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Elles se veulent les redresseuses de torts de la France face aux Comores

Elles se veulent les redresseuses de torts de la France face aux Comores

Le foutoir absolu. Ainsi peut se résumer la situation politique qui prévaut actuellement dans l’archipel de Mayotte. L’État est accusé de manquer de volonté d’agir, le Département et les collectivités de se tromper de mission en ne répondant pas aux attentes de la population, et celle-ci de s’être fourvoyée dans ses choix électoraux. Chacun joue sa propre partition sans se concerter avec son voisin. Au temps des grandes navigations et découvertes, cela s’appelait  » la navigation à vue « .

Cent quatre-vingt-cinq ans après la prise de possession de Mayotte par la France en 1841, un sentiment prédomine : la géopolitique et la géostratégie donnent l’impression d’être plus figées que jamais. Le roi des Français, Louis-Philippe Ier d’Orléans, s’était engagé à apporter sa protection aux Mahorais contre les appétits des sultans comoriens. En 2026, on semble toujours au point mort. Pire, le flou artistique est devenu la pièce maîtresse d’un puzzle aux mille éléments dont la France elle-même ne semble plus vraiment connaître les contours.

L’ancien donneur d’ordres donne aujourd’hui l’image d’un laquais d’une dictature bananière, celle du colonel putschiste Azali Assoumani. Et la cinquième puissance militaire mondiale semble incapable de s’offusquer — à défaut d’être capable de s’imposer — face à une bande de pieds-nickelés qui sèment la terreur au sein de leur population, la maintiennent dans le sous-développement et une misère innommable depuis cinquante ans, en utilisant le choix légitime des Mahorais en faveur de l’autodétermination comme excuse à toutes leurs incuries économiques, éducatives, sanitaires, sociales et autres.

À Moroni, si Mayotte n’existait pas, les coups d’État se compteraient par mois et non par quinquennat. Qu’ils soient de Moroni, de Mitsamiouli ou de Mutsamudu, les hobereaux comoriens ont trouvé, à travers le 101e département français, le moyen de maintenir leur peuple sous un harnais criminel que les Nations unies et l’Union africaine ne se sont jamais hasardées à dénoncer.

Normal : dans cette sphère dite du  » droit international « , nous sommes en réalité dans  » Magouilles Land « , où tous les coups sont permis et toutes les compromissions également. D’où l’attitude atypique, catastrophique et désespérante de la diplomatie française, tiraillée entre le besoin de sauver son honneur et son orgueil mis à mal, et un  » à-plat-ventrisme  » — pour reprendre l’expression utilisée la semaine dernière par Estelle Youssouffa, députée de la première circonscription de Mayotte — inhabituel pour une prétendue superpuissance mondiale.

 » L’empire est à bout de souffle « , constate un jeune historien mahorais qui suit cette affaire de très près.  » Le temps de la décadence a pris le pas sur celui de la puissance militaire, politique, financière et diplomatique « , complète-t-il.

 » Ils ne sont pas meilleurs que nous ; parfois, ils pataugent complètement dans la gadoue « 

La société civile mahoraise est dans tous ses états depuis mardi, après le passage très remarqué aux Comores, la veille, de la ministre française déléguée à la Coopération et aux Partenariats internationaux, Éléonore Caroit.

Cette dernière est dans le collimateur des  » Femmes Leaders « , du  » Collectif Mayotte 2018  » et d’autres organisations locales du même type pour avoir, selon eux, fait honte à la France à Moroni, le lundi 8 juin 2026, en n’ayant pas trouvé les mots suffisants pour répondre aux propos du ministre comorien de service lors de la réunion de la COI.

On aurait pu s’y attendre : la realpolitik façon Quai d’Orsay n’est pas du goût de Mamoudzou. Les  » convenances de salon  » ne sont pas comprises par la rue, qui renvoie dos à dos Emmanuel Macron, le gouvernement, et l’ensemble de la classe politique locale — à commencer par Ben Issa Ousséni, président du Département — à l’égard desquels les amabilités de circonstance sont rares.

C’est le foutoir absolu qui s’installe dans l’opinion publique mahoraise, à une moindre échelle de ce qui se passe au niveau national.

 » Mayotte est bien française ! Et comment ! « , se satisfait de constater un cadre d’une collectivité territoriale.

 » Moqueurs comme savent l’être certains cadres des services de l’État sur le territoire, ils ne sont en réalité pas meilleurs que nous. Parfois, ils pataugent complètement dans la gadoue et sont encore plus à plaindre que leurs auxiliaires mahorais.  »

Sans doute telle est aussi l’opinion de Safina Soula, Faouzia Kordjee, Saandati Abdallah, Zakia Meresse et de tous ceux qui ont choisi de crier leur ras-le-bol hier, mercredi 10 juin 2026, en réoccupant sans préavis les abords des bureaux de la préfecture chargés des étrangers.

 » Comme à l’ancien préfet François-Xavier Bieuville, nous allons démontrer à Frédéric Poisot que Mayotte appartient d’abord aux Mahoraises et aux Mahorais avant d’être un bien commun de la Nation française « , affirme l’une des figures de ce mouvement.

 » Paris doit comprendre que nous en avons assez de ses manigances de salon. Ce n’est pas lui qui subit les conséquences de l’immigration illégale à Mayotte, en particulier celle venue des Comores. Il est inadmissible que celles et ceux qui humilient la France à Moroni, et les Mahorais par extension, s’autorisent à venir renouveler leurs documents d’identité ici, à Mamoudzou. Ils imposent une dictature féroce à leur population en lui vendant le rêve d’une Mayotte comorienne, mais détiennent tous la double nationalité franco-comorienne et perçoivent parfois des allocations sociales et familiales pendant qu’ils jouent aux dictateurs dans leur archipel « , complète-t-elle.

Elle affirme également que leurs demandes répétées de rencontrer le préfet Frédéric Poisot, transmises par l’intermédiaire de sa directrice de cabinet, seraient restées sans réponse.

 » Puisqu’il n’a pas d’amour-propre, Ben Issa Ousséni ira seul à Moroni avec ses complices, mais sans nos enfants « 

Elles dénoncent à la fois la passivité de Paris dans cette situation et  » la lâcheté générale d’une classe politique mahoraise qui se complaît dans le statu quo et n’ose pas réagir pour défendre les intérêts supérieurs de son territoire « .

Les qualificatifs sont lancés sans retenue. La principale cible demeure le président du Département, Ben Issa Ousséni, qu’elles ne semblent manifestement pas porter dans leur cœur.

Les déclarations tonitruantes du ministre comorien lors de la réunion de la COI, le lundi 8 juin 2026 à Moroni, constituent à leurs yeux un point de rupture ultime, un point de non-retour entre Mahorais et Comoriens.

 » Puisqu’il n’a pas d’amour-propre, Ben Issa Ousséni et ses complices ont décidé d’aller faire humilier Mayotte une fois de plus sur le sol comorien. L’année dernière, il nous a réunis pour nous dire qu’il nous communiquerait plus tard la position du Département concernant la participation des athlètes mahorais aux Jeux des îles de l’océan Indien à Moroni.

Nous ne sommes pas dupes. Nous avons compris qu’il n’a aucune considération à notre égard et qu’il a décidé d’y aller avec ses amis, en offrant à ceux qui nous insultent copieusement et insultent la France cinq millions d’euros dont Mayotte a pourtant tant besoin après le passage du cyclone Chido.

Nous lui disons qu’il ira seul là-bas se faire humilier, puisqu’il semble apprécier cela, mais sans nos enfants. Il est hors de question qu’ils subissent le traumatisme des Jeux des îles de l’océan Indien organisés aux Seychelles il y a un an.  »

À bon entendeur, salut !

Le mot est lâché et les tranchées sont désormais creusées. Depuis hier mercredi à la mi-journée, les accès aux services de l’immigration de la préfecture de Mamoudzou sont de nouveau occupés par un collectif regroupant trois associations de défense des intérêts de Mayotte.

Celui-ci se veut le porte-voix d’une France officielle qui aurait  » lamentablement échoué à se faire respecter par un État voyou et parasite  » — reprenant à son compte une expression utilisée la semaine dernière par la députée Estelle Youssouffa devant l’Assemblée nationale — et pour lequel il n’existerait aucune considération.

L’été s’annonce, pour le moins, compliqué à Mamoudzou.

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Les AED, AESH et EMS poursuivent la grève faute de calendrier

Les AED, AESH et EMS poursuivent la grève faute de calendrier

Réunis mardi 10 juin au rond-point de Kawéni, les personnels mobilisés de l’Éducation nationale ont décidé de poursuivre leur mouvement. Les AED, AESH et EMS sont en grève à Mayotte pour réclamer de meilleures conditions de travail, des revalorisations salariales et une véritable reconnaissance de leurs missions. Une audience s’est tenue mardi 9 juin avec la rectrice, Valérie Debuchy, mais les réponses apportées par le rectorat n’ont pas suffi à lever la mobilisation.

« On a eu une audience hier avec la rectrice. Elle nous a fait un compte rendu avec des propositions. Il y en a certaines qu’on a acceptées, mais il y en a d’autres qu’on a refusées », explique Hassani Halim Saïd, représentant syndical de Sud Éducation à Mayotte. Les syndicats ont adressé des contre-propositions au rectorat dans la foulée. « Jusqu’à maintenant, elle ne nous a pas fait de retour. On a décidé de poursuivre le mouvement parce que sur les propositions, il n’y a pas de calendrier », poursuit-il.

Pour les assistants d’éducation (AED), l’une des principales revendications porte sur le temps de travail. À Mayotte, beaucoup d’agents sont employés à mi-temps. Lorsqu’ils sont cédéisés, ce mi-temps est maintenu, ce qui les enferme durablement dans des salaires très bas. « Le salaire, c’est entre 900 et 1 100 euros à mi-temps. On a demandé que tous les AED, quand ils passent en CDI, passent à temps plein. Être à mi-temps tout le long de la carrière, ce n’est pas possible », insiste Hassani Halim Saïd.

Le rectorat propose d’examiner les possibilités d’augmentation du temps de travail, notamment par le cumul de deux contrats à 50 %. Mais pour les syndicats, cette réponse ne va pas assez loin. Ils réclament la fin des mi-temps imposés, la généralisation des temps complets, la révision régulière des salaires et le recrutement d’AED supplémentaires.

Pour les équipes mobiles de sécurité (EMS), la question est celle de la reconnaissance du risque et de la place de ces agents dans la communauté éducative. Les syndicats demandent qu’ils puissent bénéficier des primes REP et REP+, versées dans l’éducation prioritaire, ainsi qu’une prime spécifique liée aux conditions d’exercice à Mayotte. « Ce sont les premiers qui sont aux abords des établissements, qui subissent les débordements », rappelle le représentant de Sud Éducation. Selon lui, même s’ils sont rattachés administrativement au rectorat, leur travail se fait bien au contact des établissements et des élèves.

Le rectorat reconnaît que les EMS remplissent une « mission essentielle » autour de trois axes : prévention, médiation et dissuasion. Il annonce aussi un travail de clarification de leurs missions et une révision des fiches de poste à la rentrée. Mais là encore, les syndicats demandent des garanties plus précises. Ils souhaitent être associés au groupe de travail et réclament une procédure plus claire en cas d’évaluation défavorable ou de non-renouvellement de contrat.

Chez les AESH, accompagnants d’élèves en situation de handicap, les revendications dépassent Mayotte. Partout en France, ces personnels dénoncent la précarité de leur métier, le temps partiel subi et l’absence de véritable statut. Le 9 juin, la députée LFI Murielle Lepvraud a interpellé le gouvernement à l’Assemblée nationale, rappelant que les AESH accompagnent chaque jour les élèves en situation de handicap tout en gagnant souvent autour de 1 000 euros par mois. Elle a réclamé la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B, une formation qualifiante et une rémunération digne.

À Mayotte, les AESH demandent aussi une formation continue. Le rectorat annonce un plan renforcé pouvant atteindre 336 heures, avec des modules sur les différents handicaps et troubles du comportement. Une annonce jugée intéressante par les syndicats, à condition qu’elle soit réellement mise en œuvre et accompagnée d’un calendrier. « Ils ont une formation de quelques semaines en début de carrière et après il n’y a plus rien, alors qu’ils sont amenés à accompagner différents élèves tout au long de l’année », souligne Hassani Halim Saïd. Il cite notamment les élèves autistes, dont l’accompagnement nécessite des compétences spécifiques.

L’autre sujet d’inquiétude est le passage des PIAL aux PAS. Les PIAL, pôles inclusifs d’accompagnement localisés, organisent aujourd’hui l’affectation des AESH sur un secteur. Concrètement, un accompagnant rattaché à un collège peut être appelé à intervenir dans une école primaire pour remplacer un collègue absent. Pour les syndicats, ce système a déjà introduit beaucoup de mobilité et de mutualisation.

Les PAS, pôles d’appui à la scolarité, vont plus loin. Leur objectif est d’apporter une première réponse aux élèves à besoins éducatifs particuliers, parfois sans attendre une notification de la MDPH, la maison départementale des personnes handicapées. C’est précisément ce qui inquiète les AESH mahorais. « On risque d’accompagner des élèves qui ne sont pas notifiés, en attente de commission. On nous demande ça sans mettre les moyens financiers derrière », déplore Hassani Halim Saïd. Selon lui, Mayotte compte déjà « 400 et quelques » AESH pour un nombre important d’élèves accompagnés, auxquels s’ajoutent ceux en attente de notification.

Au niveau national, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a défendu devant les députés les efforts engagés depuis 2017 : hausse du nombre de postes d’AESH, possibilité de CDI au bout de trois ans, révision de la grille de rémunération. Sur les PAS, il a assuré qu’il était « hors de question de licencier qui que ce soit » au motif qu’un AESH refuserait le nouveau périmètre d’affectation. Il a toutefois reconnu qu’une modification du périmètre d’intervention constituait une clause substantielle du contrat, qui doit être validée par l’agent.

À Mayotte, Hassani Halim Saïd indique qu’aucun cas de licenciement lié à un refus d’avenant n’a pour l’instant été signalé. Mais le sujet inquiète. « Pour l’instant à Mayotte, on n’a pas eu ça. Le rectorat souhaite déjà garder ceux qui sont là. On verra dans l’avenir », observe-t-il.

La grève se poursuit donc sur un double front : des revendications nationales, notamment pour les AESH, et des demandes très locales, liées aux réalités de Mayotte. Les syndicats réclament désormais des engagements datés, des moyens humains supplémentaires et une reconnaissance salariale à la hauteur des missions exercées. Faute de calendrier, ils préviennent que la mobilisation pourrait reprendre ou se durcir dans les prochains jours.

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Jusqu’à 5.278 passagers recensés en un mois : pour la première fois, l’OIM documente les départs vers Mayotte depuis les Comores

Jusqu’à 5.278 passagers recensés en un mois : pour la première fois, l’OIM documente les départs vers Mayotte depuis les Comores

Les données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) confirment le rôle central des Comores dans les traversées maritimes irrégulières vers Mayotte. Pour la première fois, l’OIM a mis en place aux Comores un outil destiné à suivre les départs maritimes irréguliers vers Mayotte. Ce dispositif, appelé DAMT pour Departure Areas Monitoring Tool, peut être traduit par « outil de suivi des zones de départ ». Il ne compte pas les arrivées à Mayotte, mais observe, en amont, les lieux d’où partent les embarcations depuis les Comores.

Ce premier cycle d’observation, mené entre juin et décembre 2025, a permis d’identifier les principaux points de passage, les profils des migrants et les risques auxquels ils sont exposés. Dans son rapport publié le 2 juin 2026, l’OIM confirme que la route de l’océan Indien occidental constitue un corridor de transit majeur. Les migrants partent notamment d’Afrique centrale, via la Tanzanie, ou directement de Madagascar, avant de transiter par la Grande Comore, Anjouan ou Mohéli. Leur objectif principal reste Mayotte, décrite comme la destination finale de ce parcours.

Sur la période étudiée, Kangani et Marahare apparaissent comme les principaux points de départ vers l’île française. Les déplacements inter-îles les plus souvent signalés concernent, eux, des trajets de Mohéli vers Anjouan. Au total, 15 incidents maritimes ont été recensés par les points focaux communautaires déployés sur le terrain.

Les chiffres doivent toutefois être lus avec prudence. L’OIM précise que les données sont indicatives, car les listes complètes de passagers ne sont pas toujours disponibles et la collecte repose en grande partie sur des informations remontées par les communautés locales. Mais elles donnent une photographie précieuse d’un phénomène difficile à documenter.

Le rapport fait apparaître un pic très net durant la saison sèche. Les mouvements enregistrés bondissent en juillet, avec 3.778 passagers, puis atteignent leur plus haut niveau en août, avec 5.278 personnes. Les chiffres diminuent ensuite en septembre, avec 2.696 passagers, avant de chuter en octobre, novembre et décembre. Cette baisse en fin d’année pourrait être liée au début de la saison des pluies, qui rend les traversées encore plus dangereuses.

Les profils recensés montrent une forte majorité d’hommes adultes, qui représentent environ 73 % des personnes enregistrées. Les femmes adultes comptent pour 17 %, tandis que les enfants représentent une part plus faible : 5 % de garçons et 4 % de filles. Côté nationalités, les données disponibles indiquent une part importante de Malgaches, 32 %, devant les ressortissants de République démocratique du Congo, 12 %, les Burundais, 7 %, et les Rwandais, 5 %. Une large part des personnes, 42 %, reste toutefois classée dans la catégorie « inconnue », faute d’identification suffisante.

Au-delà des chiffres, le rapport insiste sur les risques humains. Les traversées se font souvent à bord de petites embarcations mal entretenues et surchargées, les kwassa-kwassa, exposant les passagers aux naufrages et aux disparitions en mer. L’OIM souligne également les risques d’abus, d’extorsion, d’exploitation et de traite des êtres humains, en particulier pour les mineurs ainsi que pour les femmes et les filles malgaches.

Les zones de départ identifiées, notamment Marahare et Sadapouani à Anjouan ou Chindini-Ourouveni en Grande Comore, sont décrites comme difficiles à surveiller. Leur éloignement facilite l’activité des réseaux de passeurs et complique le suivi des départs.

Pour l’OIM, ce premier cycle a surtout permis de poser les bases d’un suivi plus structuré. Six points focaux communautaires ont été identifiés, formés et déployés sur les trois îles comoriennes. Les prochains cycles devraient permettre d’affiner les données et de mieux mesurer l’ampleur réelle des départs vers Mayotte.

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Vives réactions après les déclarations comoriennes : des collectifs bloquent la préfecture de Mayotte

Vives réactions après les déclarations comoriennes : des collectifs bloquent la préfecture de Mayotte
Des membres du Comité de Défense des Intérêts de Mayotte (CODIM), du Collectif des citoyens de Mayotte 2018 et des Femmes Leaders ont bloqué l'accès à la préfecture de Mamoudzou ce mercredi afin de protester contre les déclarations du ministre comorien Mohamed Mbae concernant le statut de Mayotte.

Une nouvelle tension a éclaté ce mercredi à Mamoudzou, où plusieurs collectifs ont décidé de bloquer l’accès à la préfecture. En cause : les déclarations du ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Mbae, sur le statut de Mayotte, jugées « inacceptables » par les manifestants. Ces derniers appellent également au boycott des Jeux des Îles de l’océan Indien de 2027.

Nouvelle mobilisation devant la préfecture de Mayotte. Ce mercredi matin, le Comité de Défense des Intérêts de Mayotte (CODIM), le Collectif des citoyens de Mayotte 2018 et les Femmes Leaders ont décidé de bloquer l’accès à la préfecture de Mamoudzou afin de protester contre les récentes déclarations du ministre des Affaires étrangères de l’Union des Comores, Mohamed Mbae.

Selon les organisateurs, cette action vise à exprimer leur colère après les propos tenus par le chef de la diplomatie comorienne, également président du Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien (COI).

Lors d’une intervention officielle à Moroni, Mohamed Mbae a une nouvelle fois réaffirmé la position de son pays sur Mayotte, estimant que l’île était comorienne. Il a notamment déclaré qu’« il ne saurait être question d’intégration de Mayotte à la Commission de l’océan Indien ». Une déclaration qui a immédiatement suscité l’indignation des mouvements locaux.

« Les propos sont inacceptables », dénonce Safina Soula, porte-parole du Collectif des citoyens de Mayotte 2018. Pour les responsables des collectifs, cette nouvelle prise de position du ministre comorien constitue une remise en cause du choix exprimé par les Mahorais de rester français.

Les collectifs exigent une réaction de la France

Président du Comité de Défense des Intérêts de Mayotte (CODIM), Souffiane Moutouin justifie la décision de bloquer la préfecture : « Nous sommes venus faire savoir ce que nous pensons de l’intervention qui a eu lieu à Moroni. Les déclarations de Mohamed Mbae ne nous ont pas plu. Mayotte n’est pas comorienne. La France nous a unis. Eux ont préféré prendre leur indépendance. »

Le responsable estime que les revendications comoriennes sur Mayotte doivent cesser.

« Qu’ils nous laissent en paix. Nos aïeux se sont battus pour que nous puissions être libres et rester Français. Pourquoi aujourd’hui continuent-ils à nous réclamer ? »

Cette mobilisation est portée par trois collectifs qui affirment vouloir faire entendre la voix de la population mahoraise.

« Nos élus ont leur vision, mais nous portons la parole du peuple. Nous allons faire en sorte qu’ils nous entendent sur ces questions », poursuit Souffiane Mouttouni.

Les manifestants souhaitent également interpeller les autorités françaises sur la place de Mayotte au sein des instances régionales, malgré les récentes prises de position de la députée Naïma Moutchou à l’Assemblée nationale.

« Cela ne suffit pas. Tant que Mayotte ne sera pas intégrée à la Commission de l’océan Indien, ce ne seront que des paroles en l’air. Est-ce qu’être Français, c’est être puni par l’Union des Comores ? », s’interroge le président du CODIM.

Un message adressé au nouveau préfet

Safina Soula a également profité de cette mobilisation pour interpeller le nouveau préfet de Mayotte.

« Cela fait plusieurs semaines que nous avons un nouveau préfet. Nous lui laissons le temps de prendre ses marques et de rencontrer les élus. Mais nous attendons désormais des réponses concrètes. »

La militante s’est par ailleurs dite « scandalisée » par les positions défendues par la diplomatie comorienne.

« Si Mayotte est comorienne, alors pourquoi viennent-ils ici chercher des papiers français ? Aujourd’hui, si Mayotte est comorienne, qu’on ne demande plus de documents français », lance-t-elle.

Appel au boycott des Jeux des Îles 2027

Dans la continuité de leur mobilisation, les différents collectifs se sont montrés unanimes sur une nouvelle revendication : le boycott de la douzième édition des Jeux des Îles de l’océan Indien, prévue en 2027 aux Comores.

Ils estiment que la participation des athlètes mahorais à cet événement régional n’est pas envisageable au regard des tensions diplomatiques actuelles et des déclarations répétées des autorités comoriennes sur le statut de Mayotte.

Pour les organisateurs de cette mobilisation, la reconnaissance de Mayotte dans les instances régionales et le respect du choix des Mahorais demeurent des conditions indispensables à toute participation à des événements organisés sous l’égide des Comores.

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Attractivité à Mamoudzou : le dispositif « Quartiers d’été 2026 » est de retour

Attractivité à Mamoudzou : le dispositif « Quartiers d'été 2026 » est de retour

La ville de Mamoudzou informe les associations, les structures locales et les porteurs de projets du lancement de l’appel à projets « Quartiers d’été 2026 ». Ce dispositif a pour objectif de proposer des activités éducatives, culturelles, sportives et citoyennes en faveur des habitants, en priorité des jeunes de moins de 25 ans. Cette initiative concerne l’ensemble des villages de Mamoudzou durant les vacances de juillet à août.

Faire vivre Mamoudzou et proposer des activités aux jeunes constituent des objectifs essentiels. Selon une étude d’un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), 54 % de la population mahoraise avait moins de 20 ans en 2020. Par ailleurs, selon l’Agence régionale de santé (ARS), les moins de 18 ans représentaient déja 51 % de la population de Mamoudzou en 2017 contre 47% pour les 18-64 ans. Les projets du dispositif “Quartier d’été 2026” devront contribuer au renforcement du lien social, à la participation citoyenne et à la promotion du vivre-ensemble.

Les actions pourront notamment concerner l’organisation d’activités intergénérationnelles et familiales visant à soutenir la parentalité, la mise en œuvre d’initiatives de prévention des tensions et des rixes, la promotion de la mixité sociale ainsi que de l’égalité entre les femmes et les hommes, ou encore le développement d’animations en soirée et le week-end, adaptées aux rythmes de vie des publics. Elles pourront également contribuer à la dynamisation des espaces publics, à la découverte du territoire et à la valorisation du patrimoine local. Enfin, des actions ou des séjours éducatifs consacrés à l’apprentissage de la natation et de la pratique du vélo pourront être proposés afin de favoriser l’obtention des certifications « Savoir nager en sécurité » et « Savoir rouler à vélo ».

L’appel à projets s’adresse aux associations, aux collectivités territoriales, aux établissements publics ainsi qu’aux structures de l’économie sociale et solidaire. La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire de Mayotte a d’ailleurs transmis l’information sur ses réseaux sociaux. En ce qui concerne les modalités, les demandes de subvention doivent être déposées sur la plateforme DAUPHIN. Une copie du dossier au format PDF devra également être transmise au service Politique de la ville de la commune de Mamoudzou.

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 26 juin 2026 à 12 h 00. Les activités devront être réalisées entre le 1er juillet et le 31 août 2026. Pour rappel, l’ensemble des villages de Mamoudzou relève de la géographie prioritaire de la politique de la ville et demeure éligible au dispositif « Quartiers d’été » jusqu’au 1er janvier 2030.

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Journée traditionnelle au lycée Younoussa Bamana : héritage et transmission avec Nassur Attoumani

Journée traditionnelle au lycée Younoussa Bamana : héritage et transmission avec Nassur Attoumani

Dans le cadre de la Journée traditionnelle du lycée Younoussa Bamana, les élèves des ateliers journalisme et théâtre ont eu l’opportunité de rencontrer l’écrivain Nassur Attoumani. Cette rencontre avait pour ambition de mettre la littérature à l’honneur et de sensibiliser les élèves à la richesse du patrimoine littéraire mahorais, le tout clôturé par une représentation théâtrale.

Le multiculturalisme était présent dans les couloirs du lycée Younoussa Bamana, mettant en lumière les régions de l’océan Indien. Tenues traditionnelles, panneaux et affiches coloraient l’établissement. Dans la salle audiovisuelle se préparait une rencontre culturelle entre Nassur Attoumani et les élèves des ateliers journalisme et théâtre. Au programme : un échange sous forme de questions-réponses, suivi d’une représentation de la pièce La Fille du polygame.

L’atelier journalistique est composé d’une vingtaine d’élèves, mais seuls dix ont été sélectionnés pour le projet final en récompense de leur dévouement. Cinq élèves étaient chargés de la prise de parole et cinq autres du cadrage vidéo.

La salle se remplit et l’événement débute par un exposé analytique ainsi qu’une réflexion impressionnante menée par les lycéennes sur plusieurs œuvres incontournables de l’auteur, telles que La Fille du polygame, Le Nerf de bœuf ou encore Le Calvaire des baobabs.

S’ensuit un échange ludique avec l’auteur, accompagné de son épouse, Sitina Bamana. Les questions portent sur ses aspirations, ses débuts dans l’écriture, son rapport à la notoriété, l’influence de ses œuvres à travers le monde ou encore l’évolution de la place des femmes dans la société. L’écrivain déclare d’ailleurs : « Quand tu écris dans ton salon et que tu vois qu’un de tes livres est traduit aux États-Unis, que La Fille du polygame a été jouée au Mozambique en portugais, en Roumanie ou en Norvège, eh bien, c’est Mayotte qui gagne. »

L’auteur, au style satirique et humoristique, a séduit son auditoire avec des anecdotes de vie aussi amusantes qu’émouvantes. Parmi elles, son accident de voiture au cours duquel un ami a perdu la vie, événement qui l’a poussé à écrire ; mais aussi la portée satirique de son casque colonial, ainsi que le cliché dont il fait lui-même l’objet : beaucoup le croient décédé alors qu’il est toujours vivant.

Cette confusion s’explique par l’association de son œuvre à une époque révolue, au point que certains supposent spontanément que son auteur appartient lui aussi au passé. Il rappelle ainsi l’image que l’on se fait de Flaubert ou de Molière, déjà morts lorsque l’on découvre leurs œuvres à l’école.

Hasnaou Ahamada, modératrice de la table ronde et élève de terminale, témoigne de l’ambiance de la rencontre : « Le talent de Nassur Attoumani est inné ; il est né des épreuves vécues dans sa vie. Et, à certains moments, on se serait cru au Marrakech du rire. Au début, on pensait que cela allait être purement littéraire, mais pas du tout. »

Antonia Feissonna Mowane, élève de terminale et présentatrice au sein de l’atelier, nous livre quant à elle son ressenti sur la préparation de l’événement et sa prestation personnelle :

« Pour les préparatifs, c’était énormément de stress, mais au fur et à mesure, cela allait mieux. Le lycée et les professeurs nous ont totalement encouragés. Le nombre de personnes présentes m’a poussée à mieux m’exprimer en donnant le meilleur de moi-même. Au-delà de tout ce qui se passe de négatif, il y a de la lumière à Mayotte. Nous pouvons tous nous améliorer. »

Mme Djambae, professeure de lettres, insiste sur le rayonnement international de l’île : « Il fallait vraiment intégrer le volet littéraire à la journée traditionnelle. C’est une écriture mahoraise ; il y a des expressions mahoraises qui se retrouvent dans des œuvres mondialement connues. »

Nassur Attoumani, un choix indéniable

Nassur Attoumani s’est indéniablement imposé sur la scène internationale en abordant des thèmes parfois controversés de la société insulaire.

Depuis environ sept ans, l’atelier théâtre du lycée Younoussa Bamana avait cessé ses activités avant de reprendre en novembre 2025. C’est M. Ndoku qui est à l’origine de ce renouveau et de la relance de la formation aux arts dramatiques. Présent dans l’établissement depuis 2021, il est professeur de littérature, chercheur et coordinateur de lettres.

C’est également lui qui a invité M. Attoumani, pour lequel il témoigne une grande admiration : « J’ai rencontré Nassur Attoumani il y a deux ans. Il était venu au collège de M’gombani pour une séance de dédicaces. J’avais besoin de quelqu’un qui connaît bien la société mahoraise, car je menais une étude sur le vieillissement à Mayotte. C’est quelqu’un qui, malgré sa célébrité et sa stature, reste disponible et très humain. À partir de ce moment-là, nous avons créé des liens assez particuliers. »

Il poursuit sur son envie de faire découvrir le romancier aux jeunes : « Les élèves ne connaissaient pas Nassur Attoumani. Pour moi, c’était anormal, d’où mon invitation. »

L’auteur a lui aussi réagi avec beaucoup de reconnaissance : « Monsieur Ndoku est un très grand poète. J’ai lu ce qu’il écrit, c’est d’un très haut niveau. J’aime avoir ce contact avec ceux qui lisent mes livres. Je suis ému par l’accueil et par la qualité de l’exposé des cinq lycéennes. La relève est prometteuse malgré toutes les crises. C’est formidable d’introduire la littérature mahoraise dans un établissement local. J’aimerais faire davantage de rencontres publiques avec les jeunes. C’est l’occasion pour moi d’échanger et d’inciter au chemin de l’écriture ; il vaut mieux lancer des mots que lancer des cailloux », conclut-il.

Selon M. Ndoku, cet événement est l’occasion de faire vivre la littérature et la culture. Un journal vidéo ainsi qu’un journal écrit retraçant la journée seront d’ailleurs réalisés.

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Archives de Mayotte : un patrimoine à protéger

Archives de Mayotte : un patrimoine à protéger

À l’occasion de la Semaine internationale des archives, le Département de Mayotte a dressé un état des lieux alarmant sur la conservation des documents publics sur l’île. Entre séquelles du cyclone Chido, négligence et défaillances, la mémoire administrative et patrimoniale mahoraise a besoin d’accompagnement.

La 5ᵉ édition de la Semaine internationale des archives se tient du 9 au 14 juin, autour du thème mondial « Les archives au service de la justice : droits, mémoire et avenirs ». Pour l’occasion, comme chaque année, le département de Mayotte a organisé ce mercredi 10 juin dans l’hémicycle Younoussa Bamana une matinée professionnelle animée par Maxence Habran, directeur des Archives Départementale et Toilianti Dimassi, cheffe du service des archives contemporaines, réunissant archivistes, référents archives et agents de l’État et des collectivités.

Ensemble, ils constatent que l’état des archives dans les administrations de l’île est préoccupant. Des documents sont souvent négligés, perdus, stockés à même le sol ou dans des cartons de déménagement, les exposants à des risques en cas de sinistres. On en retrouve aussi publiés sur Facebook, jetés dans des dépôts sauvages mélangé aux déchets. Le directeur des archives de Mayotte a rappelé le cadre légal des archives, l’ensemble des archives relève du domaine public, elles ne peuvent être ni vendues, ni cédées, ni détruites sans autorisation. Autrement, on s’expose à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Les services d’archives observent une défaillance structurelle, certaines infrastructures ont trouvé de la moisissure dans leurs salles d’archives. D’autres, où les étagères surchargées menaçaient la sécurité du personnel. Le cyclone Chido a aussi aggravé une situation déjà fragile, la salle de lecture des archives départementale est toujours fermée depuis.

De son côté, le ministère de la Culture soutient les collectivités avec le Service interministériel des Archives de France (SIAF). Il aide grâce à plusieurs dispositifs : l’appel à projets ANET (Archivage Numérique en Territoires), qui finance jusqu’à 30 % du montant subventionnable d’un projet d’archivage numérique. Et des subventions pour le traitement, la numérisation et la valorisation des archives (de 1 000 à 50 000 € par projet, jusqu’à 80 % du budget). Le Département prévoit la construction d’un nouveau bâtiment des Archives départementales à M’roalé, près de Combani. Il comprendra un auditorium de 97 places et des salles pour accueillir scolaires et groupes. Contrairement au bâtiment actuel de Hamaha, il pourra exposer des documents originaux sous vitrine dans des conditions optimales. Le Conseil départemental considère que c’est essentiel pour structurer l’archivage des documents administratifs, historiques et patrimoniaux.

Le représentant des archives de Koungou, présent à la matinée professionnelle explique le travail de réorganisation en cours : « Entre le cyclone et l’incendie de la mairie, certains bureaux ont été touchés et des documents sinistrés, mais nous avons réussi à les assainir et à les sauver. Sur ce travail, nous collaborons étroitement avec les Archives départementales de Mayotte, qui nous accompagnent pour l’assainissement et nous apportent leur expertise. Entre les séquelles du cyclone, l’incendie qu’a subi la mairie et le manque d’espace adapté pour conserver les documents dans de bonnes conditions nous avons surtout besoin de moyens humains et nous attendons d’ailleurs patiemment la réhabilitation de l’hôtel de ville, qui nous permettra d’installer une belle salle d’archives, à la hauteur de ce patrimoine. »

Pour la suite de la semaine des archives rendez-vous du 12 au 14 juin à l’hémicycle Younoussa Bamana pour une exposition publique consacrée au Mrengué (art martial traditionnel mahorais menacé d’oubli, présenté pour la première fois lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage en avril 2026) ainsi qu’une sélection de documents patrimoniaux autour du thème « justice : droits, mémoire et avenirs ». Les scolaires et associations peuvent réserver leur visite.

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Inondations : la CADEMA appelle les habitants à partager leur expérience

Inondations : la CADEMA appelle les habitants à partager leur expérience

La Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) lance un questionnaire destiné à recueillir les témoignages des habitants afin d’améliorer la connaissance des phénomènes d’inondation sur le territoire.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de son Programme d’Études Préalables (PEP), une étape essentielle à la préparation du futur Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI). Les informations recueillies permettront de mieux identifier les zones exposées aux risques d’inondation, de comprendre les impacts sur les populations et les activités, ainsi que de mieux appréhender les enjeux spécifiques à chaque secteur.

Les retours des habitants constituent une source précieuse d’informations pour compléter les données techniques déjà disponibles. Ils contribueront à définir les priorités d’intervention et à mettre en place des actions adaptées pour renforcer la prévention et la protection des personnes, des biens et des infrastructures face aux risques d’inondation.

La CADEMA invite donc l’ensemble des habitants du territoire à participer à cette enquête en partageant leur expérience et leurs observations

 

Le questionnaire est disponible à cette adresse : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe83aJFCsb99X5m3p-0iAbTPjkOPDjV9AUqASciiUUPtAZRPw/viewform

Revalorisation du SMIC à Mayotte : une nouvelle étape vers l’alignement avec le niveau national

Revalorisation du SMIC à Mayotte : une nouvelle étape vers l’alignement avec le niveau national

Depuis le 1er juin 2026, le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) a été revalorisé à Mayotte, marquant une nouvelle avancée dans le processus de convergence avec le SMIC appliqué au niveau national.

Désormais, le SMIC brut est fixé à 9,56 € de l’heure, contre 9,33 € auparavant, soit une augmentation de 0,23 € par heure. Sur une base mensuelle, le montant du SMIC brut atteint 1 449,93 €, contre 1 415,05 € précédemment, ce qui représente une hausse de 34,88 € par mois.

Cette revalorisation s’inscrit dans la trajectoire de rapprochement progressif du SMIC mahorais avec celui en vigueur dans l’Hexagone. Ce dispositif vise à réduire progressivement les écarts de rémunération et à renforcer le pouvoir d’achat des salariés mahorais. L’objectif fixé par les pouvoirs publics est d’atteindre une convergence complète du SMIC net à l’horizon décembre 2031.

Cette augmentation constitue ainsi une étape importante dans le processus d’harmonisation sociale et économique de Mayotte avec le reste du territoire national.

Le Campus Connecté présente son offre de formation et d’accompagnement

Le Campus Connecté présente son offre de formation et d'accompagnement

Le Campus Connecté de Hajangoua organisera une matinée portes ouvertes le samedi 13 juin 2026, de 8h à 12h, dans les locaux de l’ancienne MJC. L’événement s’adresse aux lycéens, étudiants, personnes en reconversion professionnelle ou souhaitant reprendre leurs études.

Au cours de cette rencontre, les visiteurs pourront découvrir les formations accessibles à distance, s’informer sur les modalités d’inscription et échanger avec l’équipe du Campus Connecté sur les dispositifs d’accompagnement proposés.

Plusieurs partenaires, dont LADOM et le CROUS, seront également présents afin de renseigner le public sur les aides à la mobilité, les bourses et les différents dispositifs facilitant l’accès à l’enseignement supérieur.

Les organisateurs précisent que le site sera accessible via le réseau de transport Caribus. Cette initiative vise à accompagner les habitants dans la construction de leur projet d’études ou de réorientation.

Le CODIM organise une conférence territoriale sur l’insécurité et la crise de l’eau

Le CODIM organise une conférence territoriale sur l'insécurité et la crise de l'eau

Le Comité de Défense des Intérêts de Mayotte (CODIM) a annoncé l’organisation d’une conférence territoriale le 13 juin 2026 au Pôle Culturel de Chirongui. L’événement vise à réunir habitants, représentants villageois, élus locaux, parlementaires et responsables institutionnels autour des problématiques d’insécurité et de pénurie d’eau qui touchent le territoire.

Dans un communiqué, le CODIM décrit une dégradation de la situation sécuritaire à Mayotte, évoquant notamment la multiplication des barrages routiers, des caillassages, des vols et des cambriolages. L’organisation affirme également que les élèves, les agriculteurs et les acteurs économiques figurent parmi les populations les plus exposées à ces violences.

Le comité alerte par ailleurs sur les conséquences des coupures d’eau récurrentes. Selon lui, ces restrictions favorisent le stockage domestique de l’eau, avec des risques sanitaires accrus liés à la prolifération des moustiques et au développement de maladies infectieuses. Le CODIM estime également que cette situation engendre des coûts supplémentaires importants pour les ménages, contraints d’acheter de l’eau en bouteille, des équipements de stockage et davantage de gaz ou d’électricité pour rendre l’eau consommable.

Le président du CODIM appelle à une mobilisation de l’ensemble des forces vives du territoire. « Nous devons faire bloc », déclare-t-il, estimant que la conférence doit permettre de faire remonter les préoccupations de la population et de construire des réponses communes.

L’organisation demande notamment des mesures renforcées en matière de sécurité ainsi que des investissements structurels pour améliorer durablement l’approvisionnement en eau, citant la rénovation des réseaux, le développement de forages et des projets de dessalement.

Les échanges doivent déboucher sur l’adoption d’une synthèse des propositions jugées prioritaires, avant une conférence de presse prévue en fin de matinée.

Béatrice Bellay à l’assemblée : “Mayotte est française, mais ce mariage choisi a un goût amer”

Béatrice Bellay à l’assemblée : “Mayotte est française, mais ce mariage choisi a un goût amer”

De retour d’une mission parlementaire à Mayotte, la députée socialiste Béatrice Bellay a interpellé, ce mardi 9 juin, la ministre des Outre-mer sur la crise de l’eau, l’insécurité, l’immigration et la reconstruction post-Chido. Naïma Moutchou a défendu l’action de l’État, assurant que les calendriers étaient “tenus”.

Mayotte est revenue au cœur des débats nationaux, ce mardi 9 juin, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. La députée socialiste de Martinique Béatrice Bellay, tout juste rentrée d’une mission d’information parlementaire de la délégation aux Outre-mer, a livré une intervention sévère sur la situation du 101e département.

Mayotte est française, les Mahoraises et les Mahorais ont choisi la France. Mais ce mariage choisi a un goût amer”, a lancé la parlementaire, estimant que les habitants de l’île ont le sentiment que “la République les regarde de loin, de haut”. Pour la députée, l’égalité républicaine semble encore « s’arrêter aux rivages » de l’île.

La députée a d’abord pointé la pression démographique. Mayotte compte officiellement plus de 300 000 habitants, mais le débat sur la population réelle reste récurrent dans l’île. Pour Béatrice Bellay, cette incertitude pèse directement sur le dimensionnement des services publics : eau, soins, école, logement, sécurité. “Il n’y a pas d’eau au robinet”, a-t-elle insisté, évoquant les coupures régulières qui continuent de rythmer la vie quotidienne.

La question de la vie chère a également été soulevée à travers un exemple très concret : le prix de l’eau en bouteille. La députée a dénoncé le fait qu’une petite bouteille de 33 centilitres puisse être vendue 0,80 euro alors que, dans le même temps, l’État ne garantit pas un accès continu à l’eau potable à ses concitoyens mahorais.

Au-delà de la crise sociale, Béatrice Bellay a insisté sur la crise sécuritaire. Elle a décrit des habitants confrontés aux violences, aux cambriolages et aux bandes organisées, reprenant les alertes répétées des élus locaux sur une situation devenue “insoutenable”. Mais elle a aussi lié cette insécurité à la pression migratoire, “exceptionnelle” selon ses mots, que Mayotte supporte “seule”.

La députée a toutefois pris soin de replacer cette question dans un cadre régional et humanitaire. Selon elle, la situation mahoraise résulte aussi de “l’incapacité de l’État à construire une réponse durable et humaine dans son environnement régional”. Elle a notamment interrogé le gouvernement sur le maintien de visas territorialisés, en particulier pour des ressortissants de la République démocratique du Congo, alors que ce pays connaît une nouvelle flambée d’Ebola.

Face à cette charge, Naïma Moutchou n’a pas contesté les difficultés. “Elles sont réelles”, a reconnu la ministre des Outre-mer, évoquant à son tour une pression migratoire “hors normes”, les tensions sur les services publics et les difficultés d’accès à l’eau. Mais elle a rejeté l’accusation d’abandon de l’État.

Vous en tirez un procès en abandon de l’État. Moi, j’y vois l’obligation d’accélérer ce que nous faisons sur le terrain”, a répondu la ministre. Elle a rappelé que 800 millions d’euros avaient été “sanctuarisés” cette année pour la reconstruction de Mayotte, c’est-à-dire fléchés spécifiquement vers des projets mahorais.

Naïma Moutchou a également cité plusieurs chantiers structurants : l’accompagnement des collectivités, la création de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD Mayotte) pour aider les maires, notamment dans la construction d’écoles, le futur aéroport de Bouyouni ou encore l’usine de dessalement d’Ironi Bé. “Les calendriers sont tenus”, a-t-elle affirmé.

Mais la ministre a aussi reconnu que la reconstruction ne pouvait pas se faire “en quelques mois”. Selon elle, la question n’est pas seulement celle de l’action de l’État, mais celle de “l’action collective”. Elle a appelé les collectivités, les élus et les parlementaires à être “au rendez-vous” dans les prochaines semaines, notamment sur les choix budgétaires, financiers et migratoires.

Il y aura des décisions difficiles à prendre en matière de gestion des flux migratoires”, a prévenu Naïma Moutchou, renvoyant les députés à leurs responsabilités lors des futurs débats parlementaires. Une manière de déplacer le débat : de la dénonciation de l’abandon vers la question des votes à venir.

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La diplomatie pragmatique de Paris pour insérer Mayotte dans la COI

La diplomatie pragmatique de Paris pour insérer Mayotte dans la COI

Qui aurait pu le croire ? La très frileuse diplomatie française, qui refuse de s’écraser devant l’hurlante mais lilliputienne République des Comores sur la délicate question de l’intégration de Mayotte au sein de la COI, ouvre une nouvelle page dans la relation passionnelle entre Paris et Moroni.

En attendant que la pilule réussisse à descendre laborieusement dans le gosier de la diplomatie comorienne, l’Histoire retiendra qu’une ministre française a eu le courage de tenir une position pragmatique devant tout l’océan Indien réuni sur le sol comorien. Et sans qu’il n’y ait eu mort d’homme.

Mayotte sera bien un sujet de controverse durant la présidence annuelle française de la COI en 2026-2027. Cette prise de manettes a officiellement été actée lundi matin (8 juin 2026) à Moroni, la capitale comorienne, à l’occasion de la 40e réunion des ministres des cinq États membres.

Comme s’y était engagé une semaine auparavant Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, devant l’Assemblée nationale, la question de l’intégration de Mayotte dans la Commission de l’océan Indien n’a pas été reléguée au dessert et aux petits fours. D’entrée de jeu, Éléonore Caroit, la jeune ministre déléguée à la Coopération et aux Partenariats internationaux, a annoncé la couleur dans sa prise de parole officielle : l’intégration de Mayotte serait l’un des principaux enjeux de la gouvernance française de la COI.

Étonnement réel ou simple parodie, son homologue comorien a joué au « fier-à-bras » en réaction à cette annonce aux conséquences imposantes, multiples et variées dans la politique intérieure comorienne. Posture classique de façade depuis un demi-siècle, l’Union des Comores y oppose son veto en raison de ses prétentions territoriales sur le territoire du 101e département français.

Pouvait-elle faire autrement ? Certainement pas ! Et pour cause : l’appropriation du sol mahorais (sans ses habitants) est élevée au rang de cause nationale aux Comores par les dirigeants successifs de l’archipel voisin. Les manuels scolaires et les livres d’histoire ont même été maintes fois révisés en cinquante ans pour vendre la chose aux jeunes générations post-indépendance.

Mais à côté de cette lubie irréaliste (parce que les Mahorais, premiers concernés dans cette affaire, s’opposent fermement à sa réalisation), il y a la « realpolitik », celle qui gouverne le monde en sous-terrain ou par la raison, selon les protagonistes en présence.

En effet, il convient de constater le calme avec lequel la ministre française déléguée à la Coopération a abordé ce sujet de l’intégration de Mayotte au sein de la COI depuis qu’elle a mis le pied sur le sol comorien. Les autorités de Moroni savaient donc exactement de quoi il allait être question.

D’autant plus qu’une partie non négligeable des députés français partage l’opinion exprimée, parfois avec virulence, ces derniers jours par Estelle Youssouffa et Anchya Bamana, les deux parlementaires LIOT et RN de Mayotte : « La contribution française au fonctionnement de la COI coûte beaucoup trop cher à la France pour qu’elle s’autorise le luxe de ne pas réussir à s’imposer sur la question de l’intégration de Mayotte. »

Presque un défi lancé à la diplomatie française quant à sa capacité à pouvoir encore s’imposer face à un État vassal de la superpuissance que demeure notre pays, bien que quelque peu malmenée ces dernières années sur le continent africain sous les coups de boutoir de la Russie poutinienne.

Une fois le coup encaissé…

Une fois le coup encaissé, les Comores s’avoueront-elles vaincues ou est-ce le début d’un nouveau poker menteur entre Paris et Moroni ?

Sous son allure de jeune initiée, Éléonore Caroit, ministre de la Coopération et des Partenariats internationaux, est restée droite dans ses souliers, arborant un air décontracté et insouciant, comme sûre d’une partition qui se joue ailleurs, dans le secret des alcôves, hors du champ public et des caméras de la presse.

Elle explique que, pour de multiples raisons, notamment sanitaires avec l’épidémie d’Ebola, les Comores et les autres composantes de la COI ne peuvent plus continuer à ignorer Mayotte, car celle-ci détient elle aussi une partie des clés du système. Elle a appelé cela « la diplomatie pragmatique ».

Un langage de vérité qui a laissé sur leur faim les faucons de la politique comorienne, lesquels n’ont guère trouvé grand-chose à opposer à leur visiteuse durant ces trois jours. Le même jour, elle a repris l’avion pour Paris après une ultime rencontre furtive avec Azali Assoumani, que l’on dit sérieusement souffrant ces temps-ci.

Les Comores vont-elles pour autant s’avouer vaincues dans ce dossier ? Pas si sûr, en tout cas en matière de gesticulations extérieures.

Dans les trois îles (et la blogosphère), la vox populi rumine encore sa colère d’avoir été traitée d’« État voyou et parasite » par Estelle Youssouffa en guise de défi adressé à Jean-Noël Barrot.

De là à ce que les partisans d’une participation mahoraise aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), programmés pour se tenir l’année prochaine dans l’Union des Comores, s’imaginent qu’ils seront accueillis à bras ouverts et sous des accolades fraternelles à Moroni, il y a un grand fleuve non tranquille à traverser, qui n’est certainement pas le Litani séparant le Liban d’Israël.

Les Mahorais qui choisiront d’aller pavoiser lors de ces Jeux devront s’attendre à une vive réaction du public comorien et aux manipulations du fameux « Comité Maoré » du très largué Idrisse Mohamed.

L’Histoire a décidé de nous offrir une nouvelle page et des notes supplémentaires. Seront-elles marquées par des formes gracieuses et joyeuses ou par une amertume sans nom ? Seuls celles et ceux qui les liront pourront en parler prochainement.

L’humiliation est une porte ouverte à toutes les incertitudes et aux gestes irréfléchis.

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Violente rixe au lycée des Lumières : un établissement sous tension après l’irruption de jeunes extérieurs

Violente rixe au lycée des Lumières : un établissement sous tension après l’irruption de jeunes extérieurs

Une journée de cours ordinaire a brutalement basculé dans la violence hier au lycée des Lumières de Kawéni. Une importante rixe impliquant des élèves de l’établissement et plusieurs individus non scolarisés a éclaté au sein de l’enceinte scolaire, provoquant un mouvement de panique parmi les élèves et le personnel éducatif. Face à la gravité des affrontements, les forces de l’ordre sont intervenues en urgence et l’évacuation du lycée a été décidée afin de garantir la sécurité de tous.

Au terme de cette opération, aucun individu n’a été interpellé. Si le calme est revenu dans l’établissement enfin d’après-midi, l’incident a profondément marqué la communauté scolaire, qui s’interroge désormais sur les moyens à mettre en œuvre pour éviter qu’un tel épisode ne se reproduise.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la situation s’est rapidement dégradée après une altercation impliquant plusieurs groupes de jeunes. Ce qui n’était au départ qu’un échange de provocations aurait rapidement dégénéré en affrontement collectif. Des individus extérieurs à l’établissement auraient alors pénétré dans l’enceinte du lycée, contribuant à amplifier les violences et à rendre la situation particulièrement difficile à maîtriser.

Alertées, les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif afin de sécuriser les lieux. Les élèves ont été regroupés puis évacués dans le calme tandis que les personnels tentaient de rassurer les jeunes les plus choqués. Aucun blessé grave n’a été signalé à l’issue de l’intervention, mais plusieurs personnes en état de choc ont été prises en charge.

Cet épisode met en lumière des tensions plus profondes qui traversent certains quartiers de l’agglomération de Mamoudzou. Le lycée des Lumières présente en effet une particularité souvent évoquée par les équipes éducatives : il accueille des élèves issus de plusieurs villages dont les relations sont parfois marquées par des rivalités anciennes.

Parmi eux figurent notamment Kaweni et Majicavo, deux localités voisines régulièrement confrontées à des affrontements entre bandes de jeunes. Ces épisodes de violence urbaine, qui se traduisent parfois par des jets de pierres, des dégradations ou des confrontations directes, perturbent depuis plusieurs années la vie quotidienne des habitants. Les riverains dénoncent régulièrement un climat d’insécurité alimenté par ces querelles de territoire.

Jusqu’à présent, le lycée des Lumières semblait toutefois relativement préservé de ces tensions. L’établissement avait réussi à maintenir un équilibre fragile grâce à l’implication de ses équipes pédagogiques, éducatives et administratives. Les enseignants soulignent d’ailleurs que les rivalités observées à l’extérieur ne se traduisaient que rarement par des incidents majeurs à l’intérieur du lycée.

L’événement survenu hier apparaît donc comme une rupture inquiétante. Pour de nombreux membres du personnel, le franchissement des grilles de l’établissement par des individus extérieurs constitue un seuil particulièrement préoccupant. « L’école doit rester un sanctuaire », confie un membre de la communauté éducative, encore marqué par les événements. « Lorsque les conflits de quartier s’invitent dans l’enceinte scolaire, c’est toute la mission éducative qui est fragilisée. »

Au sein du lycée, l’émotion reste vive. Enseignants, surveillants et personnels administratifs expriment leur inquiétude quant à l’évolution de la situation. Beaucoup redoutent que cet épisode ne soit que le symptôme d’une montée des tensions entre certains groupes de jeunes. Ils appellent à un renforcement des dispositifs de prévention, mais également à un travail de fond impliquant les familles, les associations de quartier et les collectivités locales.

Les autorités éducatives suivent le dossier avec attention. Des échanges doivent avoir lieu dans les prochains jours afin d’évaluer les circonstances exactes des affrontements et de définir les mesures susceptibles de renforcer la sécurité autour de l’établissement. La question de la présence d’individus extérieurs aux heures d’entrée et de sortie des élèves figure notamment parmi les sujets qui devraient être examinés.

Au-delà de la réponse sécuritaire, plusieurs observateurs soulignent la nécessité d’agir sur les causes profondes de ces violences. La lutte contre le décrochage scolaire, l’encadrement de la jeunesse, la médiation entre quartiers rivaux et le développement d’activités éducatives et sportives sont régulièrement cités comme des leviers essentiels pour réduire les tensions.

En attendant, les cours devraient reprendre normalement, même si l’incident laisse une trace durable dans les esprits. Pour les élèves comme pour les personnels, l’objectif est désormais de retrouver un climat serein et de préserver le rôle fondamental de l’école : celui d’un lieu d’apprentissage, de dialogue et de cohésion sociale, à l’abri des conflits qui agitent l’extérieur.

Le même scénario s’est produit la semaine dernière au lycée de Tsararano et Kahani où les parents ont été invités à venir récupérer leurs enfants.

L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément les responsabilités de chacun dans cette violente rixe qui a plongé, pendant plusieurs heures, le lycée des Lumières dans une situation exceptionnelle.

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M’Safara, le pari du transport public qui veut révolutionner les déplacements à Mayotte

M'Safara, le pari du transport public qui veut révolutionner les déplacements à Mayotte

Lancé en mai 2026 par le Conseil départemental de Mayotte, le réseau de bus M’Safara constitue l’un des projets de mobilité les plus ambitieux jamais mis en oeuvre sur l’île. Pensé pour relier les principales communes et faciliter les déplacements des habitants, ce nouveau service de transport collectif ambitionne de réduire les difficultés de circulation qui pénalisent le quotidien de milliers de Mahorais. Si cette initiative est largement saluée, les premières semaines d’exploitation ont également fait apparaître des critiques de certains usagers, qui dénoncent des retards et des horaires parfois difficiles à respecter.

Une réponse à un enjeu majeur de mobilité

À Mayotte, les déplacements représentent depuis de nombreuses années un véritable défi. La croissance rapide de la population, l’augmentation du nombre de véhicules et la concentration des activités économiques autour de Mamoudzou provoquent quotidiennement d’importants embouteillages. Pour de nombreux habitants, rejoindre leur lieu de travail, leur établissement scolaire ou une administration peut prendre plusieurs heures, notamment aux heures de pointe.

Face à cette situation, le Département a décidé de mettre en place un réseau de transport interurbain moderne capable de desservir progressivement l’ensemble du territoire. Baptisé M’Safara, un nom qui signifie « voyage » en shimaoré, ce projet s’inscrit dans une volonté de moderniser les transports publics et d’offrir une alternative crédible à l’utilisation systématique de la voiture individuelle.

Un réseau pensé pour connecter toute l’île

Le déploiement de M’Safara s’effectue progressivement avec plusieurs lignes reliant les principaux pôles de Grande-Terre et de Petite-Terre. Les premiers itinéraires permettent notamment de relier Mamoudzou à Dzoumogné ainsi qu’à Chirongui, tandis que d’autres dessertes assurent les déplacements entre Dzaoudzi, Labattoir et Pamandzi.

L’objectif affiché est de créer un véritable maillage territorial permettant aux habitants de circuler plus facilement entre les communes. Le réseau a également été conçu pour fonctionner en complément de la barge reliant Grande-Terre et Petite-Terre. Cette interconnexion constitue l’une des innovations majeures du projet puisqu’elle vise à simplifier les correspondances entre les différents modes de transport et à réduire les ruptures de trajet.

Une offre accessible et modernisée

Au-delà de la création de nouvelles lignes, M’Safara mise sur une modernisation globale de l’expérience des voyageurs. Les usagers peuvent acheter différents titres de transport adaptés à leurs besoins, qu’il s’agisse d’un ticket unitaire, d’un carnet de voyages ou d’un abonnement mensuel ou annuel. Des tarifs préférentiels sont également proposés pour les jeunes et les étudiants afin d’encourager l’utilisation des transports en commun.

Le réseau fonctionne tous les jours de la semaine et ambitionne de répondre aux besoins des salariés, des étudiants et des familles qui effectuent quotidiennement leurs déplacements sur l’île.

Une application pour faciliter les déplacements

L’un des outils les plus appréciés par les voyageurs est la plateforme numérique mise en place par M’Safara. Accessible depuis un smartphone ou un ordinateur, elle permet de consulter les horaires des bus, les différentes lignes, les arrêts desservis ainsi que les itinéraires disponibles. Les usagers peuvent préparer leur trajet avant leur départ et identifier les correspondances les plus adaptées à leur destination.

Cette digitalisation de l’information constitue une évolution importante pour les transports publics à Mayotte. Elle rapproche le réseau des standards observés dans de nombreuses collectivités françaises où les applications mobiles permettent désormais d’organiser facilement ses déplacements.

Des débuts encourageants mais des critiques sur la ponctualité

Malgré l’enthousiasme suscité par la mise en service du réseau, les premières semaines d’exploitation n’ont pas été exemptes de difficultés. Sur les réseaux sociaux et dans les échanges entre habitants, plusieurs passagers rapportent que certains bus arrivent avec du retard par rapport aux horaires annoncés. D’autres évoquent des temps d’attente parfois plus longs que prévu, ce qui peut compliquer les correspondances ou les déplacements vers le travail et les établissements scolaires.

Ces remarques doivent toutefois être replacées dans leur contexte. Le réseau est encore récent et fait face aux contraintes de circulation qui caractérisent le territoire. Les importants embouteillages, les aléas de la route et la phase de mise en service peuvent avoir une incidence sur la régularité des passages. À ce stade, ces critiques traduisent les témoignages de certains usagers et ne permettent pas de conclure à un dysfonctionnement généralisé de l’ensemble du réseau.

Un projet stratégique pour l’avenir de Mayotte

Au-delà des difficultés inhérentes à son lancement, M’Safara représente un investissement majeur pour l’avenir de la mobilité à Mayotte. Le développement des transports collectifs constitue un enjeu économique, social et environnemental pour un territoire confronté à une forte croissance démographique et à une circulation de plus en plus dense.

Le succès du réseau dépendra désormais de sa capacité à gagner la confiance des habitants en améliorant la régularité des horaires, en développant progressivement de nouvelles lignes et en maintenant une information fiable pour les voyageurs. Si ces objectifs sont atteints, M’Safara pourrait marquer un tournant dans l’histoire des transports à Mayotte et contribuer durablement à transformer le quotidien de milliers de Mahorais.

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L’Effet Pelapelaka à l’école : apprendre à décrypter l’information

L’Effet Pelapelaka à l’école : apprendre à décrypter l’information
Des élèves de la classe Jupiter participent à un atelier de l’association L’Effet Pelapelaka consacré à l’éducation aux médias.

À l’heure où les jeunes sont exposés quotidiennement à un flot d’informations sur les réseaux sociaux, l’éducation aux médias devient essentielle. À Mayotte, l’association L’Effet Pelapelaka intervient dans les établissements scolaires pour apprendre aux élèves à décrypter l’information, vérifier les sources et développer leur esprit critique.

Créer des espaces d’expression et transmettre des clés de lecture du monde : telle est la mission de l’association L’Effet Pelapelaka. Ce mardi 9 juin, l’association est intervenue auprès des élèves de CM2 de l’école élémentaire Madi Halidi, à Cavani, dans le cadre d’un atelier d’éducation aux médias et à l’information.

Depuis quatre ans, la présidente de l’association, Abby Said Adinani, sillonne les communes de Mayotte avec un objectif clair : vulgariser les médias et rendre l’information accessible aux plus jeunes. Grâce à une résidence menée en partenariat avec la Direction des affaires culturelles et le rectorat de Mayotte, plus de 1 000 jeunes ont déjà été sensibilisés sur l’ensemble du territoire.

Au cours de ces ateliers, les élèves reviennent aux fondamentaux du journalisme et de l’information. Qu’est-ce qu’une source ? Comment est construite la « une » d’un journal ? Quel est le rôle d’une association ou d’un média dans la société ? Autant de questions qui permettent aux jeunes de mieux comprendre le monde de l’information qui les entoure.

Apprendre à distinguer le vrai du faux

Cette intervention s’inscrit souvent dans le cadre de projets d’éducation aux médias déjà portés par les établissements scolaires. L’enjeu est particulièrement important à Mayotte, où une grande partie des enfants possède aujourd’hui un téléphone portable ou une tablette. Les élèves apprennent ainsi à distinguer une information fiable d’une fausse information et à développer leur esprit critique face aux contenus qu’ils rencontrent sur les réseaux sociaux.

« J’ai vu Macron qui danse », lance un élève pendant l’atelier, illustrant les nombreuses vidéos virales auxquelles les jeunes sont exposés quotidiennement. Ces exemples servent de point de départ pour expliquer les mécanismes de manipulation des images et l’importance de vérifier les sources.

Pour Abby Said Adinani, l’objectif est avant tout citoyen : « La mission de l’association est de développer l’esprit critique, d’aider les jeunes à accéder à l’information et de démocratiser les notions liées aux médias et au journalisme. Plus on est informé, plus on peut exercer pleinement son rôle de citoyen. »

Les ateliers rencontrent un réel écho auprès des élèves. Hanib, 11 ans, originaire de Mtsapéré, témoigne : « C’était bien parce qu’on comprend le métier et j’aimerais bien le faire plus tard. Ce qui m’attire, c’est parler aux gens. Tout m’a marqué. »

Pour les enseignants, ces interventions ouvrent également de nouvelles perspectives. Ilham Assiandi observe que certains élèves envisagent désormais de créer un journal scolaire régulier. « S’il y en a un ou deux qui découvrent une vocation grâce à ces ateliers, cela les aide à se projeter et à comprendre les bases ainsi que le fonctionnement du métier. »

Elle souligne également l’impact concret de l’association dans les établissements : « Il y a des élèves qui ignoraient ce qu’était le journalisme. Aujourd’hui, la présence de l’association permet véritablement de découvrir le métier, de comprendre comment chercher l’information et comment la traiter. »

Former les citoyens de demain

Dans un territoire jeune comme Mayotte, où plus de la moitié de la population a moins de vingt ans, l’enjeu est majeur. L’Effet Pelapelaka propose ainsi des ateliers adaptés à tous les publics, de la maternelle au lycée, mais aussi en dehors du cadre scolaire. Chaque intervention alterne apports théoriques, exercices pratiques et discussions collectives. Les participants peuvent être amenés à produire un article, un podcast, une affiche, une fresque ou encore la « une » d’un journal.

L’objectif est de faire des jeunes des acteurs de leur propre récit plutôt que de simples consommateurs d’informations. Les ateliers, conçus pour s’adapter aux réalités de chaque établissement, durent idéalement au moins deux heures et se concluent généralement par une restitution valorisant le travail des participants.

Les résultats observés confirment l’intérêt de cette démarche. Selon le rapport d’activité de l’association, à l’issue des interventions, 64 % des élèves estiment mieux comprendre la différence entre les faits et les opinions. Ils sont également 60 % à déclarer avoir amélioré leur expression orale et écrite, tandis que 48 % se sentent davantage capables d’analyser les informations. Enfin, 30 % affirment être mieux informés sur l’actualité et 22 % se sentent plus aptes à rechercher des informations fiables.

Des chiffres qui témoignent de l’importance de l’éducation aux médias dans un contexte où les jeunes sont quotidiennement confrontés à un flux continu d’informations. À travers ses ateliers, L’Effet Pelapelaka contribue ainsi à former les citoyens éclairés de demain.

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Deux journalistes de La Gazette des Comores dans le viseur de la justice

Deux journalistes de La Gazette des Comores dans le viseur de la justice

Toufé Maecha, secrétaire de rédaction du journal, a été arrêté lundi, tout comme son patron, El-had Saïd Omar, avant que ce dernier ne soit relâché. On leur reproche la publication d’articles liés à l’état de santé de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, principal opposant à Azali Assoumani.

C’est un fait inédit dans l’histoire récente de la presse comorienne. À la suite d’une série d’articles publiés par son journal, le directeur de publication du quotidien La Gazette des Comores, El-had Saïd Omar, a été arrêté sans convocation, lundi, par des éléments de la gendarmerie, selon des proches.

Parallèlement, un journaliste de ce même média indépendant, plus particulièrement son secrétaire de rédaction, Toufé Maecha, a également été interpellé vers 19 heures à son domicile puis placé en détention. Les deux journalistes ont passé la nuit en garde à vue, sans qu’aucun motif officiel ne soit avancé.

Le Syndicat des journalistes comoriens a tenté d’en savoir davantage, sans succès. Le parquet de la République a même refusé de recevoir une délégation du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel.

Mais, hier après-midi, on a appris que les deux journalistes avaient été arrêtés à cause d’articles publiés ces derniers temps par le quotidien indépendant.

« Le parquet de la République informe l’opinion publique que, durant la période allant de mai à juin, des publications diffusées par le journaliste Toufé Maecha lui ont été portées à sa connaissance. Ces publications étant susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la paix sociale, le parquet, dans le cadre de sa mission de préservation de l’ordre public et de veille au respect de la loi, a ouvert une information judiciaire afin de faire toute la lumière sur les faits dénoncés », a déclaré, hier après-midi, dans une courte vidéo, la procureure de la République, Saidatte Fatuma.

On a appris que ces arrestations étaient liées au dernier article publié à la une, le 8 mai, dans les colonnes de La Gazette des Comores, lequel révélait la maladie dont souffre l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2022.

Le directeur de publication, El-had Saïd Omar, qui a confirmé ces informations, a pu regagner son domicile hier après plus de quinze heures de détention, mais devra retourner ce mercredi devant les enquêteurs pour un nouvel interrogatoire.

Santé de Sambi

Toutefois, le journaliste Toufé Maecha est maintenu en détention dans l’attente d’une éventuelle inculpation ou d’une remise en liberté.

L’état de santé de l’ancien dirigeant Sambi, âgé de 68 ans, fait couler beaucoup d’encre dans l’archipel. Dans un communiqué publié le 27 mai, le procureur général, Ahamada Hamidou, avait affirmé que l’ancien président se trouvait dans un état stable.

« Le parquet tient également à préciser que son médecin traitant assure un suivi rapproché de son état de santé et demeure attentif à l’évolution de sa situation sanitaire. Dans ce cadre, une batterie d’analyses médicales ainsi que des examens radiographiques ont été effectués à la demande de l’équipe médicale conduite par son médecin traitant », avait assuré le chef du parquet dans une déclaration écrite transmise à certains journalistes.

Toutefois, des examens complémentaires ont été réalisés la semaine dernière, notamment des scanners et d’autres analyses. Les conclusions finales n’ont pas été rendues publiques officiellement, mais le quotidien indépendant La Gazette des Comores, très bien renseigné dans ce dossier, affirme avoir eu accès aux résultats.

Le journal a révélé que l’ancien chef de l’État (2006-2011) souffrirait d’une ischémie cardiaque. À la suite de ce diagnostic, l’équipe médicale mandatée par le parquet général aurait recommandé la réalisation d’une coronarographie, un examen indisponible aux Comores.

Ces révélations, faites par le journaliste Toufé Maecha, qui collabore également depuis peu au site Africa Intelligence, ont suscité l’ire de l’appareil judiciaire.

Pourtant, depuis une semaine, plusieurs personnalités politiques appellent le chef de l’État, Azali Assoumani, à permettre à son éternel opposant de partir se faire soigner à l’étranger.

Pas de convocation

Le 26 mai, un courrier rédigé par six anciens Premiers ministres de l’Union des Comores, dont l’actuel ambassadeur à Madagascar, Caabi El-Yachroutu, a été rendu public.

Dans cette lettre, les signataires exhortent le président de la République à user de son pouvoir discrétionnaire pour accorder une mesure de clémence à Ahmed Abdallah Sambi afin de lui permettre de partir se soigner.

Le 3 juin, d’anciens dignitaires, parmi lesquels l’ancien président Ikililou Dhoinine, ont également saisi Azali Assoumani. Parmi les auteurs de cette correspondance figuraient d’anciens présidents de la Cour constitutionnelle, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, ainsi que plusieurs autres personnalités.

Leur démarche se voulait avant tout humanitaire.

« Sa libération ne serait ni l’effacement du passé ni la négation des institutions. Elle serait un geste de sagesse, de compassion et de confiance dans la capacité de notre peuple à avancer ensemble. Elle contribuerait à apaiser les tensions, à réduire les fractures qui traversent notre société et à consolider la paix civile, ce bien précieux sans lequel aucune œuvre durable ne peut être accomplie », ont estimé les anciens dignitaires.

Leur initiative a ensuite été soutenue par 35 anciens députés de la Nation, signataires d’un autre courrier en faveur du président d’honneur du parti Juwa.

Dans une déclaration faite devant les médias ce mardi, le président du Syndicat des journalistes comoriens, Chamsoudine Saïd Mhadji, a réclamé la fin des intimidations et demandé la libération des deux journalistes arrêtés sans convocation préalable.

Jusqu’à mardi soir, le syndicat n’avait toujours pas été autorisé à rendre visite à son confrère maintenu en détention.

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Le cinéma de Chirongui renouvelle sa programmation du 9 au 21 juin

Le cinéma de Chirongui renouvelle sa programmation du 9 au 21 juin

Le Pôle culturel de Chirongui propose une nouvelle programmation cinéma du 9 au 21 juin 2026, avec plusieurs nouveautés à l’affiche. Le public pourra découvrir Disclosure Day, Colony, Nouveaux copains à Puffin Rock, La Bataille de Gaulle : l’âge de fer, ainsi que Scary Movie.

Plusieurs films restent par ailleurs programmés, parmi lesquels Star Wars: The Mandalorian and Grogu, en 2D et 3D, Michael, En route !, L’Odyssée de Céleste ou encore La Vénus électrique.

Les séances sont proposées au cinéma de Chirongui, avec des tarifs allant de 7 euros en plein tarif à 4 euros en tarif réduit, et la gratuité pour les enfants de moins de 6 ans accompagnés. La billetterie et le programme complet sont disponibles sur le site du Pôle culturel de Chirongui, sur ses réseaux sociaux, ou directement sur place.

Transports maritimes : 20,8 millions d’euros pour remplacer deux barges

Transports maritimes : 20,8 millions d'euros pour remplacer deux barges

Le Département-Région de Mayotte a validé un plan de financement de 20,8 millions d’euros destiné au remplacement de deux barges de la Direction des Transports Maritimes (DTM). Adoptée lors de la Commission permanente du 30 avril 2026, cette opération vise à garantir la continuité territoriale entre Grande-Terre et Petite-Terre, essentielle aux déplacements quotidiens, à l’activité économique et à l’accès aux services publics.

Devenues trop vétustes et fragilisées par les conséquences du cyclone Chido, les deux barges concernées ne peuvent plus être remises en service dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Le financement repose sur une contribution de 15 millions d’euros du Fonds de solidarité de l’Union européenne, 3,4 millions d’euros de FCTVA et 2,4 millions d’euros apportés par le Département-Région. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de reconstruction et de modernisation des infrastructures engagée après le passage du cyclone.

La CAGNM lance la première édition des “Villages des Forêts du Grand Nord”

La CAGNM lance la première édition des “Villages des Forêts du Grand Nord”

La Communauté d’Agglomération du Grand Nord de Mayotte organise la première édition des « Villages des Forêts du Grand Nord » du 15 au 19 juin 2026, dans le cadre des Nuits des Forêts.

L’événement vise à proposer au public une découverte des milieux naturels du territoire et des enjeux liés à leur préservation. Tout au long de la semaine, des acteurs institutionnels, associatifs et partenaires locaux présenteront leurs actions en faveur de l’environnement et de la biodiversité.

Le programme comprend des ateliers pédagogiques, des expositions, des randonnées ainsi que des animations et des temps d’échanges avec des professionnels du territoire. L’objectif est de mettre en valeur les initiatives locales et de sensibiliser les participants à la protection des écosystèmes forestiers, littoraux et aquatiques.

Les inscriptions se font en ligne via le site CAGNM. L’organisation invite la population à participer à cet événement ouvert à tous, présenté comme un temps de découverte et de sensibilisation à l’environnement. Des informations complémentaires sont disponibles sur le site ou par téléphone au 0639 40 16 04.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes