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Immersion spirituelle à Médine : le témoignage de l’association Aspel avant le Hajj à La Mecque

Immersion spirituelle à Médine : le témoignage de l’association Aspel avant le Hajj à La Mecque

Les pèlerins mahorais ont passé quelques jours à Médine, ville d’émigration du prophète Muhammad. Très recommandée avant l’accomplissement du Hajj, cette étape permet de se préparer spirituellement et de renforcer les actes d’adoration. Ils partiront pour La Mecque ce mercredi 20 mai afin d’effectuer la Omra, une préparation au grand pèlerinage prévu le 25 mai.

Les pèlerins mahorais vivent actuellement le plus grand voyage de leur vie. La première étape de leur périple a été un court séjour à Médine, située dans l’ouest de l’Arabie saoudite. Cette ville sainte est celle où le prophète Muhammad a émigré après avoir quitté La Mecque, en raison de l’opposition de certains habitants à son message sur l’unicité de Dieu. C’est à Médine que le messager d’Allah a posé les bases de la première communauté musulmane, initiant une société fondée sur la foi, la justice et la compassion.

En 2026, l’association ASPEL accompagne environ 108 pèlerins pour vivre cette expérience unique. Médine est considérée comme la ville lumière, deuxième lieu saint de l’islam après La Mecque. Avec ses montagnes environnantes, ses ruelles paisibles et ses monuments religieux, elle offre un cadre propice au recueillement.

Malgré des températures dépassant parfois les 30 degrés, cette terre sacrée ravive le cœur des voyageurs musulmans à travers des lieux emblématiques tels que la mosquée du Prophète (Al-Masjid an-Nabawi) ou encore le mont Uhud.

Parmi les voyageurs, Kayimou Ahamada, 32 ans, originaire de Chembenyoumba et pèlerin au sein de l’association, vit son premier Hajj, même s’il a déjà accompli plusieurs Omra, le petit pèlerinage. Il témoigne :  » Tout se passe pour le mieux, nous sommes bien arrivés. Nous avons pu visiter des lieux emblématiques comme la mosquée de Quba, la première mosquée construite par les musulmans, ainsi que la mosquée du Prophète où il est enterré. On ressent une forte émotion, ce sont des lieux dont on nous parle depuis notre enfance.  »

Il insiste également sur le sentiment de paix qui règne dans cette ville sainte :  » On ressent un apaisement du cœur ici, c’est très satisfaisant. Les gens sont heureux, apaisés et très courtois. C’est magnifique de voir des personnes venues de tous les pays, de tous les continents et de toutes les nationalités réunies. On se salue, on s’entraide à l’hôtel comme à la mosquée. Même sans parler la même langue, nous partageons la même religion, et cela nous unit.  »

Assani Madi Said Chanfi, guide principal des pèlerins depuis 2010, explique de son côté que de nombreux aspects du pèlerinage ont été simplifiés par les autorités saoudiennes et que les conditions d’accueil se sont nettement améliorées au fil des années.

«  Ceux qui ont vécu le pèlerinage il y a vingt ans voient clairement la différence. À l’époque, il n’y avait pas ce niveau de confort ni ces hôtels quatre étoiles « , souligne-t-il.

Les voyageurs effectuent des demandes de visites, ensuite organisées par les autorités saoudiennes qui mettent des bus à leur disposition. Selon lui, les visites destinées aux femmes peuvent parfois avoir lieu à des horaires différents de celles des hommes, les groupes étant séparés.

 » On peut parfois se plaindre, mais ici, c’est un royaume, ce n’est pas une république « , ajoute-t-il.

Le mercredi 20 mai marquera le départ vers La Mecque. Le 25 mai, les pèlerins se rendront à Mina, puis à Arafat le 26, avant de retourner à Mina le 27 en passant par Mouzdalifah.

 » Les pèlerins se préparent physiquement et spirituellement. Cela peut être difficile pour les personnes peu habituées aux fortes chaleurs, mais nous sommes prêts « , insiste le guide.

Ces lieux incarnent des étapes religieuses majeures, notamment le tawaf, sans doute le rite le plus connu du pèlerinage. Mais le chemin reste long et ponctué de nombreux actes d’adoration.

L’association ASPEL ne signale, pour l’heure, aucune difficulté particulière liée au contexte de tensions au Moyen-Orient.

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Basket : les Vautours de Labattoir en route vers la N3

Basket : les Vautours de Labattoir en route vers la N3

Championnes de la zone océan Indien pour la première fois de l’histoire de Mayotte, les Vautours de Labattoir s’apprêtent à disputer le championnat de France de Nationale 3.

Ce vendredi 15 mai, à quelques jours de leur départ pour les championnats de Nationale 3, les Vautours de Labattoir sont à l’entraînement. Au programme : découverte d’un nouveau système de jeu axé sur le collectif, tirs à mi-distance, répétitions et corrections. Tout au long de la semaine, l’équipe passe en revue les bases : défense, attaque, physique et adresse, afin de se préparer au championnat.

L’exploit

Il y a quelques semaines à peine, en finale de la zone océan Indien face aux Tamponnaises de La Réunion, les Vautours partaient clairement outsiders. « On savait que les championnes étaient fortes », reconnaît le coach. L’objectif affiché était modeste : ne pas encaisser plus de vingt points d’écart, engranger de l’expérience et revenir plus fortes en décembre. Puis le match a basculé.

« Au milieu du match, on s’est rendu compte que c’était faisable », se souvient-il. « Qu’on pouvait y arriver, qu’en y mettant le mental, on pouvait gagner. »
La capitaine, Houlfat Mahouchiza, explique : « Sur le moment, c’était mitigé : certaines n’y croyaient pas, d’autres si. Mais on s’est toutes données à fond, on a tout donné. »

Le reste appartient désormais à l’histoire du basket mahorais et régional. « On a créé l’exploit, c’est incroyable, inattendu, historique. Ce match, on en parlera encore dans vingt ans. »

Une équipe construite dans la durée

Ce qui a changé la donne cette année, c’est l’arrivée de trois joueuses très expérimentées en début de saison : Arzhélenn Chavoutier, Martine Barba et la capitaine Houlfat. Elles ont apporté une nouvelle dimension au jeu de l’équipe. Leur intégration rapide a permis à l’ensemble du collectif de progresser et de trouver de nouveaux équilibres.

L’équipe a fait le choix de mélanger expérience et jeunesse : « On demande aux anciennes d’accueillir et d’encourager les plus jeunes, de les corriger, de leur apprendre », explique le coach. « Elles échangent avec beaucoup de respect. C’est une de leurs grandes forces. »

La capitaine abonde dans le même sens : « Des plus anciennes aux plus jeunes, tout le monde s’entend bien. Toutes savent qu’il y a des matchs où elles pourront entrer en jeu, et d’autres non. »

Un modèle pour Mayotte

La victoire contre les Tamponnaises ne résonne pas seulement dans le vestiaire des Vautours. D’après le coach, « ça va ouvrir des portes ». « Les autres clubs mahorais ont à peu près notre niveau : Passamaïnty, Mtsapéré, Cavani… Ça va les motiver. »

Il rappelle qu’il y a déjà deux ans, Passamaïnty était allé jouer à La Réunion et avait su rivaliser.

La capitaine partage ce sentiment : « Je pense que c’est quelque chose que tout le monde a toujours voulu. On a vu qu’une équipe mahoraise pouvait gagner. Ça peut donner aux autres la motivation et les moyens d’y arriver. »

Le coach pointe également un autre avantage structurel de Mayotte : le championnat local est plus équilibré. Chaque équipe compte deux défaites cette saison et le niveau est relativement homogène. À La Réunion, les Tamponnaises et Saint-Paul sont au-dessus des autres équipes. « Nous, on ne sait jamais qui va gagner avant la fin, et ça forge. »

Dernière ligne droite : le championnat national

C’est une première absolue pour toute l’île. « C’est une découverte pour nous », reconnaît le coach. « On doit se préparer, on adapte nos systèmes pour que les filles puissent encore mieux jouer. »

Une nouvelle tactique est actuellement mise en place. L’objectif est clair : « Bien jouer, défendre Mayotte et l’océan Indien, et donner tout ce qu’on a. »

Trois matchs en trois jours attendent les joueuses : un premier match samedi, la demi-finale dimanche, puis la finale ou la petite finale lundi. Loin de chez elles, avec la fatigue, l’avion et le décalage de température, « on aura une semaine compliquée », admet la capitaine, « mais on dormira après la finale ».

Le staff médical sera présent avec les kinés, afin de permettre à l’équipe de récupérer dans les meilleures conditions.

Le mot d’ordre du coach pour le match de samedi : « Jouer sans pression et montrer qu’on est là pour jouer. »

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Des étudiants de l’Université de Mayotte au Festival de Cannes

Des étudiants de l’Université de Mayotte au Festival de Cannes
Entre deux projections, certains étudiants découvrent que les échanges avec des professionnels se déroulent majoritairement en anglais, un détail qui change leur manière de suivre les conférences.

Du 12 au 21 mai 2026, un groupe d’étudiants de l’Université de Mayotte participe au Festival de Cannes grâce au soutien de la CVEC, du SUAC et du Pavillon Afronova. Ils assistent à des projections, conférences et rencontres professionnelles, découvrent les métiers du cinéma et réalisent un journal vidéo pour partager leur immersion avec le public mahorais.

À Cannes, le cinéma devient une salle de classe à ciel ouvert pour les étudiants mahorais. Grâce au soutien de la CVEC et du SUAC de l’Université de Mayotte, en collaboration avec le Pavillon Afronova, des étudiants de l’Université de Mayotte prennent part au Festival de Cannes du 12 au 21 mai 2026. Cette participation s’inscrit dans un dispositif d’accompagnement universitaire lié aux activités culturelles et audiovisuelles, permettant aux participants d’assister aux projections officielles du festival et de participer à des rencontres professionnelles organisées au sein du Pavillon Afronova.

Pour Khalida Soulaimana, étudiante en première année de licence sciences de la vie option accès santé, originaire de Mtsangaboua (Bandraboua), cette participation s’inscrit dans un parcours déjà engagé au sein de l’université. Elle explique avoir intégré une activité cinéma proposée chaque semaine : « Je fais partis activité cinema a l’université tous les vendredi de 11h a 14h ».

La sélection pour le Festival de Cannes s’est faite à travers une candidature encadrée par l’établissement. Elle décrit les étapes du recrutement : « L’université a envoyé un mail , lorsqu tu candidate il faut envoye un cv et un dossier et on a passer un entretien ». Ce processus témoigne d’une organisation structurée visant à accompagner les étudiants vers des expériences culturelles et professionnelles extérieures.

Au-delà de la sélection, la motivation de Khalida Soulaimana repose sur un intérêt personnel pour l’audiovisuel et la création. Elle explique : « je voulais aller au festival, le monde des camera me plait ». Elle évoque également une pratique plus ancienne liée à l’image et à la vidéo : « depuis que je suis petite j’aime me filmer c’est qq chose que j’aime faire, j’ai appris à régler une caméra ». Cette familiarité avec les outils audiovisuels nourrit son intérêt pour le milieu du cinéma, qu’elle associe à la découverte et à l’expérimentation.

Elle insiste aussi sur la portée symbolique de cette expérience pour les étudiants mahorais : « les élèves de mayotte en sont souvent exclus de ce milieu et vous voulez en faire partager ». Cette remarque souligne, selon elle, l’importance de l’accès à des événements culturels internationaux et à des réseaux professionnels habituellement éloignés du territoire.

Durant le festival, Khalida Soulaimana a participé à des conférences et rencontres organisées au Pavillon africain. Elle décrit un programme riche en échanges, notamment autour des métiers du cinéma et des nouvelles technologies : « on a eu plein de conférences au pavillon africain et des intervenants en IA ». Elle précise également que ces interventions nécessitent une adaptation linguistique et une attention particulière : « Les conférences sont en anglais ».

Cette immersion lui permet également d’aborder de manière concrète les réalités du secteur. Elle observe que l’accès au métier d’actrice, ou plus largement aux professions du cinéma, demande un engagement important : « C’est pas si facile à être actrice ».

Dans le cadre de ce séjour, les étudiants réalisent un journal vidéo destiné à documenter leur expérience. Ce support vise à retranscrire les rencontres, les découvertes et les impressions vécues sur place afin de les partager avec le public mahorais à leur retour. Ce travail de production s’inscrit dans une démarche de valorisation de l’expérience vécue au sein d’un événement international.

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Fin prochaine de la gratuité sur le réseau TMCO

Fin prochaine de la gratuité sur le réseau TMCO

Dans le cadre de l’évolution du réseau de transport TMCO, la gratuité du service prendra prochainement fin. Une transition est engagée afin de permettre aux usagers de s’adapter à ce changement.

Pour accompagner cette étape, des permanences seront organisées dans les mairies du territoire de la 3CO afin de permettre l’inscription des usagers et la délivrance des futures cartes d’accès au réseau.

Le calendrier est le suivant : le lundi 18 mai 2026 à la mairie de Ouangani, le mardi 19 mai à Chiconi, le mercredi 20 mai à Sada, le jeudi 21 mai à Tsingoni et le vendredi 22 mai à M’Tsangamouji. Les permanences se tiendront de 8h00 à 15h00.

Les usagers devront se munir d’une pièce d’identité. Une inscription en ligne est également possible via le site www.tmco.yt.

Cette démarche vise à accompagner les habitants dans la mise en place du nouveau système et à renforcer l’organisation de la mobilité sur le territoire intercommunal.

Tours d’eau à Mayotte : le nouveau planning pour Grande Terre

Tours d’eau à Mayotte : le nouveau planning pour Grande Terre

SMAE – Mahoraise des Eaux informe ses usagers de la publication du nouveau planning des tours d’eau pour la période du 18 au 24 mai 2026, concernant uniquement les habitants de Grande Terre. Le planning applicable à Petite Terre reste inchangé et correspond à celui communiqué précédemment.

À la remise en eau, la SMAE recommande aux usagers de fermer tous les robinets avant le retour de l’eau, puis de laisser couler l’eau doucement durant les premières minutes. Il est également conseillé de laisser l’eau s’écouler jusqu’à ce qu’elle devienne claire, en la récupérant si possible pour un usage non alimentaire. Enfin, pour les usages alimentaires, l’eau devra être bouillie durant la première demi-journée suivant la remise en service.

Mayotte–Madagascar : un audioguide pour rapprocher les deux cultures

Mayotte–Madagascar : un audioguide pour rapprocher les deux cultures

Partie le 16 mai pour Madagascar, une délégation de l’Université de Mayotte s’associe à des étudiants malgaches afin de créer ensemble un audioguide numérique dédié à la capitale malgache, accessible à tous via smartphone dès le 25 mai.

La délégation d’étudiants de l’Université de Mayotte a rejoint, ce samedi 16 mai au matin, l’Université d’Antananarivo. Les participants vivront une immersion complète dans la vie universitaire et culturelle de la ville. En collaboration avec les étudiants malgaches, ils réaliseront un audioguide de médiation culturelle consacré à Antananarivo, un outil de visite guidée accessible sur smartphone.

L’événement sera accompagné d’une masterclass pensée pour préparer un futur parcours commun en médiation culturelle entre les deux universités.

Les étudiants suivront un programme de travail de dix jours structuré en quatre grandes phases. Dans un premier temps, quatre groupes visiteront et photographieront huit lieux emblématiques de la capitale. Ils collecteront des sons, des images et des vidéos, ainsi que des éléments liés aux pratiques traditionnelles et aux modes de navigation dans la ville. Ils produiront ensuite les différentes étapes des visites à l’aide d’un logiciel dédié. Enfin, ils apporteront les dernières corrections avant de publier l’audioguide en ligne. Le résultat sera immédiatement accessible au grand public via smartphone.

Les étudiants ont été sélectionnés sur dossier : il leur a été demandé un CV et une lettre de motivation, avant de passer un entretien au cours duquel ils ont expliqué leur intérêt pour ce voyage.

Soulaïmana Khalida, étudiante à l’Université de Mayotte, explique : « Moi, j’ai toujours rêvé de faire des films, des courts-métrages, des vlogs ou des vidéos. »

Arrivés le 13 mai, les étudiants ont déjà visité une partie de la ville et commencé leurs interviews. Soulaïmana raconte avec fierté avoir interrogé la cheffe de projet du collectif 50/50.

Le voyage est porté par le Service universitaire d’action culturelle (SUAC) de l’Université de Mayotte, en partenariat avec l’association Sisygambis et avec la participation de l’artiste-réalisatrice Christine Coulange.

En mai 2018, Christine Coulange et l’association Sisygambis avaient déjà mené une masterclass multimédia au Centre universitaire de formation et de recherche de Mayotte afin de réaliser un audioguide sur le Rocher de Dzaoudzi, décliné en français, en shimaoré, en kibushi et en anglais.

Derrière ce premier projet se trouvait un véritable enjeu de démocratisation culturelle : la directrice artistique soulignait que, dans une culture à dominante orale, l’audioguide « parle à tous », y compris à ceux qui ne lisent pas.

Frédéric Poisot est le nouveau préfet de Mayotte

Frédéric Poisot est le nouveau préfet de Mayotte

Un homme de terrain qui sait écouter, prendre des décisions et agir quand il le faut. Ainsi se définit le nouveau préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, qui a pris ses fonctions lundi matin. Il s’est immédiatement mis au travail en rencontrant le maire de Mamoudzou et son équipe dans la foulée de son installation officielle.

Le successeur de François-Xavier Bieuville a officiellement pris ses fonctions dans l’île très tôt ce lundi matin. Un événement marqué par un dépôt de gerbe devant le monument aux morts de la place Zakia Madi à Mamoudzou, sur le site de l’ancienne place du marché. Tout le Mayotte officiel avait fait le déplacement pour assister à cette prise de fonctions.

Une fois la séquence protocolaire terminée, le nouveau représentant du gouvernement à Mayotte a tenu un point de presse afin d’annoncer les orientations de son action future sur le territoire. Il a fait part de sa satisfaction de venir servir l’État dans l’archipel ainsi que de la méthode qu’il entend employer.

« Je suis quelqu’un qui est à l’écoute, qui souhaite travailler avec l’ensemble des acteurs de ce territoire, en particulier les nouveaux élus, afin que nous puissions privilégier le dialogue et qu’aucun problème ne soit considéré comme insoluble », a-t-il déclaré.

Concernant les problématiques récurrentes de l’île — crise de l’eau, insécurité et immigration clandestine — Frédéric Poisot a estimé qu’il s’agit de sujets complexes qui nécessitent une approche globale et collective.

« Je crois au collectif : au collectif de l’État, bien sûr, avec l’ensemble des services qui doivent être rassemblés autour du préfet, mais aussi au collectif des acteurs du territoire et des élus, parce que, dans le cadre des compétences qui nous appartiennent les uns et les autres, il faut que nous trouvions ensemble des solutions à ces difficultés », a-t-il expliqué.

Le nouveau locataire du Rocher de Dzaoudzi s’est également défini comme un homme d’écoute, de dialogue et de décision, animé par la rigueur et l’enthousiasme.

À l’issue de cette cérémonie officielle, Frédéric Poisot devait rencontrer le maire de Mamoudzou, Ambdilwahidou Soumaïla, ainsi que l’équipe municipale. Il a également fait part de son intention d’aller rapidement à la rencontre des différents acteurs du secteur de l’eau à Mayotte, un sujet majeur pour la population.

Autre dossier urgent sur lequel le nouveau représentant du gouvernement entend se pencher : l’insécurité devenue endémique sur l’île. Il souhaite rencontrer les différents acteurs concernés, « ceux que l’on connaît déjà, mais peut-être aussi d’autres que nous n’avons pas encore vus, qui pourraient avoir des idées sur tous ces sujets ».

Interrogé sur l’épidémie d’Ebola déclarée ces derniers jours au Congo (ex-Zaïre), et sur les craintes émises par certains spécialistes quant à une éventuelle propagation à Mayotte en raison du nombre élevé et croissant de migrants illégaux provenant de ce pays d’Afrique centrale, Frédéric Poisot a fait preuve de prudence. Il s’est gardé de commenter longuement ce sujet, estimant qu’il nécessitait au préalable une réflexion approfondie ainsi qu’une concertation avec les autorités gouvernementales à Paris, qu’il dit très sensibilisées à cette question.

Le nouveau préfet a conclu sa première prise de parole médiatique par un mot de remerciement à l’endroit de son prédécesseur, François-Xavier Bieuville, pour le travail accompli à Mayotte. Il a indiqué vouloir s’inscrire dans la continuité des actions déjà engagées sur le terrain, un terrain qu’il compte parcourir aussi souvent que possible.

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Interruption de la circulation maritime : une action coup de poing plutôt qu’une opération escargot

Interruption de la circulation maritime : une action coup de poing plutôt qu’une opération escargot

Ils sont passés à l’action lundi matin sans crier gare. Une dizaine d’embarcations ont imposé un blocus aux barges de la STM durant moins d’une heure, empêchant tout accès au front de mer de Mamoudzou, hier matin, lundi 18 mai 2026.

Dans un communiqué publié récemment, les plaisanciers de Mayotte avaient annoncé étudier la forme à donner à une future opération escargot dans le lagon afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’absence d’un ponton dédié à leurs activités, un outil de travail qui leur fait défaut depuis le passage du cyclone Chido. Fortement impacté le 14 décembre 2024, au même titre que l’ensemble du tissu économique mahorais, le secteur de la plaisance a eu beaucoup de mal à retrouver des couleurs faute d’avoir eu voix au chapitre dans les urgences de la reconstruction de Mayotte.

Ballottés entre la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), dont ils dépendent, le Département de Mayotte et les services de l’État, les professionnels de la plaisance n’avaient jusque-là pas réussi à se faire entendre des autorités. Ils se partagent, non sans quelques accrochages parfois, avec les navettes officielles de la préfecture, de la police et les paquebots de passage, une minuscule installation provisoire financée par le Département à la demande de l’Agence de Développement et d’Attractivité Touristique de Mayotte (ADTM).

On se souvient que, dans les semaines qui ont suivi le passage du cyclone Chido, les tour-opérateurs américains avaient failli retirer Mayotte de leurs catalogues d’escales en raison du manque de ponton. C’est justement cette faveur accordée aux navires de croisière étrangers que les plaisanciers de Mayotte n’ont eu de cesse de dénoncer depuis.

Contre toute attente, les usagers de la barge au départ de Mamoudzou ont eu, lundi matin aux environs de 9 heures, la désagréable surprise de voir se déployer en mer un chapelet de bateaux de plaisance et un voilier bloquant l’arrivée et le départ des navires de la Société de Transports Maritimes (STM). Sans doute un clin d’œil au nouveau préfet de Mayotte, qui venait juste de prendre ses fonctions à proximité de la gare maritime.

Aussi spectaculaire soit-elle, cette opération n’a pas été du goût des usagers de la barge — ce qui est compréhensible un lundi matin — qui se sont empressés de crier au scandale.

« Il n’y a rien à dire, Mayotte est devenue un vrai foutoir. Ce sont les nantis qui empêchent les plus pauvres d’aller gagner durement leur pain quotidien », s’exclame, excédée, Marie-Chantal, une employée du secteur hospitalier arrivée récemment sur l’île en provenance des Antilles.

« C’est un abus de pouvoir de la part d’une profession qui ne connaît pas la crise économique qui frappe l’île », a-t-elle expliqué au téléphone à l’une de ses collègues en poste, à ce moment-là, à l’hôpital de Pamandzi, en Petite-Terre.

« Eux, ils se font au minimum 1 000 euros par jour et par sortie en mer, à raison de 100 euros par passager embarqué. Rien à voir avec les marchandes de bananes et de salades qu’ils empêchent de traverser avec leurs produits. »

Une action musclée pour empêcher toute embarcation d’arriver à Mamoudzou

Il est vrai que la violence de l’action des plaisanciers dans le lagon en a étonné plus d’un, desservant sans doute leur cause auprès des usagers des barges présents ce lundi matin sur le front de mer de Mamoudzou et la place de la République.

Le comble de l’énervement a été atteint au moment où ceux-ci ont, à plusieurs reprises, levé momentanément leur blocus pour laisser passer la vedette du nouveau préfet ainsi que celle transportant les militaires revenant de la prise d’armes consacrant la prise de fonctions de Frédéric Poisot.

« C’est ce cortège qu’ils auraient dû bloquer s’ils veulent vraiment se faire entendre. C’est le représentant de l’État qui détient les cordons de la bourse sur ce territoire », lance à tue-tête Abdouroihamane Mahamoud, conducteur d’un camion de livraison contraint de débarquer de l’un des amphidromes de la STM, dans l’impossibilité de faire la traversée vers Dzaoudzi.

Les attaques verbales ont fusé de toutes parts. Seuls quelques journalistes venus couvrir l’événement ont exprimé une certaine compréhension à l’égard des plaisanciers.

La vedette du Département-Région transportant le vice-président chargé des transports a failli se faire embrocher par l’une des embarcations des plaisanciers.

« Bien fait pour lui. C’est à ces élus peureux et incompétents que nous devons ce mauvais traitement. S’ils s’étaient employés à faire remettre ces pontons en place depuis l’année dernière, nous n’en serions pas là aujourd’hui », avance une passagère inquiète pour l’état de santé de sa fille, sujette selon elle à un accouchement difficile, et qu’elle ramène à leur domicile de Pamandzi.

Dans la foule, une infirmière fait part de son indignation après avoir appris qu’une ambulance transportant un malade a été contrainte de rebrousser chemin à Dzaoudzi et que des échantillons de sang destinés à des analyses n’avaient pu être envoyés au CHM de Mamoudzou.

Quoi qu’il en soit, il aura suffi d’un bref échange entre Ali Omar — le vice-président du Département de Mayotte chargé des transports — et un représentant des plaisanciers sur le petit ponton pour que le chapelet de bateaux de plaisance lève le blocus comme par enchantement. Il aurait accepté de s’entretenir avec ces derniers dans l’après-midi, dans son bureau.

Les navettes des barges ont pu reprendre et la tension est retombée d’un cran, chaque usager s’étant empressé de s’engouffrer dans la barge en partance pour Dzaoudzi.

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Élections à L’Eau de Mayotte : Saïd Maanrifa Ibrahima l’emporte haut la main face à Hanima Ibrahima

Élections à L’Eau de Mayotte : Saïd Maanrifa Ibrahima l’emporte haut la main face à Hanima Ibrahima

Fin de mandature aux eaux de Mayotte ce dimanche 17 mai 2026. Une effervescence inhabituelle pour une fin de semaine régnait au siège de l’institution, à Kawéni, où s’est déroulée l’élection d’une nouvelle équipe désormais investie de la lourde responsabilité de travailler à l’approvisionnement en eau potable — ainsi qu’à la gestion des eaux usées — pour les six années à venir.

Le maire LR de Mtsangamouji, Saïd Maanrifa Ibrahima brillamment reconduit à la tête de sa commune en mars dernier, succède officiellement au maire sortant de Bandraboua, le socialiste Fahardine Ahamada. Il a remporté le scrutin qui l’opposait à Hanima Ibrahima, maire de Chirongui. Trente-quatre délégués étaient appelés à départager les deux candidatures (deux par commune) ; 19 ont choisi d’accorder leurs suffrages au maire de Mtsangamouji.

Les tractations post-électorales de ces dernières semaines ont été très favorables à la fédération départementale du parti Les Républicains (LR). Arrivés en tête des élections municipales des 12 et 25 mars 2026, les élus de cette formation politique ont raflé la mise dans les différents EPCI et organismes à statut associatif émanant des communes mahoraises, laissant désemparés les camps adverses, partis en ordre dispersé dans ces batailles annexes, sans doute un peu trop sûrs d’eux.

Avant-dernier round – mais non moins significatif – de ces élections annexes : le contrôle de l’établissement « L’Eau de Mayotte », nouvelle appellation du syndicat intercommunal chargé de l’eau potable et des eaux usées à Mayotte. Une institution aujourd’hui au cœur d’un mécontentement généralisé au sein de la population mahoraise, en raison de ses faibles performances dans la gestion de cette ressource et des coupures récurrentes subies par les usagers.

Le scrutin s’est tenu dimanche 17 mai 2026, sous un chapiteau dressé dans l’arrière-cour du siège de la LEMA à Kawéni, jouxtant celui de « La Mahoraise des Eaux », chargée de la distribution et de l’entretien du réseau d’eau potable sur le territoire. Le décor, sobre, contrastait avec l’étalage de moyens observé ailleurs dans certaines intercommunalités.

Il faut dire que le retentissement du récent procès tenu à Paris contre d’anciens dirigeants de cet établissement et plusieurs chefs d’entreprise locaux – accusés, pour les uns, de non-respect des règles d’attribution des marchés publics, et pour les autres, de corruption – invitait sans doute à cette sobriété.

Élus locaux, représentants et militants de formations politiques, agents de la LEMA, journalistes et citoyens passionnés par la conduite des affaires de Mayotte avaient fait le déplacement pour assister à cet événement appelé à clôturer – avec la prochaine élection du président de l’Association des maires de Mayotte – la saga du renouvellement des équipes dirigeantes des structures connexes aux 17 communes de l’île.

En arrière-plan, le souvenir douloureux du procès des anciens dirigeants du SIEAM

Malgré les sourires de façade, une certaine crispation se lisait sur certains visages, présageant sans doute l’issue d’un scrutin déjà joué d’avance. Certaines pratiques locales allaient dans ce sens, en particulier l’arrivée remarquée en bus des délégués estampillés LR (et affiliés), renouant avec une tradition destinée à s’assurer qu’ils ne succombent pas à des tentatives de dernière minute visant à les faire changer d’avis quant au sens de leur vote en faveur du candidat adoubé par leur groupe.

Le bouchon a été quelque peu poussé trop loin avec la mise en place d’une petite haie de quatre individus aux allures de vigiles, en costume, dans l’allée centrale du chapiteau afin de séparer les délégués LR de leurs collègues du camp adverse. Une tache noire dans ce décor, finalement dénoncée publiquement au micro — par l’une des déléguées présentes — auprès du président de séance, Hamidani Magoma, adjoint au maire de Mamoudzou.

Ce léger incident une fois réglé, le scrutin a pu se dérouler normalement, sans autre difficulté particulière.

Auparavant, Yanis Souhaïli Bahédja, premier vice-président de l’équipe dirigeante de la LEMA, avait officié en lieu et place de son président Fahardine Ahamada, absent du territoire, afin de souhaiter la bienvenue à l’assistance ainsi qu’aux nouveaux délégués des différentes communes membres de l’institution.

Dans une intervention remarquée et particulièrement détaillée, il est revenu sur le parcours semé d’embûches de l’équipe sortante, les difficultés financières récurrentes du début de mandature, puis la stabilité retrouvée auprès des différents bailleurs au terme de la première année d’exercice. Il a également dressé un bilan exhaustif des actions engagées et des projets en cours de réalisation ou en passe de l’être dans les mois à venir.

Peu d’argent à gagner à la LEMA, mais beaucoup de travail pour le bien-être des Mahoraises et des Mahorais

Une phrase de son allocution a particulièrement marqué les esprits :

« Ici, on ne vient pas pour s’enrichir parce qu’il n’y a pas d’argent à se distribuer, mais plutôt pour travailler dans l’intérêt des Mahorais. »

Il a également déploré le manque d’assiduité de nombreux délégués lors des séances de travail de la gouvernance de la LEMA.

Dans un souci de transparence, il n’a pas hésité à rendre publiques les indemnités mensuelles versées au président – 1 500 euros – ainsi qu’aux vice-présidents 500 euros.

Deux candidatures étaient en lice pour la présidence de L’Eau de Mayotte : celle de Saïd Maanrifa Ibrahima, maire de Mtsangamouji, pour les LR, et celle de Hanima Ibrahima, maire de Chirongui, soutenue par les forces de gauche et les non-alignés.

Initialement annoncé pour porter les couleurs de ces derniers, le maire reconduit de Sada, Houssamoudine Abdallah, s’était finalement retiré dans la dernière ligne droite — trois jours auparavant — au profit de Hanima Ibrahima. Un retrait qui a définitivement fait pencher la balance en faveur du camp LR.

Au final, le suspense n’aura duré qu’une trentaine de minutes. Saïd Maanrifa Ibrahima a été déclaré élu président de la LEMA à l’issue du dépouillement, avec 19 voix contre 15 pour son adversaire du jour.

Passé le temps de l’euphorie collective parmi ses soutiens, le scrutin a repris son cours jusqu’à la mi-journée pour l’élection des vice-présidents.

Beaucoup de travail attend désormais la nouvelle équipe dirigeante de la LEMA, entre la finalisation des projets engagés par la précédente mandature et les nouveaux chantiers à imaginer pour répondre aux immenses attentes des usagers, lassés par les tours d’eau incessants tout au long de l’année, malgré l’abondance des pluies de mousson cette année.

Dans sa première déclaration aux médias locaux, le nouveau président de la LEMA a affirmé vouloir prioriser « l’obtention rapide de solutions pour donner de l’eau aux Mahorais ».

« On parle ici d’eau potable et d’eaux usées. Nous avons plusieurs réflexions à mettre sur la table afin que Mayotte puisse s’en sortir dans les semaines et les mois à venir. »

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12 mois de prison pour avoir violenté sa sœur de 17 ans

12 mois de prison pour avoir violenté sa sœur de 17 ans

Un jeune homme de 19 ans, a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou pour des violences commises sur sa sœur mineure, âgée de 17 ans.

À l’audience, il a été expliqué que la jeune fille était partie à la rivière vers 5 heures du matin. Sa mère, pensant qu’elle avait passé la nuit dehors, l’aurait mise à la porte. L’adolescente s’est alors réfugiée chez une amie.

Plus tard, son frère l’a croisée dans la rue. Selon les éléments du dossier, il ignorait ce qui s’était passé au domicile familial, mais lui a asséné plusieurs coups de poing avant de la menacer avec un couteau pour qu’elle rentre à la maison.

Une fois au domicile, les violences auraient continué. La jeune fille est finalement parvenue à s’enfuir et à prévenir la police. Une ordonnance de placement a été prononcée, le domicile familial étant considéré comme le lieu des violences.

Le prévenu était déjà connu de la justice. Il avait été condamné par le juge des enfants pour des faits similaires ou assimilés et, à seulement 19 ans, avait déjà connu cinq incarcérations.

Le parquet a requis huit mois d’emprisonnement ferme et cinq ans d’interdiction de détenir ou porter une arme. Le tribunal a prononcé 12 mois d’emprisonnement avec maintien en détention, dont quatre mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, ainsi qu’une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans.

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Hébergé par une famille, il la menace avec un chambo

Hébergé par une famille, il la menace avec un chambo

Une altercation sur fond d’alcool et de dette a conduit un homme de 32 ans, de nationalité comorienne, devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou, lundi 18 mai 2026.

Les faits remontent au vendredi 15 mai. La police est appelée vers 20h10 après que deux jeunes de 16 ans et 27 ans et leur mère aient signalé des menaces de mort.

Selon leur récit, l’homme, hébergé par la famille alors qu’il était sans ressources et sans papiers, aurait réclamé qu’on lui rembourse 100 euros prétés auparavant avant de s’emporter. Il aurait notamment menacé le plus jeune homme : « Si je te trouve à l’école, je vais te tuer », ou encore : « Je vais te porter des coups de couteau si je te croise dans la rue. »

L’adolescent explique avoir été frappé au poignet avec un bâton, puis poursuivi avec un chambo, une machette dont la lame mesurait 45 cm. Sa mère aurait demandé à son fils d’aller chercher 100 euros pour régler une dette envers le prévenu. Mais l’argent n’aurait pas suffi à calmer la situation. Le jeune affirme avoir dû appeler la police en se cachant dans un buisson.

À l’audience, le prévenu conteste les accusations. « Je n’ai menacé personne », affirme-t-il, tout en reconnaissant avoir eu une machette à la main. Il explique avoir bu cinq bières fortes dans la journée et dit avoir récupéré l’outil pour nourrir sa vache. Une version qui laisse le tribunal sceptique : « Pourquoi aller au champ le soir récupérer une machette ? », interroge la présidente.

Le parquet a requis huit mois d’emprisonnement avec sursis et cinq ans d’interdiction de détenir ou porter une arme. La défense, elle, a tenté de « dédramatiser » le dossier, évoquant davantage « une histoire de clochemerle » qu’un fait de grand banditisme, sur fond de tensions familiales, et de relations dégradées.

Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 12 mois d’emprisonnement avec maintien en détention, ainsi qu’à cinq ans d’interdiction de porter ou détenir une arme.

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À Mayotte, l’Aïd El-Kébir est prévue pour le 28 mai

À Mayotte, l’Aïd El-Kébir est prévue pour le 28 mai

Le grand cadi de Mayotte, Mahamoudou Hamada Saanda, a annoncé la date de l’Aïd El-Kébir qui aura lieu dans quelques jours, jeudi 28 mai.

Le mois islamique de Dhul Hijja a débuté ce 18 mai, marquant dix jours de bénédictions intenses en Islam, une période particulièrement importante pour les fidèles. À l’issue de ces jours, les musulmans du monde entier célébreront l’Aïd El-Kébir, moment fort de recueillement et de partage.

Concernant Mayotte, « Le croissant de lune n’a pas été observé au soir du dimanche 17 mai 2026 », a déclaré le grand cadi, l’Aïd sera donc célébrée le jeudi 28 mai. Cette annonce officielle permet à la population de se préparer spirituellement et d’anticiper le programme de la journée. Cette fête est l’une des plus importantes pour la communauté musulmane.

« Elle commémore le sacrifice d’Abraham et concorde avec le pèlerinage à La Mecque », rappelle la Grande mosquée de Paris. Elle est aussi un moment de solidarité, où les familles se réunissent et partagent des repas, notamment avec les plus démunis. Dans la majorité des cas, la fête de l’Aïd El-Kébir est un jour obligatoirement chômé sur l’île. Sarah Vialo, professeure des écoles et créatrice de la plateforme éducative Skolab, rappelle que l’origine des jours fériés, qui désignent la cessation de travail, peut être religieuse, historique ou culturelle.

À Mayotte, ce jour férié revêt une importance spéciale en raison de la place centrale de la religion dans la société. Les fêtes religieuses demeurent un véritable théâtre de joie, d’affection et de convivialité, renforçant les liens spirituels, sociaux et familiaux. Selon le site Légifrance et le code du travail applicable à Mayotte, en comparaison avec les autres fêtes en France, « la liste des jours de fêtes nationales ne porte atteinte ni aux stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ou des contrats individuels de travail, ni aux usages qui prévoient des jours fériés supplémentaires, notamment les fêtes de Miradji, Aïd El-Fitr, Aïd El-Kébir et Maoulid ».

Cette spécificité montre l’adaptation du droit aux réalités locales. En Islam, pendant ces dix jours bénis précédant la fête, les musulmans sont invités à intensifier leurs actes de piété, comme la prière, le jeûne, la récitation du Coran et les actes de charité. Le grand cadi recommande vivement de jeûner durant cette période, considérée comme particulièrement méritoire.

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Sidevam : Issoufi “Bush” Madi élu président dans un duel très disputé

Sidevam : Issoufi “Bush” Madi élu président dans un duel très disputé
L’élection intervient quelques mois après le cyclone Chido, qui avait aggravé l’accumulation des déchets dans plusieurs communes. Un contexte qui donne à cette nouvelle présidence une dimension particulièrement sensible sur le plan sanitaire et environnemental.

Élu ce samedi 16 mai à M’roalé, Issoufi “Bush” Madi devient le nouveau président du SIDEVAM pour six ans. Le maire de Ouangani hérite d’un dossier sensible, marqué par les difficultés de collecte des déchets et les conséquences du cyclone Chido à Mayotte.

Le syndicat intercommunal d’enlèvement et de valorisation des déchets à Mayotte (SIDEVAM) a un nouveau président. Ce samedi 16 mai, à la MJC de M’roalé, les délégués des communes mahoraises ont élu Issoufi “Bush” Madi à la tête de l’établissement pour les six prochaines années.

Le maire de Ouangani, élu à la fin du mois de mars, succède ainsi à Houssamoudine Abdallah, maire de Sada, qui ne siège plus au sein du syndicat. Cette élection marque également une nouvelle victoire politique pour les élus Les Républicains, renforcés par leurs résultats lors des dernières élections municipales.

Le scrutin opposait Issoufi “Bush” Madi au maire de Pamandzi, Issoufi Maandhui. À l’issue du vote, le candidat de Ouangani l’a emporté avec 18 voix contre 14 pour son adversaire. « C’est une grosse satisfaction, un long combat et un travail de longue haleine. Le score a été serré, ce qui rend cette victoire encore plus belle », a déclaré le nouveau président du SIDEVAM après son élection. Il a également tenu à saluer son concurrent : « Je voudrais rendre hommage à mon adversaire qui s’est très bien battu. Dans une élection, il faut un vainqueur. »

À peine élu, Issoufi Madi a affiché ses priorités. Face à l’accumulation des déchets dans plusieurs communes de Mayotte, notamment après le passage du cyclone Chido, il souhaite remettre rapidement de l’ordre dans la collecte et le traitement des déchets. « Au-delà de la déchetterie, c’est un enjeu de santé publique et d’environnement. Après le cyclone Chido, les déchets se sont amoncelés partout. Ce travail de ramassage et de collecte, il va falloir le sécuriser et l’assumer pour améliorer le cadre de vie de la population de Mayotte », a-t-il affirmé.

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Les docteurs mahorais mis à l’honneur à la technopole de Dembéni

Les docteurs mahorais mis à l’honneur au Technopole de Dembéni

À l’occasion de la Journée européenne du doctorat, organisée mercredi 13 mai au Technopole de Dembéni, l’académie de Mayotte a souhaité mettre en lumière les doctorants et jeunes chercheurs du territoire. Une journée dédiée à la valorisation de la recherche scientifique locale, encore méconnue du grand public, mais appelée à jouer un rôle majeur dans le développement de Mayotte.

Doctorants, enseignants-chercheurs, étudiants et partenaires institutionnels se sont réunis autour de conférences, témoignages et présentations de travaux de recherche menés sur l’île. L’objectif : faire découvrir la diversité des disciplines scientifiques présentes à Mayotte et encourager les parcours universitaires jusqu’au doctorat.

« Le doctorat est une école de la rigueur »

Dans un discours transmis par son collaborateur, le président de l’université de Mayotte, Abal-Kassim Cheik Ahamed, a salué « un message de fierté, de reconnaissance et d’ambition à l’ensemble de la communauté doctorante ».

« Le doctorat représente l’un des plus hauts niveaux d’exigence académique. Il est une école de la rigueur, de la persévérance et de la liberté intellectuelle », a-t-il déclaré. Lui-même docteur, il a rappelé les exigences de ce parcours universitaire : « une disponibilité constante, une capacité à douter, à questionner les évidences et à produire du savoir au service de l’intérêt général ».

Le président de l’université a également insisté sur les enjeux propres au territoire mahorais. « Notre université fait face à de multiples défis mais aussi à d’immenses opportunités. Les doctorants s’inscrivent au cœur de cette dynamique en produisant des travaux ancrés dans les réalités du territoire », a-t-il souligné, évoquant notamment les recherches menées sur le littoral ou encore les dynamiques sociales locales.

Une ambition : former davantage de docteurs à Mayotte

Depuis plusieurs années, l’université de Mayotte poursuit sa structuration autour de la recherche. Elliott Sucre, vice-président de l’université, a rappelé que le premier doctorant inscrit à Mayotte l’avait été en 2015. Aujourd’hui, cinq enseignants-chercheurs disposent d’une habilitation à diriger des recherches, un diplôme indispensable pour encadrer des thèses.

« Le nombre de doctorants dépendra de notre capacité à former davantage d’étudiants », explique-t-il. « Notre plus grande ambition est de voir des étudiants de licence poursuivre jusqu’au doctorat. »

Pour atteindre cet objectif, l’université travaille actuellement au développement de nouvelles formations. « Nous travaillons sur la création d’un master recherche consacré aux études socioécologiques marines et côtières », précise Elliott Sucre. Un projet qui suscite déjà l’intérêt d’étudiants en licence.

Faire connaître la recherche mahoraise

Présente lors de cette journée, Fahoullia Mohamadi, déléguée à la recherche et à l’innovation au rectorat de Mayotte, a rappelé l’importance de mieux faire connaître le doctorat auprès de la population. « En France, le diplôme de doctorat est encore trop peu reconnu. À Mayotte, le terme “docteur” est souvent associé uniquement à la médecine, ce qui rend invisibles de nombreuses disciplines scientifiques », explique-t-elle.

Pour le rectorat, cette journée vise aussi à démontrer l’utilité concrète de la recherche académique pour le territoire. « Nous voulons montrer que la recherche joue un rôle important dans le développement des sociétés », poursuit-elle.

Biologie, droit, chimie, sciences humaines : les travaux présentés illustrent la diversité des domaines étudiés à Mayotte. Les doctorants ont pu exposer leurs recherches sous forme de posters scientifiques, de présentations ou encore de témoignages sur leur parcours universitaire.

Une recherche tournée vers les besoins du territoire

De son côté, Mohamed El Hadi Soumaila, directeur général adjoint chargé de l’enseignement professionnel et de l’insertion au Département-Région de Mayotte, a rappelé l’importance de soutenir financièrement les chercheurs. « Tout chercheur entame un parcours personnel et nous sommes présents pour les accompagner. Des procédures existent pour bénéficier des financements du Département », indique-t-il. Le Département souhaite désormais orienter davantage les recherches vers les problématiques locales. Mohamed El Hadi Soumaila cite notamment les travaux de Madi Madi Halidi sur l’énergie solaire : « Ces recherches permettent de développer des solutions adaptées à des territoires comme Mayotte, notamment pour améliorer les performances des centrales solaires. » Avant de conclure : « Il faut que les doctorants participent à la construction de Mayotte. C’est un long processus qui commence dès le primaire et qui doit conduire vers l’excellence. »

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Au kariboom, le montage devient un terrain de formation

Au kariboom, le montage devient un terrain de formation
Un jeune de l’association Kaja Kaona lasure un élément de décors

À quelques jours du festival, prévu les 23 et 24 mai, le site du Kariboom s’anime déjà sur la plage de Mtsanga Beach. Entre découpes de bois, peinture, accrochages, structures en bambou et voiles d’ombrage, une dizaine de jeunes de l’association Kaja Kaona participent au montage de la scénographie. Une immersion grandeur nature, pensée comme un temps de transmission autour des métiers du décor, de la scénographie et de l’événementiel.

Sur le site, les équipes s’activent pour transformer l’espace. Canopées, ombrages, éléments de décor et installations scéniques prennent forme au fil des heures. Cette année encore, le montage est l’occasion d’un atelier participatif, associant création artistique, savoir-faire technique et insertion locale.

Pendant plusieurs jours, les jeunes de l’association Kaja Kaona, basée à Tsoundzou I et engagée dans l’insertion socioprofessionnelle, se forment aux côtés des équipes du festival. Le temps de formation officielle s’achève ce week-end, mais certains ont déjà proposé de rester bénévoles pendant l’événement. En retour, le festival leur offrira l’accès au Kariboom, pour qu’ils puissent profiter d’un espace qu’ils auront contribué à fabriquer.

« Il y a un vrai temps de transmission de savoir-faire« , souligne Leïla, responsable communication de l’association Atomix, organisatrice du festival. Pas de diplôme ni de certification à la clé, mais une expérience concrète, sur le terrain. Les jeunes apprennent en participant à toutes les étapes : lecture de plans, traçage, découpe, assemblage, peinture, finitions, montage et, pour ceux qui le souhaitent, démontage.

L’encadrement est notamment assuré par deux membres de The Mad Studio, collectif grenoblois rattaché à l’association Hadra, bien connue dans le milieu des musiques électroniques et de la scénographie. Hadra Transmission développe également des formations autour de la création de décors, de la musique assistée par ordinateur et des arts du spectacle.

Pour Pierrot, décorateur depuis une quinzaine d’années et membre de The Mad Studio, l’objectif est clair : transmettre des techniques tout en construisant réellement le décor du festival. « On leur montre le processus de création d’une scénographie : le travail de plan en amont, la projection, la découpe à l’échelle, l’assemblage, la peinture, puis la pose et le montage« , explique-t-il.

Habituée du Kariboom, son équipe revient à Mayotte pour la quatrième fois. Cette année, elle réalise la scénographie de la scène principale et installe une canopée composée de voiles d’ombrage, pensée à la fois pour protéger le public du soleil et habiller l’espace.

Sur place, l’enthousiasme est palpable. « Ça se passe super bien, ils sont au top. On ne pensait même pas avancer aussi vite« , sourit Pierrot. Les participants découvrent un univers où la précision technique rencontre l’invention collective. Certains étaient déjà présents lors de précédentes éditions ou avaient participé à d’autres chantiers autour du bambou. Pour Lou, engagée dans la scénographie du festival depuis plusieurs années, cette continuité est essentielle.

Lou a commencé par créer de grands décors pour les soirées Atomix où, à l’époque, « il n’y avait pas du tout de visuel« . De grands dessins de plusieurs mètres, puis des structures en bambou, avant que la scénographie ne prenne de l’ampleur au fil des éditions. « Chaque année, on essaie de proposer des formations un peu différentes », raconte-t-elle.

Cette année, l’accent est mis sur la fabrication et le montage de la scénographie. L’équipe se répartit selon les envies et les compétences de chacun, entre construction des décors, installation des structures en bambou et pose des ombrages.

Au-delà du chantier, le Kariboom affirme une ambition plus large : faire du festival un espace de rencontre, de création et de partage. Un lieu où l’on ne vient pas seulement assister à un événement, mais aussi apprendre à le fabriquer.

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Coupe du Monde 2026 : 5 ultramarins sélectionnés avec les Bleus

Coupe du Monde 2026 : 5 ultramarins sélectionnés avec les Bleus

Le compte à rebours est lancé. Le Mondial se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Mais avant d’en arriver là, ce jeudi 14 mai, sur le plateau de TF1, le sélectionneur Didier Deschamps a, comme à son habitude, communiqué la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un moment mythique où l’on attend les footballeurs incontournables qui se sont illustrés cette saison, mais aussi des talents émergents. Chez les sportifs ultramarins, il y’a des visages bien connus comme Mike Maignan, Marcus Thuram, ou des nouveaux tels que Maxence Lacroix ou Malo Gusto.

Pour certains joueurs, la décision du coach sonne presque comme une évidence ; pour d’autres, c’est un stress… À moins d’un mois de la plus grande des compétitions internationales, on découvre les 26 joueurs français qui fouleront les plus belles pelouses du continent américain. C’est la 7ème fois depuis 2012 que celui qu’on surnomme “DD” se heurte à la traditionnelle liste. Cette Coupe du monde sera sa dernière. Parmi les 26 acteurs, on retrouve cinq ultramarins.

Le Guyanais Mike Maignan sera logiquement de la partie, s’étant brillamment imposé sur la scène internationale notamment avec l’écusson de l’AC Milan et comme le successeur d’Hugo Lloris avec le maillot tricolore. Sur le côté droit de la défense, le Martiniquais Malo Gusto s’apprête à vivre sa première Coupe du monde avec les Bleus, une option que le staff a jugée intéressante derrière des titulaires comme Jules Koundé. Il a été appelé pour la première fois à l’automne 2023. Gusto a d’ailleurs déclaré : “Je l’ai appris comme tout le monde, je regardais le JT avec mes proches. Il y a bien sûr beaucoup de fierté, c’était un objectif. J’espère faire une très belle compétition avec cette belle équipe.

En charnière centrale, le Guadeloupéen Maxence Lacroix vient densifier la rotation défensive. Deschamps dit “miser sur la sécurité” à propos de ce choix. Il avait été appelé pour la première fois en mars dernier face au Brésil et va lui aussi vivre son premier Mondial. Au milieu de terrain, le Martiniquais Warren Zaïre-Emery sera également de la partie même si, selon le coach, il pourrait être une troisième option au poste de latéral droit. En attaque, Marcus Thuram participe à sa deuxième Coupe du monde, lui qui doit absolument transposer ses bonnes performances en club en équipe nationale, malgré un début de saison entaché par des difficultés et une blessure. La question reste de savoir à quel poste il jouera : à gauche ou dans l’axe ? Khéphren Thuram et Matthieu Udol sont quant à eux absents.

26 joueurs en route vers une troisième étoile ?

Trois gardiens sont appelés, avec pour mission de garder les cages au mieux : Mike Maignan, Brice Samba et Robin Risser. Devant eux, les défenseurs devront faire preuve d’intervention, de vitesse et d’intensité. Cette défense inclut William Saliba, Dayot Upamecano, Ibrahima Konaté, Jules Koundé, Théo Hernandez, Lucas Digne, Malo Gusto et Maxence Lacroix.

Au milieu de terrain, une tout autre ambiance avec des joueurs chargés de faire preuve de créativité vers l’avant, de récupérer les ballons et de contrôler le tempo du match. Un secteur de jeu composé d’Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot, N’Golo Kanté, Manu Koné et Warren Zaïre-Emery.

En attaque, on espère des buts légendaires avec évidemment Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Bradley Barcola, Désiré Doué, Michael Olise et Rayan Cherki, épaulés par Maghnes Akliouche, Jean-Philippe Mateta et Marcus Thuram. Chacun son rôle, et Deschamps espère bien gérer son effectif et compter sur la rotation. Le 29 mai commencera le rassemblement des Bleus à Clairefontaine. Les finalistes de la Ligue des champions ne pourront arriver qu’aux alentours du 1er juin. S’ensuivront ensuite deux matchs de préparation : France–Côte d’Ivoire le 4 juin à Nantes à 21h10, puis France–Irlande du Nord à Lille le 8 juin à la même heure.

Le 10 juin sonnera le grand départ pour les États-Unis. Le premier match de la compétition se jouera le 16 juin face au Sénégal à New York, dès 21h (heure de la France hexagonale), l’occasion de découvrir le premier onze de départ aligné. Les Bleus joueront ensuite le 22 juin face à l’Irak, à Philadelphie dès 23 heures, puis le 26 juin face à la Norvège, à Boston dès 21 heures, avant d’éventuelles phases finales. On espère que cette compétition propulsera la carrière des ultramarins, qui représentent un vivier de talents remarquables dans l’Hexagone.

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L’Office de Tourisme de la Cadema élit son président, Soibahadine Hamidou, et met en place sa nouvelle équipe dirigeante

L’Office de Tourisme de la Cadema élit son président, Soibahadine Hamidou et met en place sa nouvelle équipe dirigeante

Ce samedi 16 mai, Soibahadine Hamidou a été élu président de l’Office de Tourisme de l’agglomération Dembéni-Mamoudzou par les 20 membres présents. Zaïtouni Abdallah, déjà adjointe au maire de Mamoudzou, a été élue vice-présidente. Elle accède ainsi à un second mandat consécutif. Corine Avice a, quant à elle, été élue deuxième vice-présidente. Ensemble, ils entament six années de collaboration.

Si Mayotte reste un joyau de l’océan Indien à révéler, l’île espère désormais pouvoir compter sur un exécutif solide. Rappelons qu’en janvier 2025, après le passage du cyclone Chido, près de 70 % des hébergements touristiques étaient déclarés hors d’usage ou en mauvais état. Aujourd’hui encore, les répercussions demeurent flagrantes.

Depuis l’inauguration, en février dernier, de son point d’accueil situé place Zakia Madi, l’Office de Tourisme Intercommunal s’efforce de dynamiser l’attractivité touristique, économique et territoriale du territoire. Ce samedi 16 mai 2026, les acteurs publics ainsi que les professionnels du secteur touristique se sont réunis afin d’élire la présidence, poser les bases de la gouvernance et définir les orientations stratégiques de la structure.

Cette séance a été convoquée par Ambdilwahedou Soumaila, maire de la capitale et président de la Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou. Il a déclaré : « La CADEMA, c’est la promotion de notre territoire. »

Le vote débute et, sans surprise, Soibahadine Hamidou, seul candidat en lice, est élu à l’unanimité. Il succède à Inaya Salimini. Le nouveau président réagit :
« Les élections se sont très bien passées. Je souhaite développer cette institution avec mes collègues. Nous espérons propulser Dembéni-Mamoudzou, créer du lien entre les agglomérations et contribuer à lutter contre la délinquance. Concernant le tourisme, nous allons essayer de faire aboutir le projet du ponton reliant Iloni à Mamoudzou afin de favoriser les activités marines. »

Corine Avice, qui occupait auparavant le poste de suppléante lors de la précédente mandature, devient désormais vice-présidente du collège socio-professionnel. Elle se montre enthousiaste et ambitieuse quant à ses nouvelles responsabilités :
« Nous sommes en train d’avancer. Aujourd’hui, je suis titulaire afin que les socio-professionnels puissent progresser, notamment dans le domaine de l’agritourisme, très présent à Mayotte mais encore peu représenté. Il est temps de faire bouger les choses. Mamoudzou-Dembéni constitue quasiment le cœur névralgique de Mayotte, et cela permettra de faire évoluer de nombreux aspects, tant sur le plan touristique que local et extérieur. »

Carine Medar, directrice de l’OTI Karidem, revient quant à elle sur l’organisation de cet événement :
« Il y a eu une véritable préparation en amont et tout s’est très bien déroulé. Les candidats se sont présentés par mail et nous avons eu la bonne surprise de voir Madame Corine Avice élue vice-présidente du collège socio-professionnel. La réunion d’aujourd’hui a été particulièrement rapide. »

Karidem est également une marque qui souhaite assurer sa pérennité en comptant sur le soutien des collectivités. Madame Medar insiste enfin sur les liens entre la CADEMA et les professionnels du tourisme : « Je suis très heureuse d’avoir constaté le quorum lors de cette première réunion et surtout de pouvoir compter sur ces élus. J’espère que nous aurons le quorum à chaque assemblée. Sur le plan technique, nous ne pouvons rien valider sans l’accord des élus. »

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Comores : annulation de la hausse du carburant après deux morts à Anjouan

Comores : annulation de la hausse du carburant après deux morts à Anjouan

Les deux manifestants ont été inhumés tandis qu’au moins cinq blessés graves nécessitant une prise en charge se trouveraient en ce moment à Mayotte après une évacuation d’urgence organisée samedi.

La grève contre la hausse des prix des carburants a pris fin samedi soir après la suspension par les autorités des arrêtés du 9 mai. L’annonce a été faite, avant-hier par le gouvernement dans un point de presse où presque la quasi-totalité des ministres était présente.  » Après d’intenses discussions avec les différentes parties et après avoir entendu les doléances de la population, le Président de la République a donné l’instruction ferme de surseoir aux mesures prises temporairement relatives aux prix des produits pétroliers. A cet effet, le gouvernement annonce la suspension temporaire des arrêtés concernant la hausse du prix du carburant et des mesures d’accompagnement de ces derniers« , a déclaré le secrétariat général du gouvernement dans un communiqué.

Le ministre de l’énergie, Aboubacar Said Anli a ajouté que les discussions avec toutes les parties prenantes allaient continuer. Le syndicat des transporteurs avait exigé le retrait de la mesure avant toute négociation avec l’État qui a promis une enquête après le décès de deux manifestants sur l’île d’Anjouan suite aux affrontements ayant opposé les forces de l’ordre et les habitants de la commune de Mutsamudu. Certes le régime d’Azali a fait marche arrière, mais ce soulagement n’a pas occulté les évènements tragiques de ce week-end après les morts enregistrées à Anjouan.

Karim Ousseine, 20 ans fils du chef du village de Pagé et Athoumani Said, un père de famille ont quitté ce monde après avoir été grièvement blessés par balles, selon des sources bien informées. Les autres blessés graves dont un enfant âgé au moins 12 ans ont été évacués à Mayotte. Des prières étaient organisées dimanche en leur mémoire à Anjouan et à Iconi, l’une des rares villes de la Grande Comore qui a tenu tête à l’armé pendant les six jours de grève, appelée par les commerçants et les transporteurs qui s’opposaient à la hausse des prix des carburants.

Émeutes à Mpagé

Le 9 mai, le ministre de l’Energie, Aboubacar Said Anli a sorti un arrêté augmentant le prix des produits pétroliers. Le gazole a augmenté de 46% contre 33% pour l’essence. Le pétrole lampant a connu une hausse de 28%. Le gouvernement a justifié cette flambée par la situation du Moyen Orient, d’où provient l’essentiel de son carburant comorien.  Mais la population a rejeté cette augmentation jugée exorbitante. A Anjouan, les émeutes ont commencé vendredi.  » Le parquet de la République de Mutsamudu informe l’opinion publique qu’un événement tragique est survenu ce jour à Anjouan dans la zone de Mpage ayant entraîné le décès d’une personne et fait cinq blessés« , a déclaré le parquet dans un communiqué avant d’indiquer que « dès les premiers instants, les autorités judiciaires et les forces de sécurité se sont pleinement mobilisées afin de rétablir l’ordre public, sécuriser les lieux, porter assistance aux victimes et engager les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité« .

Selon des sources locales, tout a commencé par une réunion entre la mairie de Mirontsi et des pécheurs de la localité, qui ont rejoint le mouvement de grève depuis mercredi.  » Aucun compromis n’a été trouvé entre les deux parties et d’un coup la situation a dégénéré. Des routes sont barrées. Des gaz lacrymogènes pleuvaient partout vendredi« , a rapporté notre interlocuteur, un habitant de Mutsamudu qui a précisé que le mouvement avait regagné Ouani. Mais au moment où nous écrivions ces lignes la route avait été déblayée.  » Une procédure judiciaire a été immédiatement ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances du décès, d’établir les responsabilités éventuelles et d’identifier, le cas échéant, Ies auteurs des troubles constatés. Dans le contexte actuel, le Parquet veillera à ce que l’ensemble des investigations soit conduit avec rigueur, impartialité et dans le strict respect de la loi ainsi que des droits fondamentaux« , a promis le chef du parquet, Youssouf Ibrahim, dans son communiqué. Le jeune magistrat s’est également dans un souci de transparence, engagé à rendre publiques les conclusions des investigations ainsi que les suites judiciaires qui en découleront.

Armes létales

Ces décès, les premiers depuis le déclenchement de la grève ont suscité une vague d’indignation, beaucoup s’interrogent sur l’importance d’utiliser de la force pour mater une grogne sociale qui fait l’unanimité.  » Cette opération militaire a conduit à la mort tragique de deux citoyens comoriens par balles réelles et sept blessés graves parmi lesquels de jeunes adolescents, alors qu’ils manifestaient leur ras-le-bol face à la vie chère, au chômage massif, à la hausse des prix des hydrocarbures et à la dégradation continue des conditions de vie de la population. Le rassemblement de l’opposition comorienne dénonce un usage excessif et injustifiable de la force contre des civils« , a dénoncé l’opposition dans un communiqué ajoutant « qu’une armée républicaine est censée protéger le peuple et garantir sa sécurité, non tirer sur lui sans sommation ni discernement« .

Pour sa part, la commission nationale des droits de l’hommes et des libertés a rappelé avec fermeté « que le droit à la vie est un droit fondamental garanti par la Constitution de l’Union des Comores ainsi que par les instruments internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par l’État« . La commission des droits de l’homme a souligné que le recours aux armes létales contre des jeunes manifestants constitue une violation grave des droits humains et des principes fondamentaux de l’État de droit. Depuis le 11 mai, le pays tourne au ralenti après que le syndicat des transporteurs et celui des commerçants ont appelé à une grève pour dire non à la hausse des prix des carburants. Tous les jours, des routes étaient barricadées par des jeunes, dont certains seraient manipulés par l’opposition, selon le ministre de l’Intérieur. Jusqu’à vendredi, on avait recensé au moins 39 manifestants détenus à la gendarmerie nationale dont 8 mineurs présumés.

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Le RSMA ouvre ses portes les 23 et 24 mai

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Le Régiment du service militaire adapté (RSMA) de Mayotte organise ses Journées portes ouvertes les samedi 23 et dimanche 24 mai 2026, de 8h30 à 16h30, sur son site de Combani.

Pendant deux jours, le public pourra découvrir les filières professionnelles du régiment, rencontrer les cadres et les volontaires, et profiter d’animations, de stands, de jeux, de restauration, d’exposants locaux et de concerts. Une grande tombola est également annoncée, avec plus de 20 000 euros de lots à gagner, dont une Dacia Sandero et deux scooters. L’inauguration officielle aura lieu le samedi à 10h.

Les structures gonflables sur la place de la République à Mamoudzou suspendues trois semaines

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La préfecture de Mayotte a suspendu pour trois semaines l’exploitation des structures gonflables de “Loisir malin 976”, installées place de la République à Mamoudzou. Un contrôle mené le 11 mai a relevé plusieurs manquements : ancrages insuffisants, risque de basculement, accès aux souffleries et installations électriques, câbles non protégés, absence de marquages de sécurité, déchirures sur certaines structures et encadrement insuffisant.

Dans son arrêté, la préfecture estime que la mise à disposition de ces jeux présentait un « danger grave et immédiat » pour le public.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes