Depuis le 1er décembre 2021, Lovely Mayotte propose des t-shirts qui mettent en lumière les activités, les lieux et les expressions emblématiques de l’île aux parfums. Derrière ce projet, se trouve Ben Jung, un graphiste indépendant, qui associe sa communauté sur Instagram pour créer et développer les modèles. Une aventure éco-responsable qui fait son petit bonhomme de chemin et qui séduit de plus en plus d’adeptes.
« Samedi Sakouli », « Poutou Power », « Voulé Club », « Paka Tcho »… Depuis le 1er décembre 2021, la marque de vêtements Lovely Mayotte propose des t-shirts pour mettre en valeur des activités, des lieux et des expressions emblématiques du 101ème département. Derrière ce concept : Ben Jung, un graphiste indépendant.
Tout commence en mars 2018 lors de la fameuse grève qui paralyse l’ensemble de l’île aux parfums. Lassé de la « mauvaise presse » dont fait preuve le territoire à l’échelle nationale, il souhaite donner « un aperçu différent » et parler de « ses richesses », de « sa géographie », de « son lagon ». En clair, de toutes les merveilles qui caractérisent Mayotte ! Lors de son arrivée au mois de mai de la même année, le Strasbourgeois d’origine lance alors le compte Lovely Mayotte sur Instagram pour partager des photos. « Ça a assez vite pris et grandi. Aujourd’hui, cela fait bientôt quatre ans que ça dure. »
Des designs créés en lien avec la communauté
Puis lui vient l’idée d’aller encore plus loin et d’utiliser ses compétences professionnelles afin de ne pas se contenter de garder « tout ça en virtuel ». Covid oblige, le projet prend du retard, mais Ben Jung profite de la période pour proposer à ses « followers » de devenir des ambassadeurs de sa marque. « Tous les designs des t-shirts ont été créés en lien avec la communauté », assure le trentenaire, ravi de cette coopération. « L’objectif est vraiment que tout le monde puisse se retrouver dans un modèle. Samedi Sakouli, c’est un clin d’œil à tous ceux qui vont manger une salade au O’Lolo ou un tartare au 23. Le Voulé Club, c’est pour tous les amateurs du barbecue traditionnel. »
Et dès les débuts, l’engouement est au rendez-vous ! « Nous avons directement été en rupture de stock », rembobine le directeur artistique, qui vante le « potentiel important » de cette affaire. Preuve en est : « nous sommes toujours sur la même lancée » près de cinq mois plus tard. Même si les ventes (environ 250) s’avèrent encore très ancrées sur Mayotte, les produits sont accessibles en Hexagone et à La Réunion à destination de Mahorais qui y vivent ou d’anciens métropolitains nostalgiques de leur séjour sur le département.
Éco-responsables, coton certifié bio
Pas question pour autant d’avoir les yeux plus gros que le ventre. « Notre ambition n’est pas forcément d’avoir les résultats des grosses marques, mais plutôt de traduire visuellement les envies de la communauté », prévient Ben Jung. D’où les sept modèles seulement disponibles. « Les t-shirts sont éco-responsables, fabriqués avec un coton certifié bio. Nous prônons une expérience la plus éthique possible. Nous ne voulons pas de gros stocks en permanence. Au contraire, nous sommes davantage dans la recherche de nouvelles collections en fonction des demandes des uns et des autres. »
Pour la suite, Lovely Mayotte travaille sur la réalisation d’un guide pour les néo-arrivants qui souhaitent s’investir sur le territoire, mais aussi sur la possibilité de s’exposer dans des boutiques partenaires puisque la marque ne fonctionne que par livraison à l’heure actuelle. « Notre demande pour le marché de Coconi n’a pas été acceptée, faute de place. Nous restons ouverts aux autres propositions, mais ce n’est pas encore concret. » En tout cas, le pari est une franche réussite : faire briller Mayotte à travers le monde !
> Visiter le site Lovely Mayotte


















































« Nous arrivons au terme d’un long processus débuté en décembre », a souligné le président Ben Issa Ousseni, qui n’a pas manqué d’humour pour présenter très brièvement ce document « réalisée sur fonds publics », sans avoir recours « à de coûteuses agences ». Ainsi a été dévoilé le projet de mandature qui repose sur trois piliers : favoriser un développement maîtrisé et harmonieux et renforcer l’attractivité de Mayotte ; mieux vivre ensemble pour un développement plus solidaire, plus protecteur, plus inclusif, plus innovant ; changer d’ère.
Ce qui n’a pas manqué de faire réagir – poliment – le conseiller départemental Daniel Zaïdani. « Sachez, sans aucune insolence dans mes propos, que je viendrai bien plus souvent vous « emmerder » pour m’assurer que cette ambition se mette en œuvre. […] Je tiens à vous encourager dans cette voie qui nous permettra de relever la tête. » Dans cette feuille de route, on retrouve par exemple la mise en place « rapide » de la gratuité de la barge pour les piétons ou encore le toilettage des tarifs pour les moyens non polluants. Mais aussi et surtout la réalisation d’équipements en vue de l’organisation des Jeux des Îles de l’océan Indien en 2027. « Nous devons dépasser les blocages qui ont pu retarder certains projets », a précisé le chef de l’exécutif. « Nous aurons besoin d’un engagement clair de l’État sur le financement des infrastructures. Nous entamerons des discussions dès la mise en place du nouveau gouvernement, n’est-ce pas Monsieur le ministre ! » Un clin d’œil adressé à son homologue d’opposition, soutien indéfectible de Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle.
