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Une vingtaine de brancardiers et d’ambulanciers du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) à Mamoudzou ont entamé une grève, lundi, pour dénoncer leurs conditions de travail et plusieurs difficultés liées à l’organisation du pôle transports sanitaires. Une réunion avec la direction est prévue ce mardi 15 septembre.
Des heures supplémentaires au cœur du conflit
Les heures supplémentaires constituent l’un des principaux points de désaccord. Les agents estiment qu’une partie de celles-ci reste insuffisamment rémunérée. Les syndicats évoquent notamment des heures effectuées pendant la crise des barrages de janvier 2024, puis après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024. Une partie de ces heures resterait encore à régler.
Les grévistes demandent également une meilleure prise en compte de leur temps de travail et des renforts pour le pôle transports sanitaires, alors que les équipes évoluent dans un contexte de forte pression sur le système de soins à Mayotte.
Des tensions sur les missions et les moyens
Les agents contestent également certaines missions qui leur sont confiées, notamment des interventions liées au SMUR. Selon eux, le manque de véhicules et de personnels spécialisés pourrait réduire la disponibilité des secours sur l’île. Le mouvement ne concerne toutefois pas directement le SMUR.
Les brancardiers dénoncent par ailleurs leur affectation ponctuelle à la morgue et la pénibilité physique de leur activité, notamment lors de la prise en charge de patients lourds dans des locaux qu’ils jugent peu adaptés.
Après plusieurs alertes adressées à la direction, restées sans réponse, une rencontre est prévue ce mardi entre 10 heures et midi. Les discussions doivent d’abord porter sur la question des heures supplémentaires. L’issue de cette réunion pourrait déterminer la suite du mouvement.

































