Les agents de l'antenne de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) à Mayotte sont en grève depuis jeudi matin pour être payés à la fin du mois, comme tous les autres fonctionnaires du ministère des Finances et leurs homologues réunionnais de la direction régionale. En effet, depuis la réforme des payes opérée début janvier qui les a centralisé au niveau national, les 5 agents (les 2 autres étant mis à disposition du conseil général) ont vu le jour de leur paye fluctuer sans raison apparente : ils n'ont été payés que le 20 février pour le mois de janvier, début mars pour le mois de février, et le 10 avril pour le mois de mars .
"Mayotte ne peut pas être sous le régime de paye sans ordonnancement préalable, car les taux de cotisation sont différents ici. L'administration n'aime pas les cas complexes, l'exception de Mayotte a été mal anticipée", explique Matthieu Morando, le directeur de l'antenne de l'Insee, qui n'est pas en grève mais soutient les revendications "légitimes" des agents. "On n'a pas d'explication sur le motif réel de ces retards. On nous a envoyé une note nous disant qu'on ne pouvait pas entrer dans le nouveau système informatique national de paye et qu'on serait payé vers le 5 du mois, ou sinon on devra donner l'alerte à la direction réunionnaise qui la transmettra à la direction nationale… C'est inadmissible !", tempête pour sa part Jean-Claude Auguste, le directeur adjoint, qui rappelle les contraintes de virements bancaires dans la vie personnelle des agents. "Une lettre qui sera envoyée à la direction générale à Paris est en préparation pour demander une paye à la fin du mois", nous apprend mardi soir M. Morando.



































{xtypo_dropcap}A{/xtypo_dropcap}lors que notre regard se perd sur un vol d'oiseaux marins au-dessus de la vasière des Badamiers, notre chemin nous mène à travers une végétation luxuriante vers les plages de Moya, situées entre le lac Dziani et la Vigie, le point culminant de Petite Terre. Tous ces sites font partie du domaine du Conservatoire du littoral, qui est propriétaire de 356 hectares dans les communes de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi. "On pourrait intervenir partout à Mayotte, car toutes les communes sont littorales", nous précise Pierrick Lizot.
Notre périple nous mène ensuite à la Vigie, qui offre un point de vue panoramique sur toute la Petite Terre et ses terres cultivées… sur les terrains du Conservatoire. Pierrick Lizot nous apprend que 48 conventions agricoles ont été signées sur Petite Terre en 2007, avec l'aide de l'ASP (ex-Cnasea). Ce travail est en cours sur Grande Terre, pour Saziley, l'anse d'Hajangua et l'îlot Karoni dans la baie de Chirongui.
Les futures acquisitions du Conservatoire à Mayotte, validées par le Conseil des rivages de l'océan Indien qui s'est tenu en janvier 2010, validées par le conseil d'administration du Conservatoire le mois suivant, prévoient l'affectation en transfert de gestion des plages de Petite Terre et Saziley. Il y a également 2 projets d'acquisition très importants.
