La Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) poursuit la construction de son futur Contrat local de santé intercommunal (CLSi). Deux premières réunions, organisées en juin avec l’ensemble des acteurs du territoire, ont permis de poser les bases d’une politique de santé concertée, adaptée aux réalités locales.
Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en place du futur Contrat local de santé intercommunal (CLSi) de Petite-Terre. Les 9 et 12 juin derniers, la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) a réuni les principaux acteurs du territoire à l’occasion d’un comité de pilotage puis d’un premier comité technique, marquant le lancement concret de cette démarche de co-construction.
Porté conjointement par la CCPT et l’Agence régionale de santé (ARS), ce futur contrat a pour ambition de fédérer l’ensemble des partenaires concernés par les questions de santé : collectivités, services de l’État, professionnels de santé, établissements sanitaires et médico-sociaux, associations, acteurs socio-éducatifs, élus et habitants.
L’objectif est de bâtir une stratégie commune permettant de réduire durablement les inégalités sociales et territoriales de santé, en tenant compte des besoins spécifiques de Petite-Terre.
Un diagnostic partagé pour définir les priorités
Ces premières réunions ont permis de présenter les conclusions du diagnostic local de santé réalisé avec l’appui de l’Observatoire régional de santé. Ce travail d’analyse constitue le socle du futur contrat et oriente les réflexions autour de cinq grandes priorités identifiées pour le territoire.
Les partenaires ont ainsi retenu comme axes majeurs l’amélioration de l’accès aux soins et des parcours de santé, le renforcement de l’attractivité médicale, le développement des actions de prévention et de promotion de la santé à tous les âges, la prise en compte de la santé mentale ainsi que les enjeux liés à la santé environnementale.
Autour de la table figuraient notamment la CCPT, l’ARS, le Centre hospitalier de Mayotte, la préfecture de Mayotte, l’Éducation nationale, la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM), ainsi que de nombreuses associations et partenaires privés.
Des groupes de travail dès la rentrée
Le premier comité technique a également permis de préparer la prochaine étape du projet avec la création de groupes de travail thématiques. Ces ateliers, qui seront lancés en août et en septembre, auront pour mission d’élaborer les futures actions du Contrat local de santé en s’appuyant sur les besoins exprimés par les acteurs du territoire.
Cette phase de concertation doit déboucher sur la rédaction d’un plan d’actions opérationnel avant la signature officielle du Contrat local de santé intercommunal, prévue d’ici la fin de l’année 2026.
À travers cette démarche partenariale, la Communauté de communes de Petite-Terre entend faire de la santé un levier majeur du développement territorial. En associant l’ensemble des acteurs locaux à l’élaboration du contrat, elle souhaite construire des réponses concrètes, adaptées aux réalités de terrain et aux attentes des habitants.
Soidiki Mohamed El Mounir, connu sous le nom de "Soldat", est une figure du journalisme mahorais. Après ses débuts à la fin des années 1980 au sein du magazine Jana na Léo, il participe à l’aventure du Journal de Mayotte, premier hebdomadaire de l’île, avant de rejoindre le Journal Kwezi. En 2000, il cofonde la Somapresse, société éditrice de Mayotte Hebdo et Flash Infos, contribuant ainsi à structurer et enrichir le paysage médiatique de Mayotte.



































