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L’école T7 a ouvert ses portes ce lundi 26 octobre, avec sept salles modulaires pour soulager l’école Vahibé 2, surchargée depuis le cyclone Chido. Si les parents saluent cette ouverture attendue depuis près de deux ans, ils s’inquiètent toujours du retard pris par la reconstruction de l’école Vahibé 1.
“Vous êtes contents d’avoir une nouvelle salle de classe ?”, demande un professeur des écoles à ses élèves de CM2, dans la salle flambant neuve de l’école T7 de Vahibé, qui ouvre ses portes pour la première fois en cette rentrée du 26 octobre.
Construite en modulaires, l’école constitue une extension de l’école élémentaire Vahibé 2. Elle vient soulager un établissement devenu trop petit pour accueillir les élèves de tout le village, notamment depuis que le cyclone Chido a détruit l’école élémentaire Vahibé 1.
Située en contrebas du village, cela fait presque deux ans que l’école accueille 1 400 élèves, contre 450 en temps normal. Cette surcharge a conduit à mettre en place un système de rotation dégradée, avec seulement 3 h à 3 h 30 de cours par jour pour les élèves.
En plus de T7, six autres salles de classe modulaires (T6), installées dans la cour de récréation, doivent renforcer la capacité d’accueil de l’établissement dans les prochains jours. Avec ces 13 salles, 1 290 élèves pourront suivre 24 heures de cours effectifs par semaine, assure la Ville de Mamoudzou.
“Oui”, répondent les élèves à l’unisson, découvrant leur nouveau mobilier, les ventilateurs de plafond et, pour certains, la climatisation. “Moi aussi et j’espère que cela sera source de motivation”, ajoute le professeur.
Une concrétisation qui n’a pas été “un long fleuve tranquille”
Au centre des modulaires, dans la cour de récréation, des chaises ont été installées pour accueillir les parents d’élèves, mobilisés depuis Chido pour obtenir l’ouverture de ces nouvelles salles dans l’urgence.
Au micro, l’adjoint au maire de Mamoudzou chargé de l’excellence éducative, Nassim Saïd Boina, revient sur la concrétisation de ce projet qui, selon ses mots, “n’a pas été un long fleuve tranquille”.
“Nos équipes ont dû surmonter des contraintes en termes d’approvisionnement des matériaux, d’insécurité, avec des ouvriers agressés, ce qui a entraîné un droit de retrait et donc une suspension des travaux”, rappelle-t-il au micro.
Pour les parents présents, si l’ouverture de ces nouvelles salles constitue un soulagement, elle ne doit pas être une fin en soi. “On est contents après tant d’années. Déjà avant Chido, cette extension devait voir le jour. Finalement, le cyclone a permis d’accélérer les travaux. On respire enfin et nos enfants vont pouvoir aller à l’école pendant cinq heures par jour”, souligne une mère d’élève.
“On doit attendre combien de temps pour que le chantier démarre ?”
Mais les parents restent préoccupés par l’avenir de l’école élémentaire Vahibé 1, dont la reconstruction, sous le nom de Vahibé T20, leur apparaît indispensable pour que les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions. Selon eux, le chantier n’avance pas.
“Nous sommes dans l’attente de la notification de l’arrêté de subvention de l’État”, assure Nassim Saïd Boina. Parmi les parents présents, certains hochent la tête en signe de désapprobation.
Cette réponse ne convainc pas une autre mère d’élève. “On est abasourdis par ce qui a été dit, car on nous a dit que le projet Vahibé 1 était ficelé, financé et là, le chantier n’a pas commencé. Où est passé l’argent ? Il n’y a aucun lot attribué aux entreprises, on doit attendre combien de temps avant que le chantier démarre ?”, interroge-t-elle.
“Depuis 1996, nous n’avons qu’une seule maternelle, toutes nos petites sections sont en itinérance et passent seulement deux heures devant les professeurs, un jour sur deux. C’est une aberration”.
“Il y a un manque d’infrastructures depuis longtemps à Vahibé et l’éducation de nos jeunes ne peut pas avancer et évoluer s’il n’y a pas de salles de classe. Cela profite au dakoutisme”, poursuit-elle, avant d’ajouter, “il n’y a même plus de MJC”.
En attendant, ce lundi, les élèves ont pu découvrir leurs nouvelles salles et y suivre leurs premières heures de cours. L’enthousiasme se lisait sur leurs visages. Depuis les fenêtres, ils peuvent apercevoir le lagon au loin ainsi que le mont Combani.
Journaliste



































