Chikungunya : l’étude EpiMay 2025 révèle une immunité encore insuffisante

L’étude EpiMay 2025, menée par l’ARS de Mayotte avec l’ORS et l’URPS Infirmiers de l’Océan Indien, publie la partie consacrée à la première vague de chikungunya de 2025. Réalisée du 2 juin au 8 juillet auprès de 1 000 ménages tirés au sort, l’enquête montre que les personnes âgées et les non-scolarisées ont été les plus touchées. Huit personnes infectées sur dix ont ressenti des symptômes, mais beaucoup se tournent vers la médecine traditionnelle plutôt qu’un médecin : pour un cas recensé, environ 40 personnes seraient réellement contaminées. L’ARS appelle à consulter, notamment femmes enceintes, nourrissons et seniors. À la veille de la seconde vague de 2026, seul un habitant sur trois était immunisé, un adulte sur deux, loin du seuil de 60 à 75 % nécessaire pour freiner le virus. Selon le CNRS, le recul de l’épidémie s’explique surtout par la fin des pluies, non par une immunité collective. Comme 80 % des gîtes larvaires se situent près des habitations, l’ARS rappelle l’importance d’éliminer les eaux stagnantes, de gérer ses déchets et de se protéger des piqûres.

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