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À Sada, le maire s’attaque aux incivilités en partenariat avec le procureur de la République

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Pour faire face à la recrudescence de la délinquance dans la commune, le maire de Sada, Houssamoudine Abdallah, a décidé de prendre le taureau par les cornes et de s’appuyer sur le soutien du procureur de la République, Yann Le Bris, pour lutter contre ce fléau. En signant des conventions de rappel à l’ordre et de transaction, le premier magistrat a pour ambition de relever toutes les infractions et ainsi d’éviter la récidive.

Flash Infos : Vendredi, vous avez signé des conventions de rappel à l’ordre et de transaction avec le procureur de la République. Qui est à l’initiative de ce partenariat ? Et comment a-t-il été imaginé ?

Houssamoudine Abdallah : Depuis que nous avons pris nos quartiers à la mairie de Sada, l’ensemble du conseil municipal travaille d’arrache-pied sur la question sécuritaire. Dans un premier temps, nous avons fait le tour de l’ensemble des quartiers, dans lesquels nous avons pu observer la présence de marchands de sommeil mais aussi de jeunes qui traînent jusque tard dans la nuit. Face aux incivilités croissantes, nous avons reçu les parents des fauteurs de trouble.

Mais nous n’avions pas un cadre spécifique pour lutter contre ce fléau. Nous avons alors pris contact avec le procureur de la République, Yann Le Bris, pour bénéficier d’un certain nombre d’outils et ainsi intervenir efficacement en matière sécuritaire. Cela a abouti par la signature de deux conventions de rappel à l’ordre et de transaction.

FI : Vous dites qu’il s’agit d’une première pour lutter contre la délinquance à Mayotte. En quoi est-ce indispensable selon vous ?

H. A. : Nous avons ciblé toutes les difficultés en matière d’incivilité. À la différence de la Vigie en Petite-Terre ou de Koungou, nous n’avons pas de bangas à Sada. Donc nous rassemblons toute notre énergie pour nous attaquer aux marchands de sommeil. Nous avons, à titre d’exemple, mené des actions contre eux. Nous avons pris contact avec l’agence régionale de santé pour recenser tous les habitats indignes de la commune. La meilleure solution est de cadrer les choses et de suivre une procédure claire pour que ces initiatives portent leurs fruits.

Concrètement, ces conventions vont nous permettre de passer à la vitesse supérieure. Je m’explique : si un jeune sèche les cours ou est à l’origine d’actes délictueux, nous remplissons une fiche sur laquelle nous notons les différents méfaits en lien avec cet individu. Prévenu, le parquet nous précise alors si nous pouvons intervenir face à ces incivilités ! Nous le rencontrons avec ses parents puis nous envoyons un compte-rendu au procureur de la République.

Tous les trois mois, nous devrons dresser une série de statistiques pour remonter toutes les problématiques. Cela nous aidera par la suite à savoir si nous avons besoin de médiateurs, si nous devons revoir la famille, ou bien si des efforts sont à faire en termes d’éducation. Car nous nous rendons bien compte au fil des réunions que cela ne donne pas toujours les résultats escomptés ! La prévention a malheureusement ses limites… Mais désormais, avec l’appui de la justice, en cas de récidive, nous serons en capacité de porter plainte et de nous appuyer sur tous les faits.

sada-insecurite-convention-procureurFI : En résumé, ce que l’on appelle la troisième voie de la justice est une manière de relever systématiquement les petites infractions dans l’espoir d’éviter la récidive ou l’escalade criminelle. Comment comptez-vous y prendre ?

H. A. : Nous pouvons compter sur les rondes effectuées par la police municipale, sur des associations qui veillent à la tranquillité de la commune, mais aussi sur la bienveillance des uns et des autres par rapport aux problèmes de voisinage. Toute la population est aux aguets : les habitants n’hésitent pas à interpeller les élus et les agents de la mairie. Certains jeunes qui mettent en danger la population sont bien connus de nos services. Nous savons qu’ils se déplacent en vélo et avec des chiens ou qu’ils font appel à des personnes de l’extérieur pour commettre des dégâts. Ce genre de situations sont régulièrement relevées et dénoncées. Jusqu’alors, nous essayions de les rencontrer, mais comme je le disais, cela n’aboutit pas. Avec ce travail partenarial, nous avons l’occasion cette fois-ci d’aller plus loin !

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