« Nous avons de moins en moins de moyens »

Le mardi 21 avril, les syndicats de l’éducation manifestent devant le rectorat et dénoncent la carte scolaire. Ils critiquent des fermetures de classes et un manque de moyens. Ils alertent sur 15 000 enfants non scolarisés et des conditions de travail dégradées. Ils demandent un plan d’urgence et devaient rencontrer la rectrice ainsi que les élus pour défendre leurs revendications, mais la rencontre prévue à 14h n’a finalement pas eu lieu.

Une intersyndicale de l’éducation s’est réunie devant le rectorat de Mayotte ce mardi 21 avril. Ils seront en grève durant 3 jours. Les différentes organisations syndicales ont multiplié les échanges et les mobilisations pour dénoncer la politique éducative actuelle.

Sur place, les représentants syndicaux expriment un profond malaise. Ils alertent sur une dégradation continue des conditions d’enseignement et d’apprentissage, notamment dans le premier degré.

Sur place, des enseignants non syndiqués souhaitent aussi marquer le coup en participant à cette grève de trois jours. Nicolas, enseignant depuis trois ans à Mayotte, se montre dubitatif face aux réformes en cours. Il participe

Les organisations évoquent par ailleurs une situation scolaire jugée préoccupante, avec environ 15 000 enfants non scolarisés selon leurs estimations. Elles dénoncent également la fermeture de classes malgré des besoins importants sur le territoire.

« On ne comprend pas pourquoi on ferme des classes. On nous dit que l’obligation scolaire va de 6 à 18 ans désormais », déplore un syndicaliste.

Les représentants de l’intersyndicale critiquent une carte scolaire du premier degré qu’ils jugent inadaptée. Ils réclament une politique éducative tenant compte des réalités locales et des difficultés structurelles du territoire. « Nous avons voté contre la carte scolaire », rappellent-ils.

Le débat porte aussi sur les responsabilités institutionnelles. Certains syndicats estiment que les collectivités locales et l’État se renvoient la responsabilité des retards accumulés dans la construction scolaire.

Les syndicats pointent également un budget jugé insuffisant pour répondre aux besoins. Ils évoquent un effort financier annuel important mais encore insuffisant au regard des infrastructures à construire et des classes manquantes.

Au-delà des chiffres, les organisations syndicales alertent sur les conditions d’apprentissage. « Quand on dit que 70 % des enfants de CP ou CE1 ne savent pas lire et écrire, c’est énorme et très inquiétant », souligne Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire départementale de la FSU Mayotte. Elle dénonce dans le même temps des fermetures de classes sans accompagnement supplémentaire.

Les syndicats réclament un plan d’urgence pour l’éducation, incluant davantage de moyens humains, des enseignants spécialisés et une meilleure formation des équipes. Ils dénoncent une dégradation globale du système éducatif.

Enfin, les représentants syndicaux alertent sur les infrastructures scolaires. Ils évoquent des classes manquantes, mais aussi des problèmes d’hygiène et de sécurité dans plusieurs établissements, notamment dans les sanitaires jugés dégradés.

Une conférence de presse est prévu en fin de semaine par le rectorat de Mayotte.

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