Le nouveau maire de Pamandzi, Issoufi Maandhui, assure de l’existence d’une entente parfaite entre son équipe et celle de son voisin de Dzaoudzi-Labattoir, ainsi que d’une ambition partagée d’impulser une nouvelle synergie profitable à la Petite-Terre. Il veut réconcilier le personnel communal avec les nouveaux élus pamandziens afin de faire table rase du passé, tout en veillant à se conformer aux récentes recommandations de la Chambre régionale des comptes en matière budgétaire et éducative. Une nécessité, selon lui, pour éviter d’aller droit au mur.
Flash Info : Quelle est, selon vous, la priorité des priorités de cette nouvelle mandature qui démarre ce matin pour Pamandzi ?
Issoufi Maandhui : Nous allons sans tarder nous atteler à répondre aux recommandations de la Chambre régionale des comptes en matière budgétaire. Vous savez que le budget doit être voté d’ici le 30 avril 2026 ; nous ferons le nécessaire pour qu’il soit adopté et pour nous conformer aux recommandations de la CRC.
En matière d’éducation, nous avons été pointés du doigt pour ne pas avoir eu un seul PEDT signé en six ans. Par conséquent, nous allons faire en sorte qu’il devienne opérationnel dès la prochaine rentrée scolaire. Toujours dans ce domaine, un rappel nous a été fait au sujet des inscriptions des enfants : nous veillerons donc à ce que tous les enfants répertoriés dans la commune soient inscrits et puissent, dans la mesure du possible, avoir une place à la rentrée.
S’agissant de l’organisation administrative, la commune dispose actuellement de très peu de cadres. Nous ferons en sorte de structurer cette organisation afin de pouvoir enfin déployer notre politique publique. Ne pas suivre ces recommandations nous conduirait droit au mur.
F.I : Quel cap avez-vous défini pour les six prochaines années dans votre commune ?
I.M : Parmi les priorités de notre équipe figure le rétablissement indispensable de la confiance entre élus et agents communaux. Je m’y emploie dès ce mardi matin en allant à leur rencontre sur les différents sites où ils travaillent.
Nous constatons une très grande démotivation, notamment depuis la grève de quatre mois qui a touché les services du CCAS. Nous devons donc poursuivre le dialogue afin de comprendre leurs attentes et leurs doléances, et d’y apporter des réponses adaptées permettant un bon fonctionnement du service.
Par ailleurs, tout le monde a constaté que la mandature précédente a été à deux doigts de retirer Pamandzi de l’intercommunalité de Petite-Terre. Je peux d’ores et déjà vous assurer qu’il en sera autrement avec notre équipe. Nous travaillons de concert avec la nouvelle majorité municipale de Dzaoudzi-Labattoir afin de faire de cet outil un véritable levier de développement, sans tiraillements.
Nous convergeons vers une réelle stabilité : nous travaillons main dans la main et parlerons d’une seule voix lorsqu’il s’agira de défendre les intérêts de la Petite-Terre, partout où cela sera nécessaire.
F.I : Le suivi des projets fait partie des domaines qui ont failli au cours de la mandature sortante. Envisagez-vous de recruter un nouveau DST ?
I.M : Effectivement, lorsqu’on observe de près le fonctionnement de la commune de Pamandzi, on constate l’absence d’un directeur des services techniques depuis longtemps. Ce poste étant resté vacant, il nous est difficile de répondre aux attentes et de mener à bien les projets que nous souhaitons mettre en place.
C’est pourquoi la réorganisation des services communaux fait partie de nos priorités. Il est essentiel de recruter les bonnes personnes, les bons cadres, afin de stabiliser notre administration et de pouvoir avancer concrètement dans la réalisation de nos projets.
F.I : Quelle sera votre approche au niveau de l’intercommunalité de Petite-Terre ?
I.M : Notre approche reposera sur le rétablissement de la confiance avec nos voisins de Dzaoudzi-Labattoir, afin de former une seule équipe dans l’intérêt du territoire de la Petite-Terre.
La politique de la ville est une compétence intercommunale qui a été délaissée par la mandature précédente, avec les conséquences que nous avons connues. Nous devrons donc collaborer avec les services compétents afin de décliner efficacement les stratégies arrêtées pour la commune de Pamandzi.
F.I : Quelle sera la touche particulière d’Issoufi Maandhui dans la conduite des affaires à Pamandzi ?
I.M : Il s’agira d’apporter à la commune un meilleur cadre de vie, permettant à tous les jeunes de trouver leur place, de s’insérer et de s’exprimer à travers le travail, le sport, l’art et le cinéma. L’objectif est que chaque Pamandzien se sente bien et contribue à faire retrouver à la ville son rôle de vitrine sur le territoire de Mayotte.
Journaliste politique & économique




































