Le festival Baobab s’est achevé ce samedi au lycée des Lumières

Le festival de théâtre lycéen Baobab s’est achevé ce samedi au lycée des Lumières à Kaweni. Commencé le 20 mai dernier, il a permis aux élèves des classes « option théâtre » de se produire devant leurs camarades, mais aussi de découvrir des pièces de compagnies de théâtre professionnelles invitées pour l’occasion.

« Les classes d’option théâtre ont pour objectif de former les élèves à cette discipline artistique et, pourquoi pas, de faire naître des vocations chez certains », explique Laytaza Hamza, professeur de français et de théâtre au lycée des Lumières de Kaweni et conseillère théâtre au sein de la DRAAC (Délégation de Région Académique à l’Education Artistique et à l’Action Culturelle), chargée de chapeauter l’organisation du festival Baobab.

Débuté le mercredi 20 mai dernier, celui-ci avait pour principal objectif de permettre aux élèves de se produire sur scène en restituant le fruit de leur travail annuel devant leurs camarades, mais aussi devant le grand public qui était également convié. Le festival ne se limitait pas aux élèves du lycée, mais accueillait également les élèves d’autres établissements de manière à rendre l’évènement « le plus académique possible », selon les termes employés par Laytaza Hamza. Ainsi, 11 représentations ont été données par les élèves des différents collèges de l’île, élégamment surnommés « les jeunes pousses » et 12 par les élèves des lycées dits « les baobabs en fleur ».

Ce festival est aussi chaque année l’occasion de faire venir des compagnies professionnelles de l’hexagone ou de La Réunion afin de montrer aux élèves ce que peut donner un travail théâtral réellement abouti. Ainsi, la compagnie Les Tréteaux de France a donné plusieurs représentations de sa pièce « Vénavi (ou pourquoi ma sœur ne va pas bien) », un conte initiatique destiné à parler de la mort aux enfants sans tabou, et la compagnie Les Veilleurs a joué « Un pays dans le ciel », explorant les thèmes de l’immigration et de la protection des réfugiés en parvenant à conférer à ces thématiques difficiles une touche d’humour en dévoilant notamment les absurdités du système.

Des ateliers sur toutes les formes d’art

Si le festival Baobab est avant tout un festival de théâtre, ses organisateurs ont toutefois eu à cœur d’y inviter d’autres formes artistiques afin que la formation de leurs élèves soit la plus complète possible. En parallèle des représentation théâtrales, des ateliers artistiques se sont déroulées tout au long des journées de festival touchant des domaines aussi divers que le graffiti, la danse contemporaine, la breakdance, les arts du cirque ou encore l’écriture créative. « L’objectif pédagogique est de montrer aux élèves qu’il existe de nombreux métiers artistiques autour du théâtre », précise Laytaza Hamza.

Cette immersion de 10 jours dans différents univers artistiques a certainement été « une parenthèse enchantée » pour certains élèves sensibles à ces pratiques et leur a permis d’élargir leurs connaissances ou de faire de belles découvertes. Ce lundi, ils doivent cependant retourner au quotidien « plus prosaïque » de leur emploi du temps ordinaire avec, en ligne de mire, l’objectif du Bac qui se rapproche pour les Terminales !

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Journaliste

Nora Godeau est journaliste indépendante à Mayotte. Elle couvre les enjeux sociaux, culturels et environnementaux du territoire, avec une attention particulière portée aux voix locales et aux initiatives de terrain.

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