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Collecte des déchets cumulés durant l’ide

Collecte des déchets cumulé durant l’ide

Le SIDEVAM 976 (syndicat intercommunal de ramassage d’ordures ménagères) agite un drapeau rouge et s’avoue vaincu devant la masse de déchets cumulés un peu partout C’est par un communiqué publié sur les réseaux sociaux que l’organisme annonce être dans l’impossibilité de procéder au ramassage immédiat de tous ces détritus. « Au vu de l’importante accumulation de déchets observée actuellement, et en raison du samedi non travaillé cette semaine (fête de l’ide) les équipes ne sont pas en mesure d’assurer un retour à la normale de l’ensemble de la collecte des OMR dans les délais habituels ». Dans ce communiqué, le SIDEVAM 976 explique à la population qu’il a enregistré au cours du week-end un volume inhabituel de déchets, nettement supérieur à la normale. Le flux serait 2 à 3 fois plus important du seul fait des festivités marquant la fin du mois de Ramadan. Malgré une mobilisation de l’ensemble de ses moyens matériels et humains, il estime qu’une semaine et demie sera nécessaire pour qu’il puisse résorber la situation.

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025

La douane de Mayotte a dressé ce jeudi le bilan de ses activités en 2025 au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue dans ses locaux de Dzaoudzi. Entre reconstruction post Chido, lutte contre la fraude et fiscalité, la douane de Mayotte a eu une année 2025 « bien remplie ».

Ce jeudi 26 mars, la douane de Mayotte s’est livrée à un exercice dont elle est peu coutumière : celui de la conférence de presse annuelle. « D’ordinaire nous envoyons un communiqué aux rédactions, mais étant donné les bouleversements occasionnés par le cyclone Chido fin 2024, nous avons cru bon de repréciser nos différents rôles car certains sont peu connus du grand public« , a expliqué Benoît Pascal, le directeur régional des douanes et droits indirects de Mayotte.

La douane est en effet l’une des structures qui a payé le plus lourd tribu à Chido : ses bureaux de Grande-Terre ainsi que toutes ses structures informatiques ont été intégralement pulvérisés, l’obligeant à se relocaliser dans le bâtiment historique de Dzaoudzi. « Le directeur général des douanes de France est venu en personne à Mayotte pour nous assister et a débloqué 300 000 euros pour que nous puissions rénover le bâtiment de Dzaoudzi et installer des modulaires« , relate Benoît Pascal. Il a également précisé que la douane de Mayotte a installé la première antenne Starlink de l’île seulement 4 jours après la catastrophe afin de pouvoir dédouner les marchandises.

« Suite à cette catastrophe, nous avons obtenu un investissement de 16 millions d’euros pour la construction d’un futur hôtel des Finances d’ici 2029« , a-t-il annoncé tout en vantant la « grande résilience » et l’efficacité dont ont fait preuve ses agents. « Nous avons notamment permis l’entrée de 337 conteneurs d’aide humanitaire en franchise droits de douane et octroi de mer jusqu’au 16 juin 2025« , a-t-il ajouté afin de mettre en exergue le rôle essentiel qu’a joué cette institution dans la gestion de la catastrophe.

Une lutte contre la fraude visant la protection des consommateurs et de l’environnement

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Les saisies des douanes sont constitués d’objets de contrebande, mais aussi d’objets commerciaux présentant des risques phyto-sanitaires.

La lutte contre la fraude est l’aspect le plus connu du travail de la douane. En 2025, elle a ainsi saisi 30 kg de produits stupéfiants, une quantité supérieure à celle de 2024, révélant une progression constante du phénomène. A présent les produits stupéfiants sont susceptibles d’entrer par la mer, via l’aéroport et dans le flux sans cesse croissant du fret postal et express. La nature des produits s’est modifiée : le bangué (herbe de cannabis en provenance des Comores) se voit ainsi détrôné par la résine de cannabis venue de l’hexagone, qui représente aujourd’hui la part la plus importante des saisies. La cocaïne a également fait son entrée sur le territoire, bien que dans des proportion encore faible pour le moment. En revanche, aucune saisie de chimique (cannabis de synthèse) n’a été faite depuis 2 ans. « Les autorités chinoises ont interdit la fabrication de cette drogue et cela a apparemment bien fonctionné« , explique le directeur régional. La contrebande de cigarettes a quant à elle augmenté de 180% en 2025. La douane a en effet réalisé 40 saisies pour un total de 9,2 tonnes de tabac (cigarettes et tabac chicha, très consommé par les jeunes).

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Benoît Pascal et Lilian Irigoyen ont présenté ensemble le bilan de la douane de Mayotte pour l’année 2025

La douane vérifie aussi que les marchandises importées ne puissent pas nuire aux consommateurs. Les infractions aux normes techniques ont augmenté de 70% en 2025 notamment du fait du développement du e-commerce et de l’achat de produits sur des sites chinois, qui ne respectent pas les normes européennes. Les infractions aux normes de santé ont subi une augmentation encore plus importante (+98%). « Par exemple, certains jouets pour les enfants contiennent des produits toxiques si on les porte à la bouche« , précise le directeur. Beaucoup de pesticides sont également saisis. Les contrefaçons ont aussi beaucoup augmenté (+120%). « Certaines peuvent être très dangereuses comme les contrefaçons de tronçonneuses qui ne respectent aucune règles de sécurité« , détaille Benoît Pascal.

La douane a aussi pour mission de faire respecter les lois sur les espèces protégées. Elle saisit donc les voyageurs en possession de coraux et coquillages protégés, mais aussi d’objets de décoration fabriqués à partir de bois précieux. Grâce à une convention signée le 12 décembre 2025, les objets de ce type ne seront plus détruits, mais viendront enrichir les collections du Musée de Mayotte. « Détruire coûte de l’argent et certains de ces objets présentent un intérêt d’ordre patrimonial. Ils pourront donc aider le Muma à sensibiliser la population à la nécessité de préserver le patrimoine naturel« , déclare Benoît Pascal.
260 interceptions ont été réalisées dans le cadre des contrôles de flux financiers soit plus d’un million d’euros au titre du blanchiement douanier et 1,2 million pour des manquements à l’obligation déclarative. « Ces chiffres sont en baisse, mais c’est à relativiser dans la mesure où certaines enquêtes fiscales ont été différées suite à Chido pour ne pas accentuer les difficultés des entreprises« , précise le directeur.

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Lilian Irigoyen du Pôle Action Economique de la douane s’est occupé de la partie économique de la conférence de presse

La douane économique : une aide au commerce international

Depuis le 1er janvier 2026, la mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières MACF marque une évolution notoire pour l’économie mahoraise. Ce dispositif européen est applicable à partir de 50 tonnes. Cependant, l’approvisionnement de Mayotte étant situé quasi exclusivement à l’extérieur du territoire, près de 150 entreprises se retrouvent directement concernées, soit 10% des entreprises françaises. La douane accompagne donc désormais les acteurs économiques du territoire afin de les sensibiliser à ces nouvelles obligations et prévenir leur risque économique face à l’entrée en vigueur de ce nouveau dispositif.

La douane de Mayotte dresse son bilan 2025
Benoît Pascal, le directeur régional des douanes et droits indirects de Mayotte

45 000 conteneurs ont été importés cette année à Mayotte, soit une augmentation de 22% par rapport à l’année dernière, ce qui s’explique notamment par la nécessité de reconstruire l’île et par la franchise mise en place après Chido. 75% des importations viennent de France (Outre-mer compris), 12% des Emirats Arabes Unis et 8% de Chine. Les importations depuis Madagascar restent très faibles (2%). « Les plus grosses importations en tonnes sont les matériaux de construction et les produits alimentaires« , explique Lilian Irigoyen du Pôle Action Economique de la douane. « Si on parlait en valeur, ce serait les produits pétroliers, les véhicules et la viande de volaille« , nuance-t-il.

1000 conteneurs en été exportés depuis Mayotte. Il s’agit essentiellement de conteneurs de déchets destinés à être achiminés vers des filières de recyclage à l’étranger, de barges qui doivent être remises en état et de conteneurs de déménagement.

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Transport interurbain départemental : le coup d’envoi est prévu dans le courant du mois de mai.

Transport interurbain départemental : le coup d’envoi est prévu dans le courant du mois de mai.

Un nom, « M’Safara », un slogan : « Le Département-Région vous transporte ». Le réseau de transport interurbain départemental sera opérationnel d’ici un mois. Il devrait apporter plus de lisibilité au territoire et permettre aux usagers de mieux organiser leurs déplacements, avec un tarif unique de 2 euros incluant la traversée en barge et le trajet en bus dans les différents coins de l’île. Appelé à se développer progressivement, le dispositif prévoit l’installation d’agences et de points de vente, ainsi que la possibilité de recharger son abonnement en ligne.

Après la 3CO, l’agglomération des communes de l’Ouest, il y a quelques semaines, c’est désormais au tour du Département-Région de Mayotte d’annoncer le lancement prochain, en mai 2026, de son réseau de transport interurbain baptisé « M’Safara » (« voyage » en shimaoré). Ali Omar, conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir et vice-président de l’assemblée régionale, porteur de ce projet, a organisé une conférence de presse hier matin (jeudi 26 mars 2026) dans l’hémicycle Younoussa Bamana à Mamoudzou afin de communiquer cette information à la population. Une annonce qui marque, selon lui, une étape importante dans le développement des infrastructures de transport sur l’île.

« Pendant fort longtemps, la question des mobilités a été un défi majeur pour Mayotte, lié à la croissance démographique, à l’urbanisation rapide et aux besoins croissants de déplacement entre nos communes », a déclaré Ali Omar en introduction. Ce projet avait déjà fait l’objet d’une délibération de l’Assemblée de Mayotte le 28 novembre 2025, définissant le périmètre d’intervention du réseau « M’Safara ». Celui-ci doit également englober les navettes de barges du STM, ainsi que de futurs réseaux maritimes reliant Iloni (à l’Est) au nord de Mayotte, en desservant notamment la gare maritime de Mamoudzou, puis la Petite-Terre dans un second temps.

Transport interurbain départemental : le coup d’envoi est prévu dans le courant du mois de mai.La grande nouveauté de ce dossier réside dans l’interconnexion du réseau M’Safara avec les transports collectifs interurbains. Le vice-président Ali Omar a souligné que ce projet dépasse la simple création de lignes de transport, affirmant qu’« il incarne une ambition forte : mieux connecter les territoires, faciliter les déplacements du quotidien et améliorer concrètement la qualité de vie des Mahoraises et des Mahorais ». Face à ces enjeux, le Département-Région a été amené à agir en organisant, structurant et préparant l’avenir.

Un projet porteur d’une vision globale de la mobilité

En mettant en place ces premières lignes, la collectivité a cherché avant tout à offrir aux usagers une solution de mobilité fiable et accessible, à réduire les inégalités d’accès aux services, à fluidifier les déplacements intercommunaux et à accompagner la transition vers des transports plus organisés et durables. « Ce réseau constitue une pierre essentielle dans la construction de Mayotte de demain, mieux connectée, mieux organisée et mieux préparée aux défis des prochaines décennies », a ajouté Ali Omar.

La grille tarifaire de M’Safara a été validée mercredi en Commission permanente par l’Assemblée de Mayotte. Les premières lignes seront opérationnelles courant mai 2026. Sur un total de cinq lignes programmées, quatre seront mises en service dans un peu plus d’un mois, dont deux en Petite-Terre. Le système reposera sur une billettique unique combinant les trajets en barge et en bus, avec des lignes reliant les principaux bassins de vie et les pôles d’échanges multimodaux.

Pour faciliter les correspondances et fluidifier les déplacements sur l’ensemble du territoire, le dispositif M’Safara a été conçu pour connecter le Nord, le Sud et le Centre de l’île, ainsi que les liaisons maritimes. Il fonctionnera sept jours sur sept, avec une fréquence adaptée entre les jours ouvrés et le week-end.

Des agences et des points de vente seront progressivement déployés à travers Mayotte. Il sera également possible de recharger son abonnement en ligne. Pour la modique somme de 2 euros par jour, les usagers pourront organiser leurs déplacements sur l’ensemble du territoire. Des tarifs spécifiques seront étudiés pour les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les jeunes.

Le Département-Région prévoit par ailleurs des réunions de concertation avec les différentes collectivités locales porteuses de projets de mobilité, afin de les harmoniser avec celui de M’Safara, conçu comme une vision globale à l’échelle régionale. Son aboutissement est présenté comme le fruit d’un travail collectif impliquant plusieurs acteurs locaux, dont l’État, et comme le début d’une démarche évolutive appelée à se développer progressivement, en tenant compte des retours des usagers.

Plusieurs questions organisationnelles restent toutefois à résoudre d’ici là, notamment en matière de sécurité sur le réseau (qui relèvera de l’État), d’aménagement des routes avec des zones d’arrêt, ou encore de création de parkings sécurisés aux points de connexion. Ali Omar a également exprimé son souhait d’impliquer l’ensemble de la société mahoraise afin de sensibiliser les jeunes aux notions de responsabilité et de civisme.

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« Les merveilleux de l’océan Indien » : un festival de contes tout public ce week-end à Bandrélé !

"Les merveilleux de l'océan Indien" : un festival de contes tout public ce week-end à Bandrélé !
Les conteurs Tipiér, Loran Trémoulu et Véronique Méloche, présidente de l'association Hippocampus

L’association culturelle Hippocampus organise ces samedi 28 et dimanche 29 mars un festival de contes afin de remettre la culture orale à l’honneur à Mayotte. A cette occasion, elle a invité plusieurs conteurs de La Réunion à venir se produire aux côtés des conteurs mahorais au lieu dit « Le petites pousses du sud » à Bandrélé (ancien foyer des jeunes).

Pour la deuxième édition de son festival de contes « Les merveilleux de l’océan Indien », l’association culturelle Hippocampus a convié plusieurs compagnies réunionnaises à venir se produire à Mayotte. « Cette année, nous avons voulu ouvrir le festival aux îles de la région« , précise Véronique Méloche, la présidente de l’association. C’est toutefois un conte d’inspiration mahoraise que raconteront les conteurs Tipiér et Loran Trémoulu, de l’association Solléy Réyoné, avec « Zaïnaba ». « Je me suis inspiré d’une histoire vraie s’étant déroulée à Mayotte et j’en ai fait un conte en y ajoutant la légende des Mwana Issa, les djinns des mangroves« , explique Tipiér, un conteur réunionnais tombé amoureux de Mayotte depuis plusieurs années.

Outre le parcours initiatique d’une enfant, ce conte « moderne » inspiré des légendes mahoraise explore le rapport de l’Homme avec la nature et le monde invisible, un aspect profondément ancré dans la culture mahoraise, et véhicule un message sur l’importance de la préservation de l’environnement et de l’écoute des « anciens ». « Il est important que le travail de transmission via les anciens continue de se faire« , précise Tipiér qui retrouve, à travers la culture mahoraise, une culture africaine « ancestrale », présente également sur l’île de La Réunion et dans tout l’océan Indien. Loran Trémoulu et lui accompagneront le conte de chants et de rythmes d’inspiration mahoraise.

Des contes pour « petits et grands« 

"Les merveilleux de l'océan Indien" : un festival de contes tout public ce week-end à Bandrélé !Contrairement à la croyance populaire, les spectacles de contes ne sont pas uniquement réservés aux enfants et les adultes y sont également les bienvenus. En effet, au-delà du merveilleux propre à ce genre (que tous les spectacles de ce week-end ne contiendront d’ailleurs pas forcément), les conteurs s’efforcent toujours de soigner leur narration et de distiller dans leurs récits une critique de la société d’aujourd’hui même si leurs histoires sont généralement situées dans « un passé indéterminé ». « Le coq du roi » par exemple, conte mahorais raconté par les conteurs Bacar N’tro et Papa Fardi, est en réalité une critique féroce du pouvoir qui finit par aveugler les dirigeants et par se retourner contre eux-même et leur population, interrogeant ainsi également la notion de responsabilité collective.

Zinzin de la compagnie « Les contes du calumet » nous contera quant à lui des histoire espiègles et malicieuses qu’il rendra vivantes grâce à sa capacité d’incarner tour à tour les personnages de ses histoires tout en l’agrémentant de « respirations musicales » puisque ce conteur est également percussionniste. Quant à la compagnie Kér Bèton, elle emmènera le public sur les rives du Mississipi avec le conte « Romance pour crocodile », une histoire fantastique évoquant la naissance du blues et créant ainsi un pont entre les histoires noires des Etats-unis et celle de La Réunion. Le maloya partage en effet avec le blues le fait d’être « des musiques de survie », nées de la souffrance de l’esclavage.

Le festival prévoit 2 spectacles de conte par jour, l’un à 16h et l’autre à 18h après une petite entracte.

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Une enveloppe de 800 000 euros pour les dédommager les conducteurs de taxi

Une enveloppe de 800 000 euros pour les dédommager les conducteurs de taxi

Plusieurs facteurs combinés ont désorganisé l’activité des chauffeurs de taxi de Petite-Terre et entraîné une baisse conséquente de leur chiffre d’affaires. L’Assemblée de Mayotte reconnaît le préjudice subi par ces derniers du fait des travaux d’aménagement réalisés pendant un an sur les quais Issoufali et Ballou à Dzaoudzi. Une enveloppe compensatoire leur sera versée, sous réserve de certaines formalités. Par ailleurs, un projet de nouvelles gares maritimes est engagé sur ces deux sites.

Une enveloppe financière est ainsi destinée aux conducteurs de taxi de Petite-Terre afin de compenser le manque à gagner subi durant les douze mois (6 x 2) de travaux de remise en état des infrastructures des quais Ballou et Issoufali, sur le rocher de Dzaoudzi. Une délibération a été adoptée en ce sens en Commission permanente mercredi. Les élus de l’Assemblée de Mayotte reconnaissent que la mise en place de navettes de bus pour transporter les travailleurs de Labattoir et Pamandzi, pendant la durée des travaux, a entraîné une baisse significative du chiffre d’affaires des taxis.

Ces derniers ont également été contraints de changer de lieu de stationnement, en s’installant sur un parking aménagé à proximité de la place de France, un emplacement inhabituel pour leur clientèle, laquelle a dû se débrouiller pour se rendre à l’aéroport, et inversement.

Face à ces pertes financières, les chauffeurs de taxi s’étaient mis en grève en 2023 et avaient contraint le Département-Région à signer un protocole d’accord prévoyant une compensation financière. « C’est une injustice que nous avons en quelque sorte réparée, dans l’objectif de les accompagner face aux changements occasionnés par la mise en place du réseau de transport interurbain en Petite-Terre », a expliqué le vice-président Ali Omar, porteur de ce projet.

Le principe de cette baisse du chiffre d’affaires n’est nullement contesté par les élus régionaux, qui s’appuient sur le chiffre de 400 passagers transportés chaque jour par les bus affrétés par la collectivité. « Initialement, ces personnes prenaient quotidiennement le taxi. Elles ont cessé de le faire en empruntant les bus pour se rendre au travail et rentrer chez elles. Nous disposons de données évidentes qui démontrent la baisse d’activité résultant des travaux et de la mise en place de ces navettes », a-t-il précisé.

Une enveloppe de 800 000 euros pour les dédommager les conducteurs de taxi
D’après le vice-président Ali Omar, l’Assemblée départementale a voté une enveloppe de 800 000 euros pour dédommager les conducteurs de taxi de Petite-Terre du préjudice subi pendant un an.

Une enveloppe financière de 800 000 euros a été dégagée dans le budget 2026 du Département-Région à cette fin. Les montants versés individuellement seront déterminés au cas par cas, en fonction des dossiers et de l’évaluation du chiffre d’affaires.

Concernant les quais de Dzaoudzi, un projet de construction de nouvelles gares maritimes est en cours, afin d’améliorer les conditions d’accueil des passagers. Les anciennes infrastructures, vétustes et inadaptées à des flux d’usagers en constante augmentation, ont été entièrement ravagées par le cyclone Chido. En attendant la concrétisation de ce projet, imaginé depuis deux ans par les services départementaux, des structures modulaires ont été installées sur les quais Ballou et Issoufali pour permettre aux usagers de s’abriter des intempéries en cette saison de fortes pluies.

Ce projet, déjà engagé, prévoit également la construction d’une autre gare maritime à Mamoudzou.

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Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour

Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour
Le Beach-Foot Entreprises est organisé par l’agence Angalia. © Angalia

Le Beach-Foot Entreprises revient pour sa 21ème édition dimanche 20 avril sur la plage de Sakouli. Le tirage au sort des poules a eu lieu le 10 avril au restaurant O’Chill Grill. Quarante équipes, dont huit nouvelles, s’affronteront sur huit terrains, dans un esprit de cohésion.

Le coup d’envoi de la 21ème édition du Beach-Foot Entreprises a été lancé ce 26 mars, dans la cour du restaurant O’Chill Grill, à Mamoudzou, à l’occasion du traditionnel tirage au sort des poules. « Cette année, on a conservé la motivation, l’état d’esprit et la joie de vivre. », se réjouit Laurent Mounier, directeur général d’Angalia, agence de communication organisatrice de l’événement.

Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour
© Angalia

Quarante équipes, réparties en huit poules, s’affronteront sur huit terrains, avec deux arbitres par match et des rencontres en deux mi-temps de six minutes. “On a rythmé au niveau de la finale, il y aura but en or sur la finale.” explique le directeur général d’Angalia.

Qui succédera donc aux deux titres consécutifs d’Electricité de Mayotte ? “On est une équipe de champions.” nous raconte l’un des représentants de l’équipe comme pour lancer les hostilités. Les entreprises habituées de la compétition seront de la partie, comme Bureau Vallée ou encore la SIM (Société immobilière de Mayotte). Cette année, de nouvelles formations rejoignent la compétition, dont le Centre Hospitalier de Mayotte, l’Agence Régionale de Santé, Les Eaux de Mayotte, EPRDM, la Police nationale, le Rectorat de Mayotte, Sifa, Map.

Beach-Foot : le rendez-vous sportif des entreprises de Mayotte de retour
© Angalia

Comores : l’école française divisée après l’annonce d’une hausse des frais de scolarité

Comores : l’école française divisée après l’annonce d’une hausse des frais de scolarité

Les parents d’élèves non boursiers, qui contribuent à hauteur de 84% dans les recettes d’écolage de l’établissement rejettent les hausses tarifaires que le lycée français international Henri-matisse prévoit d’appliquer durant les deux prochaines années.

Depuis fin janvier, les parents d’élèves non boursiers dénoncent la hausse des frais de scolarité que le lycée français international henri-matisse de Moroni entend appliquer dès l’an prochain. L’écolage procèdera à une augmentation de 155 euros pour l’année scolaire 2026_2027 et 444 euros, pour 2027_2028. Cet argent devrait permettre à l’école de contribuer au paiement des cotisations sociales et patronales du personnel détaché par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (Aefe), qui a subi des coupes budgétaires de la part de l’Etat français.  Mais déjà, cette hausse annoncée est contestée par les parents d’élèves non boursiers, qui se sont constitués en commission ad-hoc, pour faire entendre leurs voix.

« Nous vous adressons ce courrier en notre nom et au nom de plusieurs parents d’élèves non boursiers du Lycée Français International Henri-Matisse de Moroni afin d’exprimer clairement notre désaccord concernant l’augmentation annoncée des frais de scolarité.  Cette décision intervient alors que les frais ont déjà connu une hausse de 5% pour l’année 2024/2025, augmentation que les familles ont acceptée sans contestation malgré son impact financier« , soulignent les membres de la commission parents, dans un courrier datant du 30 janvier, adressé à plusieurs responsables, dont le proviseur du lycée français.

595 euros sur deux ans

Selon le collectif des parents, les nouveaux tarifs pour les deux prochaines années, s’élèveront à 595 euros par élève, ce qui devient excessivement lourd à supporter pour de nombreuses familles, disent-ils.  » Certes, nous comprenons l’importance d’assurer des conditions de travail dignes aux enseignants, mais nous estimons que faire peser une nouvelle fois cette charge sociale et patronale sur les familles n’est ni équitable ni durable. Faire pression financièrement sur les parents d’élèves ne nous semble pas être la meilleure solution pour résoudre des questions qui relèvent de choix structurels et institutionnels. Ainsi, nous sommes convaincus que d’autres solutions peuvent être envisagées par l’établissement et les instances concernées, sans que cela ne repose systématiquement sur les poches des familles« , poursuit la lettre consultée par Flash Infos, et dont une copie a été transmise à l’ambassade de France aux Comores. Contactée, la chancellerie, dit comprendre les préoccupations exprimées par certains parents ainsi que le dialogue est engagé avec eux afin d’expliquer le contexte et d’écouter leurs attentes. « Comme l’ensemble des établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, le lycée de Moroni s’inscrit dans l’évolution du modèle de financement destinée à garantir la qualité et la pérennité de l’enseignement français à l’étranger. Le Lycée français international Henri-Matisse est un établissement important pour le paysage éducatif comorien et la priorité reste de préserver un enseignement d’excellence ouvert aux élèves comoriens et internationaux« , a rappelé l’ambassade de France aux Comores. Le lycée international français Henri-matisse fait partie des centaines d’établissements ayant signé une convention avec l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (Aefe). Cette homologation actée par le ministère français de l’éducation apporte un lot d’avantages comme l’enseignement du programme français dans les établissements conventionnés à l’instar du lycée français international Henri-matisse de Moroni.

Hausse mondiale

Il faut savoir que dans de nombreux pays du monde, cette hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises suscite la controverse.  » Nous devions être informés en amont mais au lieu de ça, l’association des parents nous a mis devant le fait accompli. Ils oublient qu’en six ans, nous avons supporté trois augmentations de 5%, tous les deux ans. Mais là, il est hors de question de payer des charges sociales et patronales des contractuels français détachés aux Comores. Cette charge revient à l’Aefe, leur patron. Ce n’est pas à nous parents de mettre la main dans la poche« , insiste un parent d’élève. La commission ad hoc mandatée par des parents d’élèves non boursiers maintient sa position et menace même de faire changer d’écoles leurs enfants. Une pétition a même été lancée et a recueilli les signatures de plus de 25 familles. Notons que l’école française avait enregistré lors de la rentée de septembre dernier, un effectif de près de 400 élèves. Pointée du doigt, l’association des parents d’élèves (Ape), propriétaire du terrain et locaux de l’établissement et qui assure également la gestion administrative et financière, a apporté des clarifications.  » Il est essentiel de rappeler certains éléments de contexte afin de rétablir les faits et éviter toute confusion. D’abord, le budget de l’établissement est voté chaque année en assemblée générale d’élèves, sur la base des besoins réels de fonctionnement et du projet pédagogique. Le dernier budget a été adopté à une large majorité, à hauteur d’environ 75 % des voix, traduisant une adhésion significative des parents présents ou représentés. Contrairement à certaines affirmations, le bureau élu de l’APE n’a en aucun cas mis les parents devant le fait accompli« , a réagi, le président de l’Ape, le Dr Ahmed Said Abdallah. A l’entendre, la question de la cotisation des pensions civiles des personnels détachés, est une réforme globale décidée par l’Aefe, et qui concerne l’ensemble des établissements conventionnés ou en gestion directe dans le monde, dont le lycée français international Henri Matisse. « Cette mesure, applicable à compter du 1er juillet, s’impose donc à notre établissement comme à tous les autres. Il est important de préciser que l’augmentation envisagée des frais de scolarité ne se limite pas à cette seule mesure. Elle s’inscrit dans un contexte plus large marqué par une inflation significative aux Comores, une augmentation continue des coûts de fonctionnement, et la nécessité de préserver un enseignement de qualité conforme aux standards de l’Aefe« , a fait savoir, le Dr Ahmed Said Abdallah.

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Carburants : l’approvisionnement de Mayotte sécurisé malgré le contexte international

Carburants : l’approvisionnement de Mayotte sécurisé malgré le contexte international

Face aux perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, l’État et les acteurs privés se mobilisent pour garantir l’approvisionnement en carburants à Mayotte. Dans un communiqué publié ce 26 mars, la préfecture annonce que des solutions alternatives ont été mises en place afin d’éviter toute rupture.

Deux navires pétroliers doivent ainsi accoster dans les prochains jours pour couvrir les besoins du mois d’avril. Les stocks sont donc assurés pour les semaines à venir, avec de nouveaux approvisionnements déjà programmés en mai.

Aucune pénurie n’est à prévoir, assure la préfecture, qui se veut rassurante pour les particuliers comme pour les entreprises.

En revanche, les prix à la pompe devraient évoluer. Comme chaque mois, les tarifs plafonds seront révisés au 1er avril, en tenant compte notamment de la hausse du prix du baril au niveau international et des coûts d’acheminement. Les nouveaux prix seront communiqués en début de semaine prochaine.

La CSSM lance un appel à projets pour soutenir la parentalité

La CSSM lance un appel à projets pour soutenir la parentalité

Dans le cadre de sa politique d’action sociale, la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte annonce l’ouverture d’un appel à projets au titre du Fonds national parentalité (FNP). Cette initiative vise à renforcer l’implication et la participation des familles à travers la mise en place d’actions collectives. L’objectif est d’accompagner les parents dans leur rôle éducatif, de consolider leurs compétences parentales et de favoriser la création d’espaces d’échange, de soutien et de partage. Le dispositif entend notamment soutenir les parents dès l’arrivée de l’enfant, faciliter l’accès aux actions de parentalité et lutter contre l’isolement en renforçant les solidarités entre familles. Les associations, collectivités, structures sociales et l’ensemble des acteurs engagés sont invités à soumettre des projets en lien avec ces orientations. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 17 avril 2026. Plus d’informations sont disponibles sur le site de la CSSM : https://www.cssm.fr/page/demande-de-subventions.

Bandraboua lance un appel à projets pour soutenir les initiatives locales

Bandraboua lance un appel à projets pour soutenir les initiatives locales

La commune de Bandraboua lance un appel à projets à destination des associations, établissements publics et collectifs d’habitants souhaitant améliorer le quotidien des résidents. Cette initiative intervient dans le cadre de la loi du 11 août 2025, qui classe désormais l’ensemble du territoire communal en Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville (QPV), ouvrant ainsi l’accès à de nouveaux financements. Les projets attendus devront répondre à plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels la lutte contre la délinquance, l’accès à l’emploi et à la formation, la promotion du vivre-ensemble, le développement économique local ou encore le soutien aux personnes en situation de handicap. Les subventions accordées s’élèveront à un minimum de 2 000 euros et pourront couvrir jusqu’à 80 % du coût total des projets. Les actions devront bénéficier aux habitants de Bandraboua, Dzoumogné, Bouyouni, Handréma et Mtsangamboua. Les dossiers de candidature sont à déposer avant le vendredi 10 avril 2026 à midi (heure de Mayotte). Les porteurs de projets peuvent obtenir plus d’informations ou transmettre leur candidature par courriel à l’adresse suivante : politiquedelaville@mairie-bandraboua.fr.

Grève du personnel de Koropa

Grève du personnel de Koropa

Drôle d’affaire que celle du site de Koropa (restaurant, piscine, terrains de tennis et discothèque), emblématique lieu de la détente dans la commune de Koungou. Alors que le site mis à terre par le cyclone Chido en décembre 2024 aurait été vendu au groupe IBS en février pour un important projet hôtelier, le personnel qui n’avait pas été informé au préalable de cette transaction est entré en grève depuis lundi 23 mars 2026. Un piquet de grève a été installé à l’entrée et des banderoles collées sur la clôture pour signifier la réclamation d’arriérés de salaires. L’ancien maître des lieux aurait pris la poudre d’escampette sans payer son personnel depuis le mois de septembre 2025. Le groupe IBS qui aurait racheté le site en même temps que les dettes de la société qui l’exploitait refuserait de verser les salaires encore dû au personnel. L’affaire a été portée devant les tribunaux et une audience est fixée au 27 mars prochain, il s’agit d’une troisième date programmée pour statuer sur ce litige, les deux précédentes ayant été reportées.

Après les inondations, les ravines de Kawéni en cours de curage

Après les inondations, les ravines de Kawéni en cours de curage
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Après le désastre causé par les pluies diluviennes d’il y a 15 jours à Kawéni, d’importants travaux de curage sont en cours dans les ravines et lits de rivières traversant la zone industrielle. Des travaux qui ont occasionné hier matin, mardi 24 mars 2026, une légère perturbation de la circulation su l’ancienne route de l’archipel rebaptisé boulevard Martin Luter King. D’importantes quantités de détritus parmi lesquels des bouteilles plastiques usagées et du bois mort charriés par les eaux de pluies ont été retiré des ravines et entassés à différents endroits avant d’être récupérés par des camions de ramassage d’ordures. La circulation a peu à peu retrouvé sa fluidité à la mi-journée.

Le budget 2026 adopté dans la tension malgré de vives critiques

Le budget 2026 adopté dans la tension malgré de vives critiques

Adopté avec trois mois de retard par rapport aux autres collectivités de France et de Navarre, le budget 2026 du Département-Région de Mayotte a été voté hier matin, jeudi. Il prévoit 455 millions d’euros de dépenses et un excédent de 80 millions d’euros, qui devraient être affectés au financement de grands projets, notamment des équipements sportifs et culturels.

L’opposition dénonce un budget insincère, destiné selon elle à faire de l’affichage dans la presse. Elle soulève des interrogations sur la méthode utilisée pour « gonfler les chiffres », en s’appuyant sur des subventions versées par l’État dans le cadre du contrat de convergence.

Un budget 2026 adopté à une écrasante majorité, malgré un carton rouge de deux élus de l’opposition, Hélène Polozec et Soula Saïd Souffou. Le président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousséni, se félicite d’avoir dégagé des budgets excédentaires ces dernières années : environ 16 millions d’euros en 2022, pour atteindre 80 millions d’euros en ce début d’année 2026.

« Chaque année, nous améliorons la situation du département. Il faut comprendre que le Département-Région a désormais besoin de réaliser des investissements importants sur le territoire. C’est dans cette logique que s’inscrit cet excédent conséquent, avec toutes les précautions d’usage, sachant que nous avons un budget de 455 millions d’euros de dépenses. »

À l’issue des travaux de l’assemblée, Ben Issa Ousséni a expliqué que dégager un excédent de 80 millions d’euros dans ce contexte suppose un travail important sur l’amélioration des recettes et, surtout, sur la maîtrise des dépenses de l’institution qu’il préside.

« Il est essentiel de maîtriser nos dépenses pour pouvoir investir en faveur de la jeunesse, du développement économique, des transports, des routes, ainsi que pour nos agents, qui bénéficieront de deux opérations importantes que nous prévoyons de lancer cette année : les deux cités administratives de Coconi et de Mamoudzou. »

Vent debout, les deux élus de l’opposition ayant voté contre ce budget 2026 dénoncent une insincérité et un gonflement artificiel fondé sur des subventions versées par l’État au titre du contrat de convergence. Ce mécanisme permet, depuis 2023, de compenser chaque année certaines dépenses engagées par le Département dans des domaines relevant de ses compétences.

Un dispositif vivement critiqué par le conseiller départemental de Sada-Chirongui, qui estime que l’État ne devrait pas procéder de cette manière, avec des versements au compte-gouttes pour compenser des sommes dues à Mayotte. Selon lui, cette méthode fragilise le département en réduisant la lisibilité de son fonctionnement.

Ben Issa Ousséni demande au gouvernement une révision du mode de calcul de la dotation globale de fonctionnement

Un point de vue partagé par Ben Issa Ousséni, qui reconnaît toutefois ne pas disposer de levier pour corriger cette situation.

« Bien sûr, signer chaque année une convention de compensation n’est pas la méthode la plus sécurisante pour une gestion rigoureuse de notre institution. Nous demandons, d’une part, que les 100 millions d’euros soient sanctuarisés afin de stabiliser ce financement, et, d’autre part, qu’il devienne un financement dynamique, tenant compte de l’évolution des dépenses, qui ne cessent d’augmenter d’année en année. »

Le président de l’Assemblée de Mayotte plaide pour une dotation connue à l’avance, permettant de construire un budget fiable. Il appelle le gouvernement à prendre en compte les chiffres du dernier recensement de la population mahoraise afin de revoir le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF) des collectivités de l’île.

Selon lui, si l’INSEE n’a pas encore publié officiellement ces nouveaux chiffres, ils seraient déjà disponibles pour les communes.

« À ce jour, notre DGF est calculée sur la base du recensement de 2017, alors que près de dix ans ont passé et que la population a augmenté d’environ 100 000 habitants. Si l’on multiplie ce chiffre par 150 euros par habitant, cela représente un peu plus de 12 millions d’euros que Mayotte ne perçoit pas chaque année. »

Une décision de justice qui n’implique pas le versement d’une indemnisation par le Département-Région de Mayotte

Autre point soulevé par l’opposition : le port de Longoni et le risque de devoir indemniser la société Mayotte Channel Gateway (MCG), à la suite d’une récente décision de justice lui imposant de renoncer à la délégation de service public (DSP).

Le président Ben Issa Ousséni reconnaît que cette rupture de DSP pourrait effectivement entraîner une indemnisation. Ce risque est actuellement à l’étude par les services départementaux, dans l’attente d’une décision définitive de justice, le délégataire ayant fait appel.

« Ce n’est pas le Département qui a décidé de retirer la gestion du port à Mayotte Channel Gateway ; dans ce cas, nous aurions immédiatement évalué la compensation. Il s’agit d’une décision de justice ayant constaté des irrégularités dans la gestion de cette DSP et ordonné sa résiliation sans indemnisation de la part du Département. »

Selon lui, les services travaillent activement pour éviter toute rupture de gestion de cet équipement à partir du 1er septembre. L’Assemblée de Mayotte a déjà pris plusieurs délibérations en ce sens, notamment la création d’un EPIC afin d’assurer la continuité du service dès le 1er septembre 2026, dans l’attente d’une décision de l’État sur la transformation éventuelle du port de Mayotte en grand port maritime.

Cette décision est cruciale pour le département, car elle conditionnera la possibilité pour un investisseur de se positionner en faveur du port de Longoni.

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Déploiement de la fibre optique à Mayotte : une décision qui bouleverserait les contours de la DSP du Département-Région

Déploiement de la fibre optique à Mayotte : une décision qui bouleverserait les contours de la DSP du Département-Région
Le président de l’Assemblée de Mayotte reconnaît qu’une décision du gouvernement en faveur d’Orange sur le marché de la fibre à Mayotte serait source de nombreuses difficultés pour le Département-Région.

La décision « supposée » du gouvernement d’évincer Mayotte THD du marché de la fibre optique à Mayotte au profit d’Orange ne serait, selon le président de l’Assemblée de Mayotte, qu’une spéculation journalistique. Il affirme n’avoir reçu aucune notification en ce sens de la part du Premier ministre et ne cache pas l’embarras que cela pourrait engendrer pour le département si cette information venait à se confirmer.

À l’occasion d’un point de presse tenu à l’issue de la session plénière consacrée au budget 2026 du Département-Région de Mayotte, le président Ben Issa Ousséni est revenu sur le dossier du déploiement de la fibre optique, qui donne lieu à une bataille féroce entre deux opérateurs locaux : Orange et Mayotte THD (Très Haut Débit).

Ce feuilleton, qui dure depuis plusieurs mois, a connu de nombreux rebondissements. Parmi eux, la prise de position de la ministre de la Transition numérique qui, en réponse à une question du sénateur Saïd Omar Oili le mois dernier, avait indiqué que les deux opérateurs pourraient se partager le marché sur l’île.

Toutefois, le dossier reste loin d’être clos. Un article récent du journal Le Monde affirme en effet que le Premier ministre aurait finalement tranché en faveur de la société Orange. Pour le président de l’Assemblée de Mayotte, cette information relève à ce stade de la spéculation journalistique : il assure n’avoir reçu aucune notification officielle du gouvernement en ce sens.

« J’attends aujourd’hui un retour très clair du gouvernement sur ce sujet. Bien sûr, s’il décide d’autoriser Orange à déployer la fibre sur l’ensemble du territoire, cela remettra fortement en cause la DSP que nous avons mise en place. Je cherche à obtenir des rendez-vous à Paris pour poser ce sujet sur la table et déterminer la démarche à suivre. Pour l’instant, je n’ai reçu aucune notification du gouvernement à ce sujet. »

Selon Ben Issa Ousséni, la situation actuelle soulève plusieurs interrogations auxquelles il est encore impossible de répondre : le manque à gagner et une éventuelle indemnisation de Mayotte THD, mais aussi le devenir des 12 000 prises déjà installées à Mamoudzou. À ce stade, il n’est pas établi si le gouvernement demanderait à Orange de les racheter.

« Il est certain que si cette décision venait à être confirmée, elle bouleverserait le périmètre de notre DSP et mettrait en péril le contrat que nous avons signé avec la société Mayotte THD. »

Décidément, le déploiement de la fibre optique, quinze ans après l’arrivée du câble sous-marin sur l’île, continue de faire couler beaucoup d’encre entre Paris et Mamoudzou. Le public attend désormais la suite de ce feuilleton, voire son dénouement.

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Après les municipales la reconstruction des écoles à Mayotte reste un défi

Après les municipales la reconstruction des écoles reste un défi
La reconstruction des écoles reste un enjeu majeur à Mayotte confiée aux communes ou à l’État selon l’article 3 de la loi d’urgence du 24 février 2025.

Après les élections municipales, la reconstruction des écoles reste une priorité majeure à Mayotte. Grâce à la loi d’urgence du 24 février 2025, EPRD Mayotte coordonne désormais les travaux et permet aux communes de déléguer la reconstruction à l’État tout en conservant leur rôle dans la planification et l’implantation des écoles. Cette organisation vise à accélérer les travaux tout en respectant les besoins locaux et les décisions municipales.

Avec la fin des élections municipales, la reconstruction des écoles touchées par le cyclone Chido et les intempéries de décembre 2024 à mai 2025 demeure un enjeu central pour les communes de Mayotte. La loi d’urgence du 24 février 2025 avait prévu la création de l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRD Mayotte) chargé de coordonner l’ensemble des travaux de reconstruction et d’aménagement de l’île. Pour la reconstruction des écoles, jusqu’au 31 décembre 2027, l’État ou l’établissement public peut prendre en charge la construction, la rénovation ou l’extension à la demande des communes concernées.

Trois communes (Ouangani, Bandrélé et Dembéni) ont déjà fait ce choix. Cette démarche répond également à une demande formulée par les syndicats de l’Éducation nationale, soucieux d’accélérer les travaux et de garantir la sécurité des élèves. Les communes conservent un rôle central. Elles doivent donner leur avis sur l’emplacement des écoles, le nombre de classes et les extensions éventuelles. L’État ou l’établissement public assure la construction et veille au respect des normes de sécurité, d’hygiène et de prévention des risques naturels. Les écoles sont équipées de points d’eau potable, de cantines et peuvent intégrer des dispositifs d’énergie renouvelable.

Les conséquences pour les finances locales

À noter : les communes qui choisissent de recourir à l’établissement public pour la reconstruction voient leur part de taxe d’aménagement liée à ces travaux réduite, puisque la coordination et la maîtrise d’ouvrage sont assurées par l’État ou l’établissement public. À la fin des travaux, les écoles sont remises aux communes avec transfert des droits et obligations liés aux biens, sauf prolongation exceptionnelle si nécessaire. Cette organisation vise à reconstruire rapidement tout en respectant le rôle des municipalités et en répondant aux besoins des élèves, tout en prenant en compte l’impact sur les finances locales et la fiscalité communale.

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Une étude alerte sur la dépendance des entreprises à la biodiversité dans l’océan Indien

Une étude alerte sur la dépendance des entreprises à la biodiversité dans l’océan Indien
Une étude comparative menée dans six territoires de l’océan Indien met en lumière les liens étroits entre biodiversité, agriculture et tourisme, ainsi que les risques économiques liés à leur dégradation.

Dans plusieurs territoires (Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et Seychelles ) une étude comparative de Cap Business Océan Indien analyse les liens entre biodiversité, tourisme et agriculture. Elle souligne les risques économiques liés à leur déclin et appelle à mieux intégrer ces enjeux.

Cap Business Océan Indien, une organisation mauricienne a publié, le 25 mars 2026, une étude inédite consacrée aux liens étroits entre biodiversité et activités économiques. Ce rapport analyse les impacts et dépendances des secteurs de l’agriculture et du tourisme dans six territoires du sud-ouest de l’océan Indien : les Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et les Seychelles.

Réalisée entre janvier et juin 2025, cette étude s’inscrit dans le cadre du projet « Business for Biodiversity » (B4B), intégré au programme Varuna, mis en œuvre par Expertise France et financé par Agence française de développement. Elle propose un cadre d’analyse destiné à accompagner les entreprises et les institutions dans leurs prises de décision face aux enjeux environnementaux.

Selon Fanny Haff, l’objectif est d’aider les acteurs économiques à mieux comprendre leurs interactions avec le vivant, afin d’anticiper les risques, renforcer leur résilience et orienter leurs investissements vers des modèles plus durables. Le rapport met en lumière des dépendances critiques aux services écosystémiques, tels que l’accès à l’eau, la fertilité des sols ou encore l’attractivité des paysages.

Deux secteurs clés ont été particulièrement étudiés. L’agriculture, d’une part, exerce une pression croissante sur les milieux naturels à travers la déforestation, l’intensification des cultures ou l’usage d’intrants chimiques. À Madagascar, par exemple, 44 % du couvert forestier a déjà disparu. Le tourisme, d’autre part, dépend fortement de la qualité des écosystèmes tout en contribuant à leur dégradation, notamment via l’artificialisation des littoraux, la gestion insuffisante des déchets ou la forte consommation d’eau.

Le rapport repose sur une méthodologie rigoureuse combinant analyse documentaire, données territoriales, entretiens et application du cadre DPSIR, permettant de relier dynamiques économiques et perturbations écologiques. Douze entreprises régionales ont également été mobilisées pour ancrer l’étude dans des réalités concrètes.

Dans un contexte où le sud-ouest de l’océan Indien constitue un hotspot mondial de biodiversité, caractérisé par une forte proportion d’espèces endémiques menacées, l’étude souligne que l’érosion du capital naturel représente un risque économique majeur. À Madagascar, les ressources naturelles constituent ainsi plus de 80 % de la richesse tangible par habitant.

Accessible au grand public, cette publication vise à favoriser le partage de connaissances et à mobiliser les acteurs économiques autour d’un objectif commun : concilier développement et préservation de la biodiversité. Elle s’inscrit dans la feuille de route 2021-2026 de Cap Business Océan Indien, qui fait de la biodiversité un axe central de son action, dans la continuité des engagements internationaux pris lors de la COP15.

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Économie : clarification et mise en conformité du GPM

Économie : clarification et mise en conformité du GPM
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Le Groupement Patronal de Mayotte (ex-MEDEF Mayotte) engage une démarche de clarification et de mise en conformité, entraînant un changement d’appellation. Son président, Fahardine Mohamed, précise dans un communiqué que « l’ensemble de la gouvernance, des équipes, des orientations stratégiques et des missions demeure strictement inchangé ».

Cette évolution sera présentée au public ce mardi matin à 9 h 30, au centre Maharajah à Kawéni, lors d’une réunion d’échange entre le GPM et ses partenaires. L’objectif est de leur présenter les contours de la nouvelle organisation et de partager les perspectives de collaboration. Le président du groupement insiste sur la transparence, la continuité et le renforcement des relations de travail au service du développement économique du territoire.

Sécurité routière un appel à projets lancé pour 2026

Sécurité routière un appel à projets lancé pour 2026

Le Plan Départemental d’Actions de Sécurité Routière (PDASR) 2026 est officiellement lancé, avec pour objectif de soutenir les initiatives locales en faveur de la prévention et de la sensibilisation des usagers de la route. Collectivités, associations, établissements scolaires, entreprises et autres acteurs engagés peuvent déposer leur candidature.

Les projets attendus portent notamment sur la sensibilisation des jeunes, la prévention des conduites à risque (alcool, stupéfiants, vitesse, téléphone), le partage de la route entre usagers ou encore la prévention du risque routier professionnel. Les initiatives innovantes sont également encouragées. Les dossiers doivent être déposés avant le 12 avril 2026. Les modalités de candidature sont accessibles en ligne.

Un collector de timbres dédié à la faune endémique de Mayotte lancé à Combani

Un collector de timbres dédié à la faune endémique de Mayotte lancé à Combani

Un collector de timbres mettant à l’honneur la faune terrestre endémique de Mayotte sera officiellement lancé le lundi 30 mars, de 9h à 10h, au bureau de poste de Combani. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre La Poste et le Groupe d’Études et de Protection des Oiseaux de Mayotte (GEPOMAY), qui a apporté son expertise scientifique pour sélectionner les espèces représentées et valoriser leur rôle écologique. À cette occasion, un stand de vente sera installé pour permettre aux collectionneurs et partenaires d’acquérir ce collector, proposé au tarif de 15 euros, avec un cachet « Premier Jour ». Un total de 1 500 exemplaires sera disponible. À travers cette initiative, La Poste entend promouvoir la richesse de la biodiversité mahoraise et sensibiliser le grand public à sa préservation, en s’appuyant sur le timbre comme support culturel accessible.

Une collecte citoyenne pour nettoyer la rivière de Dembeni

Une collecte citoyenne pour nettoyer la rivière de Dembeni

L’association Surfrider Mayotte relance ses actions environnementales avec une collecte de déchets organisée le samedi 28 mars à Dembeni. Pour cette reprise des Initiatives Océanes, l’équipe innove en intervenant pour la première fois en rivière, après des actions menées jusqu’ici sur les plages et en mangrove.

Le rendez-vous est fixé à 8h30 sur le parking du stade, à l’entrée de la commune. Ouverte à tous, l’opération vise à mobiliser les citoyens autour de la préservation de l’environnement et de la lutte contre la pollution.

Les participants sont invités à se munir d’une casquette et d’une bouteille d’eau, le matériel étant fourni sur place. Une collation sera également offerte à l’issue de la collecte. L’association appelle à une forte mobilisation pour faire de cette initiative un succès.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes