Jeudi dernier, en assemblée plénière, les élus du Département-Région de Mayotte ont examiné le partenariat avec l’État visant à impulser la candidature de la double barrière de corail au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les élus amorcent un renouveau qui pourrait marquer un tournant historique pour la double barrière de corail. Cette prestigieuse distinction de l’UNESCO vise à assurer la préservation et le rayonnement d’un site exceptionnel. Une convention a officialisé l’engagement des autorités locales et nationales dans ce projet pour un accompagnement dans le dossier de candidature.
Cette délibération s’inscrit dans la continuité de l’annonce faite en juin dernier par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Au nom du président Emmanuel Macron, il avait officialisé la candidature de la double barrière de corail de Mayotte au patrimoine mondial naturel de l’UNESCO.
Pour Ali Madi, président du CPIE Maoré, ce projet est le fruit d’un travail engagé depuis près de dix ans par de nombreux acteurs du territoire. Selon lui, les collectivités, le SIDEVAM, le LEMA, les professionnels de la pêche, les entrepreneurs, mais aussi l’Éducation nationale doivent s’impliquer afin que les Mahorais s’approprient cette démarche. Pour lui, la population doit mieux connaître « ce que cette barrière représente pour le territoire et ce qu’elle apporte en matière de visibilité ».
Cette inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO répond à un enjeu d’attractivité touristique pour le territoire et de stimulation de l’économie locale. Elle implique également des engagements stricts en matière de préservation de l’environnement et de gestion durable des ressources marines. L’île espère ainsi présenter une candidature convaincante. Pour rappel, le patrimoine en question peut être culturel, naturel ou mixte. Pour les sites naturels, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture évalue notamment leurs particularités physiques, biologiques et écologiques.
Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les biens doivent répondre à au moins un des dix critères requis. Ils peuvent, par exemple, présenter des caractéristiques monumentales remarquables, revêtir une importance historique significative ou encore offrir des phénomènes d’une beauté naturelle unique. La double barrière de corail forme un lagon de plus de 1 500 km², offrant un environnement marin particulièrement protégé. Ce récif corallien agit comme un rempart naturel contre les intempéries de la haute mer, créant des eaux calmes propices à de nombreuses activités maritimes. Cette labellisation au patrimoine mondial pourrait permettre à Mayotte de mieux sauvegarder son site emblématique.
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