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Treize étudiants mahorais obtiennent leur diplôme d’État d’infirmier

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Treize des vingt-six étudiants de la promotion 2019-2022, appelée « Hippocampe », sont diplômés.

Treize étudiants de l’institut de formation en soins infirmiers de Mayotte viennent d’obtenir leur certificat d’État d’infirmier. La cérémonie de remise de diplômes a eu lieu à l’institut de formation de soins infirmiers ce mardi. L’heure était à la fête, avant que ces « petits » nouveaux soient plongés dans la réalité du travail.

Sourires aux lèvres, larmes aux yeux… L’émotion est à son comble ce mardi 12 juillet dans le patio de l’institut de formation en soins infirmiers de Mayotte. Encensé tour à tour, chaque diplômé récupère son attestation de réussite. Ce petit bout de papier symbolise l’aboutissement de trois années d’études à l’IFSI Mayotte ! Sur les 26 étudiants inscrits en septembre dernier pour le compte de cette troisième année, la moitié seulement a le bonheur de recevoir le précieux sésame ce jour-là. « Nous avons plusieurs sessions pour présenter le diplôme d’État et certains vont le repasser en décembre parce qu’il leur manque certaines choses comme des stages, le travail de fin d’étude, etc. D’autres vont aussi redoubler, mais nous continuons à les accompagner jusqu’au bout », assure Carine Piotrowski, la directrice de l’école.

La crise sanitaire intervenue dès le deuxième semestre peut justifier ce taux de réussite de 50% au sein de la promotion 2019-2022, appelée « Hippocampe ». « L’institut a été fermé du jour au lendemain, l’équipe pédagogique a alors essayé de rebondir sur l’enseignement à distance. Et les terrains de stages ont accepté de les prendre, ils ont pu continuer leur formation. » Les principaux concernés gardent un souvenir amer de cette période, à l’instar de Latuf Dhoifir, l’unique garçon diplômé. « C’était compliqué, notamment en stage car j’étais en médecine, le service qui accueillait les patients atteints du Covid. C’était très intense ! » Une situation pas facile à gérer, mais c’était sans compter sur la volonté intacte du jeune homme, passionné par le métier. « Je voulais faire quelque chose de polyvalent et qui bouge beaucoup : cela correspond totalement à ce que je veux. » En immersion dans différents pôles à Mayotte, à La Réunion et en Hexagone, il affiche clairement une préférence pour la réanimation. « J’espère qu’ils vont me prendre là-bas », croise-t-il les doigts.

Un poste à la clé

Fraîchement diplômés, ces nouveaux infirmiers ont de fortes chances de rapidement mettre le pied à l’étrier… En effet, leur avenir, du moins pour les premières années de leur carrière professionnelle, semble tout tracé. Présents tous deux à cette cérémonie, le directeur du centre hospitalier de Mayotte, Jean-Mathieu Defour, et le recteur, Gilles Halbout, souhaitent déjà les embaucher ! « Même s’il y a de la concurrence ailleurs, venez à l’hôpital ! Nous nourrissons de gros projets et nous avons besoin de vous », lance le premier. Rapidement rejoint par le second : « Nous recrutons aussi à l’Éducation nationale. Il y a encore des postes vacants donc vous êtes les bienvenus. »

Malgré l’offre du responsable de l’académie, l’hôpital reste la première option pour une grande majorité d’entre eux. « Je veux faire évoluer mon île, nous avons besoin d’infirmiers ici. Nous les faisons venir de la métropole ou de l’étranger alors nous, Mahorais, devons rester travailler ici. Je veux commencer au CHM, avant peut-être d’évoluer vers le libéral. Mais nous verrons cela en temps et en heure », indique Faizina Djanffar. La jeune femme est impatiente de commencer le travail malgré une certaine appréhension. « C’est un métier qui demande beaucoup de responsabilités car nous avons la vie des patients entre les mains alors que je suis quelqu’un de très stressée. J’ai peur des erreurs médicales, mais j’ai bien été formée, je me sens prête », ajoute-t-elle, avant d’affronter la dure réalité du travail d’infirmier à Mayotte. Fait non négligeable, la profession offre également de nombreuses opportunités. Il suffit de regarder les échelons gravis par le directeur du CHM, lui-même infirmier à ses débuts !

Rania Saïd, de son rêve d’hôtesse de l’air à directrice de Vatel Mayotte

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Rania Saïd est à l’origine de l’ouverture le 11 octobre 2021 de Vatel Mayotte.

Passionnée de tourisme depuis son plus jeune âge, Rania Saïd est une femme d’opportunité et d’inspiration. Forte de ses expériences au sein de la compagnie aérienne Air Austral, du Groupe Marriott, de la SIM et du comité du tourisme, la quadragénaire est aujourd’hui à la tête de l’école Vatel. Un parcours atypique pour celle qui entend former les futurs managers des grands établissements de demain.

 « Nos jeunes ont besoin de rêver et de se projeter ! » Rania Saïd ne manque jamais l’occasion de prendre exemple sur son parcours pour ouvrir le champ des possibles. Diplômé d’un bac littéraire au lycée de Mamoudzou, la native de la ville chef-lieu sait déjà ce qu’elle veut : devenir hôtesse de l’air dans le but de travailler dans le tourisme. Mais rapidement c’est la douche froide. « J’étais trop petite, il faut mesurer au minimum 1m70 », sourit-elle plus de vingt ans plus tard. Sa mère malgache l’invite alors à s’orienter vers des études d’infirmière.

En 2000, Rania Saïd intègre l’institut de formation aux carrières administratives, sanitaires et sociales de Dieppe au sein de laquelle elle ne côtoie que des jeunes issus des territoires ultramarins. Le concours en poche, l’habitante de Cavani s’envole pour l’institut de formation en soins infirmiers en Seine-Saint-Denis. « Mais ce n’était pas pour moi », admet-elle. Son style naturel et son excentricité ne collent pas avec la rigueur de la profession. « J’aime être coquette alors qu’il faut être dans la discrétion à l’hôpital. Les blouses blanches, ce n’était pas moi ! »

Six années chez Air Austral

Ni une ni deux, elle traverse la métropole et atterrit à Nice où sa tante travaille à l’aéroport. « Cet univers du voyage qui me plaisait tant est finalement revenu au galop. » Rattrapée par ses souvenirs, elle rejoint un centre de formation, « pas loin de Roissy », pour évoluer comme agent de comptoir. Et c’est à la suite d’un stage de quatre mois chez Air Austral que son aventure professionnelle débute réellement. « J’ai passé six années féériques au service commercial et marketing. » Hasard de la vie ou non, la compagnie aérienne lui propose même de réaliser son rêve d’enfance. Trop tard ! « Je voulais voir autre chose. »

Sa soif de découverte l’envoie à Londres. « J’avais eu la chance de nouer beaucoup de partenariats avec les hôtels, notamment durant les eductours. » Au pays de Shakespeare, Rania Saïd fait face à un nouvel affront : la barrière de la langue. Durant quatre mois, elle suit des cours d’anglais intensifs avant de rejoindre les rangs du célèbre Groupe Marriott, comme « executive lounge ». « J’avais notamment en charge la grande clientèle du Moyen-Orient. Mon job consistait à la fidéliser et à la connaître au détail près. »

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À travers son parcours inspirant, Rania Saïd veut inviter la jeunesse mahoraise à croire en ses rêves.

Vatel Maurice de 2013 à 2016

Ce n’est qu’en 2012 que la mère d’une petite-fille de trois ans repose enfin ses valises sur son île natale. Direction la société immobilière de Mayotte. « Beaucoup de biens ne trouvaient pas preneurs, il fallait donc les valoriser », indique celle qui se voit en ce temps-là créer un poste taillé sur mesure pour mener à bien sa mission. Puis intervient sa première rencontre avec Vatel. Alors président du conseil général, Daniel Zaïdani veut former des cadres mahorais en lien avec le tourisme avec l’école de l’Île Maurice. Comme à son habitude, Rania Saïd fonce sans remords. Et parmi la dizaine de postulants, elle est la seule sélectionnée. Une nouvelle fois, elle prend ses cliques et ses claques pour suivre le programme Bachelor avant de sortir avec un master en 2016. « Durant quelques mois, j’ai développé une activité de tourisme culturel qui rentrait dans le cadre de mon projet de fin d’étude. »

Une rencontre fortuite au festival Liberté métisse à La Réunion avec Michel Ahmed la rapatrie à Mayotte au début de l’année 2018. Responsable communication et promotion au comité du tourisme du 101ème département pendant trois ans, elle se rend très vite compte des carences en termes de compétences, mais aussi du manque de professionnalisme dans le milieu. Poussé par son mentor mauricien, Rania Saïd profite de l’apparition du Covid-19 pour chapeauter son projet d’école Vatel Mayotte jusqu’à son ouverture officielle le 11 octobre dernier !

Les managers de demain à portée de mains

Alors que la première promotion, composée de six filles et deux garçons, se trouvent actuellement en stage depuis avril pour une durée de cinq mois, la directrice tire un premier bilan positif. « Nous ne pouvions pas nous rater ! La présence de Salomé, une collègue sortie de Vatel Paris, est une chance inouïe », insiste celle qui gère principalement le volet administratif. Preuve de ce lancement réussi, l’entité mahoraise jouit déjà d’une belle renommée. « Plein de professionnels et d’intercommunalité sont au taquet pour collaborer avec nous, c’est une grande fierté. Ils sont ravis de la formation pratique et théorique qui fait découvrir les quatre services opérationnels tels que la réception, la salle, la cuisine et la house keeping, et surtout, ils ont conscience qu’ils ont à portée de mains les managers de demain. » D’où l’importance du recrutement en cours pour la prochaine rentrée prévue en octobre. « La sélection des élèves est importante car elle joue sur notre réputation. » C’est en tout cas le cheval de bataille de Rania Saïd : mettre au service du territoire des diplômés munis d’une solide expérience et d’une ouverture vers l’international. La crème de la crème !

Cinq Comoriens décèdent dans un violent incendie en métropole

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Le feu s’est propagé dans les quatre studios au dernier étage d’un immeuble du centre-ville de Bressuire.

La communauté comorienne de Bressuire (Deux-Sèvres) est endeuillée depuis la mort de cinq de ses membres, vendredi matin, vers 5h. Le feu a dévasté quatre studios du centre-ville où ils se logeaient. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances.

Le violent incendie de vendredi a laissé des traces à Bressuire (Deux-Sèvres). Les flammes ont ravagé quatre studios situés sous les combles d’un immeuble du centre-ville. Après un bilan comptabilisant quatre victimes, dont une jeune mère et son enfant, un autre corps a été retrouvé le lendemain. Deux jeunes hommes dans la vingtaine ont pu sortir à temps et sont indemnes. Tous sont issus de la communauté comorienne. En effet, cette petite ville de Nouvelle-Aquitaine à la particularité d’accueillir de nombreux ressortissants de l’Union dans son quartier Valette. À nos confrères du Courrier de l’Ouest, ce dimanche, le procureur de la République Julien Wattebled a confirmé le bilan de l’incendie : « Les cinq victimes que les secours et les gendarmes avaient repérées dans les décombres, parmi lesquelles on compte une femme et un enfant, ont désormais toutes été évacuées vers l’Institut médico-légal de Poitiers. Leur identité doit maintenant être confirmée par des examens techniques et des rapprochements ADN. »

« Il voulait une vie meilleure en allant en Europe »

Joint par téléphone, Cheikh Hodari est l’oncle d’Ali Youssouf, 27 ans, qui a péri vendredi. « Mon neveu était comme de nombreux Africains, il voulait une vie meilleure en allant en Europe », raconte-il. Poussé par des amis, le jeune homme avait choisi de quitter Poitiers (Haute-Vienne) pour les retrouver en Deux-Sèvres, une soixantaine de kilomètres plus loin. Il était avec plusieurs d’entre eux quand l’incendie s’est produit. L’oncle a dû attendre qu’un rescapé confirme la mort de son neveu afin qu’il prévienne sa demi-sœur aux Comores. C’est bien sûr la tristesse qui domine aujourd’hui. Célibataire, le jeune homme n’avait pas encore trouvé de travail en métropole.

Des semaines, voire des mois seront nécessaires pour connaître les raisons de l’incendie. Une longue attente avec laquelle les familles devront composer. Le propriétaire de l’immeuble s’est déjà défendu de toute insalubrité auprès de La Nouvelle république. « J’attends de la justice qu’elle nous permet de savoir ce qu’il s’est passé. On veut la vérité, même si je sais que celle-ci ne nous rendra pas mon neveu », espère Cheikh Hodari, en rentrant à Poitiers avec Saïd Larifou, un avocat qui défend plusieurs familles. À Bressuire, habitants et membres de la communauté comorienne se sont retrouvés pour partager leur douleur. Une marche blanche sera d’ailleurs organisée, ce samedi, a annoncé la mairie.

Athlétisme : Kamel Zoubert s’incline en demi-finale du 100m

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Concourant dans deux épreuves différentes, le 100m et le 200m, Kamel Zoubert était à Albi, le week-end dernier, pour les championnats de France espoirs. Après des excellents temps au cours des meetings précédents, le Mahorais arrivait avec de l’ambition. Au 100m, il sort des séries avec un 10 »58 en adéquation avec ses performances récentes. Cependant, le niveau étant assez élevé (N.D.L.R. le Bordelais Pablo Matéo remporte la finale en dix secondes pile), il a dû s’incliner en demi-finale avec le dixième temps (10 »46, son meilleur temps).

En 200m, c’est la douche froide par contre. Il réalise un temps de 21 »66, insuffisant pour espérer arriver en finale. Mercredi pourtant, il avait terminé deuxième du meeting de Vénissieux (Rhône) en 20 »93. Toujours dans cette catégorie, c’est le Mauricien Noa Bibi et donc probable futur adversaire de Zoubert aux Jeux des Îles de l’océan Indien qui été de loin le plus rapide (19 »89), devant Maxime Lancelot (20 »65), le nouveau champion de France.

Marcel Rinaldy, nouveau président du conseil d’administration de Transitions Pro Mayotte

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Le 24 juin dernier, Transition Pro Mayotte a confirmé son bureau dans le cadre de l’alternance prévue à mi-mandat. Marcel Rinaldy a été nommé président du conseil d’administration tandis que Ali Abdou (CFDT), Ben-Zayadi Hamada (CPME), Combo Abdallag Combo (CFE CGC), Mogné-Souffou Babou (CGT) et Fahar Madi (U2P) ont pris les fonctions de vice-président, de secrétaire, de secrétaire adjoint, de trésorier et de trésorier adjoint. Ils sont rejoints par quatre membres supplémentaires : Anli Djoumoi (FO), El-Anzize Hamidou (FO), Fahardine Mohamed (MEDEF) et Samira Ait Abdeslam (MEDEF).

Il s’agit d’une nouvelle étape pour le développement de l’association, notamment avec la nomination de Daoud Abdou en la qualité de chargé de mission responsable du déploiement des missions et l’installation de la structure dans ses locaux situés au 2 rue école Louis Le Pensec à Dembéni.

Transitions Pro est le seul organisme habilité à financer les reconversions professionnelles des salariés du privé. Cette mission, confiée par l’État, s’appuie sur cinq dispositifs principaux : le projet de transition professionnelle (PTP) qui permet aux salariés de suivre de façon individuelle une formation en vue de changer de métier ; le dispositif transitions collectives qui favorise la reconversion professionnelle des salariés dont l’emploi est fragilisé, vers des métiers qui recrutent près de chez eux ; le dispositif démissionnaire qui permet au salarié démissionnaire de bénéficier de l’allocation chômage soit pour préparer un projet de création ou de reprise d’entreprise, soit pour suivre une formation en vue de changer de métier ; la validation des acquis de l’expérience (VAE) qui permet au salarié de faire reconnaître leur expérience professionnelle par un diplôme ; le certificat CléA, qui est la reconnaissance d’un socle commun de compétences nécessaires à l’exercice de tous métiers.

« M’sikano, solidaire pour l’emploi » recherche des demandeurs d’emploi

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L’association « M’sikano, solidaire pour l’emploi », spécialisée dans l’accompagnement et l’insertion sociale et professionnelle durable des personnes sans emploi, recherche des profils qualifiés ou expérimentés, ou encore à la recherche d’un emploi dans les domaines du BTP (tous métiers confondus), de la manutention et de la logistique, des espaces verts et jardinages, de l’environnement et du nettoyage, et enfin de l’agriculture pour les futures missions de ses clients.

La structure invite donc tous les demandeurs d’emplois répondant à ces profils ou souhaitant être formés sur ces métiers dans ces secteurs énoncés, à venir constituer un dossier et à s’inscrire dans ses locaux situés au Carrefour de Coconi du lundi au jeudi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h. Il est demandé de se munir d’une photo d’identité récente, d’une pièce d’identité en cours de validité ou d’une carte de séjour en cours de validité ou récépissé autorisant le travail sur le travail, d’une attestation de sécurité sociale ou une copie de la carte vitale, des coordonnées téléphoniques et/ou email, la carte d’inscription à Pôle emploi, d’un CV et d’une lettre de motivation, d’un RIB, d’un numéro allocataire, d’une copie des diplômes et certificats de formation ainsi que du permis de conduire.

Une aide financière de l’État jusqu’à 600 euros pour un accès au très haut débit

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Afin de renforcer l’accès effectif au très haut débit pour les Français ne disposant pas de la fibre dans leur commune, le gouvernement a renforcé son dispositif intitulé « cohésion numérique des territoires ». L’agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) pilote ce dispositif afin d’apporter une solution performante d’accès à Internet (par des technologies sans fil ou par le biais d’antenne) pour chaque citoyen.

Les particuliers et entreprises pourront ainsi bénéficier d’une aide financière étatique sur le coût d’équipement, d’installation ou de mise en service de la solution sans fil retenue. Concrètement, les bénéficiaires peuvent bénéficier jusqu’à 150 euros pour les offres labellisées proposant du Bon Haut Débit, jusqu’à 300 euros pour les offres labellisées proposant du Très Haut Débit et jusqu’à 600 euros sous conditions de ressources.

Afin d’obtenir cette aide financière, les foyers doivent se rendre sur le site https://www.amenagement-numerique.gouv.fr/fr/bonhautdebit-aidefinanciere, en indiquant le nom de leur commune ou de leur département pour connaître les opérateurs proposant des offres labellisées. Une fois l’opérateur choisi, il suffit de le contacter pour savoir si le logement et/ou l’entreprise est bien éligible à ce dispositif. Si c’est le cas, il est possible de choisir un opérateur et de souscrire à une solution d’accès Internet sans fil la plus adaptée. Deux solutions sont disponibles sur Mayotte. Premièrement, la boucle locale radio peut être proposée qui est un ensemble de technologies permettant d’accéder à Internet par un réseau d’antennes déployées par un opérateur spécialisé, solution nécessitant cependant la pose d’une antenne placée sur le bâtiment à raccorder. Deuxièmement, la 4G fixe peut être proposée par le biais d’une box dédiée à cet effet pour permettre l’accès à Internet de chez soi.

À travers son plan « France Très Haut Débit », le gouvernement a pour objectif de couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit (> 30Mbit/s) d’ici 2022. Le chemin est encore long. En effet, au 31 mars 2022, selon les données de l’autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), à Mayotte seulement 39,9 % des locaux permettent de bénéficier du Très Haut Débit, toute technologie confondue.

« Il me restait un CV quand je suis passé devant le tribunal »

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Ancien militaire, Ibrahim Ahamada a trouvé comment « rendre service ». Il est devenu interprète au tribunal de Mamoudzou.

Les interprètes du tribunal judiciaire de Mamoudzou permettent aux personnes jugées ou aux victimes ne parlant pas le français de communiquer lors des audiences. Ibrahim Ahamada est l’un d’entre eux. Cet ancien militaire assure la traduction au tribunal correctionnel.

Chemise et badge pendu à son cou, Ibrahim Ahamada fume sa cigarette pendant que l’audience correctionnelle tarde à reprendre. Les juges sont en train de se concerter, ce qui lui laisse un peu de temps pour souffler. À 56 ans, le natif de Pamandzi est expert interprète/traducteur auprès du tribunal correctionnel de Mamoudzou depuis 2016. Pendant les procès, il s’assure que victimes et prévenus comprennent le débat tenu en français. À l’inverse, il peut les aider en traduisant aux juges leurs différentes déclarations. Un rouage essentiel au sein d’une machine judiciaire qu’il n’a intégré que tardivement. Dans sa famille, c’est plutôt l’uniforme qui prévaut. Fils de gendarme et neveu du commandant Ali Boina (N.D.L.R. un des rares militaires de l’île à avoir fait la guerre d’Algérie), il a intégré l’armée en avril 1988 en tant que grenadier voltigeur, après avoir fait son service militaire à La Réunion. Le Mahorais sert ensuite sur plusieurs fronts, Koweït, Tchad, Gabon, Centrafrique et Balkans. En France, il voit du pays en fonction de ses mutations, Castres (Tarn), La Réunion, Nouvelle-Calédonie et Guyane.

En 2012, il prend sa retraite de l’armée, après 25 ans de service. Mais ayant anticiper son retour au monde civil, une formation lui permet de se reconvertir en comptable. Ce père de cinq filles opère alors quatre ans dans sa branche, puis c’est le chômage. Munis de plusieurs CV, il démarche plusieurs entreprises de Mamoudzou. « Il m’en restait un quand je suis passé devant le tribunal », se souvient-il. Qui ne tente rien n’a rien, il le dépose sans savoir au juste à quel travail auquel il peut prétendre. « Je suis arrivé à la barge pour rentrer chez moi quand on m’appelé et demandé de venir rencontrer le procureur de l’époque. » Impressionné par les états de service du Pamandzien et sa détermination (il a rejoint en courant le tribunal), Joël Garrigue lui propose un poste d’interprète en tant que vacataire. Une semaine de formation plus tard et il commence au tribunal de Mamoudzou. « Ce métier me plaît. Je rends service aux gens », fait valoir celui qui s’investit autant auprès des anciens combattants que de son camp politique, Les Républicains.

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Les juges demandent à chaque début d’audience si les victimes ou les prévenus ont besoin des services du Pamandzien.

« Je maîtrise les quatre langues comoriennes »

Outre l’arabe, l’anglais et l’espagnol « scolaire », Ibrahim Ahamada parle le shimaroé, une langue comprise par une partie des avocats, mais pas par les magistrats souvent originaires de métropole. « Ma chance, c’est que je maîtrise les quatre langues comoriennes », admet-il. Le grand comorien par exemple, il le parle depuis qu’il a suivi ses 6ème, 5ème et 4ème à Moroni, du temps où Mayotte n’avait qu’un collège. Seule langue qu’il ne maîtrise pas, le kibushi. « On a deux autres interprètes qui me remplacent dans ce cas-là », reconnaît-il. Outre la correctionnelle, il est amené à intervenir lors des comparutions immédiates, au tribunal pour enfants et même « parfois au centre pénitentiaire ». « On accompagne les avocats, les psychologues ou les psychiatres », énumère ce connaisseur dorénavant du fonctionnement de la justice française.

Pour ce qui est du vocabulaire juridique, en revanche, les interprètes doivent apprendre sur le tas. « Je lis beaucoup », reconnaît le Pamandzien. « Il y a des mots qu’on ne peut pas traduire, qui n’ont pas d’équivalents. Mais à force, on arrive à faire comprendre ce que ça veut dire. » Amené à intervenir lors des audiences du tribunal correctionnel, il a une façon bien à lui de remplir son rôle d’interprète. Il reprend souvent le ton des avocats, du procureur ou des juges quand il traduit les questions. « Il faut que la personne sente qu’elle est face à la justice. Il y a une dimension verbale et gestuelle.  C’est comme du théâtre, on joue sur l’émotion », décrit-il, avant de se rallumer une autre cigarette. Ce jour-là, ses services seront requis pour chaque affaire.

Mansour Kamardine : « La reconnaissance de Mayotte française à l’international se dessine »

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En déplacement au Rwanda pendant trois jours dans le cadre de la 47ème session de l’assemblée parlementaire de la francophonie, le député LR Mansour Kamardine revient sur cette mission au cours de laquelle il a pu prendre la parole à plusieurs reprises pour défendre les intérêts de Mayotte française. Entretien.

Flash Infos : Vous vous êtes déplacé à Kigali en votre qualité de rapporteur de la commission de la coopération et du développement. En quoi consiste l’assemblée parlementaire de la francophonie et quel est votre rôle à travers ce poste ?

Mansour Kamardine : L’assemblée parlementaire de la francophonie regroupe un peu moins de 90 pays francophones dans le monde et est un élément complémentaire à l’organisation internationale de la francophonie. À travers ces réunions de travail, nous faisons de la diplomatie parlementaire, avec les députés et les sénateurs présents, pour insuffler des réformes qui peuvent intéresser l’ensemble de l’espace francophone, mais également pour évoquer un certain nombre de sujets transversaux.

Sous l’ancienne mandature, le poste de rapporteur de la commission de la coopération et du développement m’a permis d’effectuer plusieurs déplacements à l’étranger : à Phnom Penh (Vietnam), à Rome, au Québec, aux Émirats Arabes Unis, en Côte d’Ivoire… Durant ces quelques jours au Rwanda, j’ai pris la parole à trois reprises ! C’est un honneur pour moi de porter la voix du Parlement français.

FI : Durant l’une de vos interventions, vous en avez profité pour rappeler le différend territorial avec l’Union des Comores qui concerne tous les Mahorais depuis maintenant 47 ans.

M. K. : Disons que ce genre de rendez-vous me donne toujours l’occasion d’expliquer ce combat noble pour la reconnaissance de Mayotte française à l’échelle internationale. Vous savez dans la diplomatie, il faut savoir apprécier d’avancer nos billes par petites touches… Quand nous sommes aux côtés des collègues africains et qu’ils ne crient pas au scandale, cela veut dire que l’idée continue de progresser. Petit à petit, ils commencent à l’intégrer !

Il y a trois ou quatre mois, je me suis rendu au Botswana où j’ai été reçu par la SADC (communauté de développement de l’Afrique australe). À la surprise générale, celle-ci m’a expliqué que ses dispositions ne concernent pas Mayotte car il la considère comme française ! Autre exemple : vous ne pouvez imaginer ma fierté lorsque l’on m’a dit « Bonjour la France » à la sortie de l’ascenseur au Rwanda…

Tout ce chemin parcouru ne se fait pas en un claquement de doigts. Cela demande du temps, nous venons de très loin ! Il y a encore cinq ans, il était inimaginable que les élus mahorais accèdent au Quai d’Orsay. Aujourd’hui, nous y avons un contact permanent ! Nous déployons notre plan au fur et à mesure pour que le monde entier comprenne que Mayotte est française par la volonté de ses habitants. Nous devons continuer en ce sens. Il s’agit d’un travail colossal qui se dessine sans bruit. Le Département doit pouvoir avoir la capacité d’ouvrir des postes diplomatiques en Afrique.

FI : Justement, d’un point de vue partenarial, quelles sont les opportunités possibles entre Mayotte et le Rwanda ?

M. K. : Je ne peux parler au nom du Département dans le sens où je me cantonne à la mission parlementaire qui est la mienne. Mais ce déplacement m’a permis de nouer des relations avec les députés rwandais que j’ai par ailleurs invités à Paris. Si le conseil départemental le souhaite, je peux utiliser cette carte pour m’y rendre à nouveau, mais cette fois-ci avec ma casquette d’élu du CD. Toutes ces relations se construisent et se nourrissent. Avec l’aide du Quai d’Orsay, nous avons réussi à briser ce plafond de verre ! Désormais, nous diversifions nos relations pour exister dans la zone et la sous-région. Les choses évoluent, même si ce n’est pas encore tout à fait ça. Raison pour laquelle nous souhaitons que cette dynamique s’amplifie.

L’intrusion d’une bande de jeunes dans la caserne des pompiers de Kawéni provoque la colère du syndicat

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Relayé sur la page Facebook du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels de Mayotte (Snspp-Pats), un incident s’est déroulé dans la caserne de Kawéni ce vendredi soir. Une quinzaine de jeunes se sont introduits au sein des lieux, furieux du retard présumé de la prise en charge de l’un de leurs camarades, blessé au cours d’une bagarre. Un fait que condamne avec force le syndicat des pompiers.

Il ne s’agit dans les faits que d’un incident sans grande conséquence, mais cela a suffi à provoquer l’ire du Snspp-Pats Mayotte dont les responsables ont pris la peine de le mentionner sur la page Facebook du syndicat. À la suite d’une bagarre entre jeunes devant le Sodicash de Kawéni, l’un d’entre eux a été blessé et ses camarades ont appelé les pompiers. Considérant que ces derniers tardaient trop à intervenir, ils ont, ni une ni deux, décidé de s’introduire dans la caserne de Kawéni.

Malgré les insultes, les soldats du feu ont néanmoins fait leur travail et ont pris le jeune homme en charge. Calmée, la bande s’est dispersée, mais une autre est arrivée peu après, cailloux à la main, prête à en découdre. La brigade anti-criminalité est alors intervenue et a interpelé l’un des jeunes présents sur les lieux de l’incident. Il s’est cependant rapidement avéré que ce dernier était justement l’un de ceux qui n’était pas armé et venait simplement prendre des nouvelles de son camarade. Il a donc rapidement été relâché.

« Petit incident sans importance » ou « véritable scandale » ?

Contacté par nos soins, Olivier Neis, le directeur du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) considère l’incident comme étant « sans grande importance ». Ce n’est toutefois pas l’avis du Snspp-Pats de Mayotte qui voit là « un acte de délinquance perpétré par les jeunes de Kawéni ». « Une quinzaine d’individus ont fait irruption dans la caserne et nous ont menacé verbalement et violemment », peut-on toujours lire sur leur page Facebook dont la publication évoque également des « bousculades », mais aussi des provocations plus graves telles que « nous allons incendier votre centre ».

Tout cela alors que les jeunes avaient appelé les pompiers seulement deux minutes auparavant, selon leurs dires eux-mêmes. « Deux minutes et on vient s’attaquer à [nous] ? C’est un scandale, une véritable honte », s’indigne le syndicat sur les réseaux sociaux. « Ce comportement est inadmissible et au nom du Snspp-Pats Mayotte, nous condamnons fermement ce genre d’acte. Nous demandons à la direction que des mesures soient prises avec un dépôt de plainte pour que les auteurs soient recherchés, poursuivis et condamnés », conclut l’organisation syndicale. Reste à savoir si la direction du SDIS finira par prendre l’affaire au sérieux pour que les pompiers soient davantage respectés sur l’île aux parfums et surtout qu’ils puissent travailler dans des conditions sécurisées.

L’exposition Made in Mayotte de retour pour une 10ème édition

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Elle est devenue incontournable. L’exposition « Made in Mayotte », existe depuis maintenant cinq ans et à chaque édition son lot d’artisans et de savoir-faire mahorais. Elle revient pour la période estivale, du 5 au 16 juillet, dans le hall de l’agence d’attractivité et de développement touristique de Mayotte. Mais après cinq ans d’existence, l’évènement a besoin de grandir.

Accessoires de mode, objets en bois ou céramique, produits du terroir… L’artisanat mahorais est représenté sous toute ses formes à l’occasion de la 10ème édition de l’exposition « Made in Mayotte ». Depuis maintenant cinq ans, l’évènement revient deux fois par an : en juillet et en décembre. « Quand on a commencé c’était en phase d’expérimentation. On voulait faire des expositions plus longues où les visiteurs viendraient découvrir le savoir-faire et les créations de Mayotte », précise Marlène Fraytag, la présidente de l’association Made in Mayotte à l’origine de l’évènement.

Aujourd’hui, il est devenu incontournable, notamment pour les voyageurs qui veulent offrir un petit bout de l’île aux parfums à leurs proches. La mutualisation est le mot clé pour l’association. Mutualiser les moyens pour mettre en valeur le travail des artisans mahorais, trop souvent méconnus du grand public, c’est l’objectif recherché. « En organisant l’exposition, on a l’impression de répondre à un réel besoin, parce que l’artisanat de l’océan Indien est magnifique et très développé, mais celui de Mayotte est encore une petite famille malgré tout le savoir-faire qu’il y a sur l’île », explique Marlène Fraytag.

Mettre plus de moyens pour un évènement plus grand

Le concept de l’association Made in Mayotte est de mettre en place des boutiques éphémères le temps de quelques jours. Cela permet de réunir les artisans adhérents afin qu’ils puissent échanger sur leur quotidien, leurs obstacles et réussites en tant qu’entrepreneurs. « C’est aussi stimulant et motivant pour nous car on voit tel ou tel collègue qui a fait une création et ça peut nous donner des idées », rapporte la présidente.

C’est également un booster économique pour les exposants car l’évènement a pris de l’ampleur au fil des années. On enregistre près de 2.000 clients par exposition, selon Marlène Fraytag. « Au niveau du chiffre de vente, c’est en constante évolution. Il y a une bonne progression, on arrive à de très bons résultats. On sent qu’il y a une clientèle locale qui cherche à valoriser notre travail. »

Mais après cinq ans d’existence, les organisateurs ont soif de renouveau et de grandeur et pour cela, « il va falloir mettre plus de moyens », reconnaît la professionnelle. Cela passe principalement par les partenaires. Pour l’instant, ils sont peu nombreux… On compte le conseil départemental, l’agence d’attractivité et de développement touristique de Mayotte et les médias locaux. Grâce à cela et les ventes des produits, l’association peut financer l’exposition et payer le personnel engagé pour l’occasion, mais Marlène Fraytag le sait, il faut désormais plus que cela. « Notre objectif est d’aller à la recherche de sponsors et de subventions locales pour créer un plan de communication plus fort et des évènements plus grands », assure-t-elle.

Cela a commencé depuis la structuration de l’association en 2021. Une avancée qui leur a permis d’obtenir leur première grosse subvention de la part de la mairie de Mamoudzou. « Elle nous a financé à hauteur de 10.000 euros pour organiser le salon du mariage en mai 2022. » En plus des deux expositions annuelles, l’association prévoit d’organiser d’autres évènements ponctuels, des boutiques éphémères à des périodes précises pour mettre en valeur l’artisanat mahorais et peut-être donner envie aux plus jeunes de s’engager dans ces métiers.

Les Jeunes talents mahorais à l’honneur

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La cérémonie de réception des Jeunes talents mahorais (JTM) s’est déroulée vendredi dernier au conseil départemental, sous l’égide de la 4ème vice-présidente en charge des sports, Zouhourya Mouayad Ben, des représentants du monde sportif et des familles des sportifs.

Cela a été l’occasion de présenter le bilan Excellence, les athlètes et la plateforme de demande de subvention mise à leur disposition. L’élue a tenu à saluer les performances des sportifs et à rappeler la volonté du Département d’accompagner les sportifs mahorais vers le haut niveau à travers les différentes filières et compétitions emblématiques comme les Jeux des Îles de l’océan Indien, notamment ceux de 2023 à Madagascar.

Elle a souligné le fait que la collectivité a consacré plus de 774.629 euros au titre de l’accompagnement des 48 jeunes talents mahorais dans leurs cursus vers le haut niveau. « Aujourd’hui, nous aidons 12 sections sportives réparties entre le football, le handball, le basketball, le rugby, le judo à raison de 1.100 euros par jeunes et 500 euros en plus pour ceux qui sont à l’internat d’excellence. Les dépenses sont versées directement aux ligues et comités pour le fonctionnement des sections. » À noter aussi que des primes (d’un montant total de 30.000 euros) sont octroyées pour récompenser les sportifs médaillés aux championnats de France.

Schéma d’aménagement régional : clôture des ateliers des territoires

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Les ateliers des territoires relatifs au schéma d’aménagement régional (SAR) se sont clôturés vendredi matin dans l’amphithéâtre du centre universitaire de Dembéni. Lors de ces quatre ateliers, les concepts porteurs pour l’aménagement de Mayotte ont été mis à l’ordre du jour et débattus pour contribuer à l’élaboration du futur programme de développement opérationnel adossé au SAR. Il a été surtout question de dresser une synthèse globale avec les cinq intercommunalités, les communes, les administrations sur les principes d’aménagement durable, les besoins en termes de logements, les capacités d’accueil de l’île et la visualisation des projets structurants relatifs au développement économique.

Ainsi, plusieurs objectifs ont été identifiés et rappelés : projets agricoles et environnementaux (autosuffisance alimentaire, développement agricole…) ; renforcement du développement des filières et de création d’activités économiques ; partage des objectifs d’accueil démographique et de production de logements à l’horizon 2035 dans le cadre des PLU et 2050 pour le SAR… D’autres ateliers sont d’ores et déjà prévus les 19, 20 et 21 septembre pour élargir encore plus le débat.

D’ici là, les collectivités sont appelées à remonter toutes leurs informations essentielles pour qu’elles soient prises en compte dans les documents d’élaboration. Salime Mdéré, le 1er vice-président du Département, a notamment souligné qu’il « compte faire aboutir les SAR dans des délais raisonnables et avec des engagements concrets ».

Zone d’aménagement concerté de Longoni : les inquiétudes des habitants entendues par les élus

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Ce samedi 9 juillet s’est tenue une réunion d’échange au foyer des jeunes de Longoni, entre le 1er vice-président en charge de l’aménagement du territoire, des infrastructures et du foncier, Salime Mdéré, Abdoul Kamardine, 1er vice-président de l’établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (EPFAM), le maire de la commune de Koungou, Assani Saindou Bamcolo, l’EPFAM et les habitants de la localité.

Institué en 2015, l’EPFAM intervient au travers de partenariats avec les collectivités territoriales ou l’État, dans les questions de l’aménagement urbain et rural, afin de diminuer les difficultés socioéconomiques, habitat précaire et illégal, étalement urbain et écosystème fragile tout en tenant compte de la réalité foncière spécifique à Mayotte.

Cette rencontre a permis de présenter à la population le projet de la zone d’aménagement concerté (ZAC) de Longoni, sur des terrains appartenant au conseil départemental. Les habitants ont exprimé leurs inquiétudes sur certaines démolitions nécessaires pour mener à bien le projet. Une commission se chargera de les rencontrer les habitants afin d’établir un état des lieux pour envisager une compensation foncière ou une indemnisation. D’ailleurs le maire a proposé la tenue d’une permanence au sein de ce foyer des jeunes, une fois par semaine pour étudier les dossiers et apporter des solutions adéquates.

Le collège Bouéni M’Titi vainqueur du concours photo « Monuments de beauté de l’océan Indien »

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« Regarder le monde, c’est toucher sa diversité ». C’est l’invitation faite, cette année aux collégiens, dans le cadre du concours régional de photographie « Monuments de beauté de l’océan Indien ». Se repérer dans l’espace, dans les pas de traqueurs de chefs-d’œuvre du patrimoine architectural et prendre un instantané d’un monument de son choix de manière originale, tel est le défi qui leur a été lancé !

Ce travail de mémoire, d’histoire et d’éducation à l’image, a été proposé aux élèves de 11 à 15 ans, de La Réunion, de Madagascar, de Maurice, de Mayotte, des Comores, des Seychelles et du Mozambique, entre le 1er février et le 31 mai 2022. Le projet consistait à réaliser collectivement une photographie d’un monument remarquable de son territoire et à l’accompagner d’une note de présentation au format et au contenu libres.

21 établissements malgaches, mauriciens, mahorais et réunionnais ont soumis 45 productions photographiques, réalisées par 156 collégiens. 31 projets recevables ont été étudiés et notés par les 10 membres du jury, professionnels de l’image, de la communication, du patrimoine et partenaires institutionnels, sous la présidence du photographe indépendant Nelson Navin.

À l’issue des délibérations qui se sont déroulées le 29 juin, voici le palmarès du jury : 1ère place attribuée au Collège Bouéni M’Titi de Mayotte pour le projet, Jour de fête chez monsieur le gouverneur ; 2nde place pour le Collège Prof S. Jugessur D.A.V College, Rose-Belle de Maurice avec le projet, Le Morne Cultural Landscape ; 3ème place pour le Collège Texeira Da Motta de La Réunion, avec le projet, Les villas des ingénieurs ; mention spéciale « Écriture » pour le projet, Bataille de Grand-Port, proposé par le Windsor College Boys de Maurice, mention spéciale « Créativité » pour le projet, L’église Notre-Dame-des-Laves, du Collège Emile Hugo de La Réunion. La remise des prix et la restitution des 12 premiers projets aura lieu à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, au mois de septembre prochain.

Les premières données du suivi télémétrique des Crabiers blanc dévoilées par le GEPOMAY

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Engagée dans la protection du Crabier blanc à Mayotte depuis 2013, le groupe d’études et de protection des oiseaux de Mayotte met en place de nombreuses actions pour cette espèce en danger mondial d’extinction. Via le projet européen Life BIODIV’OM coordonné au niveau national par la LPO France et dans le cadre du plan national d’actions en faveur du Crabier blanc, le suivi télémétrique d’individus fait partie de ces actions.

L’association peut suivre aujourd’hui les déplacements de 11 Crabiers blancs sur l’île par satellite. Grâce à l’ensemble de ces données, le GEPOMAY souhaite découvrir quels sont les sites les plus fréquentés par ces individus pour mieux cibler ses actions pour l’espèce. En connaissant les déplacements et les habitudes de cette espèce menacée, des mesures de gestion et de protection pourront être mises en place sur ses sites de fréquentation.

En 2021, les premiers résultats ont permis d’identifier un nouveau site d’alimentation qui fait depuis l’objet de suivis réguliers. D’autres observations permettent d’améliorer les connaissances comportementales et territoriales sur cette espèce. Des connaissances qui, accumulées, pourront optimiser les protocoles de suivi et actions de protection en faveur du Crabier blanc. Pour suivre les déplacements des Crabiers blancs équipés par le GEPOMAY, rendez-vous sur https://gepomay.fr/index.php/2022/07/07/suivezles-crabiers-blancs-avec-le-gepomay/.

Neuf projets retenus pour former les ambassadeurs du lagon de demain

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Lors du dernier appel à projets « Les Ambassadeurs du lagon dans les villages », neuf projets portés par des associations villageoises et des communes ont été retenus pour recevoir un soutien du Parc naturel marin. En parallèle, une dizaine d’autres structures ayant un programme d’actions en faveur de la biodiversité marine et littorale sont également épaulés.

Tous ces acteurs ont une démarche de médiation environnementale. En les soutenant, le Parc a pour objectif de mobiliser le plus grand nombre de personnes sur le territoire pour la préservation de l’environnement. Bénévoles ou personnels de ces associations et collectivités, les ambassadeurs du lagon ont une volonté farouche d’agir et d’accompagner la population vers des comportements vertueux. Pour les aider à mener à bien leurs actions, en plus d’un financement, le Parc propose des formations sur les questions environnementales adaptées à leurs projets.

Certaines interviennent sur un cours d’eau, une mangrove ou un littoral urbanisé. D’autres s’intéressent aux agriculteurs ou aux pêcheurs. Ainsi, en mai et juin, trois journées de formation ont été organisées : deux animées par le conservatoire botanique national des Mascarins avec l’appui d’agents du Parc sur la protection des mangroves auprès d’une trentaine d’ambassadeurs qui travaillent sur le sujet, une autre par le Parc pour connaître et protéger les récifs coralliens et par les Naturalistes pour mieux comprendre le phénomène de l’érosion des sols et de l’envasement du lagon.

S’appuyant sur des visuels, des jeux, des maquettes et sur le terrain (visite de la mangrove et sorties pédagogiques en mer), ces formations visent à fournir des connaissances clés et des outils concrets pour permettre aux ambassadeurs.

Nicolas Blanc, nouveau directeur régional La Réunion-océan Indien de la Banque des Territoires

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Gisèle Rossat-Mignod, directrice du réseau de la Banque des Territoires, a procédé à la nomination à partir du 22 août de Nicolas Blanc en tant que directeur régional La Réunion-Océan Indien. Âgé de 48 ans, le successeur de Nathalie Infante est titulaire d’une thèse de doctorat en économie (2002) de l’université Pierre Mendès France de Grenoble. En 2003, il rejoint le Comité 21, Comité français pour l’environnement et le développement durable en tant que responsable des programmes.

Nicolas Blanc rejoint la Caisse des Dépôts en 2008 au sein du département études, planification stratégique et développement durable en tant que responsable de projets. En 2012, il devient directeur innovation et développement durable jusqu’en 2015.

Entre 2015 et 2017, il est directeur adjoint de la stratégie du groupe Caisse des Dépôts. Il est administrateur de plusieurs organisations (CDC Biodiversité, I4CE Institut pour l’Economie du Climat, Futuribles, ORSE ; et Comité 21) et membre de conseils d’orientation stratégique (Novethic, Mission Économie de la Biodiversité, Chaire Économie du Climat).

En 2018, il intègre l’agence française de développement (AFD) où il est nommé directeur de la stratégie, de la prospective et des relations institutionnelles. Il est également membre du comité de direction du Groupe. Depuis 2021, Nicolas Blanc est directeur de mission à la direction du réseau de la Banque des Territoires.

Le pont de Dzoumogné fermé temporairement par un incendie volontaire

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La tension entre les habitants et l’État n’a cessé de s’accentuer la semaine dernière concernant l’ouvrage qui relie Bandraboua à Mamoudzou. Son état vétuste inquiète les riverains. Vendredi soir, il a même été incendié. Après une période de fermeture temporaire, les engins de moins de 3,5 tonnes peuvent de nouveau l’emprunter, depuis dimanche après-midi.

« Une action criminelle qui entrave la libre circulation de chacun », décrit la préfecture de Mayotte, ce samedi, dans un communiqué. La veille, le pont Bailey, à l’entrée du village de Dzoumougné, a été volontairement incendié, fermé samedi, puis ouvert de nouveau à 1 h, ce dimanche. L’ouvrage construit dans les années 40 est le principal moyen d’accès qui relie la commune de Bandraouba au reste de l’île. Mais sa vétusté et les embouteillages provoqués par la circulation alternée empoisonnent la vie des habitants. Ces derniers l’ont d’ailleurs bien fait sentir aux autorités. D’abord, lundi dernier, des barrages ont été érigés. Plusieurs heures de négociation avec la préfecture de Mayotte n’auront pas réussi à apaiser la situation. « Les services de l’État ne négocient pas sous la pression des barrages et face au refus du dialogue », avait alors fait valoir la même préfecture.

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L’ouvrage a pu rouvrir dimanche, à 16h. Il reste interdit aux poids-lourds. Crédit photo : Département de Mayotte.

Une réunion, jeudi après-midi, a permis de faire le point sur le projet de déviation annoncé depuis des années. D’un montant de 17 millions d’euros, celui-ci doit permettre de réduire drastiquement le nombre de véhicules sur le pont et dans le centre de Dzoumogné. En effet, le trafic sera déporté en coupant la route avant la station Total pour rejoindre la RN1 plus loin, à la sortie du village, vers Bandraboua. Les travaux comprennent le remplacement du pont Bailey actuel.

Les camions interdits sur l’ouvrage

Toutefois, au vu de l’urgence aux yeux des riverains, la rencontre de jeudi a tourné court. Le lendemain, la tension est montée d’un cran avec l’incendie. « L’État tient à rappeler que de telles actions n’accéléreront pas la mise en place d’un nouveau pont », a fait savoir la préfecture, en ordonnant la fermeture de l’ouvrage, samedi. Ce dimanche, 16h, le pont était de nouveau accessible aux voitures (moins de 3,5 tonnes), mais reste interdit aux camions, qui devront passer par M’Tsangamouji s’ils veulent rejoindre M’Tsamboro ou Bandraboua.

Quant à un pont de secours, « comme cela a été publiquement annoncé, les services de l’État sont en discussion depuis le début de la semaine avec le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) pour étudier la venue d’un nouvel ouvrage temporaire en attendant les travaux à venir. Mais ce nouvel ouvrage ne pourra se faire que sous réserve d’aménagements préalables et de délais de routes puis de mises en œuvre », ont prévenu les autorités. En attendant qu’une solution soit trouvée, les planches en bois du vieux pont continueront de trembler autant que les automobilistes à chaque passage.

 

Les parlementaires montent au créneau

Mansour Kamardine et Estelle Youssouffa, les députés mahorais nouvellement réélu et élue en juin, ont aussi fait entendre leurs voix sur ce sujet. Le premier a rappelé que la déviation est programmée depuis novembre 2020 et que les travaux auraient dû commencer cette année, pour une mise en service en février 2023. Sa benjamine a choisi de s’adresser au Cerema pour qu’une solution puisse intervenir rapidement. « Le caractère d’urgence a donc pris un autre relief [après l’incendie] et je compte sur votre équipe pour accélérer et mettre en œuvre une solution qui rétablisse la situation dans les semaines à venir. La population ne saura légitimement accepter plus de délai sur un problème vieux de plusieurs décennies et pour lequel le projet de réparation et de contournement acté en 2015 puis en 2021 n’a toujours pas vu le jour », a-t-elle donné comme avertissement.

Fibre optique : deux acteurs prêts à lancer le déploiement à Mayotte

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Mayotte pourrait voir ses premiers raccordements fin 2023 ou en 2024.

Le numérique étant la compétence du conseil départemental de Mayotte, une délégation de service public sur trente ans va être confiée à un opérateur. À lui ensuite de se charger du déploiement de la fibre optique sur toute l’île, Orange et le Réunionnais Zeop étant sur les rangs. Au vu des étapes à franchir et des études à mener, les premiers raccordés pourraient l’être fin 2023 ou 2024.

Alors que des territoires comme La Réunion ont largement déployé leur réseau de fibre optique et ralenti considérablement les temps de connexion, il reste du chemin à faire à Mayotte. Le Département compte rattraper son retard avec l’arrivée d’un délégataire d’ici la fin de cette année.

Une technologie qui peut accélérer le débit par dix

Comme dans les autres départements français, l’arrivée de la fibre optique pourrait représenter plusieurs avantages, dont celui évidemment d’augmenter sensiblement la qualité du réseau internet mahorais. Aujourd’hui, les technologies utilisées à Mayotte, dont l’ADSL, ne sont efficaces qu’en fonction de la proximité avec le foyer. C’est tout l’intérêt de la FITH (pour Fiber to the Home, fibre optique jusqu’au domicile en français), cet éloignement n’est en aucun cas un frein à partir du moment où le raccordement aux futures armoires disséminées sur l’île sera effectué. Le débit pourrait alors augmenter sensiblement par rapport à l’ancien réseau.

Orange et Zeop intéressés

Mais pour que la fibre optique arrive sur le marché mahorais, il faut passer par son déploiement. Réalisé par des privés habituellement, celui-ci ne peut se faire sur le petit marché mahorais que par l’intervention publique. D’où la mise en place d’une délégation de service public par le conseil départemental, dont le numérique est une compétence. Cette solution peut contenter les deux parties. Le premier s’assure un chantier financé en partie par des subventions, sachant qu’il faut une quinzaine d’années pour que l’opérateur y trouve son compte. Quant au Département, qui n’est pas armé pour déployer, il récupérera l’outil à la fin de la DSP, dans trente ans.

L’appel d’offres étant clôturé depuis le mercredi 29 juin, deux opérateurs se sont déjà fait connaître. Il s’agit d’Orange et Zeop. Les deux ont l’avantage d’avoir contribué à l’arrivée de la fibre optique à La Réunion, l’un des départements les mieux fibrés de France.

Objectif 2025 fixé par le Département

Dans la DSP initiale, le conseil départemental a fixé comme objectif le raccordement de l’île et ses 70.000 prises en 2025. Un délai un peu ambitieux au vu du calendrier. Puisqu’après une convention signée normalement en fin d’année, il faudra encore des études à mener pour que l’opérateur retenu puisse lancer les travaux. La commune de Mamoudzou, la plus peuplée de l’île, pourrait être la première bénéficiaire, à la fin 2023 ou 2024. En effet, les clients prêts à payer un raccordement y sont plus nombreux.

Des locaux installeront la fibre chez les particuliers

C’est une condition fixée aussi par le conseil départemental. Le travail de raccordement doit être effectué par des employés embauchés localement. Pour cela, une formation courte, mais sans diplôme requis, sera alors dispensée par l’opérateur. Plus d’une centaine sera sans doute nécessaire pour écumer le département et voir fleurir les armoires de fibre optique au milieu des ylangs-ylangs.

 La 5G commercialisée, ne manquent que les antennes

Depuis le mois de mai, les fréquences nécessaires à l’utilisation de la 5G dans l’océan Indien ont été réparties selon quatre opérateurs. À Mayotte, les bandes 700 MHz et 900 MHz ont été attribuées à Orange, SRR (SFR Réunion), Telco OI et Maoré Mobile.

Cette nouvelle génération, qui est en fait une amélioration de la 4G, est réputée plus rapide, mais fonctionne avec des ondes plus courtes et donc davantage d’antennes. Aucune d’entre elles n’ayant été installée sur le territoire, il faudra attendre également 2023 pour que la mention 5G apparaisse sur l’écran des smartphones compatibles.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes