La classe patrimoine du collège de Kawéni s'est offert un coup de pub ce lundi après midi en organisant un grand nettoyage des abords du collège, pour sensibiliser ses camarades et concitoyens au problème des déchets dans le village. Créée il y a 4 ans, l'option patrimoine, disponible en 4e, concerne des élèves motivés par l'apprentissage de l'Histoire de Mayotte et par son patrimoine, à raison de deux heures supplémentaires par semaine, assurées par deux enseignantes en Histoire et en technologie. L'an dernier, la classe patrimoine avait choisi de travailler sur l'usine sucrière de Kawéni, cette année elle s'attaque au patrimoine urbain, avec un travail sur la ville de Kawéni "entre passé, présent et futur". Pour le passé, on reste sur l'usine sucrière, le présent concerne le Plan local d'urbanisme, en cours d'élaboration à la mairie de Mamoudzou comme dans les autres communes, et le futur se travaille en informatique avec de la création en trois dimensions et l'étude de l'habitat durable.
Au cours de l'année, la classe a travaillé avec les Archives départementales, les Naturalistes, la politique de la ville et un architecte. L'étude de l'urbanisme et du cadre de vie a permis aux élèves d'appréhender la problématique de la pollution qui touche la ville aujourd'hui et notamment sa rivière. En attendant la fête du collège au mois de juin, pour lequel ils ont préparé plusieurs manifestations sur le sujet, les élèves ont donc choisi d'organiser cette opération de nettoyage, en partenariat avec la politique de la ville qui a fourni une benne à ordures, des gants et des sacs. Une opération qui permet aussi de rappeler l'existence de cette option qui devrait disparaitre, comme de nombreuses autres, à la rentrée prochaine, faute de moyens horaires donnés par le vice rectorat.


































{xtypo_dropcap}A{/xtypo_dropcap}lors que notre regard se perd sur un vol d'oiseaux marins au-dessus de la vasière des Badamiers, notre chemin nous mène à travers une végétation luxuriante vers les plages de Moya, situées entre le lac Dziani et la Vigie, le point culminant de Petite Terre. Tous ces sites font partie du domaine du Conservatoire du littoral, qui est propriétaire de 356 hectares dans les communes de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi. "On pourrait intervenir partout à Mayotte, car toutes les communes sont littorales", nous précise Pierrick Lizot.
Notre périple nous mène ensuite à la Vigie, qui offre un point de vue panoramique sur toute la Petite Terre et ses terres cultivées… sur les terrains du Conservatoire. Pierrick Lizot nous apprend que 48 conventions agricoles ont été signées sur Petite Terre en 2007, avec l'aide de l'ASP (ex-Cnasea). Ce travail est en cours sur Grande Terre, pour Saziley, l'anse d'Hajangua et l'îlot Karoni dans la baie de Chirongui.
Les futures acquisitions du Conservatoire à Mayotte, validées par le Conseil des rivages de l'océan Indien qui s'est tenu en janvier 2010, validées par le conseil d'administration du Conservatoire le mois suivant, prévoient l'affectation en transfert de gestion des plages de Petite Terre et Saziley. Il y a également 2 projets d'acquisition très importants.