Accueil Blog Page 19

Mtsamoudou : un enfant de 4 ans retrouvé mort après une noyade à M’tsamoudou

Mtsamoudou : un enfant de 4 ans retrouvé mort après une noyade à M’tsamoudou

Un drame a frappé la commune de Bandrélé. Un garçon de 4 ans a été retrouvé mort après une noyade survenue à la plage de M’tsamoudou. La découverte du corps a rapidement conduit les forces de l’ordre à intervenir sur place.

La gendarmerie a été alertée après la découverte du corps de l’enfant. Malgré les premières constatations effectuées sur place, les circonstances précises du décès restent encore à déterminer.

À la suite de l’intervention du médecin, un obstacle médico-légal a été émis. Cette décision entraîne l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles l’enfant a perdu la vie et de déterminer avec précision le déroulement des faits.

Dans l’attente des suites de cette procédure, le corps du garçon ne peut pas être restitué à sa famille. Une situation particulièrement douloureuse pour les proches, qui doivent patienter alors qu’ils souhaitent pouvoir récupérer le corps de l’enfant.

Cette attente a suscité de vives tensions parmi les proches, confrontés à une situation difficile à comprendre dans un contexte de profond désarroi. Les investigations menées par la gendarmerie devront désormais permettre d’établir les circonstances exactes de cette noyade et de répondre aux éventuelles interrogations entourant le décès.

L’enquête se poursuit sous l’autorité des autorités judiciaires. À ce stade, les circonstances précises ayant conduit à la mort de l’enfant restent donc à établir.

Les poids lourds de nouveau priés de faire demi-tour à Koungou

Les poids lourds de nouveau priés de faire demi-tour à Koungou

La tension monte à Koungou autour de la circulation des camions de plus de 19 tonnes. Ce mardi 1er septembre 2026, plusieurs poids lourds ont été stoppés aux entrées de la commune, notamment à Majicavo-Lamir et à proximité de Longoni. La police municipale leur a demandé de rebrousser chemin, en application d’une nouvelle interdiction de circulation décidée par la mairie.

Depuis ce mardi matin, les camions de plus de 19 tonnes ne sont plus autorisés à circuler dans la commune de Koungou entre 5 heures et 14h30, du lundi au vendredi. Une restriction qui concerne particulièrement les nombreux poids lourds empruntant cet axe stratégique notamment en direction de la zone portuaire de Longoni.

Cette décision intervient pourtant au lendemain d’un premier revers judiciaire pour la municipalité. Lundi 31 août, le tribunal administratif a suspendu un premier arrêté pris par la mairie de Koungou visant à interdire la circulation de ces poids lourds sur certaines plages horaires.

Le maire de Koungou, Saïd Ahamadi Raos, entend néanmoins maintenir la mesure. Pour ce faire, la municipalité s’appuie sur un nouvel arrêté, signé le 28 août, qui fixe à nouveau des restrictions de circulation pour les véhicules de plus de 19 tonnes.

Sur le terrain, cette nouvelle réglementation a rapidement produit ses effets. Plusieurs camions ont été arrêtés aux différents points d’entrée de la commune et invités à faire demi-tour par la police municipale. Une situation qui risque de perturber le transport de marchandises et l’activité des entreprises du bâtiment et des travaux publics.

La Fédération mahoraise du bâtiment et des travaux publics (FBTP), à l’origine de la contestation du premier arrêté, ne compte pas en rester là. Elle prévoit de saisir une nouvelle fois la justice afin de contester ce nouveau dispositif municipal.

Le bras de fer entre la mairie de Koungou et les professionnels du secteur est donc loin d’être terminé. Alors que la circulation des poids lourds constitue un enjeu majeur pour l’approvisionnement et les chantiers, la bataille se joue désormais aussi sur le terrain juridique.

Port de longoni : le spectre des pénuries plane sur mayotte

Port de longoni : le spectre des pénuries plane sur mayotte
La société MCG estime que l’absence d’assurance couvrant la responsabilité et les risques liés à l’exploitation du port par le Département-Région, ne permet pas la reprise de l’activité.

L’EPPCM a pris les commandes du port de Longoni ce mardi, avec la promesse d’assurer la continuité du service. Mais dès les premières heures, les manutentionnaires de Manu-Port ont refusé de prendre leur poste, tandis que le logiciel d’exploitation du terminal était également au cœur des tensions. De quoi faire craindre des conséquences sur l’approvisionnement de l’île.

Attendu autant que redouté, le changement de direction au port de Longoni a bien eu lieu ce mardi 1er septembre au matin. Désormais aux commandes, l’Établissement public du port de commerce de Mayotte (EPPCM) assurait pouvoir garantir la continuité du service dès ce premier jour. Mais à l’ouverture des portes, un premier lot d’incertitudes est rapidement venu perturber le fonctionnement du port, conduisant à l’impossibilité de faire sortir les conteneurs qui y étaient stationnés.

Les conteneurs bloqués au port

Les manutentionnaires de Manu-Port, société appartenant à MCG et chargée notamment du déplacement et du chargement des conteneurs, ont refusé de prendre leur poste faute “d’éléments suffisants leur permettant de travailler sereinement et en sécurité”, indique Freddy Novou, chef de mission au port de Longoni auprès de MCG.

L’actuel maire de Dzaoudzi-Labattoir fait référence à l’absence d’assurance couvrant la responsabilité et les risques liés à l’exploitation du port par le Département-Région, ainsi qu’à la non-transmission de la convention entre la collectivité et l’EPPCM. Cette dernière a finalement été transmise à MCG dans l’après-midi.

“On ne parle pas d’une assurance pour un véhicule de tourisme mais bien pour des grues de plusieurs millions d’euros et de conteneurs de plusieurs tonnes qui peuvent tomber”, insiste-t-il. “On ne mettra pas la vie de nos salariés en danger”.

“La gestion et l’exploitation du port n’était qu’un seul élément de MCG dans le fonctionnement du port. Ce n’est pas parce que la DSP prend fin qu’on ne va pas continuer à exister”, rappelle Freddy Novou, qui déplore le manque de préparation de la part de l’EPPCM.

“Leur seule priorité était de nous virer du port. Il y a eu de la précipitation et de l’amateurisme de leur part. Désormais pour travailler, on exige le respect de la réglementation en vigueur”. “On a perdu une bataille, pas la guerre”, lance-t-il avant de tempérer, “on est pas un obstacle pour l’EPPCM, c’est des questionnements légitimes, fondés”.

Le logiciel d’exploitation du terminal au coeur des tensions

Pour Madi Malidi, secrétaire adjoint du syndicat SGTPM, une autre raison explique l’impossibilité de sortir les conteneurs du port : le dysfonctionnement du logiciel d’exploitation du terminal, appelé “TOS”, pour Terminal Operating System, aussi appelé “M4”, qui permet de gérer le parc de conteneurs ainsi que les éléments de facturation et de livraison.

“Ce logiciel fonctionnait très bien hier et comme par hasard ce 1er septembre il ne marche plus. C’est MCG qui à la main dessus et qui fait tout pour entraver le fonctionnement du port”, assure-t-il, fatigué par la situation.

Interrogé à ce sujet, Freddy Novou remarque que le logiciel est “propre à Manu-Port” et que c’est à l’EPPCM de “trouver un autre logiciel pour fonctionner”.

Ce mardi matin, le porte-conteneurs MSC Mila 3 a accosté au port de Longoni rempli de conteneurs. La société de manutention CMA-T a opéré le navire, sans pour autant pouvoir mener l’opération à son compte. “Les grutiers sont montés au créneau afin de savoir quelles seront les conditions de travail dans les prochains jours”, souligne Madi Malidi.

“Il ne faut pas que la situation s’éternise au risque de connaître des pénuries sur l’île”, alerte de son côté Freddy Novou.

“On tâtonne mais c’était prévisible”, soupire Madi Malidi. Le représentant des salariés espère que l’intérêt général primera sur les intérêts personnels dans les prochains jours.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Reconstruction : « L’argent, c’est le nerf de la guerre », à Mayotte les impayés fragilisent le BTP

Reconstruction : « L’argent, c’est le nerf de la guerre », à Mayotte les impayés fragilisent le BTP
La FMBTP, qui fédère une quarantaine d’entreprises adhérentes à Mayotte, est présidée par Julian Champiat. La fédération représente 99,16 % du poids patronal de la branche départementale du BTP, selon l’arrêté de représentativité publié en décembre 2025.

🎁 Article offert

À Mayotte, les retards de paiement mettent sous pression les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), pourtant mobilisées pour la reconstruction. La Fédération mahoraise du bâtiment et des travaux publics (FMBTP), qui fédère une quarantaine d’entreprises, alerte par la voix de son président, Julian Champiat, sur 125 millions d’euros de factures impayés.

Flash Infos : Vos adhérents sont en première ligne face aux enjeux de reconstruction de l’île. Quel est leur retour sur la situation des factures impayées ?

Julian Champiat : Aujourd’hui, nous parlons d’environ 125 millions de francs d’impayés pour une trentaine de nos adhérents. Les retards de paiement atteignent en moyenne 220 jours, voire plus de 250 jours selon les dossiers. Pour rappel, dans les marchés publics, le délai légal de paiement est de 30 jours. Nous en sommes donc très loin. Ces retards ont des conséquences immédiates sur la trésorerie des entreprises. Elles doivent continuer à payer les salaires, les fournisseurs, les charges sociales et fiscales, les assurances, les loyers, ainsi que l’ensemble de leurs dépenses de fonctionnement, sans disposer des règlements qui leur sont dus. Cela fragilise directement le développement des entreprises, leur capacité à investir, à se structurer et à répondre aux besoins de la filière de reconstruction. Or reconstruire Mayotte suppose des entreprises solides, capables de mobiliser des équipes, des engins, des matériaux et des financements.

F.I : Avez-vous des explications sur l’origine de ces retards ?

J.C : Je ne peux pas apporter de justification à la place des maîtres d’ouvrage. Certains paient dans les délais, il faut le dire. D’autres, notamment certaines collectivités, accusent des retards plus importants. Il leur appartient d’expliquer ces situations et, surtout, de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour les résoudre. Ce que nous demandons est simple : le respect des délais de paiement. Ce n’est pas une revendication secondaire. L’argent est le nerf de la guerre, particulièrement dans le bâtiment, les travaux publics et les activités directement liées à la reconstruction. 

F.I. : Quelles sont aujourd’hui les principales revendications de vos adhérents ?

J.C : La première est le respect des délais de paiement. Mais il y a aussi une question essentielle : la liberté de circulation. Lorsqu’un camion ou une équipe met près de deux heures pour traverser Kawéni, les conséquences sont considérables. Cela pénalise la productivité, la rentabilité des chantiers et l’organisation quotidienne des entreprises. Les salariés doivent parfois être mobilisés à des horaires très spécifiques pour tenter d’éviter les embouteillages. Cela crée des surcoûts, de la fatigue et une perte de temps considérable. Aujourd’hui, on ne parle même plus seulement de temps de trajet. À certaines heures, il faut faire le tour de Mamoudzou. Pour une entreprise qui doit livrer du béton, acheminer des matériaux, faire circuler des engins ou envoyer des équipes sur plusieurs chantiers, cette situation n’est pas viable. Nous constatons heureusement une amélioration sur le plan de la sécurité : il est davantage possible de travailler et de circuler. Mais le problème des flux routiers reste entier. Sans accès fonctionnel aux zones stratégiques, il ne peut pas y avoir de véritable filière de reconstruction. 

F.I. : Comment réagissez-vous au revirement intervenu sur la commune de Koungou ?

J.C : Nous avons déposé un référé-liberté sur cette question. Je ne souhaite pas polémiquer avec le maire de Koungou ni commenter ses revendications. En revanche, il faut rappeler une réalité : cet axe est majeur pour Mayotte. Certaines entreprises évoquent déjà le recours à l’activité partielle, faute de pouvoir assurer leurs prestations dans des conditions normales.

F.I. : Vous évoquez également la suppression du CICE. Pourquoi ce sujet est-il important ?

J.C : Le CICE permettait d’alléger une partie des charges supportées par les entreprises. Dans un contexte de trésorerie tendue, cet outil représentait un soutien important. Le dispositif doit désormais être remplacé par le régime de la LODEOM, la loi pour le développement économique des outre-mer. Nous militons pour que Mayotte puisse bénéficier d’un régime renforcé, avec une baisse significative des charges. C’est une nécessité pour maintenir l’emploi, améliorer l’attractivité du territoire et permettre aux entreprises de faire face à leurs investissements. Les entreprises sont attendues sur des chantiers majeurs : logement, équipements publics, réseaux, infrastructures et remise en état du territoire. Mais elles ne peuvent pas porter seules le coût de cette mobilisation. Si elles doivent investir tout en subissant des retards de paiement et des difficultés logistiques, leur capacité à répondre aux besoins sera mécaniquement réduite. Le régime applicable dépendra notamment des arbitrages de la loi de finances. Nous demandons donc un mécanisme clair, rapide et adapté à l’urgence économique mahoraise.

F.I. : La reconstruction est-elle aujourd’hui suffisamment engagée ?

J.C : Il y a des engagements financiers, des dispositifs et des programmations. Le plan de convergence, notamment, comporte des volets importants, en particulier pour le logement social. Mais, sur le terrain, la dynamique reste freinée. Deux ans après le passage du cyclone, les entreprises attendent des décisions opérationnelles : des marchés réellement lancés, des paiements effectués dans les délais, des routes praticables et un cadre social et fiscal permettant d’embaucher et d’investir. Un comité de filière dédié au BTP et à la reconstruction est prévu en février 2026. Il doit permettre de formaliser un plan d’action concret avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment les services de l’État, les collectivités, les maîtres d’ouvrage et les entreprises.

Décès d’Édouard Balladur : les Mahorais s’inclinent devant la mémoire de l’ancien Premier ministre

Décès d’Édouard Balladur : les Mahorais s’inclinent devant la mémoire de l’ancien Premier ministre

Les hommages se multiplient depuis l’annonce de la disparition d’Édouard Balladur. Les chaînes nationales de radio et de télévision diffusent des programmes spéciaux en continu pour marquer l’événement et donner la parole à celles et ceux qui l’ont connu, côtoyé ou simplement apprécié au cours de sa longue carrière politique. L’ancien Premier ministre s’est éteint lundi 31 août à Paris, à l’âge de 97 ans. À Mayotte, ils sont encore nombreux à se souvenir de sa visite historique de novembre 1994 et à saluer sa mémoire. 

Édouard Balladur n’est plus. Figure majeure de la droite française, ancien ministre de l’Économie, des Finances et de la Privatisation, puis Premier ministre de François Mitterrand de 1993 à 1995, il s’est éteint à Paris à l’âge de 97 ans. La France perd l’un de ses grands serviteurs de l’État, dont la carrière fut profondément marquée par sa proximité avec Georges Pompidou. Conseiller social de celui-ci à Matignon à partir de 1964, Édouard Balladur fut notamment au cœur des négociations de Grenelle en mai 1968, avant de devenir secrétaire général adjoint puis secrétaire général de l’Élysée sous la présidence de Georges Pompidou.

Homme de dossiers, réputé pour sa rigueur, son calme et son sens de l’État, Édouard Balladur s’imposa progressivement comme l’une des personnalités incontournables de la droite française. Ministre de l’Économie dans le gouvernement de Jacques Chirac lors de la première cohabitation avec François Mitterrand, il retrouva Matignon en 1993 lorsque le président socialiste le nomma Premier ministre à l’occasion de la deuxième cohabitation. Cette période fut marquée par une relation de confiance avec François Mitterrand, mais également par l’émergence de ses ambitions présidentielles. En 1995, il se porta finalement candidat à l’élection présidentielle face à son ancien ami Jacques Chirac. Arrivé troisième au premier tour avec 18,58 % des suffrages, derrière Lionel Jospin et Jacques Chirac, il ne parvint pas à accéder au second tour.

Une relation particulière avec Mayotte

Au-delà de la scène politique nationale, Édouard Balladur occupe une place singulière dans la mémoire collective mahoraise. En novembre 1994, alors qu’il était Premier ministre, il effectua une visite à Mayotte et à La Réunion. Ce déplacement, intervenant quelques mois avant l’élection présidentielle de 1995, prit une dimension politique et symbolique considérable. À Mayotte, le chef du gouvernement s’intéressa aux difficultés et aux besoins de développement du territoire.

À l’époque, sa venue sur l’île avait pris des allures de déplacement présidentiel. La population se souvient encore de l’effervescence qui avait accompagné son séjour : importantes mesures de sécurité, présence militaire et foule nombreuse sur les différents sites visités. Pour de nombreux Mahorais, cette visite demeure l’un des grands moments politiques de l’histoire récente du territoire.

Dans les rues comme dans les villages, le cortège du Premier ministre avait suscité une véritable ferveur populaire. Édouard Balladur s’était rendu à la rencontre des habitants, multipliant les étapes et les échanges avec la population. Une image de cette visite reste particulièrement présente dans les mémoires : celle du Premier ministre entrant dans une salle de classe à Sohoa et échangeant spontanément avec les élèves.

Un jeune garçon s’était alors levé pour le saluer sans véritablement se soucier du protocole. Cette scène, rapportée depuis lors comme l’un des souvenirs les plus chaleureux de la visite, illustre la proximité que certains Mahorais disent avoir ressentie à l’égard du chef du gouvernement.

Le « visa Balladur », une décision restée dans les mémoires

Mais c’est surtout une décision politique qui a durablement associé le nom d’Édouard Balladur à l’histoire de Mayotte : le rétablissement de l’obligation de visa pour les ressortissants comoriens souhaitant se rendre sur l’île.

En visite à Mayotte en novembre 1994, le Premier ministre avait annoncé le rétablissement de cette exigence, mesure qui entra officiellement en vigueur le 18 janvier 1995. Depuis, ce dispositif est communément appelé « visa Balladur ». Il est devenu l’un des marqueurs les plus controversés des relations entre Mayotte et les Comores.

À Mayotte, cette décision fut largement saluée à l’époque par les responsables politiques et une partie importante de la population, qui y voyaient une réponse aux inquiétudes liées à l’immigration et un moyen de mieux contrôler les entrées sur le territoire. Aux Comores, elle fut au contraire vécue comme une rupture majeure dans les relations entre les îles de l’archipel et comme une entrave à une circulation qui avait longtemps existé entre les populations.

Cette différence d’appréciation demeure encore aujourd’hui. À Mayotte, le visa est pour certains considéré comme un acquis politique majeur. Dans l’archipel des Comores, il reste associé à une séparation douloureuse entre des populations qui entretiennent des liens familiaux, culturels et historiques anciens.

Une mémoire différente de part et d’autre de l’archipel

La disparition d’Édouard Balladur ravive ainsi des souvenirs radicalement différents selon que l’on se trouve à Mayotte ou dans les autres îles de l’archipel.

À Mayotte, de nombreux responsables et anciens élus soulignent son rôle dans l’évolution institutionnelle du territoire et gardent le souvenir d’un Premier ministre qui avait pris le temps de venir sur place et d’écouter les préoccupations locales.

Dans l’Union des Comores, en revanche, le nom d’Édouard Balladur demeure intimement associé à l’instauration du visa qui porte son nom. La mesure est régulièrement présentée comme ayant matérialisé une séparation entre Mayotte et les trois autres îles de l’archipel. Les critiques sont particulièrement vives chez certains responsables politiques et commentateurs comoriens.

Cette opposition des mémoires ne saurait toutefois faire oublier qu’Édouard Balladur fut, au-delà de la question mahoro-comorienne, une figure importante de la Ve République. Son parcours l’a conduit des cabinets ministériels à l’Élysée, puis de Bercy à Matignon, avant une candidature à la présidence de la République qui s’est soldée par un échec face à Jacques Chirac. Il demeurera également dans l’histoire politique française pour son rôle auprès de Georges Pompidou et pour les réformes économiques conduites lorsqu’il était ministre de l’Économie.

À Mayotte, cependant, c’est une autre image qui domine : celle d’un Premier ministre venu sur l’île à une époque où le territoire cherchait encore à consolider son avenir au sein de la République.

« Bonjour Édouard », « Bonjour mon ami »

Parmi les souvenirs associés à la visite d’Édouard Balladur, celui d’une rencontre avec des élèves demeure particulièrement évocateur. Lors de son passage dans une école de Sohoa, le Premier ministre avait été accueilli par les enfants et leurs enseignants. Un jeune élève, dans un geste spontané, s’était adressé à lui en l’appelant simplement « Édouard ».

Loin de reprendre le protocole habituel, le chef du gouvernement avait joué le jeu de l’enfant et lui avait répondu avec simplicité. La scène avait provoqué les sourires et les rires de son entourage.

Cette anecdote, devenue au fil des années un petit morceau de la mémoire politique mahoraise, résume peut-être mieux que de longs discours l’image que certains habitants ont conservée d’Édouard Balladur : celle d’un responsable politique venu à la rencontre d’une population qui, à l’époque, se sentait encore largement éloignée du centre du pouvoir.

Une candidature présidentielle qui avait aussi séduit Mayotte

Quelques mois plus tard, Édouard Balladur annonçait officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 1995. Son séjour à Mayotte, quelques mois auparavant, avait contribué à renforcer sa popularité sur l’île. Il bénéficia notamment d’un soutien important d’une partie de la classe politique locale.

Mais l’aventure présidentielle tourna court. Arrivé troisième au premier tour avec 18,58 % des suffrages, derrière Lionel Jospin et Jacques Chirac, il apporta immédiatement son soutien à son ancien rival, permettant à la droite de se rassembler avant le second tour. Jacques Chirac fut finalement élu président de la République.

Près de trente et un ans plus tard, la disparition d’Édouard Balladur fait donc remonter à la surface une page particulière de l’histoire mahoraise. Celle d’un territoire encore en pleine transformation, d’un Premier ministre venu en personne à la rencontre de ses habitants et d’une décision politique, le « visa Balladur », dont les conséquences continuent de structurer les relations entre Mayotte et les Comores.

Les Mahorais qui ont vécu cette période sont aujourd’hui nombreux à saluer la mémoire de l’ancien chef du gouvernement. Certains évoquent déjà l’idée de lui rendre un hommage particulier, voire de donner son nom à un équipement ou à un lieu public.

Aux Comores, sa disparition suscite au contraire des réactions beaucoup plus contrastées, tant son nom reste associé à une décision considérée par une partie de la population comme une rupture historique.

Édouard Balladur aura ainsi laissé une empreinte singulière dans l’histoire de Mayotte : une empreinte politique, institutionnelle et humaine, mais aussi une trace profondément controversée dans l’ensemble de l’archipel des Comores.

Quelques réactions

Ibrahim Bacar, ancien conseiller général de Bouéni

« Édouard Balladur est un grand homme qui mérite le respect de l’ensemble des Mahorais. Il nous a beaucoup aidés lorsqu’il était Premier ministre et, à notre tour, nous avons essayé de le soutenir lorsqu’il s’est porté candidat à la présidence de la République.

Il avait développé une relation très particulière avec Mayotte et sa mort nous fait très mal. Nous n’oublierons jamais qu’il a contribué, au maximum de ses possibilités, à aider notre île à sortir de la pauvreté et du sous-développement.

Bien entendu, nous gardons en mémoire l’instauration du visa qui porte son nom. Nous disons aux autorités actuelles à Paris que ce n’est pas le moment de l’abolir : il est important qu’il soit maintenu afin que Mayotte puisse poursuivre son chemin vers un avenir meilleur et plus sécurisé.

À sa famille et à ses proches, nous adressons nos condoléances attristées et nous prions pour que Dieu lui ouvre les portes du paradis. Édouard Balladur demeurera dans le cœur et les pensées de nombreux Mahoraises et Mahorais. Nous sommes d’ailleurs plusieurs à nous interroger sur la meilleure manière d’organiser prochainement un hommage à sa mémoire, comme nous avons eu l’occasion de le faire pour Henry Jean-Baptiste, notre ancien député. »

Abdouroihamane Mohamed El Amine

« Édouard Balladur a été un grand homme, un homme pragmatique et un homme de décisions. C’est grâce à son action lorsqu’il était chef du gouvernement que des décisions positives ont été prises en faveur de Mayotte, mettant fin à une gouvernance de ce territoire reposant en grande partie sur la voie des ordonnances.

Nous lui devons notamment des décisions qui ont contribué à l’ancrage de Mayotte dans la République française. Il a fait avancer Mayotte en même temps qu’il a fait évoluer la France et l’Europe dans plusieurs domaines.

Il a, à mes yeux, mieux réussi sa cohabitation avec François Mitterrand que ne l’avait fait Jacques Chirac. »

Safina Soula, Collectif de 2018

« La mort d’Édouard Balladur m’a profondément attristée. Cet homme a bercé notre enfance en 1994, lorsqu’il est venu en visite sur le territoire. Je me souviens qu’une foule immense l’avait accueilli à Sada à cette occasion.

Il a réellement aimé cette île et a contribué à la faire avancer vers la départementalisation. Je salue sa mémoire et partage la douleur de sa famille, de ses amis, de sa famille politique et de toute la nation qui pleure sa disparition.

À l’instar d’une majorité de Mahorais, je lui suis reconnaissante pour avoir instauré le visa qui conditionne l’entrée des ressortissants comoriens sur le sol mahorais. Nous y sommes très attachés et Mayotte lui sera éternellement reconnaissante pour cela. »

Soula Saïd-Souffou, leader du MDM

« Je me rappelle très bien d’Édouard Balladur. J’étais un grand gaillard à l’époque où il nous avait fait l’honneur de nous rendre visite à Sada.

Dans leur ensemble, les Mahorais gardent en mémoire sa décision historique d’instaurer l’obligation d’un visa pour les ressortissants comoriens souhaitant se rendre à Mayotte. Il a été le premier à donner une véritable priorité aux questions liées au contrôle des frontières de Mayotte.

Plus de trente ans après l’instauration de ce visa, l’État a choisi de le maintenir, sans pour autant donner aux forces de police et de gendarmerie les moyens suffisants pour assumer pleinement cette mission de contrôle des mouvements à nos frontières.

Une certaine banalisation se constate. La politique de contrôle de nos frontières reste à mi-chemin, malgré l’inauguration récente à Dzaoudzi, à grands frais, d’un centre de contrôle de haute technologie.

Nous déplorons également l’hébergement à La Réunion de patrouilleurs de la Marine nationale qui seraient pourtant d’une grande utilité pour préserver nos frontières maritimes.

Il est regrettable que les différents gouvernements, de gauche comme de droite, Édouard Balladur ayant appartenu à une famille politique de droite, se soient refusés à donner aux forces compétentes les moyens matériels et financiers nécessaires pour faire vivre pleinement le visa Balladur. »

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Les commerçants dans le flou face à la nouvelle gestion de Longoni

Les commerçants dans le flou face à la nouvelle gestion de Longoni
En cas d’augmentation des frais de douane, les commerçants n’auront pas le choix d’augmenter les prix, alertent-ils.

Après une première journée de transition marquée par les incertitudes au port de Longoni, les commerçants qui dépendent des importations restent dans le flou. Entre espoir d’une baisse des frais portuaires, crainte d’une hausse des prix et incertitudes sur l’acheminement des conteneurs, ils attendent de voir les effets de cette nouvelle gestion sur leur activité.

À Majicavo Dubaï, sous un soleil écrasant, ce mardi 1er septembre aux alentours de 11 h, les commerçants tentent tant bien que mal d’attirer les clients et d’écouler leurs produits à des prix aussi abordables que possible.

Assise dans sa boutique, une commerçante salue chaleureusement les passants. Quelques mètres plus loin, une autre réitère le geste. Dans les allées, chacun s’active pour réaliser quelques ventes malgré la forte chaleur.

“Si les frais de douane augmentent, nous serons obligés d’augmenter les prix”

Un peu plus loin, dans la rue qui monte vers le centre du village, Nourdine, propriétaire d’un magasin de vêtements, suit de près le changement de gestion du port de Longoni, dont il espère une baisse des frais portuaires. “Si les frais de douane augmentent, nous serons obligés d’augmenter les prix. Conséquence : les clients préféreront acheter à la Réunion ou bien en France”, observe-t-il.

Propriétaire de sa boutique depuis six ans, Nourdine estime que la situation était meilleure auparavant. Mais au fil des années, les crises successives ont considérablement compliqué son activité et les difficultés se sont multipliées : “aujourd’hui, nous sommes à terre”, lance-t-il.

Malgré tout, il tente de rester optimiste et espère que la nouvelle gestion du port de Longoni se déroulera dans les meilleures conditions et que le Département-Région de Mayotte proposera des tarifs accessibles à tous. Si les choses venaient finalement à mal tourner avec MCG, il estime que “l’EPPCM cherchera un autre partenaire ou qu’ils vont re-négocier avec l’entreprise d’Ida Neil qui aura, elle aussi, toujours besoin de ce port”.

Certains commerçants réclament davantage de communication

À quelques minutes du magasin de Nourdine, nous rencontrons une autre commerçante. De son côté, elle reste sceptique et préfère attendre de voir les mesures qui seront mises en place par le Département-Région. Son souhait est toutefois simple, pouvoir recevoir ses marchandises dans les délais. “Quand nos conteneurs arrivent à Longoni, nous attendons mais nous n’avons aucun retour quant à leur situation”.

La commerçante nourrit toutefois des craintes face à la reprise du port par le Département-Région de Mayotte, redoutant que cette nouvelle organisation n’entraîne des difficultés supplémentaires dans la gestion des marchandises. “On ne sait pas s’ils vont être pointilleux sur certaines choses ou non”. Une appréhension qu’elle résume simplement : “On a peur”.

Entre espoir d’une baisse des prix et interrogations face au changement de direction, les commerçants restent pour l’heure dans l’attente de voir quelles conséquences cette nouvelle organisation du port de Longoni aura sur leur activité.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

La diplomatie négative des « fiers-à-bras » comoriens

La diplomatie négative des « fiers-à-bras » comoriens

Ben Issa Ousséni, le président de l’Assemblée de Mayotte, mis sur la touche par le chef de la diplomatie comorienne, Mohamed Mbae. Celui-ci a annoncé lundi à ses compatriotes avoir réussi à faire capoter la convention de partenariat signée le 16 juillet 2026 à Mamoudzou entre la région française de Mayotte et la région togolaise de Kara.

Hors de lui à la suite des annonces faites par Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement français, la semaine dernière à Mayotte en matière de lutte contre l’immigration clandestine, Mohamed Mbae entend montrer à la France que Moroni ne se laissera pas intimider par la militarisation annoncée des frontières mahoraises.

Il avait promis aux Comoriens de réagir avec véhémence contre les prises de position récentes de Sébastien Lecornu et de plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2027 sur la manière de lutter contre l’immigration clandestine en provenance de l’Union des Comores et des pays africains de la région des Grands Lacs.

Vaste sujet qui enflamme les masses populaires dans l’Union des Comores depuis deux semaines, qui divise également entre partisans et opposants au régime d’Azali Assoumani, Anjouanais favorables au séparatisme et Grands-Comoriens adeptes de la domination sur l’ensemble des autres peuples.

Un sujet qui place Mayotte et ses habitants au cœur même du débat sur la présidentielle française de l’année prochaine en raison de l’enjeu migratoire. Un enjeu qui atteint sur l’île des sommets jusque-là jamais atteints.

Une thématique qui oblige les différents candidats à ce scrutin à s’exprimer et à définir leur stratégie en cas de victoire, chacun y allant de sa propre recette pour se racheter une conscience après avoir favorisé cette situation explosive depuis la mandature de François Hollande et refusé d’admettre l’ampleur du drame vécu au quotidien par les habitants de l’archipel de Mayotte.

Le confinement sur place des migrants illégaux et régularisés ayant atteint ses limites, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, fondateur du parti Horizons, allié de la Macronie, est venu sur place il y a deux semaines vendre sa recette aux Mahorais pour régler le problème de l’immigration clandestine, qu’il estime préalable à la reconstruction du territoire après le cyclone Chido.

Et pendant que le camp adverse du Rassemblement national (RN) l’accuse d’avoir plagié son programme pour Mayotte – où Marine Le Pen avait largement battu le chef de l’État sortant, Emmanuel Macron, avec plus de 52 % des suffrages – que Jean-Luc Mélenchon, de La France insoumise (LFI), prône lui une méthode plus soft, faisant davantage de place à la construction réelle de la départementalisation et à la correction des inégalités sociales, Sébastien Lecornu, l’actuel chef du gouvernement français, a débarqué dans l’archipel au milieu de la semaine dernière, porteur d’un discours de fermeté sur ce même sujet de la gestion des flux migratoires illégaux.

Il a dégainé son catalogue de mesures, notamment high-tech et militaires, pour surveiller la frontière maritime avec l’île comorienne d’Anjouan, voisine de 70 kilomètres des côtes nord de Mayotte.

Son annonce phare : le démantèlement du camp insalubre de migrants africains installé dans la mangrove de Tsoundzou 2, la reconduite dans leurs pays d’origine des personnes non éligibles au droit d’asile et l’instauration d’un concept de bonus-malus dans l’attribution de l’aide française au développement pour tous les pays de départ de ces migrants.

Cette mesure, en particulier, a provoqué une onde de choc à Moroni, bénéficiaire chaque année de 80 % de cette aide, au sein d’une société civile qui a vu se tarir soudainement ses perspectives de venir grossir les rangs des difficultés innombrables que l’Union des Comores fait déplacer sur le sol mahorais pour ne pas avoir à les gérer chez elle.

Le MIREX fait une lecture à géométrie variable du droit international onusien

Branle-bas de combat chez les colonialistes wangazidja de tous poils, les rêveurs d’une mainmise sur le territoire mahorais, tels que le pseudo-Comité de libération de Maore – l’on se demande qui entendent-ils vraiment libérer et de quel joug, étant donné qu’ils constituent eux-mêmes la MENACE pour Mayotte et les Mahorais – et le fringant jeune chef de la diplomatie comorienne, qui a une lecture à géométrie variable du droit international onusien.

Préconisateur d’un durcissement de la position de Moroni devant Paris – quitte à internationaliser le bras de fer avec le soutien de la Russie et de la Chine – Mohamed Mbae se fourvoie dans la posture ancienne des Comores face à Mayotte.

Nous voilà donc nageant dans un océan de contradictions que l’Afrique et le monde entier suivent en direct : l’abjection d’une haine systématique, instrumentalisée au plus haut niveau de l’État comorien contre les Mahorais, prétendument leurs frères de culture, de langue, de tradition, de religion et de mariage.

On nage en plein délire d’un rêve d’un territoire dont la population exècre l’idée d’une occupation forcée de son sol par des messianiques d’une prétendue unité comorienne que l’HISTOIRE ne mentionne nulle part.

Quitte à réécrire cette HISTOIRE, à Moroni, on ne se gêne pas. Tout le monde s’y met : politiques, journalistes, scientifiques, associations et même les apprentis sorciers.

Avant cette nouvelle vague d’une fièvre violente « d’antimahorianisme primaire », la conscience tardive d’un Sébastien Lecornu – l’un des solides piliers d’une Macronie punitive à l’égard des Mahorais, qui ont préféré dans les urnes Marine Le Pen à Emmanuel Macron – est venue souffler sur les braises d’une liste de sanctions que la France n’osera jamais, ô grand jamais, pratiquer contre l’Union des Comores.

Ce lundi, le ministre des Affaires étrangères de l’Union des Comores a annoncé avoir obtenu de son homologue togolais, Robert Dussey, l’annulation de la convention de coopération signée le 16 juillet 2026 entre le Département-Région de Mayotte et la région togolaise de Kara.

Les deux hommes ont même officialisé cette annulation à travers un communiqué commun rendu public à Luanda, en Angola, avant-hier après-midi, lundi 31 août 2026, où se tenait une importante réunion de l’Union africaine.

Silence au Département de Mayotte après l’annonce faite par Moroni

Quelle sera la réaction de Ben Issa Ousséni dans les heures à venir ? A-t-il une marge de manœuvre dans cette affaire ou pas ?

Des juristes français ont estimé qu’en satisfaisant la demande comorienne, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait violé la loi de son propre pays, qui impose qu’une telle question soit portée d’abord devant une juridiction spécifique, celle-ci étant seule compétente pour prononcer l’annulation de ladite convention de coopération.

Ce premier revers essuyé par Ben Issa Ousséni dans la mise en place de sa diplomatie territoriale n’a pas dissuadé Ambdilwahedou Soumaïla, le maire de Mamoudzou et président de l’Association des maires de Mayotte, fana de diplomatie des villes et d’ouverture de Mayotte à l’international, d’annoncer ce même lundi, lors d’une conférence de presse, la signature d’une convention de coopération entre toutes les communes de Mayotte et le gouvernement de l’île indépendante – de la Chine continentale communiste – de Taïwan, anciennement Formose.

Que va faire le « fier-à-bras » ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Mbae ? Taipei ouvre ses universités à la jeunesse mahoraise, avec à la clé dix bourses d’études offertes à Mayotte chaque année.

Que fera-t-il pour annuler l’accord signé entre Mayotte et Taïwan, que l’Union des Comores ne reconnaît pas, ou va-t-il suggérer à Pékin de déclencher la troisième guerre mondiale ?

Que fera notre impétueux ministre comorien des Affaires étrangères contre les mastodontes économiques de la COMESA que sont la Tanzanie, le Kenya, le Mozambique et l’île Maurice, voire même les Malgaches, cousins germains des Mahorais ?

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon une hécatombe serait à constater à Nagazidja, la Grande-Comore !

Pour finir, c’est probablement Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise à la présidentielle de 2027 en France, qui a trouvé les justes mots pour qualifier la posture des Wangazidja sur Mayotte : « Commencez par vous faire aimer des Mahorais pour espérer un jour vous faire désirer d’eux. »

Il faut croire que cette maxime, qui relève du bon sens incarné, n’est pas entendue à Moroni, surtout pas au « MIREX » – appellation locale du ministère des Affaires étrangères – qui pense faire croire aux habitants de Mayotte que des vessies peuvent se transformer en lanternes.

Bien que le cyclone Chido – auquel se réfère souvent le fier-à-bras Mohamed Mbae dans ses diatribes contre la France – n’ait détruit que les habitations, les infrastructures et la forêt, il n’a d’aucune manière altéré la vue des habitants de l’archipel mahorais.

Les forces de police, de gendarmerie et des douanes françaises continuent à lutter contre l’immigration clandestine en provenance du territoire comorien, des pays d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Suspension de la réforme des retraites : ce qui change à Mayotte au 1er septembre

Suspension de la réforme des retraites : ce qui change à Mayotte au 1er septembre

La suspension de la réforme des retraites de 2023 jusqu’en 2028, adoptée en fin d’année 2025, entre en application au 1er septembre 2026. Elle ralentit la montée progressive vers 64 ans et permet, à Mayotte, à plusieurs générations d’atteindre l’âge légal de départ trois à six mois plus tôt que prévu.

La réforme des retraites de 2023 avait prévu de relever progressivement l’âge légal de départ jusqu’à 64 ans. À Mayotte, un calendrier spécifique avait été fixé : 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1964, 63 ans pour celles nées en 1965, puis trois mois supplémentaires par génération, jusqu’à 64 ans pour celles nées à partir de 1969.

À compter de ce 1er septembre, ce calendrier est revu. Les personnes nées en 1964 pourront désormais partir à 62 ans et 6 mois, au lieu de 62 ans et 9 mois.

Pour celles nées entre janvier et juin 1965, le gain est encore plus important : l’âge légal passe de 63 ans à 62 ans et 6 mois, soit six mois plus tôt. Les personnes nées entre juillet et décembre 1965 pourront, elles, partir à 62 ans et 9 mois.

Pour les générations suivantes, l’âge légal est fixé à 63 ans pour 1966, 63 ans et 3 mois pour 1967, 63 ans et 6 mois pour 1968 et 63 ans et 9 mois pour 1969.

Les 64 ans sont donc repoussés d’une génération à Mayotte : ils ne s’appliqueront plus aux personnes nées dès 1969, mais à celles nées à partir de 1970.

Dans le reste de la France, la suspension ralentit également le relèvement de l’âge légal, mais selon un calendrier différent. Pour les personnes nées entre 1964 et 1968, celui-ci s’échelonne désormais de 62 ans et 9 mois à 63 ans et 9 mois. Les 64 ans, qui devaient concerner la génération 1968, ne s’appliqueront finalement qu’aux personnes nées à partir de 1969.

Ces âges correspondent au moment à partir duquel il est possible de demander sa retraite. Ils ne signifient pas nécessairement un départ avec une pension à taux plein, qui dépend notamment du nombre de trimestres validés.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Hausse des prix des carburants et du gaz au 1er septembre

Hausse des prix des carburants et du gaz au 1er septembre

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes et les ménages mahorais. Les prix maximums des carburants et du gaz repartent à la hausse à compter de ce mardi 1er septembre, selon un communiqué de la préfecture publié hier. Une nouvelle augmentation qui intervient après celle déjà enregistrée sur plusieurs produits et qui risque de peser davantage sur le budget des ménages comme sur les coûts de transport.

Le supercarburant sans plomb s’affiche désormais à 2,05 euros le litre, contre 1,99 euro au mois d’août, soit une augmentation de 6 centimes. La hausse est encore plus marquée pour le gazole, dont le prix atteint 2 euros le litre, contre 1,86 euro précédemment, soit 14 centimes supplémentaires.

Les autres carburants ne sont pas épargnés. Le prix du pétrole lampant passe à 1,49 euro le litre, en hausse de 9 centimes. Le mélange détaxé atteint 1,46 euro, soit 6 centimes de plus, tandis que le G.O marine grimpe à 1,50 euro le litre, contre 1,37 euro en août, enregistrant ainsi une hausse de 13 centimes.

Du côté du gaz domestique, la bouteille de 12 kg connaît également une légère progression. Son prix passe de 25 à 25,50 euros, soit une augmentation de 50 centimes.

Le contexte international en cause

Pour expliquer cette nouvelle hausse, la préfecture met en avant plusieurs facteurs liés à la conjoncture internationale. L’évolution des prix du pétrole brut en France, conjuguée à l’augmentation des coûts du transport maritime, contribue directement à renchérir les produits pétroliers distribués sur le département.

Ces nouvelles grilles tarifaires entrent en vigueur dès ce mardi 1er septembre. Pour les consommateurs, la hausse intervient dans un contexte déjà marqué par le coût élevé de la vie sur le territoire. L’augmentation du prix des carburants pourrait également avoir des répercussions indirectes sur le prix du transport et de certaines marchandises, le coût de l’énergie et de la logistique étant répercuté sur l’ensemble de la chaîne économique.

Avec un litre de supercarburant désormais au-dessus de la barre des deux euros et un gazole qui atteint lui aussi ce seuil symbolique, la rentrée s’annonce donc particulièrement coûteuse pour les usagers de la route.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Comores : la crise de l’eau serait causée par les fuites du réseau, selon la Sonede

Comores : la crise de l’eau serait causée par les fuites du réseau, selon la Sonede

Nommée fin mai à la tête de la société nationale chargée de l’exploitation et de la distribution des eaux, Najda Said Abdallah, précédemment commissaire générale au plan, a reconnu que les fuites d’eau étaient à l’origine d’une perte considérable de la production, privant d’eau la plupart des quartiers de la capitale  

Depuis un mois, les habitants de Moroni sont confrontés à une pénurie d’eau sans précédent. Même dans la majeure partie des quartiers jadis alimentés sporadiquement, la situation s’est empirée. Pour ses besoins quotidiens, la population de la capitale s’approvisionnait habituellement chez les revendeurs ambulants. Mais à cause de la crise, ces derniers, se font de plus en plus ces temps-ci.

Silencieuse depuis sa nomination, le 21 mai dernier, la nouvelle directrice de la société nationale chargée de l’exploitation et la distribution des eaux (Sonede) a pris la parole hier pour faire le point sur l’état de l’entreprise qu’elle a héritée. A en croire Najda Said Abdallah, le réseau est en partie à l’origine des difficultés de distribution qui frappent la société.  » Les infrastructures ont été installées il y a 50 ans. Les pompes, les vannes doivent ainsi être remplacées car elles sont pour la plupart rouillées » a-t-elle indiqué, ajoutant que la vétusté du réseau fait perdre 60% de la production de l’entreprise publique.

Selon elle, par an, sur l’ensemble des trois îles indépendantes produisent 9 millions de m3 dont 6 millions à la Grande Comore. L’actuelle capacité de stockage s’avère également insuffisante, d’après la directrice générale de la Sonede, qui tenait, hier mardi, une conférence de presse, marquant les trois mois de sa prise de fonction.

15 000 M3 par jour

« La population a plus que triplé, cela a une incidence sur les branchements qui augmentent bien évidement. En conséquence, le débit dans la conduite principale diminue, et toutes les zones n’arrivent pas à être alimentées« , a poursuivi l’ex-commissaire générale au plan qui se vante d’avoir entrepris des mesures ayant permis de passer de 9000 à 15 000 m3 d’eau pompées par jour grâce au nettoyage des puits mené le weekend dernier par des agents de la Sonede. Sauf que dans les faits, la pénurie persiste dans de nombreux quartiers de Moroni, même au centre-ville.  » Puisque l’eau ne vient plus, nous faisons appel à des nouveaux vendeurs à brouettes. Ces derniers transportent quatre bidons par tour. Contrairement aux conducteurs de bus, ils n’ont pas revu à la hausse le prix des jerricanes de 20 litres vendu à 250 franc l’unité. Eux, il suffit de les appeler« , a témoigné un habitant d’Iroungudjani.

 » Vendredi, ma femme m’a empêché de me soulager à deux reprises aux toilettes à cause de cette pénurie d’eau. J’ai dû aller à mon lieu de travail car il n’y avait personne là-bas pour faire mes besoins« , a confié, Mhoudine, résidant du quartier ambassadeur, là où le plus grand centre hospitalier du pays , confié à la China Shenyang International Economic & Technical Cooperation Corporation Limited, est en chantier depuis 2018 . La Sonede dans ses perspectives prévoit avec l’appui des bailleurs comme la Banque mondiale, qui finance actuellement un projet de 20 millions de dollars, de réhabiliter le réseau et de construire au moins deux puits de 5000m3.

Projets de 60 millions de dollars

Devant la presse, Najda est revenue sur un projet lancé en 2022 et financé par le Fonds saoudien à hauteur de 5 millions de dollars qui consistait à moderniser le réseau d’adduction de Moroni et de ses environs. D’après la directrice de la Sonede, les travaux avaient été confiés à une société mauricienne, mais celle-ci n’aurait pas respecté les termes du contrant s’agissant de la réhabilitation des châteaux RB2000 et RH de 2000m3, situés au nord de la capitale. La société publique était obligée de déconnecter ces deux puits, accentuant la pénurie.

 » Mais les citernes sont désormais connectées et nous avons déjà effectué des tests. Une fois que le puit sera rempli, le reste des quartiers sera alimenté « , a promis Najda qui assure que les ressources en eau dont dispose le pays sont suffisantes. Depuis 2019, les projets d’appui au secteur de l’eau se multiplient, dont le plus important est doté d’une enveloppe de 60 millions de dollars, débloqués par des partenaires comme le fonds vert pour le climat ou encore le Pnud. En 7 ans d’activités, ce projet dont le but est d’assurer un approvisionnement en eau résilient aux changements climatiques en Union des Comores revendique la construction de 221 bassins de rétention d’eau de pluie, 4 écotanks agricoles de 1033m3 mais pas seulement.

Dans la capitale en revanche, ces projets bénéficiant des financements s’élevant à plusieurs milliards de francs comoriens peinent à être visibles puisque depuis plus de 10 ans, l’eau manque toujours à Moroni, vitrine du pays. Notons que selon une enquête réalisée en 2022 par l’institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (Inseed), seuls 15% des habitants du milieu urbain s’approvisionnent en eau de boisson auprès des robinets publics pendant que 45% de la population rurale de la Grande Comore utilise l’eau de pluie.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Moina Maoulida Halifa élue à la tête de l’Office de Tourisme du Grand Nord

Moina Maoulida Halifa élue à la tête de l’Office de Tourisme du Grand Nord

Le Conseil d’administration de l’Office de Tourisme Intercommunal du Grand Nord s’est réuni samedi 29 août pour sa séance d’installation. Moina Maoulida Halifa a été élue à l’unanimité présidente de l’office. Elle sera accompagnée de Saouda Lepley, première vice-présidente, et d’Alidine Abdou Mlanao, deuxième vice-président. Le nouvel exécutif souhaite renforcer la place du tourisme dans le développement du territoire.

Un café-débat pour les mamans à Bandrélé

Un café-débat pour les mamans à Bandrélé
* image d'illustration générée par ia

Le réseau périnatal de Mayotte organise la 4ᵉ édition du DITE TSITSI, le rendez-vous mensuel des mamans, le samedi 5 septembre 2026 à la médiathèque de Bandrélé, de 8h30 à 13h. Au programme, échanges autour de l’allaitement et du post-partum, sophrologie et discussions avec des sages-femmes. Les papas et les bébés sont également les bienvenus.

Incendies : les Naturalistes réclament l’interdiction des brûlis

Incendies : les Naturalistes réclament l’interdiction des brûlis
* image d'illustration générée par ia

Alors que 13 feux de végétation se sont déclarés à Mayotte entre vendredi et dimanche, les Naturalistes de Mayotte réclament l’interdiction des brûlis.

Dans un communiqué publié ce lundi, l’association affirme que “plus d’une trentaine d’hectares” ont brûlé en quelques jours, soit l’équivalent de ce qui était détruit en moyenne par les incendies sur une année avant le passage du cyclone Chido.

“Après le cyclone et le bois mort accumulé, les incendies avaient été multipliés par dix. La reprise des incendies ce week-end fait craindre une catastrophe comparable à celle de 2025”.

Dès juillet, les Naturalistes avaient appelé à interdire les brûlis pour limiter le risque d’incendie. Ils réitèrent aujourd’hui cette demande, estimant qu’”il ne suffit pas de mobiliser des hélicoptères bombardiers d’eau” pour lutter contre les feux.

Les Naturalistes demandent ainsi au préfet de prendre un arrêté d’urgence “interdisant tout feu de végétation jusqu’en décembre”. Ils appellent également les polices municipales et intercommunales, la police de l’Office français de la biodiversité (OFB) et la gendarmerie à faire respecter cette interdiction.

L’association estime par ailleurs qu’”il existe des solutions alternatives aux brûlis” et propose de réunir l’ensemble des acteurs concernés autour d’une table ronde pour travailler sur ces alternatives.

Les Choizil, un projet pilote

Les Choizil, un projet pilote

Au large, les îlots Choizil constituent un ensemble naturel d’environ dix hectares qui comporte, selon la CAGNM de récifs frangeants en très bon état de conservation. Il abrite notamment des récifs coralliens, des herbiers marins, des poissons, des tortues marines et des oiseaux marins.

La gestion des îlots sera confiée à la CAGNM par le Conservatoire du littoral, sans partenaire associatif tiers. La collectivité devra notamment réaliser une étude de faisabilité destinée à établir un état écologique de référence, identifier les principales pressions exercées sur le site et définir les secteurs prioritaires d’intervention.

Le blanchissement des coraux, la pêche, le piétinement ou encore l’ancrage sont les principales menaces à prendre en compte. La CAGNM fait mention également de la présence du rat noir, présenté comme une espèce invasive susceptible de menacer notamment la nidification des oiseaux marins.

La CAGNM souhaite également travailler avec les usagers et les acteurs locaux afin de définir des solutions conciliant la préservation du site avec le maintien de certaines activités, notamment la pêche artisanale et les activités nautiques encadrées.

À Dzoumogné-Longoni, une gestion à trois

À Dzoumogné-Longoni, une gestion à trois

La convention consacrée à la mangrove est conclue pour six ans entre le Conservatoire du littoral, la CAGNM et la Fédération mahoraise des associations environnementales (FMAE). Située sur les communes de Bandraboua et Koungou, la baie de Dzoumogné-Longoni s’étend sur environ 193 hectares. La CAGNM la présente comme la deuxième mangrove de Mayotte par sa superficie et indique qu’elle abrite les sept espèces de palétuviers présentes sur l’île.

Mais selon l’intercommunalité l’arrière-mangrove a “pratiquement disparu”, avec seulement quelques zones humides restantes entre Dzoumogné et Bouyouni, notamment sous l’effet de la mise en culture du bassin versant. Le Conservatoire du littoral y porte un projet de restauration visant à retirer les déchets et les espèces exotiques envahissantes avant de replanter des espèces indigènes.

La nouvelle convention doit servir de cadre à ces actions de préservation et de restauration. La CAGNM prévoit notamment de mobiliser progressivement ses équipes, dont des techniciens environnement et, à terme, des agents de police intercommunale de l’environnement. La collectivité indique également rechercher des financements extérieurs pour accompagner les opérations de suivi, de restauration et de sensibilisation.

La CAGNM s’engage pour la mangrove de Dzoumogné et les îlots Choizil

La CAGNM s’engage pour la mangrove de Dzoumogné et les îlots Choizil

La Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM) a officialisé, ce lundi 31 août à Bouyouni, la signature de deux conventions de gestion avec le Conservatoire du littoral.

La première concerne la mangrove de Dzoumogné-Longoni, la seconde les îlots Choizil. Deux sites aux caractéristiques différentes, mais que les partenaires souhaitent inscrire dans une démarche commune de préservation et de gestion durable.

Port de Longoni : l’après-MCG commence aujourd’hui

Port de Longoni : l’après-MCG commence aujourd’hui

Après treize années de délégation à Mayotte Channel Gateway, le port de Longoni change officiellement de gestionnaire ce mardi 1er septembre. L’Établissement public du port de commerce de Mayotte (EPPCM) prend le relais, avec la continuité de l’activité et une nouvelle grille tarifaire comme principaux enjeux.

C’est aujourd’hui que le changement devient concret. Depuis ce mardi 1er septembre, l’Établissement public du port de commerce de Mayotte assure la gestion de Longoni, mettant fin à treize années de délégation de service public confiée à Mayotte Channel Gateway (MCG).

La convention, initialement prévue jusqu’en 2028, prend fin de manière anticipée après plusieurs décisions de justice. La cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé en juin dernier la résiliation de la convention, fixant son terme au 1er septembre 2026.

Mais au-delà du changement de gestionnaire, les opérations doivent, elles, continuer. Les navires doivent accoster, les conteneurs être pris en charge et les marchandises continuer à circuler. C’est donc sur les quais que se joue aujourd’hui le véritable test de la reprise.

Une période de rodage attendue, mais l’optimisme domine chez les salariés

Du côté des salariés de la zone de manutention et d’exploitation, le discours se veut rassurant, aussi bien sur le fonctionnement des opérations que sur le risque de perturbation extérieure. Madi Malidi, responsable syndical CGT Mayotte des salariés du port, ne relève pas de difficulté particulière à l’heure de la reprise.

“Il n’y a pas de soucis particuliers à se faire à partir de ce premier septembre avec le changement de direction”, assure-t-il. Concernant le risque de blocage extérieur, par les personnes qui contestent la fin de la DSP, il ajoute : “on ne s’attend pas à un blocage du port, notamment de la part des Femmes Leaders”.

Les représentants des salariés ont déjà échangé avec la nouvelle direction lors d’une réunion le 6 août dernier avec Henri Dupuis, directeur de l’EPPCM, afin de discuter “de la gouvernance et du mode de fonctionnement”.

Pour Madi Malidi, l’EPPCM doit d’abord s’appuyer sur le fonctionnement existant avant de chercher à le faire évoluer. Il prend pour comparaison l’arrivée de MCG à la tête du port. “Quand MCG avait repris la gestion du port sous DSP, un mois avant, Ida Nel était là, à la rencontre des salariés, et elle est partie de cette base-là pour l’améliorer”, raconte-t-il.

Selon lui, la nouvelle direction doit suivre la même logique. “Il faut regarder ce qui se passe aujourd’hui, comment cela fonctionne et améliorer les choses à partir de là”. Une période de rodage est donc attendue. “Ce ne sera pas parfait le Jour J, mais il faut démarrer comme cela”, estime le représentant syndical.

Les premières arrivées de marchandises constitueront autant de tests pour la nouvelle organisation. “Nous sommes confiants”, indique pour autant Madi Malidi.

Des équipements au cœur de la transition

Un point de vigilance persiste tout de même entre MCG et l’EPPCM autour de la récupération de plusieurs gros équipements indispensables au fonctionnement du port, notamment les grues et les portiques RTG. Une expertise judiciaire est toujours en cours sur la question de leur propriété. Une différence d’interprétation des textes serait à l’origine de la non-rétrocession de ces engins au Département-Région.

Le 20 août, la présidente de l’EPPCM, Zamimou Ahamadi, indiquait que cette situation obligeait ses équipes à anticiper plusieurs scénarios afin de garantir le bon fonctionnement du port. Des discussions se poursuivent avec MCG pour organiser la transition et permettre la récupération de ces équipements. La vice-présidente du Département-Région, Mariame Saïd Kalam, insistait alors sur le fait que MCG restait “un partenaire de travail” pour les services du Département et que le dialogue se poursuivait afin d’assurer le fonctionnement du port de Longoni.

L’EPPCM assure aujourd’hui être en mesure d’assurer la continuité du service. Reste désormais à savoir si cette transition autour des équipements aura des conséquences concrètes sur l’exploitation du port.

La question des assurances liées à l’exploitation et à la sécurité du site ferait également partie des dossiers sensibles de cette transition. Un sujet particulièrement important pour l’EPPCM, puisque sans les garanties nécessaires, certaines opérations pourraient être difficiles à assurer dans le cadre de la nouvelle gestion.

Le Conseil portuaire s’est réuni lundi

Autre étape dans cette nouvelle gouvernance, un premier Conseil portuaire s’est tenu lundi matin. Selon Madi Malidi, plusieurs personnes qu’il considère comme proches de l’ancienne direction de MCG n’étaient pas présentes, alors même que l’avenir et la trajectoire du port étaient discutés. “C’est crucial”, estime le responsable syndical, qui dénonce “ceux qui bloquent cette démarche, bloquent le développement du territoire”.

La question des tarifs facturés pour les différents services portuaires a également été abordée. Madi Malidi conteste notamment l’idée d’une hausse des prix et affirme que plusieurs “lignes de facturation fantômes” appliquées jusqu’ici doivent disparaître.

La nouvelle grille tarifaire entre justement en vigueur avec la reprise de l’EPPCM. Elle doit notamment encadrer les différentes prestations portuaires. Les évolutions concrètes de facturation devront désormais être observées par les professionnels.

Contactés, le Département-Région et plusieurs transitaires n’ont pas, pour l’heure, apporté d’informations supplémentaires sur le déroulement de la reprise.

Après des mois de préparation et de discussions, l’heure est désormais au test grandeur nature. À Longoni, la réussite de la reprise se mesurera dans les prochains jours à la capacité du port à assurer, sans rupture, sa mission essentielle pour l’approvisionnement de Mayotte.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Mzouazia : les parents d’élèves lèvent le blocage des écoles après un accord

Mzouazia : les parents d'élèves lèvent le blocage des écoles après un accord

Après une semaine de mobilisation ayant conduit au blocage des établissements scolaires, les parents d’élèves de Mzouazia ont obtenu plusieurs engagements de la commune de Bouéni et des services de l’État. La signature d’un protocole d’accord met fin au mouvement et ouvre la voie à des améliorations attendues de longue date dans les écoles du village.

À Mzouazia, les parents d’élèves ont levé le blocage des écoles maternelle et élémentaire après la signature, dimanche 30 août, d’un protocole d’accord avec la commune de Bouéni et les services de l’État, indiquent-ils dans un communiqué, ce lundi 31 août.

Les cours ont ainsi pu reprendre mettant un terme à un mouvement entamé le 24 août pour dénoncer les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires.

Pendant cinq jours, les parents ont maintenu la pression en bloquant les écoles et en occupant les bureaux de l’Inspection de Mzouazia. Ils réclamaient notamment davantage de salles de classe, des moyens humains supplémentaires et de meilleures conditions d’accueil pour les élèves.

À l’issue des discussions, un protocole d’accord a été signé. Dans leur communiqué, les représentants des parents d’élèves soulignent qu’il “formalise les engagements de la Municipalité de Bouéni et les réponses apportées des services de l’État, notamment l’académie de Mayotte et la DEAL”.

Des engagements concrets de la commune

La municipalité de Bouéni s’est engagée sur plusieurs mesures destinées à améliorer rapidement les conditions de scolarisation. Parmi elles figurent la réintégration des élèves de Grande Section au sein de l’école maternelle, la création de deux salles de classe supplémentaires, le recrutement d’un nouvel ATSEM, l’aménagement du réfectoire ainsi que la mise en place d’un médiateur dans le bus scolaire desservant Mbouanatsa.

À plus long terme, la commune prévoit également la construction d’une nouvelle école de type T10 dans un délai de trois ans et promet une meilleure maîtrise des affectations et de la répartition des effectifs afin de limiter les situations de surcharge.

L’État apporte aussi des garanties

Les services de l’État ont également pris plusieurs engagements. La DEAL a obtenu l’accord du préfet pour la réalisation des deux salles de classe supplémentaires et pour le lancement du projet de nouvelle école.

Selon le communiqué des parents, ces aménagements permettront “le retour des élèves de Grande Section dans leur établissement de rattachement et l’accueil des 30 élèves de Petite Section inscrits sur liste d’attente, soit une hausse de 33 % des effectifs accueillis”.

De son côté, l’académie de Mayotte accompagnera cette réorganisation par un changement de statut de l’école maternelle, l’affectation d’enseignants supplémentaires et la mise en place d’une organisation transitoire jusqu’à la rentrée d’octobre 2026.

À l’école élémentaire, une classe à double niveau CP/CE1 a également été créée avec l’arrivée attendue d’un enseignant dès ce lundi.

L’académie doit encore confirmer l’affectation de deux enseignants supplémentaires pour permettre le dédoublement des classes de Grande Section, conformément au classement de l’établissement en réseau d’éducation prioritaire.

Une mobilisation qui se poursuit sur d’autres sujets

Si les représentants des parents saluent les avancées obtenues, ils estiment que plusieurs dossiers restent ouverts. “Le prochain chantier concernera la restauration scolaire et périscolaire”, annoncent-t-ils en concluant leur communiqué par un message résumant l’esprit de leur mobilisation : “pour nos enfants, pour nos écoles, pour l’avenir de Mzouazia”.

Si la reprise des cours marque la fin du conflit, elle constitue surtout le début d’un calendrier d’actions que les parents espèrent voir désormais se concrétiser dans les prochains mois.

Le mouvement de Mzouazia n’est d’ailleurs pas un cas isolé en cette rentrée scolaire. À Majicavo-Lamir, les inquiétudes des parents d’élèves, qui portaient principalement sur l’avancement des travaux au sein de l’établissement, semblent avoir trouvé une issue favorable après des échanges avec la municipalité de Koungou. Un accord a été trouvé, permettant d’envisager une reprise normale des activités scolaires.

En revanche, à Vahibé, la rentrée n’a pas pu se dérouler ce lundi. L’école de Vahibé 2 reste au cœur de fortes tensions depuis le début de l’année scolaire, les parents dénonçant notamment les conditions d’accueil des élèves et réclamant des réponses rapides des autorités.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Conférence de presse du maire de Mamoudzou : innover dans la gouvernance des territoires mahorais

Conférence de presse du maire de Mamoudzou : innover dans la gouvernance des territoires mahorais
Le maire de Mamoudzou a rendu public l’agenda des manifestions culturelles et sportives de sa ville pour les mois à venir, ainsi que d’autres rendez-vous importants de l’Association des Maires de Mayotte qu’il préside.

Pour sa première mandature à la tête de la CADEMA et de l’Association des Maires de Mayotte, Ambdoulwahed Soumaïla, entend impulser une nouvelle méthode de travail pour innover par rapport à ses prédécesseurs. Il déploie un catalogue de manifestions au titre de la ville chef-lieu de Mayotte, mais également de nombreuses rencontres territoriales pour jeter les bases d’une reconstruction de Mayotte dans les années à venir. Une réflexion approfondie sera menée avec l’ensemble des élus de l’archipel en vue de définir une nouvelle stratégie dans le développement à long terme du territoire. La mobilité par la mer, mais également la sécurité et une circulation plus réfléchie dans la ville de Mamoudzou (et environs) ont été abordées au cours de cette conférence de presse.

Une conférence de presse au format inédit, tripartite, s’est tenue hier matin, lundi 31 août 2026, dans les locaux de la mairie-annexe de la ville chef-lieu sise dans le quartier Ambalamanga à Mtsapéré. Assis à la même table face au public et à la presse locale, le Maire Ambdoulwahed Soumaïla (également Président de l’Association des Maires de Mayotte et de la CADEMA), Soihibou Hamada (maire de Dembéni et 1 er vice-président de la CADEMA) et Antoissi Abdou-Lihariti dit Maradona (Maire de Bandraboua). Une occasion pour les trois élus d’aborder des thématiques liées à différents enjeux de développement du territoire et annoncer l’organisation prochaine de plusieurs manifestations importantes programmées pour les jours, semaines et mois à venir.

Premier à s’exprimer à l’occasion de cette rencontre, le premier magistrat de la capitale a annoncé l’organisation, dans le cadre du programme de renouvellement urbain, d’un Forum des associations de Kawéni (9h à 13h) le vendredi 5 septembre 2026. Il s’agira de réunir en une matinée l’ensemble des associations de cette localité (sportives, culturelles, éducatives et sociales) pour permettre aux habitants de s’informer directement auprès des bénévoles qui font vivre leurs quartiers.

Autre annonce faite par Ambdoulwahed Soumaïla, la tenue de la traditionnelle course de pirogue sur le front de mer de Mamoudzou, le dimanche 04 octobre 2026. « Elle est désormais devenue un rendez-vous annuel et sportif de notre ville qui met à l’honneur le laka, la pirogue traditionnelle mahoraise, longtemps outil de pêche, aujourd’hui menacé par la généralisation des barques motorisées », a-t-il rappelé en précisant que le triple objectif de la ville chef-lieu de Mayotte est de « sauvegarder un savoir-faire, faire naître des clubs et des vocations, sensibiliser à la protection du lagon et du littoral ». Une épreuve qui est ouverte aux adultes (aux adultes et aux enfants ainsi qu’aux entreprises.

Toujours dans cet agenda culturel, le maire de Mamoudzou a également annoncé l’organisation du carnaval de l’identité et de la culture prévu pour le samedi 10 octobre 2026, en centre-ville. Défilés, costumes, musiques et danses sont au menu de cette festivité. Ambdoulwahed Soumaïla n’a pas manqué de souligner que la dernière célébration de cette manifestation qui avait mobilisé les associations, les écoles, les artistes et les commerçants en mai 2026 « a été distinguée comme la plus belle fête de l’océan indien, une reconnaissance régionale qui dépasse largement les frontières du Département-Région de Mayotte ».

Commémorer l’anniversaire du cyclone Chido pour rendre hommage aux victimes et aux personnes qui se sont mobilisées en faveurs de leurs concitoyens en détresse

Une marche dite « d’Octobre rose » est prévue dans les rues de la ville le dimanche 01 novembre 2026. Celle-ci est ouverte à tout public et portera sur un double enjeu, sanitaire et social, en partenariat avec l’association AMALCA. Elle vise à encourager le dépistage des cancers sur l’île que les statistiques démontrent comme très inférieur à la moyenne nationale. Les organisateurs de cette marche « d’Octobre rose » veulent prioriser l’information de proximité qu’ils qualifient de « levier le plus efficace ».

Pour la fin de l’année 2026, la commune de Mamoudzou a inscrit deux festivités majeures dans son agenda culturel, « Momoujou en fête » (du 01 au 06 décembre) et le deuxième anniversaire du cyclone Chido. La première manifestation portera sur une animation du cœur de ville durant une semaine dans le but de valoriser l’artisanat local et le commerce de proximité mais aussi contribuer à une stratégie d’attractivité dans le cadre du projet de ville de Mamoudzou. Une semaine durant le centre-ville vivra au rythme d’animations familiales et culturelles.

Pour ce qui est de la 2 ème commémoration du cyclone Chido le 14 décembre 2026, le premier magistrat de la ville chef-lieu de Mayotte veut, chaque année, rendre hommage aux victimes de cette catastrophe naturelle, mais également aux hommes et femmes, agents communaux, services de secours, associations et habitants qui se sont mobilisés pour porter secours à leurs concitoyens au cours des heures, jours et semaines qui ont suivi le cyclone Chido. A cette occasion, il compte dresser un point d’étape sur la reconstruction de sa commune à travers la réhabilitation des écoles et des bâtiments publics, la remise en état de l’éclairage publics sur différents endroits et sites de ville.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

125 élèves supplémentaires font monter la tension au lycée du Nord

125 élèves supplémentaires font monter la tension au lycée du Nord
La rentrée au lycée du Nord de Mayotte est marquée par une grève illimitée, les enseignants dénonçant l’arrivée de 125 élèves supplémentaires sans moyens suffisants.

Au lycée du Nord d’Acoua, les enseignants, l’intersyndicale, l’association La Voix des Sans-Voix et le personnel de l’établissement se mobilisent. En grève générale et illimitée, ils dénoncent une surcharge des effectifs qui, selon eux, met en danger la sécurité et l’avenir des élèves.

« 125 élèves en + sans MOYENS supplémentaires, c’est NON et pas évident » est inscrit sur une pancarte en contrebas du portail du lycée du Nord de Mayotte. Ce lundi 31 août, c’est au travers d’un communiqué qu’un mouvement unitaire rassemblant enseignants, l’association majoritaire au conseil d’administration La Voix des Sans-Voix et personnel de l’établissement ont annoncé un mouvement de grève illimité. En cause, l’inscription de 125 nouveaux élèves de seconde au sein de l’établissement, qui porterait l’effectif à 2 300 élèves selon les chiffres des manifestants.

« À la base, c’est un lycée qui devait contenir 900 élèves, nous en sommes à 2 300 élèves, sans parler de la question de la sécurité et de la pédagogie pour accueillir ces élèves. » Ancien collège de Mtsangadoua, l’établissement est par la suite devenu un lycée. Sur le site, des salles modulaires ont été édifiées, sans pour autant combler la hausse des effectifs, selon les enseignants sur place.

Des conditions matérielles toujours difficiles

Un membre du personnel de l’établissement m’explique : « Dans ce lycée, des câbles pendent, ça fait des années que nous attendons des travaux », explique-t-il. Il dit voir le lycée se dégrader d’année en année. Le collectif exige ainsi une « modernisation immédiate des salles de classe » et « une refonte totale d’un réseau Internet et d’un câblage, installation d’un réseau téléphonique vital pour la sécurité des personnes ».

Pour les élèves de première de l’établissement, marqués par le jour de rentrée, certains en profitent pour danser sur la musique diffusée sur l’enceinte des professeurs en grève. Plus loin, l’un d’eux, âgé de 17 ans, s’exprime : « J’ai pas mal de problèmes pour me connecter sur ces ordinateurs, à chaque fois que je vais sur un ordi du CDI, il y a pas mal de problèmes. » raconte t-il.

« Au lycée du Nord, nous avions une dotation globale de fonctionnement, comme nous avons dans tous les établissements. Avec l’argent du rectorat, nous avions fait le choix de maintenir les classes de seconde à 25 élèves maximum, afin de garantir une qualité d’enseignement », etaye Veronique Hummel professeur-documentaliste et syndiqué une qualité, selon elle, prouvée par de meilleurs résultats au baccalauréat 2026. « Nous avons eu 15 mentions très bien, deux points au-dessus de la moyenne académique, ce qui n’était jamais arrivé dans le passé. Ce qui prouve la qualité de notre travail collectif. »

Une grève illimitée

Les enseignants craignent une aggravation de leurs conditions de sécurité. En 2023, une bande d’une trentaine d’individus armés a envahi l’établissement pour s’en prendre à des élèves, faisant un blessé et un gendarme légèrement touché. En 2021, un lycéen a été grièvement poignardé devant l’entrée du lycée du Nord et a succombé à ses blessures.

Les professeurs d’EPS, qui souhaitent garder l’anonymat, expliquent, inquiets : « Nous, on fait du kayak, on se retrouve avec des classes qui passent de 25 à 30. Dans notre pratique, un groupe d’élèves est sur le sable, un autre est dans l’eau, mais il peut arriver que des passants marchent avec des machettes », s’interrogeant sur la sécurité de ses élèves.

Au cours de la journée, les revendications ont été portées envers le nouveau chef d’établissement, à savoir : modifier l’affectation de 125 élèves de seconde générale pour les inscrire dans d’autres lycées, ou une dotation rehaussée. Contacté, le rectorat promet une réponse écrite. Le mouvement de grève est, lui, confirmé et exige la présence de la rectrice sur les lieux.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes