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Mansour Kamardine : « La reconnaissance de Mayotte française à l’international se dessine »

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En déplacement au Rwanda pendant trois jours dans le cadre de la 47ème session de l’assemblée parlementaire de la francophonie, le député LR Mansour Kamardine revient sur cette mission au cours de laquelle il a pu prendre la parole à plusieurs reprises pour défendre les intérêts de Mayotte française. Entretien.

Flash Infos : Vous vous êtes déplacé à Kigali en votre qualité de rapporteur de la commission de la coopération et du développement. En quoi consiste l’assemblée parlementaire de la francophonie et quel est votre rôle à travers ce poste ?

Mansour Kamardine : L’assemblée parlementaire de la francophonie regroupe un peu moins de 90 pays francophones dans le monde et est un élément complémentaire à l’organisation internationale de la francophonie. À travers ces réunions de travail, nous faisons de la diplomatie parlementaire, avec les députés et les sénateurs présents, pour insuffler des réformes qui peuvent intéresser l’ensemble de l’espace francophone, mais également pour évoquer un certain nombre de sujets transversaux.

Sous l’ancienne mandature, le poste de rapporteur de la commission de la coopération et du développement m’a permis d’effectuer plusieurs déplacements à l’étranger : à Phnom Penh (Vietnam), à Rome, au Québec, aux Émirats Arabes Unis, en Côte d’Ivoire… Durant ces quelques jours au Rwanda, j’ai pris la parole à trois reprises ! C’est un honneur pour moi de porter la voix du Parlement français.

FI : Durant l’une de vos interventions, vous en avez profité pour rappeler le différend territorial avec l’Union des Comores qui concerne tous les Mahorais depuis maintenant 47 ans.

M. K. : Disons que ce genre de rendez-vous me donne toujours l’occasion d’expliquer ce combat noble pour la reconnaissance de Mayotte française à l’échelle internationale. Vous savez dans la diplomatie, il faut savoir apprécier d’avancer nos billes par petites touches… Quand nous sommes aux côtés des collègues africains et qu’ils ne crient pas au scandale, cela veut dire que l’idée continue de progresser. Petit à petit, ils commencent à l’intégrer !

Il y a trois ou quatre mois, je me suis rendu au Botswana où j’ai été reçu par la SADC (communauté de développement de l’Afrique australe). À la surprise générale, celle-ci m’a expliqué que ses dispositions ne concernent pas Mayotte car il la considère comme française ! Autre exemple : vous ne pouvez imaginer ma fierté lorsque l’on m’a dit « Bonjour la France » à la sortie de l’ascenseur au Rwanda…

Tout ce chemin parcouru ne se fait pas en un claquement de doigts. Cela demande du temps, nous venons de très loin ! Il y a encore cinq ans, il était inimaginable que les élus mahorais accèdent au Quai d’Orsay. Aujourd’hui, nous y avons un contact permanent ! Nous déployons notre plan au fur et à mesure pour que le monde entier comprenne que Mayotte est française par la volonté de ses habitants. Nous devons continuer en ce sens. Il s’agit d’un travail colossal qui se dessine sans bruit. Le Département doit pouvoir avoir la capacité d’ouvrir des postes diplomatiques en Afrique.

FI : Justement, d’un point de vue partenarial, quelles sont les opportunités possibles entre Mayotte et le Rwanda ?

M. K. : Je ne peux parler au nom du Département dans le sens où je me cantonne à la mission parlementaire qui est la mienne. Mais ce déplacement m’a permis de nouer des relations avec les députés rwandais que j’ai par ailleurs invités à Paris. Si le conseil départemental le souhaite, je peux utiliser cette carte pour m’y rendre à nouveau, mais cette fois-ci avec ma casquette d’élu du CD. Toutes ces relations se construisent et se nourrissent. Avec l’aide du Quai d’Orsay, nous avons réussi à briser ce plafond de verre ! Désormais, nous diversifions nos relations pour exister dans la zone et la sous-région. Les choses évoluent, même si ce n’est pas encore tout à fait ça. Raison pour laquelle nous souhaitons que cette dynamique s’amplifie.

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