent les unes contre les autres, en bordure de mangrove, dans un espace exposé à l’eau et aux marées. Des bidons s’alignent près de trois robinets alimentés par des citernes installées par Solidarités International. Au sol, l’eau stagne à proximité des habitations. Dans ces conditions, les gestes de prévention les plus simples tels que se laver régulièrement les mains, éviter les contacts rapprochés, isoler une personne malade, semblent difficiles à appliquer.

C’est pourquoi le représentant communautaire demande des mesures concrètes sur place. « On voudrait que l’ARS ou la Croix-Rouge, qui vient une fois par semaine, organise un séminaire pour nous apprendre comment nous protéger, comment nous comporter vis-à-vis de la situation dans notre pays », explique-t-il. Il réclame aussi des affiches, des consignes visibles, des messages simples, compréhensibles par tous. « Que tout le monde sache quoi faire. »

Face à ces inquiétudes, la préfecture et l’ARS de Mayotte ont publié un communiqué conjoint mercredi 20 mai. Les autorités y rappellent d’abord qu’aucun cas d’ebola n’a été détecté dans le département. Elles précisent que le risque d’introduction du virus est considéré comme « très faible », au regard des modélisations de l’Inserm et de Santé publique France. En effet, la durée d’incubation de la maladie est de 7 jours en moyenne et de 21 jours au maximum, alors que les parcours migratoires clandestins depuis la RDC vers Mayotte peuvent durer deux à trois mois.

Les autorités disent toutefois avoir renforcé leur vigilance. Le Centre hospitalier de Mayotte a été mis en alerte. En cas de patient symptomatique, un dispositif de prise en charge sécurisée est prévu : transport sanitaire dédié, circuit séparé, chambres sécurisées, équipements de protection pour les soignants et gestion spécifique des déchets hospitaliers. La surveillance sanitaire des migrants doit également être renforcée, avec une présence médicale et infirmière accrue sur les lieux où ils se trouvent.

Pour Saadam Karata, ces annonces vont dans le bon sens, mais elles doivent être visibles sur le terrain. « Nous, ici, on n’a pas Ebola », insiste-t-il. « Mais les gens qui viennent peuvent l’avoir. Que les services prennent leur charge pour qu’ils passent par l’hôpital. »

À Tsoundzou 2, Ebola n’est donc pas présent. Mais l’alerte agit comme un révélateur. Dans un camp où plus d’un millier de personnes vivent dans une promiscuité extrême, la peur ne vient pas seulement du virus. Elle vient aussi de l’absence d’espace, du manque de sanitaires, de l’eau qui stagne et du sentiment que les habitants pourraient être les derniers informés si la situation venait à se dégrader.

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Exonérations sociales : le GPM fait le point sur la transition vers LODEOM et la RGDU

Exonérations sociales : le GPM fait le point sur la transition vers LODEOM et la RGDU

Le GPM et le cabinet Neoptim ont réuni une quarantaine de chefs d’entreprise pour les préparer à la fin du CICE et à l’arrivée de nouveaux dispositif d’allègement de charges sociales, LODEOM et la RGDU. Si la LODEOM est présenté comme plus avantageuse, son champ d’action reste flou.

Avec la fin du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) à Mayotte, les employeurs mahorais doivent désormais se tourner vers deux nouveaux dispositifs : la Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU), et l’exonération LODEOM, qui sera applicable à Mayotte à compter du 1er juillet prochain, dans le cadre d’un chantier de convergence vers le droit commun prévu jusqu’en 2035.

C’est pour accompagner cette transition que le GPM, en partenariat avec le cabinet spécialisé Neoptim, a organisé une réunion d’information. Une initiative saluée par les participants,« On y voit plus clair », confie un PDG de PME présent à la réunion, « On n’a pas totalement cerné tous les tenants et aboutissants du programme, mais c’est un dispositif très avantageux pour notre entreprise ».

La RGDU, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, est accessible à tous les employeurs, sans condition de secteur d’activité. Elle remplace l’ancienne réduction Fillon et constitue désormais le socle de base des allègements de cotisations patronales. À Mayotte, ses paramètres sont adaptés au contexte local : le niveau de salaire au-delà duquel l’exonération disparaît est fixé à 1,6 fois le SMIC mahorais, contre 3 fois le SMIC en métropole.

La LODEOM, déjà en vigueur dans les autres départements d’Outre mer arrive à Mayotte le 1er juillet 2026. Son avantage principal : des exonérations de cotisations patronales plus importantes que la RGDU, calculées selon trois barèmes. Le premier, « la compétitivité », toutes les entreprises de moins de 11 salariés, de tous secteurs d’activité, recevront une exonération totale jusqu’à 1,3 SMIC, puis dégressive jusqu’à 2,2 SMIC. Le second, « la compétitivité renforcée », les entreprises de moins de 250 salariés, avec un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros, à condition d’exercer dans un secteur éligible, recevront une exonération totale jusqu’à 2 SMIC. Et enfin, « innovation et croissance », pour les PME de moins de 250 salariés, d’un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros créant des projets innovant dans les technologies de l’information et de la communication, recevront une exonération totale jusqu’à 1,7 SMIC. Les paramètres de calcul sont adaptés au SMIC et aux taux de cotisation mahorais.

« Certains participants ont été étonnés d’apprendre qu’ils ne pourraient pas bénéficier du dispositif, comme ceux dans le commerce », « alors qu’il représente plus de 34 % de l’économie mahoraise », souligne le président du GPM, « On aimerait que tous les secteurs soient concernés. Ce serait un signal fort pour le développement de Mayotte » Le PDG de la PME, met en garde : « Avec la disparition du CICE, si une entreprise n’est pas éligible à la LODEOM, ça risque d’être une menace. Les grandes entreprises ont moins de chance d’être éligibles ».

Derrière la technicité des barèmes, c’est bien une question d’emploi qui est posée. « Il y a environ 3 200 entreprises qui créent de l’emploi à Mayotte, rappelle le président du GPM. Ce n’est pas assez par rapport au nombre d’habitants. On a besoin de conforter le secteur privé, de créer de l’emploi, de la confiance ». L’objectif affiché du dispositif est de permettre aux entreprises qui optimisent leurs exonérations de charges sociales de dégager des marges pour embaucher.

Le GPM ne cache pas avoir bataillé pour obtenir mieux. « Dans le passé, notre objectif était de maintenir le CICE au maximum et de réviser le seuil de 2,50 en enlevant l’effet de seuil », rappelle son président. « La réduction dégressive est maintenue, mais le problème, c’est de savoir quels secteurs sont concernés par cette exonération ».

Malgré la réunion d’information, des zones d’ombre demeurent. Notamment la liste de tout les secteurs concernés et le paramètre qui détermine le montant exact de l’exonération en tenant compte du SMIC et des taux de cotisations locaux, qui n’ont pas encore été publiés par l’Urssaf.

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À Mayotte, un accès à la formation continue très limité selon une enquête de l’Insee

À Mayotte, un accès à la formation continue très limité selon une enquête de l’Insee
Le faible accès à la formation s’explique par un bas niveau de diplôme, une forte pauvreté, un chômage élevé et une offre de formation encore limitée.

L’accès à la formation continue demeure particulièrement faible à Mayotte. C’est ce que met en évidence une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), réalisée entre septembre 2022 et 2023 auprès d’environ 2 000 personnes âgées de 18 à 69 ans vivant sur le territoire et ayant achevé leur formation initiale depuis au moins un an.

L’Insee est l’organisme public national chargé de collecter, produire et diffuser les statistiques officielles en France sur l’économie, la population et les conditions de vie. L’enquête a été menée en partenariat avec le Carif-Oref de Mayotte et la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Deets).

Un recours à la formation très inférieur aux moyennes nationales

Selon les résultats de l’enquête, seuls 13 % des adultes vivant à Mayotte ont suivi une formation au cours des douze derniers mois en 2022. Ce niveau est nettement inférieur à celui observé dans les départements et régions d’outre-mer, où il atteint 29 %, et au niveau national, où il s’élève à 47 %.

Ces résultats ont été présentés par Hatubou Antoy, responsable du service régional de l’Insee à Mayotte. Statisticien de formation, il supervise la production, l’analyse et la diffusion des données statistiques sur l’ensemble du territoire mahorais.

Une population durablement éloignée de la formation

L’étude met en évidence plusieurs fragilités structurelles. En 2022, environ deux tiers des adultes à Mayotte ne possèdent aucun diplôme. Six adultes sur dix rencontrent également des difficultés importantes face à l’écrit ou à l’usage du numérique, selon les résultats de l’enquête.

Le tissu économique local constitue un frein supplémentaire. L’économie mahoraise est dominée par de très petites entreprises, disposant de moyens limités pour financer la formation de leurs salariés. Les grandes entreprises restent peu nombreuses sur le territoire. L’offre de formation est également jugée insuffisamment développée, notamment en matière de formation à distance.

Un marché du travail marqué par de fortes tensions

Dans ce contexte, le recours à la formation reste limité y compris pour les personnes en emploi. En 2022, seuls 21 % des actifs occupés à Mayotte ont suivi une formation, contre 57 % en France hexagonale.

Le territoire se caractérise aussi par un chômage très élevé, à 29 %, soit le niveau le plus important de France. Chez les 15 à 24 ans, environ un tiers seulement est en emploi, soit près de 55 000 jeunes. Par ailleurs, 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, défini comme un revenu inférieur à 60 % du revenu médian national.

Le diplôme, un facteur déterminant mais insuffisant

L’enquête souligne une forte corrélation entre niveau de diplôme et accès à la formation. Les personnes diplômées sont 22 % à avoir suivi une formation, contre 7 % des non-diplômés.

Contrairement à ce qui est observé au niveau national, l’accès à la formation ne progresse pas de manière régulière avec le niveau de qualification, ce qui traduit un marché de la formation encore peu structuré.

Des enjeux majeurs pour l’emploi local

Pour Naffisata Moudhoire, ces résultats soulignent l’ampleur des besoins en compétences sur le territoire.

Haute fonctionnaire de l’État, elle dirige la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Deets) à Mayotte, un service déconcentré des ministères chargés du travail et de l’économie. À ce titre, elle pilote la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’emploi, d’insertion, de formation professionnelle et de cohésion sociale sur le territoire.

Elle rappelle que près de 200 métiers sont aujourd’hui en tension à Mayotte, notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, et insiste sur la nécessité de renforcer la formation tout au long de la vie afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail et de réduire les inégalités d’accès à l’emploi

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Ebola : Mayotte renforce son système de santé

Ebola : Mayotte renforce son système de santé

Dans un communiqué daté du 20 mai, l’ARS Mayotte rappelle que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie de maladie à virus Ebola comme « une urgence sanitaire de portée internationale ». Le virus est actuellement en propagation en République démocratique du Congo et, selon l’OMS, il risque également de contaminer les pays frontaliers. L’ARS Mayotte va donc renforcer sa vigilance et son système de santé.

Selon les modélisations de l’INSERM et de Santé publique France, le risque d’introduction du virus à Mayotte est considéré comme très faible. Néanmoins, le préfet de Mayotte reste très attentif à la situation. Rappelons que ce dernier a décidé de réunir préventivement les services de l’État, incluant l’Agence régionale de santé, les forces de sécurité intérieure et le SDIS. L’ARS a déjà alerté le Centre hospitalier de Mayotte et consolidé la surveillance sanitaire. En parallèle, le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine sera également renforcé.

Pour rappel, la maladie à virus Ebola est « une maladie infectieuse grave, souvent mortelle, qui se propage par contact direct et rapproché avec les liquides biologiques (sang, vomissements…) d’une personne infectée et présentant des symptômes, par contact avec des surfaces et du matériel contaminés par ces liquides, ou lors de rites funéraires ». Les principaux symptômes sont notamment la fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des vomissements et, dans les formes graves, des manifestations hémorragiques.

Le renforcement des mesures préventives

L’ARS de Mayotte met en place un dispositif de veille sanitaire renforcé afin de suivre attentivement l’évolution de la situation locale et internationale. Elle a constitué une équipe d’investigation chargée d’identifier d’éventuels cas contacts. Des actions de sensibilisation et de formation sont menées auprès des professionnels de santé et des agents des services partenaires afin de leur rappeler les conduites à tenir et les mesures de protection.

L’activation des capacités de prise en charge sécurisée du Centre hospitalier de Mayotte

L’ARS a mobilisé le Centre hospitalier de Mayotte afin de vérifier sa bonne préparation à l’accueil des patients arrivant sur le territoire en provenance de zones touchées par Ebola et présentant des symptômes compatibles avec la maladie.

Le CHM rappelle ses capacités d’hospitalisation pour les patients possiblement atteints d’Ebola : transport sanitaire dédié et circuit hospitalier séparé des autres patients, organisation des prélèvements biologiques et de leur envoi sécurisé vers le Centre national de référence en métropole, chambres d’hospitalisation sécurisées, mise à disposition d’équipements de protection individuelle pour les soignants et formation à leur utilisation, ainsi que gestion spécifique des déchets hospitaliers.

L’ARS bénéficie de soutiens nationaux et zonaux avec lesquels elle est en lien permanent et peut mobiliser tout renfort nécessaire, ainsi que l’expertise des équipes spécialisées en infectiologie.

Le renforcement de la surveillance sanitaire des migrants

La surveillance sanitaire des migrants est intensifiée afin de pouvoir repérer rapidement tout cas suspect d’infection au virus Ebola. L’augmentation des effectifs médicaux et infirmiers sur les lieux de présence des migrants est notamment mise en œuvre.

L’ARS prévient que toute évolution de la situation sanitaire fera l’objet d’une communication de l’État.

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Des Livres à Soi 2026 sera lancé le 23 juin à Moinatrindri

Des Livres à Soi 2026 sera lancé le 23 juin à Moinatrindri

L’Agence Régionale du Livre et de la Lecture de Mayotte lance l’édition 2026 de « Des Livres à Soi », le samedi 23 juin 2026, à la médiathèque de Moinatrindri. Après Pamandzi, Dzoumogné et Mroalé, ce dispositif poursuit son objectif : rapprocher le livre des habitants, encourager la lecture et favoriser les échanges autour des mots et des histoires.

Porté avec le soutien du réseau de lecture publique de Bouéni, du CCAS, des Familles Rurales, de la commune de Bouéni, de la Préfecture et de la Direction des Affaires culturelles, le projet se clôturera par une fête le samedi 17 octobre 2026.

Mayotte primée au concours “Océano pour Tous”

Mayotte primée au concours “Océano pour Tous”

Une classe de 3e du collège de M’Tsamboro a remporté le premier prix Outre-mer de la 12e édition du concours “Océano pour Tous”, organisé par l’Institut océanographique de Monaco. Son projet, “311 Classe Corail”, met en avant la protection des récifs coralliens et du lagon mahorais à travers des actions concrètes : nettoyage de sites, installation d’un filet à déchets sur une rivière, plantation d’arbres et sensibilisation des familles.

Deux autres établissements de Mayotte ont également été distingués : le collège Musakua de Ouangani, prix spécial “Originalité”, et le collège Nelson Mandela de Mamoudzou, prix “Coup de cœur” de l’AAMOM. Au total, plus de 1 000 élèves ont participé à l’édition 2026 de ce concours dédié à la découverte et à la préservation de l’océan.

Semaine internationale des archives 2026 à Mayotte

Semaine internationale des archives 2026 à Mayotte

À l’occasion de la Semaine internationale des archives, célébrée autour du 9 juin, les Archives départementales de Mayotte organisent, pour la cinquième année consécutive, une série d’événements du 9 au 14 juin 2026 à l’hémicycle Younoussa Bamana.

Le programme met en avant une exposition consacrée au mrenge, art martial traditionnel autrefois très pratiqué à Mayotte mais aujourd’hui menacé d’oubli. Présentée au grand public, elle sera ouverte du 12 au 14 juin, de 8h30 à 16h00, en entrée libre. Les scolaires et associations pourront également y participer sur réservation.

En parallèle, un volet formation sera dédié à la réglementation des archives publiques et à la sensibilisation des agents des services de l’État et des collectivités. Deux temps forts sont prévus : un séminaire le 9 juin à destination des directeurs du territoire, puis une matinée professionnelle le 10 juin réunissant archivistes, référents archives et agents publics.

L’ensemble des rencontres se tiendra à l’hémicycle Younoussa Bamana, avec inscription réservée aux services concernés.

9e édition de la foire agricole et artisanale de Kaweni

9e édition de la foire agricole et artisanale de Kaweni

La commune de Mamoudzou s’apprête à accueillir la 9e édition de sa foire agricole et artisanale, un rendez-vous devenu incontournable pour les habitants et les amateurs de produits locaux. L’événement se tiendra ce samedi 23 mai, de 8h à 14h, au parc SPPM, et réunira de nombreux producteurs, agriculteurs et artisans venus mettre en valeur le savoir-faire du territoire.

Organisée autour du principe du circuit court, cette foire permet aux visiteurs d’acheter directement auprès des exposants des produits frais et authentiques issus de la commune. Les stands proposeront une grande diversité de produits agricoles, de plantes, d’épices locales et de jus artisanaux, offrant ainsi une vitrine de la richesse agricole de Kaweni.

Au-delà des saveurs locales, l’événement mettra également à l’honneur l’artisanat et la création locale. Les visiteurs pourront découvrir des objets artisanaux, des créations originales ainsi que le travail de couturiers et créateurs de la commune. Cette journée conviviale sera aussi l’occasion d’échanger avec les exposants et de soutenir l’économie locale.

Accessible à tous, cette 9e édition promet une ambiance chaleureuse et familiale autour des traditions, des produits du terroir et du savoir-faire mahorais.

Ebola: Mayotte face au risque d’une crise sanitaire majeure

Ebola: Mayotte face au risque d'une crise sanitaire majeure

Quel dispositif sera mis en place pour endiguer une éventuelle propagation du virus Ebola s’il venait à apparaître sur l’île ? La question inquiète autant les Mahorais que les occupants actuels du camp de migrants illégaux de Tsoundzou. Faut-il fermer les frontières maritimes, irrémédiablement poreuses, entre Anjouan et Mayotte, comme le réclame avec insistance la députée Estelle Youssouffa dans les colonnes de plusieurs journaux parisiens ? Cette option serait-elle suffisante et aurait-elle un réel impact positif ?

À peine quelques jours après l’apparition d’une nouvelle souche du virus Ebola dans le sud de la RDC, semant plusieurs dizaines de morts sur son passage, la crainte d’une propagation gagne déjà les esprits. Y compris à Mayotte, depuis que, le week-end dernier, un éminent virologue d’un hôpital parisien a indiqué à la télévision que la France courait un risque réel de contamination à partir du territoire mahorais, considéré comme un point d’arrivée massif de migrants clandestins en provenance de la RDC.

Curieusement, le sujet reste quasiment tabou dans les milieux sanitaires et décisionnels de l’île, sans que l’on sache réellement si ce silence traduit une inquiétude face aux nombreuses carences du système de santé local ou une préparation discrète en coulisses. Probablement davantage la première hypothèse que la seconde, lorsque l’on se souvient des tâtonnements et des approximations dont a fait preuve l’Agence régionale de santé de Mayotte lors des épidémies de mpox, de chikungunya ou encore de dengue.

Pourtant, il y a matière à s’inquiéter sérieusement des risques potentiels si l’on se fie aux estimations et déclarations des scientifiques qui s’expriment actuellement sur la propagation de ce virus. Dans un article intitulé  » L’épidémie d’Ebola en RDC peut-elle arriver jusqu’à Mayotte ? « , publié mardi 19 mai 2026 dans Le Parisien, le virologue Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus et dirigeant de l’Institut national de recherche biomédicale en RDC, confirme la résurgence du virus et déclare :  » C’est une épidémie qui pourrait reprendre très rapidement, d’autant plus qu’elle survient dans une province très peuplée.  »

Un autre scientifique explique également au quotidien parisien qu’il n’existe, pour l’heure, aucune estimation robuste de la transmissibilité de cette nouvelle souche.  » Ce que l’on sait, c’est qu’il existe une incubation comprise entre 7 et 21 jours, une forte létalité estimée entre 30 et 50 %, et très peu de cas asymptomatiques, moins de 5 % « , précise l’épidémiologiste Mircea Sofonea.

Aucun vaccin contre la forme actuelle du virus

 » Bundibugyo  » est le nom donné à cette variante du virus Ebola qui vient de réapparaître et pour laquelle il n’existerait, à ce stade, ni vaccin ni traitement spécifique.

D’autres scientifiques se veulent toutefois rassurants, estimant que cette résurgence pourrait rester limitée à l’échelle régionale. Une analyse que ne partage pas l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, qui fait état d’un cas confirmé et d’un décès en Ouganda, pays voisin de la RDC d’où proviendrait le virus. L’agence estime ainsi que le risque de propagation vers les pays d’Afrique de l’Est est élevé.

De son côté, Xavier Lescure, infectiologue et responsable de la Coordination opérationnelle risque épidémique et biologique (Coreb), alerte dans plusieurs médias nationaux sur le risque potentiel de propagation de cette variante du virus à Mayotte.  » C’est un risque possible, il faut être vigilant et anticiper « , a-t-il déclaré à plusieurs confrères parisiens.

C’est précisément ce qui alimente les inquiétudes à Mayotte, où les migrants clandestins arrivent souvent après un parcours migratoire complexe, passant notamment par les îles voisines de l’Union des Comores, principal point de transit avant l’entrée sur le territoire mahorais.

Une vive inquiétude semble désormais gagner les occupants du camp de migrants de Tsoundzou, devenu au fil des mois l’un des symboles des tensions politiques et sociales entre les parlementaires mahorais et les représentants du gouvernement sur l’archipel.

Estelle Youssouffa réclame la fermeture des frontières

La polémique ne semble pas près de s’apaiser, notamment en raison du silence persistant des autorités sanitaires locales. Une situation d’autant plus préoccupante que le système de santé mahorais, déjà fortement fragilisé, fait office de structure de référence pour les Comores voisines, qui y dirigent régulièrement leurs patients, légalement ou illégalement, en cas de crise sanitaire.

Parmi les responsables politiques mahorais, Estelle Youssouffa, députée de la 1re circonscription, est l’une des rares voix à s’exprimer publiquement sur les risques que ferait peser une telle situation sur Mayotte. Elle multiplie les interventions dans les médias nationaux afin d’alerter les autorités françaises sur ce qu’elle considère comme une menace potentiellement explosive pour le 101e département français.

La parlementaire réclame à nouveau la fermeture immédiate et totale des frontières avec l’Union des Comores, arguments à l’appui.

À peine arrivé à la tête de la préfecture lundi dernier, Frédéric Poisot, nouveau délégué du gouvernement à Mayotte, a indiqué attendre les instructions de Paris concernant les mesures à mettre en œuvre.

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Yanis Souhaïli : « Je n’avais aucun pouvoir pour stopper une enquête en cours ! »

Yanis Souhaïli : « Je n’avais aucun pouvoir pour stopper une enquête en cours ! »
Avocat et ancien premier vice-président de la LEMA, Yanis Souhaïli Bahédja s’est dit très choqué par les accusations portées contre lui dans le cadre du « procès du Syndicat des Eaux », tenu cette année à Paris.

Le syndicat des eaux affiche une très bonne santé financière. Premier vice-président des eaux de Mayotte (LEMA) lors de la précédente mandature, chargé de l’administration générale, l’avocat mahorais Yanis Souhaïli Bahédja a représenté Ahamada Fahardine, absent du territoire, lors de la passation de pouvoirs avec la nouvelle équipe élue dimanche dernier.

Il n’a pas caché sa volonté de transmettre rapidement les responsabilités à la nouvelle équipe dirigeante, reconnaissant que la LEMA n’a pas été un bateau facile à manœuvrer, surtout en eaux troubles, entre les besoins criants d’une population en constante augmentation et la mauvaise presse liée au procès très médiatisé de l’affaire « Bavi/Camille », tenu en début d’année à Paris.

Il revient sur la gestion de la LEMA par son équipe, évoque les projets à venir ainsi que les chantiers en cours au bénéfice des usagers de l’eau à Mayotte.

Flash Info : Selon vous, qu’est-ce que le public doit retenir de cette mandature qui s’achève à la LEMA, mandature dont vous avez assuré la première vice-présidence ?

Yanis Souhaïli B. : Il faut déjà retenir que le syndicat n’est pas mort ! À notre arrivée, il y a six ans, il s’agissait d’un syndicat très endetté financièrement. Aujourd’hui, je dirais que la situation financière est stabilisée et rétablie, et que le syndicat des eaux bénéficie désormais d’une très bonne santé financière.

Cela étant dit, les élus qui viennent d’arriver ne devront pas faire n’importe quoi. Il faudra gérer cette structure en bons pères de famille, car elle est essentielle pour la population mahoraise puisqu’elle assure la gestion de l’eau potable et de l’assainissement.

F.I. : Les Mahorais se demandent quel est réellement le fond du problème au sein de la LEMA. Qu’est-ce qui fait que, d’une mandature à l’autre, leur situation quotidienne évolue si peu ?

Y.S.B. : Je comprends parfaitement ce questionnement. Cela fait partie des regrets que j’ai exprimés tout à l’heure devant le public. J’ai dit être satisfait sur le plan administratif et financier, mais malheureux du fait qu’il y ait encore des coupures d’eau aujourd’hui.

Des travaux sont engagés et j’espère que la situation s’améliorera en 2027. Mais il faut comprendre qu’on ne peut pas rattraper, en six ans, un retard accumulé pendant vingt ans. C’est pour cette raison que, malgré les nombreux travaux engagés, la population ne perçoit pas encore les choses positivement, puisque les coupures d’eau persistent.

F.I. : Pourriez-vous nous présenter l’essentiel des projets que votre équipe a lancés au cours des six dernières années ?

Y.S.B. : Beaucoup de projets ont été lancés : les captages, les forages, l’usine de dessalement d’Hironin-Bé, la maîtrise foncière pour la troisième retenue collinaire d’Ourouvéni, les réparations sur le réseau ainsi que la recherche de fuites. Beaucoup de choses ont réellement été faites.

Au niveau de l’assainissement, il y a la STEP de Koungou, qui devrait bientôt être terminée. Il y a également le raccordement à la STEP de Chiconi, où seule la commune d’Ouangani est actuellement raccordée, ce qui reste insuffisant au regard du nombre d’habitants nécessaire pour faire fonctionner pleinement l’usine.

Les choses ont aussi avancé à Tsingoni, où nous recherchions un terrain pour une STEP, ainsi qu’à Dzaoudzi-Labattoir, où un terrain aurait été trouvé.

Tout cela a été réalisé ; désormais, il faut que les travaux démarrent et soient livrés. J’espère qu’avec l’usine de dessalement d’Hironi-Bé, dont la livraison est prévue en 2027, les tours d’eau prendront fin. Mais, encore une fois, il ne faudra pas s’arrêter là : il faudra aller encore plus loin.

F.I. : Vous avez surpris plus d’une personne tout à l’heure en déclarant qu’à la LEMA, il fallait venir travailler et qu’il n’y avait pas d’argent facile à gagner. Pouvez-vous clarifier vos propos ?

Y.S.B. : Beaucoup de gens pensent que les élus viennent dans ce type de structure pour gagner de l’argent. Moi, en toute transparence, je dis que ce n’est pas le cas. Le président percevait une indemnité de 1 500 euros par mois, les vice-présidents une indemnité de 500 euros, et ceux qui n’étaient pas vice-présidents bénéficiaient simplement d’un jeton de présence, c’est-à-dire du remboursement d’indemnités kilométriques lorsqu’ils participaient à un conseil syndical.

C’est tout ce qu’il y a à gagner à « L’Eau de Mayotte ». Pour le reste, c’est énormément de travail.

Ce que j’ai constaté durant notre mandature, c’est qu’au début, tout le monde était heureux d’être élu, puis, au fil du temps, le nombre d’élus présents dans les commissions de travail diminuait. C’est pour cela que je dis qu’il ne faut pas se contenter d’être élu à la LEMA ; il faut comprendre qu’ensuite, pendant six ou sept ans, il faudra travailler.

F.I. : Malheureusement pour vous, le public retiendra surtout de votre mandature le fameux procès du « Syndicat des Eaux ». Quelle leçon faut-il tirer de cette affaire ? Que faut-il éviter pour que Mayotte ne retombe plus dans un tel système ?

Y.S.B. : Je pense que chacun doit rester à sa place. Les élus décident, les techniciens donnent leur avis et, dans le cadre des marchés publics, chacun doit respecter son rôle.

Les membres de la commission d’appel d’offres ne doivent pas se laisser distraire ou influencer par certaines propositions d’entrepreneurs. Tout cela relève de la corruption. Il ne faut pas que les marchés soient biaisés ; il faut être extrêmement vigilant.

À Mayotte, tout le monde se connaît et, parfois, il vaut mieux dire : « Non, je ne participe pas à cette décision parce que je connais telle ou telle personne », plutôt que de favoriser quelqu’un, car cela peut ensuite se retourner contre soi.

Il faut être vigilant, et c’est aussi à l’administration de guider les élus. Lorsqu’il y a une bonne administration, les élus prennent généralement de bonnes décisions. En revanche, lorsqu’une administration reste silencieuse et ne conseille pas les élus, on peut se retrouver dans ce type de situation.

F.I. : Vous avez évoqué une déception personnelle, expliquant que certaines personnes vous reprochaient de n’avoir rien fait pour stopper l’enquête sur l’affaire Bavi et vous accusaient même d’avoir contribué à son issue ?

Y.S.B. : Oui, c’est ce qui se dit, et cela m’a beaucoup touché. Quand on connaît cette affaire, et surtout sa genèse, on comprend que, personnellement, je ne pouvais rien faire et que je n’y suis pour rien.

L’enquête a débuté en 2019. À cette époque, je n’étais même pas élu. J’en ai eu connaissance officiellement plus tard, même si, en tant qu’avocat, j’avais entendu certaines rumeurs au tribunal, où je me rends régulièrement. Je savais qu’une enquête était en cours, mais j’ignorais totalement sur quoi elle portait.

Je rappelle qu’il s’agissait d’une enquête menée par le Parquet national financier à Paris. Là-bas, je ne connais personne. Et même si j’avais connu quelqu’un, quel pouvoir aurais-je eu pour stopper une enquête ? Aucun.

Quand on affirme que je souhaitais la condamnation de mes frères, c’est vraiment méchant. Je n’ai jamais voulu la condamnation de qui que ce soit.

Pour ceux qui ont suivi le procès à Paris, effectivement, j’y étais, non pas en tant qu’avocat, mais comme représentant de la LEMA, puisque j’étais chargé de l’administration générale et qu’on m’avait demandé de suivre ce dossier en raison de ma profession d’avocat et de ma capacité à comprendre certains aspects juridiques.

À Paris, je n’ai pas pris la parole et je n’ai pas été entendu dans le cadre de l’enquête. Aujourd’hui encore, je ne comprends donc pas pourquoi certains affirment que j’aurais contribué à la condamnation de ces personnes.

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Réactions à l’élection de Saïd Maanrifa à la tête de la Lema

Réactions à l’élection de Saïd Maanrifa à la tête de la Lema

Abdoul Kamardine

(Président de la fédération LR Mayotte)

« La réussite de Saïd Maanrifa Ibrahima est le résultat d’un travail collectif mené au lendemain des municipales entre Les Républicains et leurs partenaires.

Nous avons entamé ce travail de concertation avec dix maires, dont sept LR et trois autres issus de Bouéni, Dembéni et Kani-Kéli. Cela montre que, lorsqu’on travaille ensemble, on réussit. En revanche, lorsqu’on reste seul dans son coin, on échoue.

Hier, les LR ne remportaient pas d’élections parce qu’ils étaient isolés. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit, car ils savent travailler, aller chercher des partenaires et construire, à travers ces alliances, des équipes solides au service des Mahoraises et des Mahorais.

Il faut retenir que nous ne faisons pas tout cela pour le seul profit de nos partis politiques, mais avant tout pour les intérêts de Mayotte, et c’est cela le plus important.

Moi, en tant que président des élus Les Républicains, je veux travailler afin d’animer l’ensemble des élus qui portent notre étiquette ou qui travaillent de concert avec nous, pour les sensibiliser aux enjeux du territoire. Car il ne s’agit pas d’être élu pour être élu ; il s’agit d’être élu pour travailler au service de l’intérêt général et sortir Mayotte de ses difficultés.

Je veux qu’à la fin de son mandat, les Mahorais applaudissent Saïd Maanrifa Ibrahima parce qu’il n’y aura plus de coupures d’eau, que les STEP recevant les eaux usées seront opérationnelles et que ces eaux ne déborderont plus dans les rues de nos villes et villages.

Je souhaite également que mon ami Issouf Madi réussisse son travail au niveau de la collecte des déchets. Tout le monde sait que nous sommes dépassés par les ordures depuis le passage du cyclone Chido et que cette situation n’est pas acceptable pour nos populations.

Nous devons travailler ensemble afin de trouver des solutions durables à ces deux enjeux majeurs pour le territoire. »

Houssoumoudine Abdallah

(Maire de Sada, qui a failli se porter candidat contre Saïd Maanrifa Ibrahima)

« Lorsqu’on est élu, je ne pense pas qu’on doive toujours choisir la facilité. La LEMA est un gros dossier, très complexe, et nous connaissons tous les attentes des Mahoraises et des Mahorais.

J’étais prêt à briguer la présidence, mais j’appartenais aussi à une équipe qui a finalement fait un autre choix dans un objectif d’intérêt général. J’ai donc suivi cette décision collective.

Par ailleurs, nous avons élu ce matin un président qui a exercé des responsabilités à la 3CO. Je suis convaincu qu’il possède une expérience dans la conduite d’une intercommunalité, la LEMA étant elle-même une organisation intercommunale.

Tous les maires de Mayotte comptent beaucoup sur lui. »

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Transition énergétique : le Sud de Mayotte lance son cadastre solaire et veut structurer une filière locale

Transition énergétique : le Sud de Mayotte lance son cadastre solaire et veut structurer une filière locale

La Communauté de Communes du Sud de Mayotte engage une nouvelle étape dans sa transition énergétique. À l’initiative de son président, Wirdani Djae, la CCSUD organise, mardi 19 et mercredi 20 mai, deux journées institutionnelles d’échanges, de formation et de concertation au Pôle culturel de Chirongui, autour du développement de l’énergie solaire sur le territoire.

L’événement, qui s’adresse aux habitants, entreprises, porteurs de projets, acteurs institutionnels, techniciens, cadres, décideurs politiques, ainsi qu’aux entreprises en reconversion, a pour objectif de faire du solaire un levier concret d’économie, d’autonomie énergétique et de création d’emplois locaux.

Les deux journées sont aussi l’occasion de présenter officiellement le cadastre solaire territorial, récemment réalisé par la CCSUD. Cet outil cartographie les toitures et surfaces présentant un fort potentiel pour l’installation de panneaux photovoltaïques ou de dispositifs solaires thermiques. Il y aurait ainsi 8 225 bâtiments identifiés comme particulièrement favorables, pour une surface exploitable d’environ 752 000 m². Les retombées économiques sont estimées entre 150 et 300 millions d’euros à l’horizon 2030-2050, avec la création potentielle de 1 200 à 2 000 emplois verts locaux.

Pour Moustapha Aboubacar, directeur de l’environnement et de la transition écologique à la CCSUD, ces journées doivent permettre de structurer une véritable organisation territoriale. « On cherche à construire une architecture à l’échelle du territoire du Sud pour que les ménages puissent accéder à une sorte de guichet unique d’information, d’orientation et d’accompagnement », explique-t-il. L’enjeu est de faciliter le parcours des habitants : connaître le potentiel solaire de leur toiture, identifier la technologie adaptée, mesurer les gains énergétiques et économiques, et mobiliser les aides disponibles.

La CCSUD souhaite également accompagner les entreprises locales vers cette filière. Face au nombre important de bâtiments concernés, les opérateurs actuels ne pourront pas, seuls, répondre à l’ensemble des besoins. Avec son agence de développement économique, l’intercommunalité entend donc soutenir les porteurs de projets et les entreprises en reconversion afin de favoriser l’émergence d’une filière solaire locale.

« Nous avons un soleil exceptionnel à Mayotte, en particulier dans le Sud. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de transition énergétique pour faire en sorte que les foyers, les entrepreneurs et les bâtiments puissent s’équiper », souligne le président de la CCSUD, Wirdani Djae. Pour lui, le cadastre solaire doit servir à identifier les foyers pouvant être équipés, mais aussi à mieux orienter les demandes de financement.

Les dispositifs d’aide constituent justement un axe central de ces deux journées. La CCSUD bénéficie déjà de financements, notamment de l’ADEME pour l’installation de bornes de recharge électrique alimentées par panneaux solaires, ainsi que du Fonds vert pour accompagner l’équipement des ménages en solaire thermique. L’ambition est de rassembler les aides nationales, régionales, départementales et celles proposées par EDM afin de réduire au maximum le reste à charge, voire de le rendre nul pour les ménages les plus précaires.

Au programme des deux journées : prise en main de l’outil de cadastre solaire, clarification de la gouvernance territoriale, mise en réseau des acteurs, accompagnement au montage de projets et identification des financements mobilisables. À travers cette initiative, la CCSUD affirme son ambition de faire du Sud de Mayotte un territoire plus autonome, plus sobre et créateur d’opportunités économiques locales.

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Le Cercle humaniste remet Dominique de Villepin au cœur du débat politique à Mayotte

Le Cercle humaniste remet Dominique de Villepin au cœur du débat politique à Mayotte
L’ensemble de ce discours illustre la volonté de remettre en avant une figure politique nationale pour structurer un débat local à Mayotte autour des questions de santé, d’éducation, de sécurité et d’immigration.

Le Cercle humaniste a organisé une conférence de presse afin de défendre l’action de Dominique de Villepin à Mayotte et de soutenir son retour sur la scène politique. Kira Bacar Adacolo, responsable du Cercle humaniste et membre du Conseil républicain, prend seul la parole pendant cette intervention.

« Notre but consiste à rappeler aux Mahorais notre leader », déclare-t-il dès l’ouverture de la conférence. Il rappelle que Dominique de Villepin s’est rendu à Mayotte en 2006, au plus fort de l’épidémie de chikungunya. « En l’espace de trois mois, l’épidémie a frappé près du quart de la population de Mayotte », affirme Kira Bacar Adacolo. Selon lui, cette crise reste encore aujourd’hui « un signe des temps » qui marque profondément la mémoire collective du territoire.

Le responsable du Cercle humaniste revient ensuite sur la visite du Premier ministre le 29 mai 2006. « Dominique de Villepin s’est déplacé dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire et par affection pour Mayotte », explique-t-il. Il ajoute que l’ancien chef du gouvernement « a évoqué la douleur et les difficultés auxquelles chaque Mahorais était confronté ».

Les quatre priorités d’une action publique à Mayotte

Quatre priorités ont alors été identifiées par le gouvernement : l’accès aux soins, l’éducation, la lutte contre l’immigration clandestine et la lutte contre la délinquance.

Sur la question sanitaire, Kira Bacar Adacolo rappelle les mesures prises pendant l’épidémie. « Dominique de Villepin a annoncé que tous les moyens de l’État allaient être augmentés », affirme-t-il. Il évoque également les opérations de ramassage des déchets et les dispositifs d’aide destinés à soutenir la population et l’économie locale.

« Au-delà de la crise sanitaire, le premier défi consistait à permettre aux Mahorais d’avoir un système de soins moderne », poursuit-il. Il cite notamment le développement du centre hospitalier de Mayotte, l’ouverture de structures de soins à Kahani et Dzoumogné, l’acquisition d’un scanner et le doublement des capacités hospitalières.

Le responsable politique aborde ensuite la question de l’immigration clandestine. « Pour lutter contre l’immigration, il fallait adapter le droit et renforcer les moyens de contrôle », affirme-t-il. Il évoque également « le combat contre les filières illégales » ainsi que le renforcement des forces de l’ordre.

Il affirme enfin que l’ancien Premier ministre « a voulu donner à Mayotte les moyens de s’ancrer durablement dans la République ». Selon lui, Dominique de Villepin reste profondément attaché au territoire mahorais et aux outre-mer.

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Après l’accouchement, Le Repema veut mieux accompagner ses mères

Après l’accouchement, Le Repema veut mieux accompagner ses mères

Le Réseau Périnatal de Mayotte (REPEMA) lance ce samedi 23 mai le « Parcours post-partum », un dispositif gratuit destiné aux femmes ayant accouché depuis moins d’un an. Objectif : offrir un accompagnement global aux jeunes mères dans un territoire où la santé maternelle reste un enjeu majeur de santé publique.

Le programme, qui doit bénéficier à 500 femmes pour cette première édition, se décompose en quatre ateliers : psychologie, nutrition, allaitement et activité physique. Le lancement officiel aura lieu lors de l’événement « Dite Tsisi », organisé à Boboka, à Mamoudzou, de 8h30 à 12h. L’accès sera libre et sans inscription.

Rompre l’isolement des jeunes mères

À l’origine du projet, un constat dressé par le REPEMA : à Mayotte, la santé mentale des femmes après l’accouchement demeure largement invisibilisée. Les troubles psychiques post-natals restent peu identifiés et rarement pris en charge, dans un contexte où de nombreuses femmes cumulent précarité sociale et difficultés d’accès aux soins.

Selon les données de l’INSEE, 75 % des mères à Mayotte sont de nationalité étrangère et beaucoup ne disposent pas d’une couverture sociale complète. Par ailleurs, 5 % des nouveau-nés ont une mère mineure. Entre isolement administratif, barrières linguistiques et précarité économique, une partie des jeunes mères reste éloignée du système de santé.

Le territoire fait également face à des indicateurs préoccupants : le taux de mortalité néonatale atteint 10,1 % à Mayotte, contre 4,1 % en métropole.

Un accompagnement sur un an

Concrètement, les femmes souhaitant intégrer le dispositif pourront accéder au parcours grâce à un QR code mis à disposition lors du lancement. Certaines maternités et centres de santé partenaires orienteront également les femmes les plus vulnérables vers le programme.

Chaque participante pourra suivre les quatre ateliers sur une période d’un an, soit en individuel directement chez un professionnel, soit en groupe, selon les besoins identifiés. Une médiatrice assurera la traduction linguistique ainsi que le suivi des participantes.

Pour cette première édition, le dispositif couvrira le secteur du Grand Mamoudzou. Les ateliers se dérouleront dans les cabinets des professionnels partenaires ou dans des salles mises à disposition par les communes.

Le REPEMA s’appuie sur plusieurs acteurs de la périnatalité à Mayotte : PMI, sages-femmes, CCAS et Centre Hospitalier de Mayotte (CHM).

« Dite Tsisi », un espace d’échange autour de la maternité

Le lancement du parcours prendra la forme d’un café-débat baptisé « Dite Tsisi », une expression qui associe en shimaoré le thé (« dite ») et la maternité (« tsisi »).

Pensé comme un moment d’échange et de proximité, l’événement permettra aux mères d’aborder différentes questions liées à la maternité dans un cadre convivial. Les participantes pourront venir accompagnées de leurs enfants, les ateliers ayant été conçus pour accueillir les familles.

Une extension envisagée à toute l’île

Le projet n’en est pour l’instant qu’à sa première édition, mais le REPEMA voit déjà plus loin. Si les 500 places initialement prévues sont rapidement remplies, d’autres participantes pourront être accueillies.

À terme, l’objectif est d’étendre le « Parcours post-partum » à l’ensemble du territoire mahorais. Une première extension vers le centre et le sud de l’île pourrait voir le jour dès cet été, en fonction des résultats de cette phase expérimentale.

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Immersion spirituelle à Médine : le témoignage de l’association Aspel avant le Hajj à La Mecque

Immersion spirituelle à Médine : le témoignage de l’association Aspel avant le Hajj à La Mecque

Les pèlerins mahorais ont passé quelques jours à Médine, ville d’émigration du prophète Muhammad. Très recommandée avant l’accomplissement du Hajj, cette étape permet de se préparer spirituellement et de renforcer les actes d’adoration. Ils partiront pour La Mecque ce mercredi 20 mai afin d’effectuer la Omra, une préparation au grand pèlerinage prévu le 25 mai.

Les pèlerins mahorais vivent actuellement le plus grand voyage de leur vie. La première étape de leur périple a été un court séjour à Médine, située dans l’ouest de l’Arabie saoudite. Cette ville sainte est celle où le prophète Muhammad a émigré après avoir quitté La Mecque, en raison de l’opposition de certains habitants à son message sur l’unicité de Dieu. C’est à Médine que le messager d’Allah a posé les bases de la première communauté musulmane, initiant une société fondée sur la foi, la justice et la compassion.

En 2026, l’association ASPEL accompagne environ 108 pèlerins pour vivre cette expérience unique. Médine est considérée comme la ville lumière, deuxième lieu saint de l’islam après La Mecque. Avec ses montagnes environnantes, ses ruelles paisibles et ses monuments religieux, elle offre un cadre propice au recueillement.

Malgré des températures dépassant parfois les 30 degrés, cette terre sacrée ravive le cœur des voyageurs musulmans à travers des lieux emblématiques tels que la mosquée du Prophète (Al-Masjid an-Nabawi) ou encore le mont Uhud.

Parmi les voyageurs, Kayimou Ahamada, 32 ans, originaire de Chembenyoumba et pèlerin au sein de l’association, vit son premier Hajj, même s’il a déjà accompli plusieurs Omra, le petit pèlerinage. Il témoigne :  » Tout se passe pour le mieux, nous sommes bien arrivés. Nous avons pu visiter des lieux emblématiques comme la mosquée de Quba, la première mosquée construite par les musulmans, ainsi que la mosquée du Prophète où il est enterré. On ressent une forte émotion, ce sont des lieux dont on nous parle depuis notre enfance.  »

Il insiste également sur le sentiment de paix qui règne dans cette ville sainte :  » On ressent un apaisement du cœur ici, c’est très satisfaisant. Les gens sont heureux, apaisés et très courtois. C’est magnifique de voir des personnes venues de tous les pays, de tous les continents et de toutes les nationalités réunies. On se salue, on s’entraide à l’hôtel comme à la mosquée. Même sans parler la même langue, nous partageons la même religion, et cela nous unit.  »

Assani Madi Said Chanfi, guide principal des pèlerins depuis 2010, explique de son côté que de nombreux aspects du pèlerinage ont été simplifiés par les autorités saoudiennes et que les conditions d’accueil se sont nettement améliorées au fil des années.

«  Ceux qui ont vécu le pèlerinage il y a vingt ans voient clairement la différence. À l’époque, il n’y avait pas ce niveau de confort ni ces hôtels quatre étoiles « , souligne-t-il.

Les voyageurs effectuent des demandes de visites, ensuite organisées par les autorités saoudiennes qui mettent des bus à leur disposition. Selon lui, les visites destinées aux femmes peuvent parfois avoir lieu à des horaires différents de celles des hommes, les groupes étant séparés.

 » On peut parfois se plaindre, mais ici, c’est un royaume, ce n’est pas une république « , ajoute-t-il.

Le mercredi 20 mai marquera le départ vers La Mecque. Le 25 mai, les pèlerins se rendront à Mina, puis à Arafat le 26, avant de retourner à Mina le 27 en passant par Mouzdalifah.

 » Les pèlerins se préparent physiquement et spirituellement. Cela peut être difficile pour les personnes peu habituées aux fortes chaleurs, mais nous sommes prêts « , insiste le guide.

Ces lieux incarnent des étapes religieuses majeures, notamment le tawaf, sans doute le rite le plus connu du pèlerinage. Mais le chemin reste long et ponctué de nombreux actes d’adoration.

L’association ASPEL ne signale, pour l’heure, aucune difficulté particulière liée au contexte de tensions au Moyen-Orient.

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Basket : les Vautours de Labattoir en route vers la N3

Basket : les Vautours de Labattoir en route vers la N3

Championnes de la zone océan Indien pour la première fois de l’histoire de Mayotte, les Vautours de Labattoir s’apprêtent à disputer le championnat de France de Nationale 3.

Ce vendredi 15 mai, à quelques jours de leur départ pour les championnats de Nationale 3, les Vautours de Labattoir sont à l’entraînement. Au programme : découverte d’un nouveau système de jeu axé sur le collectif, tirs à mi-distance, répétitions et corrections. Tout au long de la semaine, l’équipe passe en revue les bases : défense, attaque, physique et adresse, afin de se préparer au championnat.

L’exploit

Il y a quelques semaines à peine, en finale de la zone océan Indien face aux Tamponnaises de La Réunion, les Vautours partaient clairement outsiders. « On savait que les championnes étaient fortes », reconnaît le coach. L’objectif affiché était modeste : ne pas encaisser plus de vingt points d’écart, engranger de l’expérience et revenir plus fortes en décembre. Puis le match a basculé.

« Au milieu du match, on s’est rendu compte que c’était faisable », se souvient-il. « Qu’on pouvait y arriver, qu’en y mettant le mental, on pouvait gagner. »
La capitaine, Houlfat Mahouchiza, explique : « Sur le moment, c’était mitigé : certaines n’y croyaient pas, d’autres si. Mais on s’est toutes données à fond, on a tout donné. »

Le reste appartient désormais à l’histoire du basket mahorais et régional. « On a créé l’exploit, c’est incroyable, inattendu, historique. Ce match, on en parlera encore dans vingt ans. »

Une équipe construite dans la durée

Ce qui a changé la donne cette année, c’est l’arrivée de trois joueuses très expérimentées en début de saison : Arzhélenn Chavoutier, Martine Barba et la capitaine Houlfat. Elles ont apporté une nouvelle dimension au jeu de l’équipe. Leur intégration rapide a permis à l’ensemble du collectif de progresser et de trouver de nouveaux équilibres.

L’équipe a fait le choix de mélanger expérience et jeunesse : « On demande aux anciennes d’accueillir et d’encourager les plus jeunes, de les corriger, de leur apprendre », explique le coach. « Elles échangent avec beaucoup de respect. C’est une de leurs grandes forces. »

La capitaine abonde dans le même sens : « Des plus anciennes aux plus jeunes, tout le monde s’entend bien. Toutes savent qu’il y a des matchs où elles pourront entrer en jeu, et d’autres non. »

Un modèle pour Mayotte

La victoire contre les Tamponnaises ne résonne pas seulement dans le vestiaire des Vautours. D’après le coach, « ça va ouvrir des portes ». « Les autres clubs mahorais ont à peu près notre niveau : Passamaïnty, Mtsapéré, Cavani… Ça va les motiver. »

Il rappelle qu’il y a déjà deux ans, Passamaïnty était allé jouer à La Réunion et avait su rivaliser.

La capitaine partage ce sentiment : « Je pense que c’est quelque chose que tout le monde a toujours voulu. On a vu qu’une équipe mahoraise pouvait gagner. Ça peut donner aux autres la motivation et les moyens d’y arriver. »

Le coach pointe également un autre avantage structurel de Mayotte : le championnat local est plus équilibré. Chaque équipe compte deux défaites cette saison et le niveau est relativement homogène. À La Réunion, les Tamponnaises et Saint-Paul sont au-dessus des autres équipes. « Nous, on ne sait jamais qui va gagner avant la fin, et ça forge. »

Dernière ligne droite : le championnat national

C’est une première absolue pour toute l’île. « C’est une découverte pour nous », reconnaît le coach. « On doit se préparer, on adapte nos systèmes pour que les filles puissent encore mieux jouer. »

Une nouvelle tactique est actuellement mise en place. L’objectif est clair : « Bien jouer, défendre Mayotte et l’océan Indien, et donner tout ce qu’on a. »

Trois matchs en trois jours attendent les joueuses : un premier match samedi, la demi-finale dimanche, puis la finale ou la petite finale lundi. Loin de chez elles, avec la fatigue, l’avion et le décalage de température, « on aura une semaine compliquée », admet la capitaine, « mais on dormira après la finale ».

Le staff médical sera présent avec les kinés, afin de permettre à l’équipe de récupérer dans les meilleures conditions.

Le mot d’ordre du coach pour le match de samedi : « Jouer sans pression et montrer qu’on est là pour jouer. »

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Des étudiants de l’Université de Mayotte au Festival de Cannes

Des étudiants de l’Université de Mayotte au Festival de Cannes
Entre deux projections, certains étudiants découvrent que les échanges avec des professionnels se déroulent majoritairement en anglais, un détail qui change leur manière de suivre les conférences.

Du 12 au 21 mai 2026, un groupe d’étudiants de l’Université de Mayotte participe au Festival de Cannes grâce au soutien de la CVEC, du SUAC et du Pavillon Afronova. Ils assistent à des projections, conférences et rencontres professionnelles, découvrent les métiers du cinéma et réalisent un journal vidéo pour partager leur immersion avec le public mahorais.

À Cannes, le cinéma devient une salle de classe à ciel ouvert pour les étudiants mahorais. Grâce au soutien de la CVEC et du SUAC de l’Université de Mayotte, en collaboration avec le Pavillon Afronova, des étudiants de l’Université de Mayotte prennent part au Festival de Cannes du 12 au 21 mai 2026. Cette participation s’inscrit dans un dispositif d’accompagnement universitaire lié aux activités culturelles et audiovisuelles, permettant aux participants d’assister aux projections officielles du festival et de participer à des rencontres professionnelles organisées au sein du Pavillon Afronova.

Pour Khalida Soulaimana, étudiante en première année de licence sciences de la vie option accès santé, originaire de Mtsangaboua (Bandraboua), cette participation s’inscrit dans un parcours déjà engagé au sein de l’université. Elle explique avoir intégré une activité cinéma proposée chaque semaine : « Je fais partis activité cinema a l’université tous les vendredi de 11h a 14h ».

La sélection pour le Festival de Cannes s’est faite à travers une candidature encadrée par l’établissement. Elle décrit les étapes du recrutement : « L’université a envoyé un mail , lorsqu tu candidate il faut envoye un cv et un dossier et on a passer un entretien ». Ce processus témoigne d’une organisation structurée visant à accompagner les étudiants vers des expériences culturelles et professionnelles extérieures.

Au-delà de la sélection, la motivation de Khalida Soulaimana repose sur un intérêt personnel pour l’audiovisuel et la création. Elle explique : « je voulais aller au festival, le monde des camera me plait ». Elle évoque également une pratique plus ancienne liée à l’image et à la vidéo : « depuis que je suis petite j’aime me filmer c’est qq chose que j’aime faire, j’ai appris à régler une caméra ». Cette familiarité avec les outils audiovisuels nourrit son intérêt pour le milieu du cinéma, qu’elle associe à la découverte et à l’expérimentation.

Elle insiste aussi sur la portée symbolique de cette expérience pour les étudiants mahorais : « les élèves de mayotte en sont souvent exclus de ce milieu et vous voulez en faire partager ». Cette remarque souligne, selon elle, l’importance de l’accès à des événements culturels internationaux et à des réseaux professionnels habituellement éloignés du territoire.

Durant le festival, Khalida Soulaimana a participé à des conférences et rencontres organisées au Pavillon africain. Elle décrit un programme riche en échanges, notamment autour des métiers du cinéma et des nouvelles technologies : « on a eu plein de conférences au pavillon africain et des intervenants en IA ». Elle précise également que ces interventions nécessitent une adaptation linguistique et une attention particulière : « Les conférences sont en anglais ».

Cette immersion lui permet également d’aborder de manière concrète les réalités du secteur. Elle observe que l’accès au métier d’actrice, ou plus largement aux professions du cinéma, demande un engagement important : « C’est pas si facile à être actrice ».

Dans le cadre de ce séjour, les étudiants réalisent un journal vidéo destiné à documenter leur expérience. Ce support vise à retranscrire les rencontres, les découvertes et les impressions vécues sur place afin de les partager avec le public mahorais à leur retour. Ce travail de production s’inscrit dans une démarche de valorisation de l’expérience vécue au sein d’un événement international.

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Fin prochaine de la gratuité sur le réseau TMCO

Fin prochaine de la gratuité sur le réseau TMCO

Dans le cadre de l’évolution du réseau de transport TMCO, la gratuité du service prendra prochainement fin. Une transition est engagée afin de permettre aux usagers de s’adapter à ce changement.

Pour accompagner cette étape, des permanences seront organisées dans les mairies du territoire de la 3CO afin de permettre l’inscription des usagers et la délivrance des futures cartes d’accès au réseau.

Le calendrier est le suivant : le lundi 18 mai 2026 à la mairie de Ouangani, le mardi 19 mai à Chiconi, le mercredi 20 mai à Sada, le jeudi 21 mai à Tsingoni et le vendredi 22 mai à M’Tsangamouji. Les permanences se tiendront de 8h00 à 15h00.

Les usagers devront se munir d’une pièce d’identité. Une inscription en ligne est également possible via le site www.tmco.yt.

Cette démarche vise à accompagner les habitants dans la mise en place du nouveau système et à renforcer l’organisation de la mobilité sur le territoire intercommunal.

Tours d’eau à Mayotte : le nouveau planning pour Grande Terre

Tours d’eau à Mayotte : le nouveau planning pour Grande Terre

SMAE – Mahoraise des Eaux informe ses usagers de la publication du nouveau planning des tours d’eau pour la période du 18 au 24 mai 2026, concernant uniquement les habitants de Grande Terre. Le planning applicable à Petite Terre reste inchangé et correspond à celui communiqué précédemment.

À la remise en eau, la SMAE recommande aux usagers de fermer tous les robinets avant le retour de l’eau, puis de laisser couler l’eau doucement durant les premières minutes. Il est également conseillé de laisser l’eau s’écouler jusqu’à ce qu’elle devienne claire, en la récupérant si possible pour un usage non alimentaire. Enfin, pour les usages alimentaires, l’eau devra être bouillie durant la première demi-journée suivant la remise en service.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes