Éducation nationale : ils réclament un statut professionnel clair

Plusieurs jours déjà qu’ils manifestent à Mamoudzou pour tenter de se faire entendre par l’administration de l’Éducation nationale à Mayotte. Dans la rue depuis le milieu de la semaine dernière, les agents des Équipes mobiles de sécurité (EMS) ont remis cela hier matin, lundi 1er juin 2026. Ils sont déterminés à se faire entendre par leur employeur.

Tout de rouge vêtus, des dizaines d’agents de l’Éducation nationale ont battu le pavé hier matin dans les rues de Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte. Dans une ambiance plutôt bon enfant, ils ont investi le centre-ville en milieu de matinée, en provenance du quartier du Centre hospitalier de Mayotte (CHM).

Ils ont surpris les passants rencontrés sur leur chemin entre l’hôtel consulaire, la BFCOI et le rond-point Zéna M’Déré, dont ils ont fait le tour sous une fine pluie passagère, avant de se diriger vers la mairie puis la rue du Commerce.

Les couleurs de leurs syndicats respectifs fièrement déployées, ils continuent de réclamer, depuis le milieu de la semaine dernière, une amélioration de leurs conditions de travail, qu’ils jugent dangereuses, ainsi que d’autres droits qu’ils estiment légitimes. À travers leurs manifestations, ils entendent également sensibiliser l’opinion publique à leur situation.

Ces manifestants appartiennent aux Équipes mobiles de sécurité (EMS), un service de l’Éducation nationale dont le statut demeure, selon eux, particulièrement flou. Aux personnes qu’ils croisent sur leur route, ils expliquent que leur situation n’est guère enviable, car ils sont quotidiennement confrontés à des situations de violence et d’extrême insécurité aux abords des collèges et des lycées, où ils assurent la protection des élèves.

Une pénibilité qu’ils estiment insuffisamment rémunérée au regard des risques auxquels ils sont exposés. « Nous réclamons avant tout le bénéfice d’une prime de risque et la reconnaissance officielle de notre statut par l’Éducation nationale à Mayotte », explique l’un des grévistes au micro de Flash Info.

Selon lui, les agents ont le sentiment que leur employeur ne reconnaît pas pleinement le rôle essentiel qu’ils jouent dans la sécurisation des élèves à l’extérieur des établissements scolaires, alors que ceux-ci sont confrontés à une montée régulière des actes de délinquance.

« Pour que la population mahoraise comprenne bien le bien-fondé de notre mouvement de grève, elle doit savoir que notre employeur nous maintient sciemment dans un flou artistique concernant nos droits. Nous sommes censés être des AED dès lors que nous ne demandons pas certains avantages. Mais lorsque nous revendiquons ces droits, on nous répond que cela n’est pas possible parce que nous sommes des EMS », déplore-t-il.

Les grévistes se disent déterminés à poursuivre leur mouvement tant qu’ils n’auront pas obtenu satisfaction sur l’ensemble de leurs revendications. Ils attendaient l’ouverture de négociations avec leurs autorités de tutelle en début d’après-midi.

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