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Comores : un soignant gréviste entendu au parquet à cause d’un vocal

Comores : un soignant gréviste entendu au parquet à cause d’un vocal

Dans ce message audio laissé dans un groupe WhatsApp réunissant les professionnels de santé de l’hôpital El-Maarouf, qui observent une grève illimitée, Ahmed Abdou Karihila avait, en prévision d’un sit-in, invité ses collègues à porter des baskets au cas où ils seraient dispersés par les forces de l’ordre.

Relâché, mais pas totalement libre. C’est du moins la lecture que certains juristes font de la décision communiquée par la procureure de la République de Moroni, Saidatte Fatuma Said Boina. La magistrate a auditionné ce mercredi matin Ahmed Abdou Karihila, l’un des soignants de l’hôpital El-Maarouf, plongé depuis le 9 mars dans une grève déclenchée par les contractuels, qui réclament de meilleures conditions salariales.

Le professionnel de santé, âgé de 42 ans, a été arrêté lundi soir et a passé la nuit en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie nationale. Le lendemain, il a été entendu, puis son dossier a été déféré au parquet de la République. Selon son avocat, la cause de son interpellation est un vocal laissé dans un groupe WhatsApp regroupant des soignants grévistes. Ceux-ci préparaient un sit-in qui devait se tenir mardi devant le portail du centre hospitalier national El-Maarouf.

Dans son message, Ahmed Abdou Karihila aurait invité les femmes à porter des baskets et des collants, et les hommes des baskets, en prévision d’une dispersion par les forces de l’ordre si elles venaient à être déployées. Sauf que le vocal n’est pas resté dans le groupe : il aurait été transféré aux autorités par un infiltré, selon l’avocat de Karihila, Maître Idrisse Mze Mogne, interrogé au parquet.

À l’en croire, son client, accusé d’incitation à un soulèvement après des propos tenus dans un cadre strictement privé, a échappé à une inculpation. En revanche, le parquet n’a pas non plus classé l’affaire sans suite. « On lui a simplement dit que le dossier était mis en attente », a déclaré l’avocat du soignant, qui a dénoncé les conditions d’arrestation de son client.

Un juriste a qualifié cette situation de « chape de plomb » pour le gréviste. « Cela veut dire qu’ils l’ont dans le viseur. Au moindre pépin, il risque d’être arrêté », a-t-il confié.

Enlèvement, terrorisme

Selon lui, Ahmed Abdou Karihila a été « enlevé » dans la nuit de lundi, vers 23 heures. « Sauf en cas de terrorisme, les arrestations ne peuvent pas intervenir entre 21 h et 6 h du matin, selon le code de procédure pénale. Or, Karihila était chez lui, dans sa chambre, avec sa famille et ses enfants, lorsqu’un habitant de son village, accompagné d’éléments de la gendarmerie, est entré et l’a emmené. Il a dormi sur place jusqu’au lendemain matin. Il a été auditionné à 9 heures », a poursuivi Maître Idrisse Mze Mogne, qui a indiqué que son client a été bien traité pendant sa détention.

L’avocat estime que la mise en attente du dossier prononcée par le parquet s’apparente à un classement sans suite. « Le procureur a la possibilité d’ouvrir une information, c’est-à-dire d’engager des poursuites, ou de classer sans suite. En tout cas, M. Karihila est libre de ses mouvements, comme si de rien n’était. Le problème, c’est que cette mise en attente va peser sur lui, car il n’osera plus poser certains actes », a nuancé le conseil du gréviste, qui dénonce cette privation de liberté de son client, alors qu’il ne fait l’objet d’aucune inculpation.

Depuis un mois, l’hôpital de référence des Comores, le centre hospitalier national El-Maarouf, fonctionne au ralenti après le déclenchement d’une grève du personnel contractuel.

Marche pacifique ce vendredi

Les soignants demandent un alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires. Actuellement, un aide-soignant est payé près de 80 euros, tandis que les infirmiers et les sages-femmes perçoivent environ 115 euros par mois.

La direction a seulement proposé une augmentation de 8 %, mais cette offre a été rejetée par les contractuels, qui affirment être près de 500 agents, y compris des fonctionnaires ayant rejoint le mouvement.

Pour pallier le manque de soignants, la direction a recruté de nouveaux agents, notamment des diplômés des écoles de santé, mais ces renforts restent insuffisants. Des patients passent de longues heures sans recevoir la visite de soignants, toujours en sous-effectif.

Aux dernières nouvelles, le dialogue était dans l’impasse, au détriment de la population, première victime de cette grève. C’est d’ailleurs pour cette raison que des associations de la société civile ont appelé à un rassemblement pacifique ce vendredi, si les autorités ne trouvent pas de solution pour faire revenir les contractuels.

La semaine dernière, les députés avaient convié les grévistes à une réunion afin de trouver une issue à la crise.

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Mayotte : une campagne solidaire mêle sport extrême et lutte contre le cancer

Mayotte : une campagne solidaire mêle sport extrême et lutte contre le cancer

L’Association Mahoraise pour la Lutte contre le Cancer (AMALCA) lance une campagne de dons baptisée « No Limit 2026 – Transformer l’effort en espoir », visant à renforcer ses actions de prévention et d’accompagnement des malades sur le territoire.

Face aux inégalités d’accès aux soins à Mayotte, l’association rappelle l’urgence d’agir, notamment contre le cancer du sein, qui touche une femme sur huit au cours de sa vie.

Pour mobiliser le public, un défi sportif hors norme servira de levier de sensibilisation. L’ambassadeur du projet, Chad Youyou, participera en 2026 à deux épreuves d’endurance : les 24 heures de Tullins en avril, puis la Diagonale des Fous en octobre, une course de 180 km.

Objectif : transformer chaque kilomètre parcouru en visibilité et en soutien financier pour l’association. Les dons collectés permettront notamment de financer les actions d’Octobre Rose, d’accompagner les patients et de renforcer la prévention auprès des populations les plus éloignées du système de santé.

Cette initiative, prévue sur sept mois, appelle à une mobilisation large autour de la lutte contre le cancer à Mayotte.

Anchya Bamana sonne une nouvelle charge contre le préfet de Mayotte

Anchya Bamana sonne une nouvelle charge contre le préfet de Mayotte

La députée (RN) de Mayotte, Anchya Bamana, a donné de la voix sur les réseaux sociaux vendredi au sujet de la crise de l’eau qui persévère sur le territoire malgré une pluviométrie exceptionnelle et des retenues collinaires qui débordent. Son intervention fait suite au traitement musclé réservé par les forces de police de Mamoudzou intervenues en milieu de semaine dernière dans les locaux de la SMAE pour y déloger Chadouli Youssouf, un usager mécontent des coupures d’eau prolongées dans le nord de l’île où il réside. Ce dernier avait choisi de se doucher avec une bouteille d’eau dans un coin du hall principal du siège de la SMAE à Kawéni en prenant soin de faire filmer toute la scène, y compris à l’extérieur des bâtiments une fois qu’il avait été maîtrisé par les policiers. Dans son podcast diffusé sur Facebook, Anchya Bamana a eu des mots très durs à l’égard du préfet de Mayotte, estimant que les forces de l’ordre à Mayotte avaient à s’occuper d’autres problèmes plus importants, notamment d’insécurité chronique, que d’aller prêter main forte contre Chadouli Youssouf un usager de l’eau qui n’a fait que réclamer son bon droit. La parlementaire a chargé conséquemment les gouvernements français successifs qui ne se sont pas occupés de fournir suffisamment d’eau potable aux habitants de Mayotte, malgré ses nombreuses saisines et celles de Marine Le Pen, la présidente de son parti.

La commune d’Acoua se dote d’un nouveau gabier

La commune d’Acoua se dote d’un nouveau gabier
©acoua-info.com

Selon un post publié sur la page Facebook de la commune, un distributeur automatique de billets Crédit Agricole est désormais en service pour faciliter l’accès aux services bancaires des administrés.

Situé aux abords de l’Hôtel de ville, cette installation résulte d’une collaboration entre la municipalité d’Acoua et la Communauté d’Agglomération du Grand Nord de Mayotte, qui a apporté un soutien financier à ce projet.

Un triathlon pour l’avenir des jeunes de Bandrélé

Un triathlon pour l’avenir des jeunes de Bandrélé
©Yatru

Une idée remarquable à perpétuer dans les années à venir. Une journée entière dédiée à des séances de fitness pour favoriser la cohésion entre jeunes des différents villages de la commune de Bandrélé, voilà une initiative conduite samedi à Musical plage par l’association « Profession Sport et Loisirs de Mayotte », avec le soutien de la municipalité de Bandrélé. Au programme, des épreuves qui ont intégré du Kayak, de la course à vélo, et à pied, de même que des séances de fitness sur la plage. Des acteurs de l’insertion professionnelle s’étaient aussi donné rendez-vous sur les lieux où ils ont tenu plusieurs stands d’information. Allier l’utile à l’agréable était le but recherché par les services sociaux communaux de Bandrélé lesquels ont cherché à travers cette manifestation à sensibiliser les jeunes sur les opportunités professionnelles offertes par ce secteur d’activité.

Zily dévoile « Chéri Nguizy » et dépasse les 100 000 vues avant son concert au Casino de Paris

Zily dévoile « Chéri Nguizy » et dépasse les 100 000 vues avant son concert au Casino de Paris

À quelques semaines de son concert au Casino de Paris, prévu le 22 mai, Zily a dévoilé le clip de Chéri Nguizy. La vidéo a dépassé les 100 000 vues en moins de 72 heures sur YouTube.

Ce nouveau titre, largement relayé en ligne, s’inscrit dans un registre d’« amour doux et sensuel », mêlant références aux traditions mahoraises et sonorités contemporaines.

Artiste indépendante, Zily poursuit le développement de son audience au-delà de Mayotte. Son concert au Casino de Paris constituera une première pour une artiste mahoraise sur cette scène.

Crise de l’eau : à la SMAE, 37 millions d’euros de factures restent impayées

Crise de l'eau : à la SMAE, 37 millions d’euros de factures restent impayées
37 millions d’euros de factures d’eau impayées à Mayotte, symbole de la colère des abonnés face aux coupures.

Selon notre confrère Le Monde, plus de 37 millions d’euros de factures d’eau sont impayées à Mayotte, conséquence de coupures fréquentes et d’infrastructures défaillantes. Le quotidien précise que la SMAE renforce son recouvrement, tandis que le LEMA met en place une gestion transitoire pour moderniser le réseau.

D’après Le Monde, les abonnés de la Société mahoraise des eaux (SMAE) ont accumulé plus de 37 millions d’euros de factures impayées, un montant étalé sur plusieurs années. Le journaliste Jérôme Talpin souligne que ces retards trouvent leur origine dans la crise de l’eau qui affecte l’île depuis 2023, marquée par une sécheresse exceptionnelle, des infrastructures vieillissantes et des coupures régulières, souvent supérieures à 48 heures, organisées selon un « tour d’eau » par quartiers.

Toujours selon le quotidien, pour protester contre ces conditions, certains abonnés ont décidé de suspendre leurs paiements, estimant que le service fourni ne correspond pas aux obligations contractuelles de la SMAE. Depuis 2024, l’État ne prend plus en charge ces factures, une aide exceptionnelle qui avait été mise en place lors de la phase aiguë de la crise.

Le quotidien national relève que, face à cette situation, la SMAE a renforcé son service de recouvrement en recrutant une dizaine d’agents et multiplie les injonctions de payer devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou, qui reçoit désormais entre 300 et 400 procédures chaque semaine.

Le journaliste indique également que le syndicat intercommunal Les Eaux de Mayotte (LEMA) a choisi de mettre en place une période transitoire de gestion en régie pour quatre ans, afin de moderniser les infrastructures et de réduire les pertes d’eau, estimées à près de 30 % du réseau.

Enfin, le quotidien note que des mesures ponctuelles ont été prises, comme la distribution de bouteilles d’eau lors des coupures les plus longues et la modernisation progressive de certaines installations de dessalement et de stockage. Néanmoins, souligne Le Monde, la situation reste fragile, et les impayés traduisent à la fois les difficultés financières d’une population dont 77 % vit sous le seuil de pauvreté et un sentiment de défiance envers le service public.

La semaine dernière, toujours selon Le Monde, un habitant d’Hamjago, Chadhouli Youssouf, a symboliquement pris sa douche au siège de la SMAE pour dénoncer l’absence d’eau dans son village. L’action, réalisée avec des bouteilles d’eau et filmée pour les réseaux sociaux, visait à attirer l’attention sur les coupures prolongées et le manque de réponses de l’opérateur.

Entretien avec Djoumoi Ramia (CESEM) : il dénonce une cascade d’anomalies dans la présentation du budget 2026

Entretien avec Djoumoi Ramia (CESEM) : il dénonce une cascade d’anomalies dans la présentation du budget 2026
Djoumoi Ramia qui exerce la profession d’expert-comptable à Mayotte évoque lui aussi d’un déficit de 20 millions d’euros caché dans le montage de ce budget 2026 du Département-Région.

Membre du CESEM, Djoumoi Ramia n’exerce pas moins la profession d’expert-comptable à Mayotte. Un poste qui le place aux premières loges pour décortiquer le budget 2026 de l’Assemblée de Mayotte adopté il y a quelques jours. Il évoque de nombreuses anomalies dans la présentation de ce budget et de l’existence d’un déficit de 20 millions d’euros, hors des subventions versées par l’Etat au titre de l’AZE (mineurs isolés). 

F.I : C’est à vous qu’il est revenu de présenter les observations du CESEM sur le budget 2026 du Département-Région de Mayotte, quelle est la posture de votre organisme à ce sujet et quelles sont les observations pertinentes que vous avez soulevées ? 

Djoumoi Ramia : Effectivement j’ai eu l’opportunité de présenter les avis du CESEM, en l’absence de mon Président. La présentation de ce budget portait sur un certain nombre de point qui nous ont paru à améliorer, à commencer par le calendrier, c’est un vrai sujet, un vrai problème, on ne peut plus se permettre aujourd’hui de conserver cette manière de travailler. Un budget pour l’année 2026 qui se vote à la fin du mois de mars signifie qu’on a perdu 3 mois d’activité. Les entreprises ne peuvent pas travailler faute de perspectives économiques pendant ce délai, ce n’est pas entendable pour la population, les entreprises, le département lui-même, pour personne finalement.

Ce premier point était donc vraiment à rectifier. Il y a d’autres choses complètement ahurissantes dans ce budget, la plus grosse, que je trouve pour ma part complètement scandaleux, c’est le budget de la Direction des Transports Maritimes. Il faut arrêter de se voiler la face lorsqu’on est décideur aujourd’hui, il faut être capable de prendre de varies décisions sinon on ne se présente pas à la présidence de ce type d’institution.

F.I : Que voulez-vous dire au juste ?

D.R :  Ce que je veux dire par là c’est qu’une politique tarifaire normale depuis 20 ans n’est certainement pas de conserver, par exemple, un prix de 75 centimes d’euros le ticket de barge depuis 2002. C’est complètement anormal d’un point de vue économique, comment voulez-vous expliquer aux gens qu’avec un pouvoir d’achat de 2002 où le SMIC était à 686 euros pour ceux qui vivaient à Mayotte, qui a aujourd’hui plus que doublé, on continu toujours à pratiquer la même tarification. Je rappelle juste que le déficit creusé par la DTM est de 18 millions d’euros. C’est de l’argent jeté à travers les fenêtres ! Ce n’est pas de l’eau qui coule d’un robinet qui est ouvert par l’Etat. Il faut absolument qu’on prenne des mesures, qu’on réfléchisse sur une politique budgétaire et s’assurer des contraintes qui se posent sur le fonctionnement de ce service, des contraintes connues de tous, notamment en matière d’organisation de la billetterie, et sécuriser enfin les rentrées financières.

FI :   Comment expliquez-vous justement que nous soyons sur la énième observation de la CRC sur ce point particulier et qu’aucune ligne n’ait bougée depuis plus de 20 ans ? 

D.R : Vous parlez à un professionnel de l’audit, à un expert-comptable. En matière d’audit interne, je dirai que s’il y avait une volonté d’organiser de manière sécurisée pour assurer les flux à la DTM, évidemment cela est parfaitement faisable. Il faut seulement de la volonté et de l’écoute. Maintenant si nous ne sommes pas à ce stade c’est qu’il y a probablement des raisons autres que de faire évoluer ce système qui perdure malheureusement depuis trop longtemps et qui pénalise tous les Mahorais.  Autre point concertant des méthodes de recouvrement de finances, je rappelle l’existence actuellement dans ce budget de dispositions regroupant 32 millions d’euros destinés à financer les associations.  Celles-ci ne sont pas soutenues via des dispositifs de mécanismes d’exonération de charges patronales qui existent partout ailleurs dans l’hexagone et Outre-mer. Forcément, elles sont pénalisées, forcément c’est le département qui se trouve dans l’obligation de pallier et dans ces conditions, on ne s’en sortira jamais ! Il appartient à l’Assemblée de Mayotte de se mobiliser pour faire en sorte que les choses avancent, et avancent vite. Mayotte n’a plus le temps d’attendre, on ne peut plus se permettre de faire trainer les choses ou de présenter des budgets contenant des excédents complètement illusoires, et là je reste gentil ! Pour moi, présenter des budgets avec des gros excédents signifie une seule chose, qu’on ne travaille pas. En tous cas c’est comme ça que moi je voie les choses.

F.I : Que faudrait-il faire pour inverser cette tendance négative ?

D.R : L’idée ce serait quand même que tout le monde se mette à travailler parce que si nous prenons en compte la situation économique de l’Etat à l’échelle nationale en ce moment, la situation mondiale au niveau international, les difficultés vont aller de plus en plus en s’aggravant. Et la situation dans laquelle Mayotte se trouve plongée ne va pas faciliter les choses. Il est peut-être temps de se réveiller, et très vite.

F.I : Les élus de l’opposition contestent ces excédents budgétaires au motif qu’ils se base en partie sur des dotations versées au Département-Région par l’Etat ? Partagez-vous ce point de vue ? 

D.R :  C’est un point important car sur les 600 millions d’euros qui ont été accordés entre 2023, 2024 et 2025, l’ont été dans le cadre d’une compensation des missions de l’AZE. Il est vrai que si on déduit cette subvention on se retrouve avec un déficit d’environ 20 millions d’euros. Nous savons tous depuis plusieurs années que le budget affecté à l’AZE n’est pas à la hauteur de ce qu’on l’est en droit d’attendre. La meilleure image de ce qui se passe au niveau des mineurs isolés, il vous faut prendre un dégât des eaux chez vous, l’assurance ne vous indemnise pas la cause de ce dégât mais elle vous indemnise sur ses conséquences. En l’espèce, on a une cause qui n’est pas bouché par le propriétaire qui est l’Etat, et le Département-Région qui se retrouve dans la posture du bénéficiaire de ce logement qu’il loue, à réparer les travaux, à refaire la peinture de la façade. Mais cette peinture ne tient pas longtemps et qu’il faut la refaire chaque année. Il est clair que l’Etat doit faire sa part du boulot et nous aussi devons lui montrer que nous sommes en mesure de produire les documents nécessaires pour que les dotations soient ajustées au plus près. C’est trop facile de dire qu’on ne nous accorde qu’une subvention provisoire, si on nous l’a donné c’est qu’il y a aussi une raison. Peut-être que l’Etat s’est rendu compte de son côté que cela ne correspondait pas à la réalité, et que peut-être aussi qu’elle ne peut pas donner encore plus faute de se voir fournir suffisamment d’éléments justificatifs.

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Malgré les incertitudes géopolitiques, l’ASPEL affirme : « Nous sommes sereins » pour le Hajj

Malgré les incertitudes géopolitiques, l’ASPEL affirme : « Nous sommes sereins » pour le Hajj
Plus de 300 visas ont été délivrés aux pèlerins de Mayotte, qui se préparent déjà au départ pour le Hajj.

Environ 300 pèlerins de Mayotte souhaitent accomplir le Hajj dès le 12 mai. Malgré les tensions entre Israël, les États-Unis et l’Iran, l’association ASPEL assure que les départs sont maintenus, même si les itinéraires restent en cours de finalisation.

À partir du 12 mai prochain, les pèlerins de Mayotte entameront leur voyage vers les lieux saints de l’islam afin d’accomplir le Hajj. Malgré un contexte international particulièrement tendu, aucun départ n’a été annulé à ce stade. L’Association pour le pèlerinage (ASPEL) se veut rassurante : « Nous sommes sereins. »

Plus de 300 demandes ont déjà été enregistrées, soit autant de visas octroyés par l’Arabie saoudite aux ressortissants de Mayotte, témoignant d’un engouement toujours aussi fort. Et pour cause : le pèlerinage est le cinquième pilier de l’islam, que tout croyant se doit d’accomplir dans la mesure de ses moyens. « Il y a toujours autant de monde. Nous n’arrivons pas à valider tous les dossiers », confie une source.

Les départs sont actuellement prévus les 12, 14 et 16 mai, avec un retour programmé entre le 4 et le 5 juin. Toutefois, l’organisation reste en cours d’ajustement. « Pour l’instant, tout n’est pas encore finalisé. Nous n’avons pas les itinéraires définitifs », précise le président, Saïd Maanrifa Ibrahim, évoquant notamment l’attente de confirmations du côté des compagnies aériennes saoudiennes.

Un climat géopolitique sous tension

Comme à l’accoutumée, le schéma de voyage envisagé comprend plusieurs escales : un départ depuis Mayotte vers La Réunion, puis un passage par Dubaï, avant un transit par Maurice et une arrivée à Djeddah. D’autres ajustements restent possibles en fonction des disponibilités aériennes. Sur place, les pèlerins rejoindront ensuite les villes saintes, notamment Médine, via des liaisons internes.

Cette organisation intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible. Depuis fin février 2026, les tensions se sont intensifiées entre Israël, les États-Unis et l’Iran, avec des frappes et des représailles qui inquiètent la communauté internationale. L’attention se porte notamment sur le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le transport du pétrole, où la situation pourrait entraîner une hausse des prix du carburant.

Malgré cela, les organisateurs locaux se veulent rassurants. « À ce jour, rien n’a été suspendu. Tous les vols sont maintenus et nous continuons à travailler normalement », insiste le président de l’association.

Fait notable, cette instabilité internationale ne s’est pas encore répercutée sur les tarifs proposés. Selon une source proche du dossier, les prix seraient même en légère baisse cette année. Alors que le coût du pèlerinage avoisinait les 9 000 euros l’an dernier, les offres actuelles se situeraient autour de 8 500 euros au maximum, notamment grâce aux formules proposées par des agences saoudiennes. Le transport devrait être assuré en partie par Air Austral, en partenariat avec d’autres compagnies, dont des transporteurs saoudiens.

Les futurs pèlerins mahorais inscrits sont ainsi en bonne voie d’accomplir leur dernier pilier de l’islam.

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Entretien avec Issoufi Maandhui : il prône le retour de la cohésion et de l’entente entre les Pamandziens

Entretien avec Issoufi Maandhui : il prône le retour de la cohésion et de l’entente entre les Pamandziens
Le nouveau maire de Pamandzi prône le dialogue entre les agents communaux et la nouvelle équipe municipale afin de favoriser un nouveau départ dans la gestion de la ville.

Le nouveau maire de Pamandzi, Issoufi Maandhui, assure de l’existence d’une entente parfaite entre son équipe et celle de son voisin de Dzaoudzi-Labattoir, ainsi que d’une ambition partagée d’impulser une nouvelle synergie profitable à la Petite-Terre. Il veut réconcilier le personnel communal avec les nouveaux élus pamandziens afin de faire table rase du passé, tout en veillant à se conformer aux récentes recommandations de la Chambre régionale des comptes en matière budgétaire et éducative. Une nécessité, selon lui, pour éviter d’aller droit au mur.

Flash Info : Quelle est, selon vous, la priorité des priorités de cette nouvelle mandature qui démarre ce matin pour Pamandzi ?

Issoufi Maandhui : Nous allons sans tarder nous atteler à répondre aux recommandations de la Chambre régionale des comptes en matière budgétaire. Vous savez que le budget doit être voté d’ici le 30 avril 2026 ; nous ferons le nécessaire pour qu’il soit adopté et pour nous conformer aux recommandations de la CRC.
En matière d’éducation, nous avons été pointés du doigt pour ne pas avoir eu un seul PEDT signé en six ans. Par conséquent, nous allons faire en sorte qu’il devienne opérationnel dès la prochaine rentrée scolaire. Toujours dans ce domaine, un rappel nous a été fait au sujet des inscriptions des enfants : nous veillerons donc à ce que tous les enfants répertoriés dans la commune soient inscrits et puissent, dans la mesure du possible, avoir une place à la rentrée.
S’agissant de l’organisation administrative, la commune dispose actuellement de très peu de cadres. Nous ferons en sorte de structurer cette organisation afin de pouvoir enfin déployer notre politique publique. Ne pas suivre ces recommandations nous conduirait droit au mur.

F.I : Quel cap avez-vous défini pour les six prochaines années dans votre commune ?

I.M : Parmi les priorités de notre équipe figure le rétablissement indispensable de la confiance entre élus et agents communaux. Je m’y emploie dès ce mardi matin en allant à leur rencontre sur les différents sites où ils travaillent.
Nous constatons une très grande démotivation, notamment depuis la grève de quatre mois qui a touché les services du CCAS. Nous devons donc poursuivre le dialogue afin de comprendre leurs attentes et leurs doléances, et d’y apporter des réponses adaptées permettant un bon fonctionnement du service.
Par ailleurs, tout le monde a constaté que la mandature précédente a été à deux doigts de retirer Pamandzi de l’intercommunalité de Petite-Terre. Je peux d’ores et déjà vous assurer qu’il en sera autrement avec notre équipe. Nous travaillons de concert avec la nouvelle majorité municipale de Dzaoudzi-Labattoir afin de faire de cet outil un véritable levier de développement, sans tiraillements.
Nous convergeons vers une réelle stabilité : nous travaillons main dans la main et parlerons d’une seule voix lorsqu’il s’agira de défendre les intérêts de la Petite-Terre, partout où cela sera nécessaire.

F.I : Le suivi des projets fait partie des domaines qui ont failli au cours de la mandature sortante. Envisagez-vous de recruter un nouveau DST ?

I.M : Effectivement, lorsqu’on observe de près le fonctionnement de la commune de Pamandzi, on constate l’absence d’un directeur des services techniques depuis longtemps. Ce poste étant resté vacant, il nous est difficile de répondre aux attentes et de mener à bien les projets que nous souhaitons mettre en place.
C’est pourquoi la réorganisation des services communaux fait partie de nos priorités. Il est essentiel de recruter les bonnes personnes, les bons cadres, afin de stabiliser notre administration et de pouvoir avancer concrètement dans la réalisation de nos projets.

F.I : Quelle sera votre approche au niveau de l’intercommunalité de Petite-Terre ?

I.M : Notre approche reposera sur le rétablissement de la confiance avec nos voisins de Dzaoudzi-Labattoir, afin de former une seule équipe dans l’intérêt du territoire de la Petite-Terre.
La politique de la ville est une compétence intercommunale qui a été délaissée par la mandature précédente, avec les conséquences que nous avons connues. Nous devrons donc collaborer avec les services compétents afin de décliner efficacement les stratégies arrêtées pour la commune de Pamandzi.

F.I : Quelle sera la touche particulière d’Issoufi Maandhui dans la conduite des affaires à Pamandzi ?

I.M : Il s’agira d’apporter à la commune un meilleur cadre de vie, permettant à tous les jeunes de trouver leur place, de s’insérer et de s’exprimer à travers le travail, le sport, l’art et le cinéma. L’objectif est que chaque Pamandzien se sente bien et contribue à faire retrouver à la ville son rôle de vitrine sur le territoire de Mayotte.

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Grève chez Madiana 976 Ambulance : les négociations patinent, le mouvement maintenu

Grève chez Madiana 976 Ambulance : les négociations patinent, le mouvement maintenu

La situation reste tendue chez Madiana 976 Ambulance à Kani-Kéli. Réunis ce mardi 7 avril avec leur direction, les salariés grévistes disent avoir constaté des avancées partielles, mais insuffisantes pour envisager une reprise du travail. En l’absence d’un protocole de fin de conflit formalisé, ils ont décidé de maintenir la grève.

« On vient de terminer la réunion. La direction nous demande de reprendre le travail parce que certains points ont été réglés, mais pas correctement », explique un salarié. Parmi ces points figurent notamment le paiement des salaires et des arriérés. Si une partie des sommes dues a été versée, les ambulanciers attendent encore le salaire du mois de mars, promis d’ici mercredi.

Les grévistes conditionnent toute reprise d’activité à la signature d’un accord écrit. « On ne peut pas reprendre sans protocole de fin de conflit. Elle nous a dit qu’elle nous ferait un compte rendu et un protocole d’ici la fin de la semaine. On va voir si ça nous convient, sinon on maintient la grève », préviennent-ils.

Autre point de crispation : la question de la vente de l’entreprise. Alors que la direction avait évoqué une cession possible aux salariés, cette option semble désormais abandonnée. « Elle nous avait proposé de racheter la société, on avait accepté. Mais aujourd’hui, elle nous dit qu’elle ne vend plus. On attend un courrier officiel », déplorent-ils, dénonçant un manque de clarté.

Le climat social s’est encore dégradé autour des conditions de départ proposées aux salariés. Selon eux, la direction refuse toute rupture conventionnelle ou licenciement économique. « Elle nous a dit que si ça ne nous plaît pas, on n’a qu’à démissionner. Elle nous pousse clairement vers la sortie », dénoncent-ils.

Une position jugée inacceptable par les grévistes, qui estiment ne pas avoir à quitter leur emploi dans ces conditions.

Sur le fond des revendications, les salariés affirment qu’aucune amélioration n’a été constatée. Le manque de matériel, déjà dénoncé, persiste. « Il n’y a aucun avancement. On continue juste le service minimum pour les dialyses et deux kinés », indiquent-ils.

La question des effectifs reste également entière. L’équipe fonctionne toujours en sous-effectif, avec un salarié en arrêt maladie non remplacé. « On devrait être cinq, mais on est quatre. On avait demandé une embauche, mais on n’a eu aucun retour », regrettent-ils.

Les ambulanciers pointent également une stagnation, voire une baisse de leur rémunération. « À Mayotte, un ambulancier diplômé commence entre 1 600 et 2 000 euros. Nous, on est bloqués à 1 600 et en plus, elle baisse nos salaires », affirment-ils.

Dans ces conditions, les salariés refusent toute reprise sans garanties concrètes. « Si elle veut qu’on travaille dans les mêmes conditions qu’avant, ce n’est pas possible. Il faut des conditions de travail sécurisées, de la transparence et une évolution des salaires », insistent-ils.

La réunion de ce mardi s’est tenue en présence de la préfecture, invitée comme témoin. En revanche, selon les salariés, le syndicat CGT Mayotte n’a pas été convié. « Elle a refusé que le syndicat soit présent », affirment-ils.

Dans ce contexte toujours incertain, les ambulanciers restent mobilisés. Faute d’accord satisfaisant dans les prochains jours, la grève pourrait se prolonger.

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Le procès sur la mort d’un docker au port de Longoni reporté à novembre 2026

Le procès sur la mort d’un docker au port de Longoni reporté à novembre 2026

À Mamoudzou, l’audience très attendue dans l’affaire de la mort de Daouda Attoumani n’a finalement pas eu lieu ce mardi 7 avril. Le procès pour homicide involontaire, qui devait permettre d’éclaircir les circonstances de l’accident survenu en 2023 au port de Longoni, a été renvoyé au 10 novembre 2026.

Un premier report avait déjà été ordonné le 14 octobre 2025. Cette fois, l’audience n’a pas pu se tenir en raison de la grève des avocats de Mayotte, engagés dans un mouvement national contre la loi SURE.

Âgé de 58 ans, Daouda Attoumani travaillait pour la société CMAT, anciennement Smart Port. Il est décédé le 20 septembre 2023 après une chute d’environ sept mètres sur le site du Port de Longoni, lors du déchargement du navire Kiara.

Le report du procès intervient alors que des tensions persistent autour des circonstances de l’accident. La famille conteste certaines accusations, qui évoquent un possible état d’alcoolisation au moment des faits. Elle affirme au contraire que Daouda Attoumani, connu pour ses engagements religieux, n’a jamais bu d’alcool.

Près de trois ans après le drame, les circonstances précises de la chute ne sont toujours pas établies. La famille, qui s’était déplacée au tribunal, espérait obtenir des éléments de réponse. Ce nouveau renvoi prolonge l’attente.

Le dossier devra désormais être examiné en novembre 2026, avec l’espoir de faire la lumière sur cet accident survenu dans une infrastructure stratégique de Mayotte.

Intercommunalité de Petite-Terre : le futur président sera élu dimanche à Pamandzi

Intercommunalité de Petite-Terre : le futur président sera élu dimanche à Pamandzi

Les élus communautaires de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi sont invités à l’élire le futur Président (et vice-président) de l’Intercommunalité de Petite-Terre dimanche 12 avril 2026. Le scrutin se déroulera à l’école du quartier Bandrahari à Pamandzi à partir de 9 heures. Un accueil des participants est programmé à partir de 8 heures 30 sur les mêmes lieux.

Ewa Air inaugure ses rotations Mayotte et Antananarivo

Ewa Air inaugure ses rotations Mayotte et Antananarivo

Huit ans après son interruption, la liaison aérienne entre Dzaoudzi et Antananarivo reprend du service, marquant une étape importante pour les échanges régionaux. Derrière le vol inaugural organisé par Ewa Air, c’est toute une dynamique économique et sociale qui se remet en marche.

Avec 64 passagers à bord, ce premier vol symbolique n’avait rien d’anodin. Il vient concrétiser une reprise amorcée en décembre dernier, attendue de longue date par les voyageurs mahorais et malgaches. Familles séparées, professionnels et acteurs du tourisme voient dans ce retour une opportunité de renouer des liens facilités entre les deux territoires.

Au-delà de l’événement, cette réouverture renforce la présence d’Ewa Air à Madagascar, où la compagnie dessert désormais plusieurs villes clés, contribuant à structurer davantage les flux dans la zone. Cette stratégie traduit une volonté d’ancrage durable dans l’océan Indien, en misant sur des liaisons régulières et adaptées aux besoins locaux.

Les rotations sont assurées à bord d’un ATR 72-600, permettant de relier les deux capitales en moins de deux heures. Deux vols hebdomadaires sont garantis, avec une montée en cadence à trois fréquences en période de forte demande. Cette flexibilité vise à répondre à l’attractivité croissante de la ligne, notamment lors des vacances et des temps forts économiques.

Côté organisation, les horaires ont été pensés pour optimiser les déplacements sur une journée, facilitant les allers-retours rapides. Quant aux tarifs, ils s’inscrivent dans une fourchette accessible pour ce type de desserte régionale, avec des prix évoluant selon la saisonnalité.

Plus qu’une simple reprise, cette liaison illustre le rôle clé du transport aérien dans le rapprochement des territoires insulaires. Elle confirme aussi la montée en puissance des échanges entre Mayotte et Madagascar, dans un contexte où la mobilité devient un levier essentiel de développement.

Viol en réunion à M’tsanga Beach : une jeune femme agressée après avoir fait du stop

Viol en réunion à M’tsanga Beach : une jeune femme agressée après avoir fait du stop
* image d'illustration modifiée par ia

Une jeune femme de 23 ans a été victime d’un viol en réunion dans la nuit de samedi à dimanche à M’tsangabeach dans des circonstances particulièrement choquantes. Les faits se seraient déroulés aux alentours de 4h30 du matin, alors que la victime tentait de regagner son domicile après une soirée passée à Chiconi.

Selon les premiers éléments, la jeune femme, d’origine malgache, faisait du stop au carrefour du village lorsqu’un véhicule s’est arrêté. À son bord se trouvaient quatre individus. Pensant pouvoir rentrer en sécurité, elle serait montée dans la voiture. Mais au lieu de la conduire à destination, les occupants l’auraient emmenée dans une zone isolée de M’tsangabeach.

C’est dans cet endroit reculé que la victime aurait subi un viol en réunion, les agresseurs se relayant avant de la ramener au carrefour de Bamana, à Sada, où ils l’auraient abandonnée avant de prendre la fuite.

Retrouvée en état de choc peu de temps après les faits, la jeune femme a été prise en charge par les secours. Les pompiers l’ont transportée au centre hospitalier de Mayotte (CHM), où elle a reçu des soins. Outre son traumatisme psychologique, elle présentait également plusieurs égratignures.

À sa sortie de l’hôpital, la victime a déposé plainte auprès de la gendarmerie. Une enquête a été ouverte afin de retrouver les auteurs de cette agression et de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.

Cinéma : un documentaire mahorais en compétition à Toronto

Cinéma : un documentaire mahorais en compétition à Toronto

Le documentaire MANDZARSOA, troisième film mahorais réalisé par Germain Le Carpentier pendant le cyclone Chido et produit par Murielle Thierrin et Orana Larthomas pour ALDABRA FILMS, poursuit sa trajectoire internationale.

Alors que le festival Go Short – International Short Film Festival Nijmegen se tiendra la semaine prochaine à Nimègue (Pays-Bas), le film vient d’être sélectionné au Hot Docs Canadian International Documentary Festival, qui se déroulera du 23 avril au 3 mai 2026 à Toronto.

Présenté en compétition dans le programme « Birds of a Feather », MANDZARSOA bénéficie également du label « Oscar Qualifying », ouvrant la voie à une éventuelle présélection pour l’Oscar du meilleur film documentaire.

Fondé en 1993 à Toronto, Hot Docs est aujourd’hui considéré comme le plus grand festival de documentaire en Amérique du Nord, réunissant chaque année des centaines de milliers de spectateurs et professionnels du secteur.

Cette nouvelle sélection confirme la visibilité croissante du cinéma mahorais sur la scène internationale.

Intercommunalités : levier de développement ou illusion politique ?

Intercommunalités : levier de développement ou illusion politique ?

Elles sont attendues au tournant par les populations mahoraises, au même titre que les conseils municipaux dont elles émanent. Les intercommunalités devraient se mettre en place au plus tard dans le courant de la semaine prochaine. Seront-elles en mesure d’être plus efficientes que les équipes sortantes ? Seront-elles plus réalistes et porteuses de projets réalisables dans des délais acceptables pour les populations, ou vont-elles s’embourber dans des projets pharaoniques sans garantie de voir le jour ?

Le troisième tour des élections municipales est programmé pour le week-end prochain. Les conseillers communautaires éliront les présidents des cinq intercommunalités de l’île, dans des scrutins de pure forme, les dés ayant été jetés bien avant, dans les tractations politiciennes de l’entre-deux-tours durant lesquelles se partagent les postes et les gisements d’emplois, pas toujours nécessaires. Combien parmi nos concitoyens savent à quoi servent ces nouvelles entités imposées à Mayotte par la force de la loi et à coups de traits de crayon sur des plans en papier, à l’image de lord Mountbatten exécutant la partition de l’Inde et des deux Pakistan (occidental et oriental, devenu par la suite le Bangladesh) ?

Très peu, assurément ! Et pourtant, elles sont au centre d’un calcul politique de haute voltige, en particulier dans l’agglomération de Mamoudzou, capitale, s’agissant de la CADEMA. En effet, c’est la seule qui peut se prévaloir de fonctionner à peu près correctement, les quatre restantes étant gérées à l’image des communes locales qui les composent : sans réelles ambitions ni financements adéquats, en dehors de leurs frais de fonctionnement et des salaires à verser à une pléthore d’agents, rarement affectés à des missions correspondant à leurs véritables compétences.

« Au cours de la mandature passée, je n’ai vu aucun élu s’intéresser vraiment à son rôle. Ils arrivaient avec des proches à faire embaucher, sans se soucier de la nécessité pour l’institution de les employer ni de l’exécution des tâches qui leur étaient confiées », raconte un cadre de l’une de ces institutions, lors d’une discussion à bâtons rompus à la table d’un café sur le front de mer de la ville chef-lieu. Il déplore le fait que ces nouvelles collectivités ne soient en réalité que des coquilles vides, comme le sont devenues les communes mahoraises au cours de ces quinze dernières années. Les discours publics et les promesses électorales ne se traduisent jamais en actions sur le terrain, à la fois par manque de vision à long terme, mais également par insuffisance de moyens financiers.

De grandes annonces jamais suivies de faits dans des délais humainement raisonnables

En effet, côté finances, elles sont logées à la même enseigne que les entités dont elles émanent, dépendant presque exclusivement du bon vouloir des préfets en place. Les subventions accordées par les services de l’État sont toutes fléchées sur des opérations spécifiques, souvent en décalage avec les attentes exprimées par la population. Au final, les intercommunalités se retrouvent à faire de grandes annonces de principe sur des projets souvent mirobolants, impossibles à concrétiser avant plusieurs décennies.

En un mot, la démocratie représentative qu’elles sont censées incarner avec les communes n’est qu’un mirage. Elles sont supposées être décentralisées sans l’être réellement, et ne réalisent que des projets a minima au terme d’une mandature, selon le bon vouloir des services de l’État.

Les opérations ANRU, rares projets significatifs qu’on leur connaisse, ne sont malheureusement pas légion à Mayotte. Hormis le quartier de la Vigie, partagé entre Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir, ainsi que Kawéni (commune de Mamoudzou), un tel modèle n’est hélas pas généralisable aux quatre coins du territoire.

Ces intercommunalités à la sauce mahoraise sont censées être un levier de mutualisation des moyens pour les communes qui les composent. Mais quels moyens, au juste, étant donné que les communes locales sont les parents pauvres de la nation et qu’elles sont incapables de tracer un cap réaliste pour les six années à venir ? Les cinq années d’études diverses préalables à la concrétisation d’un projet ne font que consommer inutilement des budgets, sachant que l’équipe municipale suivante les reléguera aux oubliettes pour relancer une démarche similaire, souvent sous l’impulsion de bureaux d’études fournissant un service minimal.

Les intercommunalités rejoignent ainsi le Département-Région de Mayotte dans sa capacité à devenir un consommateur boulimique d’études sans suite. Mais qu’à cela ne tienne, les nouvelles équipes communautaires feront, tant bien que mal, leurs preuves au cours de la prochaine mandature, à condition toutefois de ne pas s’embourber dans des querelles politiciennes inutiles et des luttes d’ego sans intérêt pour les administrés.

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Les avocats décrètent une « semaine morte » contre une réforme jugée dangereuse

Les avocats décrètent une « semaine morte » contre une réforme jugée dangereuse

La colère gronde au sein du monde judiciaire. Réunis en assemblée générale extraordinaire ce 6 avril 2026, les avocats du barreau ont adopté une motion sans équivoque : ils dénoncent avec force le projet de réforme de la justice criminelle et annoncent une grève totale jusqu’au 13 avril, date symboliquement décrétée « journée justice morte » à l’échelle nationale.

Au cœur de la contestation, le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, issu du dispositif dit « SURE », qui doit être examiné en première lecture le 13 avril. Pour les avocats mahorais, ce texte représente bien plus qu’une simple évolution procédurale : il constitue une remise en cause profonde des principes fondamentaux du procès pénal.

Ils pointent notamment l’introduction d’un mécanisme de « plaider coupable criminel », permettant de juger les crimes les plus graves sur la base du seul aveu de l’accusé. Une procédure qui, selon eux, évacue des piliers essentiels de la justice : absence de jury populaire, suppression des débats publics, disparition de l’audition des témoins et des experts.

« C’est une justice expéditive, négociée en coulisses, qui prive à la fois les accusés et les victimes d’un procès digne de ce nom », dénoncent-ils.

Les victimes, grandes oubliées ?

Autre point de crispation majeur : la place accordée aux victimes. Dans leur motion, les avocats insistent sur le fait que ces dernières, dont la parole a été longue et difficile à libérer, méritent mieux qu’une procédure accélérée où elles seraient reléguées au second plan.

Le procès pénal, rappellent-ils, n’est pas seulement un outil de sanction, mais aussi un espace de reconnaissance, de vérité et de réparation. Autant d’éléments qui risqueraient, selon eux, d’être sacrifiés au nom de la rapidité.

Une justice déjà à bout de souffle

Au-delà des principes, le barreau de Mayotte met en lumière une réalité structurelle préoccupante : le manque criant de moyens humains. Le territoire souffre déjà d’un sous-effectif chronique de magistrats et de greffiers. Dans ce contexte, l’élargissement des compétences des cours criminelles départementales apparaît, aux yeux des professionnels, comme une mesure déconnectée du terrain.

« Cette réforme est inapplicable en l’état et totalement inadaptée à notre territoire », alertent-ils, estimant qu’elle vise avant tout à désengorger les dossiers criminels en attente, sans traiter les causes profondes du problème.

Une mobilisation qui s’intensifie

Le mouvement de grève, entamé le 1er avril, n’ayant pas produit les effets espérés, les avocats ont décidé de durcir le ton. À compter du 7 avril, toutes les activités judiciaires – pénales, civiles, commerciales et sociales – sont suspendues. Les permanences, y compris pour les gardes à vue et les situations d’urgence, sont également interrompues.

Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique plus large, observée à l’échelle nationale et régionale, notamment dans les barreaux de La Réunion.

Un appel solennel aux pouvoirs publics

Malgré les perturbations engendrées, le barreau de Mayotte appelle à la compréhension des justiciables et de ses partenaires institutionnels. Les avocats espèrent que cette mobilisation massive sera entendue par le Gouvernement et le Parlement.

Leur objectif est clair : obtenir le retrait ou la révision en profondeur d’un projet de loi qu’ils jugent contraire aux grands principes du procès pénal.

Dans un contexte où la justice est déjà fragilisée, cette crise révèle une fracture grandissante entre les réformes envisagées au sommet de l’État et les réalités du terrain. Une chose est certaine : la semaine à venir s’annonce décisive pour l’avenir de la justice.

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Un feu vert européen pour moderniser la flotte de pêche à Mayotte, en attente de précision

Un feu vert européen pour moderniser la flotte de pêche à Mayotte, en attente de précision

L’annonce était attendue depuis près de dix ans. La Commission européenne a validé la semaine dernière la possibilité d’ouvrir des aides pour renouveler une partie des flottes de pêche ultramarines. Une décision présentée comme un tournant pour un secteur en difficulté, avec des bateaux vieillissants et des professionnels en attente de soutien.

« Cette décision de la Commission européenne va permettre de poursuivre le renouvellement de la flotte de pêche attendu depuis 2022 par les professionnels en outre-mer. La pêche constitue un secteur économique stratégique et un élément-clef de la souveraineté alimentaire de nos territoires ultramarins. Il faut poursuivre la mobilisation pour que ce dispositif soit une réalité concrète pour tous les navires ciblés et tous les territoires », a déclaré Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.

Dans les faits, la décision européenne autorise la France à mettre en place des aides publiques pour certaines catégories de navires, appelées “segments de flotte”, c’est-à-dire des groupes de bateaux définis selon leurs caractéristiques (taille, type de pêche ou zone d’activité). Seize segments sont concernés dans les Outre-mer. À Mayotte, un seul a été retenu.

Pour autant, à ce stade, difficile d’en savoir plus. Aucune description officielle précise de ce segment n’a été rendue publique. Sur le terrain, les professionnels eux-mêmes attendent des éclaircissements. « Pour l’instant, on sait que c’est validé, mais on doit encore voir avec le département-région et les Affaires maritimes », explique Lahadj Bacoco, président de la coopérative des pêcheurs de Mayotte.

Le communiqué précise en revanche que les aides seront cofinancées par l’État et les collectivités, à parts égales. Mais au-delà de ce principe, les modalités concrètes restent à définir.

Une autre question se pose déjà : qui pourra réellement en bénéficier. Là encore, les critères ne sont pas encore officiellement arrêtés, mais certaines conditions se dessinent. Les pêcheurs devront être en règle administrativement, disposer d’une structure déclarée et répondre à des exigences en matière de qualification. Des diplômes français, comme le certificat de commandement de petite pêche, pourraient être demandés.

À Mayotte, ces conditions pourraient rapidement devenir un frein. Les formations restent encore peu répandues et tous les professionnels ne disposent pas des diplômes requis. « C’est maintenant que les gens commencent à se former », souligne Lahadj Bacoco. À cela s’ajoute la question de la nationalité. Une partie importante de la main-d’œuvre est étrangère, notamment comorienne, et ne peut pas occuper certaines fonctions réglementées, comme celle de commandant.

Dans ces conditions, le nombre de bénéficiaires potentiels pourrait rester limité, au moins dans un premier temps. « Ça ne fait pas beaucoup de monde », reconnaît le président de la coopérative, qui pointe aussi des difficultés d’accès aux démarches administratives.

Le calendrier reste également flou. Aucune date d’ouverture des aides n’a été annoncée. Des réunions sont prévues dans les prochains jours avec les services de l’État pour préciser les règles du dispositif. D’ici là, les pêcheurs restent dans l’attente. Car entre l’annonce européenne et sa mise en œuvre concrète, l’écart est encore important.

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Ambdilwahedou Soumaila, nouveau président de la CADEMA

Ambdilwahedou Soumaila, nouveau président de la CADEMA
En ce dimanche de Pâques, la CADEMA a tourné une nouvelle page avec l’élection de son président, seul candidat en lice.

Le nouveau président de la Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) se nomme Ambdilwahedou Soumaila. Seul candidat en lice, il succède à Moudjibou Saidi apportant lui-même son soutien. Cette mandature s’établit de 2026 à 2032. 

C’est en ce dimanche de Pâques qu’une nouvelle délibération a été adoptée. Ce 5 avril, la communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou s’est dotée d’un nouveau président. Le maire nouvellement réélu de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila a été élu à la tête de la CADEMA pour six ans. Les 42 élus municipaux l’ont élu, étant le seul candidat en lice.

Trois axes prioritaires pour la CADEMA

Saluant la présence de plusieurs personnalités importantes de l’île qui ont fait le déplacement, dont le président de l’Assemblée de Mayotte Ben Issa Ousseni, ou encore le président de la Chambre de commerce et d’industrie, le maire de Mamoudzou a souhaité rappeler ses trois priorités pour son agglomération. « L’engorgement de la ville de Mamoudzou qui constitue un frein au développement économique et à la qualité de vie quotidienne. Le projet Caribus représente une réponse structurelle », a-t-il annoncé. Sa deuxième priorité, est le développement du tourisme, via son office qui, selon lui, «représente un levier économique».

Enfin, et non des moindres, il s’est arrêté sur la question de l’assainissement : «Face aux attentes en matière d’assainissement, nous devrons améliorer les performances des services et réduire les dépôts sauvages, avec des indicateurs structurés». Une situation naturellement aggravée par le cyclone, mais aussi par les fortes pluies que connaît l’île.

Une nouvelle gouvernance

Lors de son discours le nouveau président a tenu à rappeler le cadre de travail de sa nouvelle mandature : «J’appelle l’ensemble des conseillers communautaires à s’engager avec sérieux et détermination pour faire fonctionner cette institution, avec un objectif de consolidation et de résultats, en mieux coordonnant, planifiant et organisant nos actions. »

Ainsi une délibération sera déposée dès le prochain conseil communautaire afin de mettre en place une gouvernance tournante entre les deux communes. Une annonce encouragée par de vifs applaudissements. Celle-ci reviendra à la ville de Dembeni à la prochaine mandature. Au bout d’un interminable scrutin les vice-présidents ont été élu comme suit :  ​​1er vice-président : Soihibou Hamada ; 2e vice-présidente : Zoulfatie Madi ; 3e vice-président : Abdouramane Batrolo ; 4e vice-présidente : Abdallah Raya Samyra Issiaka ; 5e vice-président : Assani Rahim ; 6e vice-présidente : Afifa Mohamed ; 7e vice-président : Moirabou Issoufi Attoumani ; 8e vice-président : Ali Abdou Willa ; 9e vice-président : Hamidou Soibahadine ; 10e vice-président : Ahamadi Mahamoudou ; 11e vice-président : Darmi Moussa Abil Yassri ; 12e vice-président : Magoma Hamidani

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Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes