Le trafic aérien à l’aéroport Marcel-Henry de Pamandzi pourrait être fortement perturbé à partir de ce week-end si la société EDEIS ne parvient pas à trouver un accord avec son personnel d’ici là. Réuni en intersyndicale le samedi 6 juin 2026, l’ensemble des salariés de la plateforme aéroportuaire, tous services confondus, a décidé de déposer un préavis de grève. Celui-ci a été officiellement transmis à la direction dans les premières heures de la journée du dimanche 7 juin.
À peine la haute saison a-t-elle débuté qu’une menace de grève illimitée plane déjà sur l’aéroport Marcel-Henry de Pamandzi. Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juin 2026, l’ensemble des organisations syndicales représentatives du personnel (FO, CFDT, SNEP-CFTC et SNSP-PAT) a annoncé son intention d’engager un mouvement social dans un délai de cinq jours si aucun accord n’est trouvé avec la direction d’EDEIS-GISM Mayotte Airport Security, gestionnaire de la plateforme.
Dans un courrier rendu public au cours de la nuit, les représentants du personnel et les organisations syndicales signataires informent de leur décision d’engager un mouvement collectif afin d’obtenir des réponses satisfaisantes à plusieurs revendications.
En premier lieu, ils réclament un renforcement des moyens humains et matériels afin de « garantir des conditions de travail adaptées et un fonctionnement optimal des services ».
Ils demandent également à la direction d’investir davantage dans les infrastructures et de les moderniser, seule solution selon eux pour « assurer aux voyageurs comme aux salariés un niveau de service digne d’un aéroport international ».
Trois autres revendications complètent leur plateforme :
- une revalorisation générale des salaires de 10 % pour l’ensemble des services ;
- le développement de la promotion interne ;
- le renforcement de la formation professionnelle et l’accès à des postes à responsabilité.
Enfin, l’intersyndicale réclame la mise en place d’une prime exceptionnelle annuelle de 4 000 euros. Selon les syndicats, cette mesure constituerait une reconnaissance de l’engagement des salariés ainsi que des contraintes opérationnelles auxquelles ils sont quotidiennement confrontés dans le fonctionnement de l’aéroport.
Les représentants du personnel justifient ce recours à la grève par l’absence de réponses concrètes à de nombreuses démarches entreprises depuis plusieurs mois auprès de la direction d’EDEIS.
L’intersyndicale précise que le mouvement social durera aussi longtemps que nécessaire tant qu’elle n’aura pas obtenu satisfaction sur l’ensemble de ses cinq revendications.
Autre élément important : « L’ouverture de discussions ou de négociations ne suspendra pas automatiquement le mouvement de grève. Celui-ci demeurera soumis à l’appréciation de l’intersyndicale et des salariés mobilisés », préviennent les syndicats.
Ces derniers estiment avoir respecté l’ensemble des dispositions légales et réglementaires applicables au droit de grève dans les activités relevant du transport aérien.
Ils assurent enfin que ce mouvement n’a d’autre objectif que la défense des intérêts professionnels, économiques et sociaux des agents de l’aéroport.
Journaliste politique & économique


































