Environ 300 pèlerins de Mayotte souhaitent accomplir le Hajj dès le 12 mai. Malgré les tensions entre Israël, les États-Unis et l’Iran, l’association ASPEL assure que les départs sont maintenus, même si les itinéraires restent en cours de finalisation.
À partir du 12 mai prochain, les pèlerins de Mayotte entameront leur voyage vers les lieux saints de l’islam afin d’accomplir le Hajj. Malgré un contexte international particulièrement tendu, aucun départ n’a été annulé à ce stade. L’Association pour le pèlerinage (ASPEL) se veut rassurante : « Nous sommes sereins. »
Plus de 300 demandes ont déjà été enregistrées, soit autant de visas octroyés par l’Arabie saoudite aux ressortissants de Mayotte, témoignant d’un engouement toujours aussi fort. Et pour cause : le pèlerinage est le cinquième pilier de l’islam, que tout croyant se doit d’accomplir dans la mesure de ses moyens. « Il y a toujours autant de monde. Nous n’arrivons pas à valider tous les dossiers », confie une source.
Les départs sont actuellement prévus les 12, 14 et 16 mai, avec un retour programmé entre le 4 et le 5 juin. Toutefois, l’organisation reste en cours d’ajustement. « Pour l’instant, tout n’est pas encore finalisé. Nous n’avons pas les itinéraires définitifs », précise le président, Saïd Maanrifa Ibrahim, évoquant notamment l’attente de confirmations du côté des compagnies aériennes saoudiennes.
Un climat géopolitique sous tension
Comme à l’accoutumée, le schéma de voyage envisagé comprend plusieurs escales : un départ depuis Mayotte vers La Réunion, puis un passage par Dubaï, avant un transit par Maurice et une arrivée à Djeddah. D’autres ajustements restent possibles en fonction des disponibilités aériennes. Sur place, les pèlerins rejoindront ensuite les villes saintes, notamment Médine, via des liaisons internes.
Cette organisation intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible. Depuis fin février 2026, les tensions se sont intensifiées entre Israël, les États-Unis et l’Iran, avec des frappes et des représailles qui inquiètent la communauté internationale. L’attention se porte notamment sur le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le transport du pétrole, où la situation pourrait entraîner une hausse des prix du carburant.
Malgré cela, les organisateurs locaux se veulent rassurants. « À ce jour, rien n’a été suspendu. Tous les vols sont maintenus et nous continuons à travailler normalement », insiste le président de l’association.
Fait notable, cette instabilité internationale ne s’est pas encore répercutée sur les tarifs proposés. Selon une source proche du dossier, les prix seraient même en légère baisse cette année. Alors que le coût du pèlerinage avoisinait les 9 000 euros l’an dernier, les offres actuelles se situeraient autour de 8 500 euros au maximum, notamment grâce aux formules proposées par des agences saoudiennes. Le transport devrait être assuré en partie par Air Austral, en partenariat avec d’autres compagnies, dont des transporteurs saoudiens.
Les futurs pèlerins mahorais inscrits sont ainsi en bonne voie d’accomplir leur dernier pilier de l’islam.
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