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Fani Maore : Mayotte toujours à l’écart des moyens de surveillance volcanique

Fani Maore : Mayotte toujours à l’écart des moyens de surveillance volcanique

Dans le cadre des questions orales au Gouvernement, le sénateur Saïd Omar Oili a demandé au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace le nombre et la localisation des postes créés pour assurer la surveillance du volcan sous-marin Fani Maore, dont l’activité a profondément modifié le paysage sismique et volcanique de Mayotte depuis 2018. En réponse, le ministre a indiqué que 12 postes avaient bien été créés dans ce cadre.

Une réponse jugée partielle par le sénateur, qui souligne l’absence totale de précisions sur la localisation géographique de ces emplois. En l’état, aucun élément ne permet d’affirmer que Mayotte bénéficie directement de ces moyens humains. Faute de confirmation d’une présence locale, il faut donc en conclure que ces agents exercent leurs missions soit à La Réunion, soit dans l’Hexagone.

Cette situation apparaît d’autant plus préoccupante que la protection de la population mahoraise face aux risques volcaniques et sismiques est inscrite dans la loi du 11 août 2025. Pour le sénateur, cette disposition législative implique des moyens concrets et adaptés aux réalités du territoire.

Face à ce constat, Saïd Omar Oili annonce son intention de demander la création d’un observatoire sismo-volcanique à Mayotte. Un tel équipement existe déjà dans d’autres territoires ultramarins exposés à une activité volcanique, notamment à La Réunion, en Martinique et en Guadeloupe. Sa mise en place à Mayotte permettrait un suivi scientifique de proximité et renforcerait la prévention des risques pour les habitants.

Pour le sénateur de Mayotte, il s’agit d’une question de sécurité publique mais aussi d’égalité entre les territoires ultramarins confrontés aux mêmes menaces naturelles.

Dix ans après l’agression d’une avocate à Mayotte, “Guito” écope de cinq ans de prison

Dix ans après l’agression d’une avocate à Mayotte, “Guito” écope de cinq ans de prison

Ce mardi 20 janvier, le Tribunal judiciaire de Mamoudzou a rendu son délibéré dans l’affaire de l’agression de l’avocate Emma Buttet, frappée le 2 septembre 2015 dans la cage d’escalier de son cabinet aux Hauts-Vallons. Dix ans après les faits, Théophane Narayanin, dit « Guito », absent à l’audience a été condamné pour avoir commandité cette expédition.

Pour rappel, l’agression s’inscrit dans un conflit foncier opposant la société IBS, dirigée par Théophane Narayanin, au propriétaire Frédéric d’Achery, représenté par Me Sylvie Sevin. L’objectif de l’attaque était de faire pression sur le cabinet engagé dans ce contentieux sensible lié à la carrière de Kangani. Emma Buttet, alors collaboratrice, avait été frappée par erreur alors que la cible était son associée.

Avant d’aborder le fond, le tribunal a rejeté l’ensemble des nullités soulevées par la défense, notamment celles visant le dépaysement du dossier. Une question longuement débattue lors de l’audience de décembre, dans un contexte où les victimes étaient elles-mêmes avocates du barreau de Mayotte. La défense avait tenté de démontrer que l’émoi avait été tel qu’aucun avocat mahorais n’avait, à l’époque, accepté de défendre les mis en cause. La justice à tranché ce mardi : aucune atteinte à l’équité du procès n’a été retenue. Dès lors, la juge a pu prononcer les condamnations…

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Grève chez MATIS : la Direction sort du silence et défend sa version des faits

Grève chez MATIS : la Direction sort du silence et défend sa version des faits

Alors que le mouvement social engagé depuis la mi-janvier perturbe le transport scolaire, la Direction de la société MATIS a décidé de prendre la parole. Face à ce qu’elle considère comme des informations « inexactes ou partiales », elle livre sa lecture du conflit, détaille le déroulement des négociations et réaffirme sa volonté de dialogue tout en assurant la continuité du service public.

Depuis plusieurs jours, la grève qui touche la société MATIS alimente débats et inquiétudes, notamment chez les familles dépendantes du transport scolaire. Dans ce contexte tendu, la Direction de l’entreprise a souhaité apporter une mise au point officielle afin, selon ses termes, de « rétablir des éléments factuels » et garantir une information « claire et transparente ».

Au cœur du désaccord : les négociations annuelles obligatoires (NAO). Contrairement à ce que certaines prises de parole laissent entendre, la Direction affirme que le dialogue social a été engagé de longue date. Les discussions ont en effet débuté le 24 novembre 2025, soit près de deux mois avant le déclenchement du mouvement de grève. Pas moins de sept réunions se sont tenues avec les représentants du personnel, à l’issue desquelles un…

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Droit de l’enfant : une exposition à Paris pour ne pas oublier les enfants de Mayotte

Droit de l’enfant : une exposition à Paris pour ne pas oublier les enfants de Mayotte

Durant un mois, une exposition est organisée au CNAM à Paris pour sensibiliser aux problématiques liées à l’enfance à Mayotte, en partenariat avec UNICEF France et l’AFP. Intitulée Grandir à Mayotte après Chido, l’exposition photographique vise à rendre hommage aux enfants de Mayotte. En place depuis le mois de décembre, l’exposition se tiendra encore jusqu’au 30 janvier. Il reste encore quelques jours pour en profiter.

L’UNICEF a publié un rapport le 10 décembre 2025 alertant sur les droits de l’enfant et leur respect à Mayotte, rapport qui avait donné lieu à un article publié dans nos colonnes (https://www.mayottehebdo.com/actualite/societe/grandir-a-mayotte-les-droits-fondamentaux-de-lenfant-en-danger/). « Cette exposition célèbre et met en lumière les enfants de Mayotte et tous ceux qui les entourent : dans un territoire où un habitant sur deux à moins de 18 ans, la reconstruction ne pourra se faire qu’en plaçant les…

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Violences juvéniles et immigration illégale à Mayotte : deux fléaux en forte hausse

Violences juvéniles et immigration illégale à Mayotte : deux fléaux en forte hausse

La grève des agents de MATIS, régulièrement caillassés par des délinquants hors de contrôle, ravive les inquiétudes des citoyens face à la recrudescence de la violence gratuite sur les routes de Mayotte. Ils déplorent que les renforts importants de forces de l’ordre dépêchés sur l’île soient davantage affectés à des contrôles de véhicules et de passagers en zone urbaine qu’à l’interception des kwassa hors du lagon avant qu’ils n’atteignent le rivage.

L’accalmie n’aura finalement duré qu’un temps très court — à peine un an — le temps pour la vie de reprendre ses droits dans les chaumières mahoraises, une année après le passage du cyclone Chido, désormais référence sur tout l’archipel. Les conséquences désastreuses de cet aléa climatique, sans précédent dans les annales françaises, avaient quelque peu brouillé les cartes chez les semeurs de troubles des banlieues de Mamoudzou, Koungou et Petite-Terre. Sans doute attendaient-ils que les assurances indemnisent les nantis ayant pris soin d’assurer leurs biens, notamment les véhicules, pour pouvoir recommencer à les vandaliser.

« Ce qui est déplorable, c’est que non seulement les violences reprennent de plus belle, mais elles sont intenses et gratuites : les petits voyous n’ont plus besoin de justifier leurs exactions », constate Abdallah H., un habitant de Mangajou (commune de Sada), théâtre récent d’un déchaînement de violence inouïe et inattendu, œuvre de gamins venus de la commune voisine de Chiconi. Telle une gangrène, la violence, aujourd’hui en cours de banalisation sur l’île, se répand comme un mal chronique, passant progressivement d’un stade bénin à…

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Violente collision près de Tsingoni : trois blessés, deux en urgence absolue

Violente collision près de Tsingoni : trois blessés, deux en urgence absolue

Un dramatique accident s’est produit ce mardi 20 janvier sur la route menant à Soulou, près du rond-point de Tsingoni. Vers le milieu de l’après-midi, un poids-lourd et une camionnette de chantier sont entrés en collision frontale, provoquant d’importants dégâts matériels et trois blessés, dont deux dans un état critique.

Selon les pompiers dépêchés sur place, le choc a été d’une violence exceptionnelle. Deux des victimes ont été classées en urgence absolue. L’une d’elles a dû être héliportée vers l’hôpital de Mamoudzou pour des soins d’urgence, tandis que le troisième blessé a également été transféré vers le même établissement de santé. Les circonstances exactes de l’accident restent encore à déterminer.

La collision a eu lieu en face de l’agence Bred, à proximité immédiate du rond-point de Tsingoni, sur la route reliant Soulou à la ville. En raison de la gravité de l’accident et de l’intervention des secours, les forces de l’ordre ont dû procéder à la fermeture temporaire de la route dans le sens Soulou-Tsingoni, entraînant d’importants ralentissements et perturbations de la circulation dans la zone.

Les autorités locales ont rappelé la nécessité de redoubler de prudence sur cette portion de route, particulièrement fréquentée par les véhicules lourds et les engins de chantier. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes précises de ce drame et d’évaluer d’éventuelles responsabilités.

Harcèlement, consentement, respect : l’EVARS expérimentée dans les collèges mahorais

Harcèlement, consentement, respect : l’EVARS expérimentée dans les collèges mahorais
175 élèves ont répondu à un sondage après un atelier organisé dans les classes de sixième et cinquième du collège de l’Île aux Parfums

Sanctionné en décembre 2025 pour son retard sur la mise en place de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) des élèves, l’État peine encore à sensibiliser les élèves. À Mayotte, où la question des violences scolaires et sexuelles s’invite régulièrement dans les établissements, des acteurs éducatifs interviennent pour accompagner au mieux élèves et enseignants.

La délégation des jeunes de Mayotte, portée par l’association Hazi Za Wanatsa, a été reçue au Ministère de l’Éducation nationale. L’objectif ? Échange sur les politiques publiques, les enjeux de prévention et la réalité des jeunes dans les territoires ultramarins. Une rencontre qui s’inscrivait dans la campagne EVARS, menée à Mayotte par le Collectif Cide, le conseil des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE), et la direction régionale des droits des femmes (DRDFE).

Suite à ces échanges, l’association Hazi Za Wanatsa est repassée sur le terrain. Sur la demande d’Anifa, enseignante au collège M’Tsangamouji, le collectif a organisé des ateliers de sensibilisation de 30 minutes. À la fin de chaque atelier, un questionnaire était remis aux élèves. 87 filles et 81 garçons de classes de 6ème et 5ème ont répondu, dévoilant ainsi une réalité préoccupante : 55% des élèves ont déclaré être…

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A propos de pétrole et gaz dans les eaux mahoraises

A propos de pétrole et gaz dans les eaux mahoraises

Invité de l’émission « Zakwéli » sur Mayotte La 1 ère vendredi 16 janvier 2026, le jeune géographe mahorais Saïd Saïd Hachim a longuement évoqué le sujet de l’exploration d’hydrocarbures dans les Outre-mer français, et dans le lagon de Mayotte et alentours en particulier. Il a déclaré qu’il y a des blocs comme des parcelles, qui ont été délimités dans la zone exclusive de Mayotte. Il affirme même en avoir connaissance.

Fani Maoré : quels moyens humains mobilisés pour la surveillance du volcan sous-marin à Mayotte ?

Fani Maoré : quels moyens humains mobilisés pour la surveillance du volcan sous-marin à Mayotte ?

Dans le cadre des questions aux gouvernement, le sénateur Saïd Omar Oili, prévoit d’interroger le ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le bilan des moyens humains mobilisés pour surveiller et effectuer des recherches sur l’activité du volcan sous-marin Fani Maoré dans les eaux mahoraises. Le parlementaire souhaite connaître le nombre de postes, leurs missions et leurs lieux d’affectation de 2019 à 2025. Il désire également savoir si ces postes sont pourvus à la date du 1 er septembre 2025.

Petite-Terre : la CCPT mobilise les associations pour des actions environnementales concrètes

Petite-Terre : la CCPT mobilise les associations pour des actions environnementales concrètes

La Communauté de Communes de Petite-Terre (CCPT) lance un appel à initiatives à destination des associations du territoire afin de soutenir des actions environnementales concrètes, visibles et rapidement mobilisables. Cette démarche s’inscrit dans un contexte particulier, marqué à la fois par les conséquences du cyclone de décembre 2024 et par les enjeux persistants d’amélioration du cadre de vie en Petite-Terre.

Petite-Terre : la CCPT mobilise les associations pour des actions environnementales concrètes

À travers ce dispositif, la CCPT souhaite accompagner des projets de terrain portés par le tissu associatif local, en complément des dispositifs de financement existants. L’objectif est clair : encourager des actions utiles à la population, ayant un impact local direct et contribuant à la protection de l’environnement.

L’appel à initiatives est ouvert aux associations loi 1901 intervenant sur le territoire de Petite-Terre. Chaque structure ne peut déposer qu’une seule demande. Les aides accordées peuvent notamment concerner l’achat de petit matériel, la prise en charge de frais logistiques ou encore des dépenses directement liées à l’organisation d’actions collectives. En revanche, les demandes portant uniquement sur le fonctionnement courant des associations ne sont pas éligibles.

Le montant de la subvention est plafonné à 2 500 euros par association. Un co-financement ou un apport propre est toutefois requis, qu’il soit financier ou en nature. Les projets déposés seront évalués selon plusieurs critères : leur cohérence avec les objectifs de l’appel, leur faisabilité, leur impact local ainsi que la clarté et la qualité du dossier présenté.

Les associations intéressées sont invitées à consulter le document complet de présentation de l’appel à initiatives, disponible en ligne, afin de préparer leur candidature dans les meilleures conditions.

Grève chez Matis : un audit explosif met le feu aux bus scolaires

Grève des conducteurs de bus « Halo » : l’audit dont MATIS aurait pu se passer
Slogans déployés aux quatre vents, les grévistes ont arpenté plusieurs rues de Mamoudzou pour faire connaître leurs revendications auprès du public.

Un audit à l’origine d’une discorde majeure entre le personnel et la direction du plus grand transporteur scolaire de l’île. La société MATIS est engagée dans un mouvement de grève à durée illimitée depuis mercredi 14 janvier 2026. À la suite d’un audit interne révélant une excellente santé financière de l’entreprise pour l’exercice 2025, les salariés exigent une revalorisation salariale conséquente et dénoncent certaines pratiques internes. Parmi elles, une prime mensuelle dite de « caillassage » de 200 euros, accordée par le Conseil départemental de Mayotte, n’aurait été versée qu’une seule fois aux conducteurs de bus. Les agents s’interrogent aujourd’hui sur le devenir du reliquat.

Plus de 120 conducteurs de bus scolaires, vêtus de tee-shirts verts estampillés du label Halo et employés par la société MATIS, ont battu le pavé dans les rues de Mamoudzou hier matin, lundi 19 janvier 2026. Ils ont entamé un mouvement de grève illimité depuis le mercredi 14s janvier afin de réclamer une revalorisation salariale et de dénoncer des propos qu’ils jugent injurieux à l’égard des Mahorais. Ces propos sont attribués à l’adjoint à la…

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L’État renonce aux barges de surveillance maritime à Mayotte

L’État renonce aux barges de surveillance maritime à Mayotte

Elles devaient symboliser le renforcement du « rideau de fer » maritime pour lutter contre l’immigration illégale à Mayotte. Elles finiront finalement sur le marché des enchères. Deux anciennes barges du Département, la Saffari Djema et la Maoré Mawa, vont être vendues par la Direction des transports maritimes (DTM), faute d’accord définitif avec l’État.

À l’origine, le projet s’inscrivait dans un partenariat entre le Département et l’État, destiné à soutenir la lutte contre l’immigration clandestine. Le principe : mettre à disposition de la Préfecture de Mayotte deux barges, positionnées au nord et au sud de l’île. Elles devaient accueillir des équipements de surveillance, notamment des radars, afin d’augmenter les capacités de détection et d’interception des forces de l’ordre…

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Décasage annoncé à la rivière Gouloué : « Cet endroit, c’est tout ce qu’on a… »

Décasage annoncé à la rivière Gouloué : « Cet endroit, c’est tout ce qu’on a… »
À Passamainty, aux abords de la rivière Gouloué, une centaine de cases est menacée de destruction dans les prochains jours

Aux abords de la rivière Gouloué, les occupants d’habitats informels sont plongés dans une attente douloureuse. Un arrêté préfectoral datant du 6 janvier 2026 prévoit le décasage imminent des habitants. Si certains, notamment des familles, seront relogés, beaucoup se sentent en sursis. « On n’a déjà pas grand-chose mais si on nous oblige à partir, on n’aura plus rien. Personne ne m’attend à l’extérieur… » témoigne un jeune.

Le 14 septembre 2023, Ambdilwahedou Soumaila, le maire de Mamoudzou, avait fait appel à la loi « Elan » qui permet de libérer du foncier occupé illégalement, pour amorcer le décasage. Entre-temps, une enquête de l’ARS (Agence régionale de Santé), en date du 24 janvier 2024, a révélé des risques sanitaires majeurs associés aux bangas.

Ces mesures préliminaires ont porté leur fruit. Vendredi dernier, les occupants ont appris que le décasage aurait lieu sous peu. Asad, marié et père de famille, se rappelle : « Je n’étais pas à la maison. C’est après que ma femme m’a dit que la mairie avait envoyé une lettre ». L’arrêté préfectoral prévient qu’ils ont 23 jours pour quitter les lieux. « On a peur, on s’attend à les voir débarquer à n’importe quel moment pour tout détruire. »

Une centaine de cases est menacée. Certains des occupants y vivent depuis plus de 20 ans. Des cris d’enfants résonnent de partout. Accroupies au bord de la rivière, des femmes les lavent tandis que d’autres s’occupent de la lessive. Asad, sa femme et ses enfants, y habitent depuis plus de…

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Entretien avec Léo Jusiak, référent du groupe local Anticor 976

Entretien avec Léo Jusiak, référent du groupe local Anticor 976
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Créé le 18 octobre 2025, le groupe local Anticor 976 intervient pour la première fois comme partie civile dans une affaire judiciaire majeure : le procès du syndicat des eaux. Dans un territoire marqué par des coupures d’eau chroniques et des atteintes répétées à la probité, son référent, Léo Jusiak, explique pourquoi ce procès est un tournant, comment Anticor entend agir localement et en quoi la campagne municipale constitue un moment clé pour remettre l’éthique au cœur du débat public.

Flash infos : Pourquoi avoir créé un groupe local Anticor à Mayotte ?

Léo Jusiak : Le groupe local Anticor 976 a été créé le 18 octobre 2025 avec un objectif très simple : porter l’action d’Anticor sur le territoire de Mayotte. Jusqu’à cette période-là, il n’y avait pas de groupe local, et ça manquait clairement. D’autant plus qu’on est sur un territoire où les cas de corruption et les atteintes à la probité sont aujourd’hui beaucoup plus importants qu’en Hexagone, environ quatre fois plus.

C’était donc évidemment important d’avoir un soutien local pour pouvoir faire remonter les affaires de Mayotte, mais aussi pour…

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Quel est l’avis des chefs d’entreprises sur l’avenir de Mayotte ?

Quel est l’avis des chefs d’entreprises sur l’avenir de Mayotte ?

Le chef d’entreprise est comme le capitaine d’un navire, il a besoin d’une vision claire de la situation pour amener son bateau à bon port. La CCI a donc interrogé un groupe d’entrepreneurs sur leur vision de la situation à Mayotte, abordant les questions politiques, économiques et financières.

Quel est le profil du chef d’entreprise mahorais ?

Cette étude s’appuie sur une consultation de 385 chefs d’entreprises de Mayotte entre le mois de juillet et le mois de septembre 2025. Les responsables de la CCI se sont assurés de choisir un échantillon représentatif de dirigeants, incluant des entreprises de différents secteurs d’activité et de différentes tailles. Cette étude a été menée conformément aux règles de la norme ISO 20252.

L’étude menée par la CCI représente aussi une occasion de mieux connaître le profil type du chef d’entreprise de Mayotte. 63% des personnes interrogées sont…

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Sensibiliser la jeunesse aux risques et dangers des produits phytosanitaires

Sensibiliser la jeunesse aux risques et dangers des produits phytosanitaires

Les études se multiplient, le constat reste le même : l’utilisation des produits phytosanitaires présente des risques et dangers pour l’Homme et l’environnement. Cancer du pancréas, chute des populations d’oiseaux, pollution des nappes phréatiques, effondrement de la diversité des pollinisateurs, tant de conséquences dont la tendance semble incontrôlable.

Mayotte ne fait pas exception. Les produits phytosanitaires sont présents sur l’île, avec une utilisation remarquée en maraîchage. L’agriculture informelle implique notamment des risques accrus, de par l’utilisation de produits non homologués, surdosés et non appropriés aux problématiques terrain.

En charge de la stratégie Ecophyto 2030 qui vise à réduire les risques et les usages de 50% des pesticides, Ecophyto Mayotte souhaite impliquer davantage et le plus tôt possible la jeunesse dans la compréhension des risques et dangers d’une utilisation de produits phytosanitaires…

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Comores : lancement d’un projet d’élaboration de politique de migration

Comores : lancement d’un projet d’élaboration de politique de migration

Face à la multiplication des réseaux de passeurs lesquels ont été très actifs durant l’année qui vient s’écouler, l’Union avec l’appui de l’organisation internationale pour les migrations veut se doter d’une feuille de route sur la gouvernance des vagues migratoires.

Les vagues de migrants voulant rejoindre Mayotte n’ont jamais été aussi importantes au cours de l’année 2025. Ceux arrêtés dans les côtes comoriennes ont frôlé les 400, principalement des continentaux venant des pays en guerre, selon les données du ministère de l’intérieur des Comores, qui veut se doter désormais d’une politique nationale migratoire. Avec l’aide de l’organisation internationale pour les migrations (Oim), le lancement d’une feuille de route a lieu, jeudi dernier à l’hôtel, le Retaj à Moroni. Ce projet s’étalera sur deux ans.  » Les Comores, une nation d’environ 880 000 habitants, font face à des défis migratoires complexes, notamment la protection des femmes et des enfants, la lutte contre les réseaux de passeurs et de trafiquants, et la garantie d’une migration sûre, ordonnée et régulière« , souligné, l’Oim dans un communiqué de presse. L’organisation onusienne reconnait que les Comores constituent un pays d’origine, de transit et de destination. Un constat appuyé par les récentes vagues d’hommes et de femmes échoués sur les côtes…

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Le premier calendrier des sapeurs-pompiers de Mayotte officiellement lancé

Le premier calendrier des sapeurs-pompiers de Mayotte officiellement lancé

Le tout premier calendrier des sapeurs-pompiers de Mayotte est désormais disponible. Son lancement officiel a été marqué ce mercredi lors d’une rencontre organisée à la préfecture, réunissant le préfet de Mayotte et le président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Mayotte (UDSP 976), accompagné de son équipe. À cette occasion, un don symbolique a été effectué afin de souligner le caractère inédit de cette première édition du calendrier 2026.

Cette initiative constitue une étape importante dans le développement du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Mayotte. Elle témoigne de la montée en puissance progressive de l’institution, fortement mobilisée au quotidien pour assurer la sécurité des Mahoraises et des Mahorais, dans un contexte opérationnel souvent complexe et exigeant. À travers ce projet, les sapeurs-pompiers entendent également renforcer leur proximité avec la population et mettre en lumière leur engagement constant sur le terrain.

Jusqu’à présent inexistant sur le territoire, ce calendrier revêt une forte portée symbolique. Au-delà de son aspect pratique, il vise à mieux faire connaître les missions des soldats du feu et à soutenir financièrement des actions en faveur du personnel ainsi que de la vie associative des sapeurs-pompiers de Mayotte.

Les calendriers sont actuellement en cours de distribution dans l’ensemble des casernes de l’île. Les habitants désireux de s’en procurer un sont invités à se rendre dans le centre de secours le plus proche de leur domicile. Un geste à la fois citoyen et solidaire, en soutien à celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour la protection des personnes et des biens sur le territoire mahorais.

L’association Handicapable inaugure son premier local à M’tsangamouji

L’association Handicapable inaugure son premier local à M’tsangamouji

Un cap symbolique vient d’être franchi pour l’association Handicapable. Ce samedi 17 janvier, la structure engagée depuis plusieurs années pour l’inclusion des personnes en situation de handicap a inauguré son tout premier local, situé à M’tsangamouji, dans l’ouest de Mayotte. Une avancée majeure qui marque un tournant dans l’histoire de l’association.

Créée en 2017, Handicapable a mené pendant huit années un combat constant en faveur de la reconnaissance et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap sur le territoire. L’ouverture de ce local, chargée d’émotion, représente l’aboutissement d’un long travail et un véritable symbole d’inclusion sociale à Mayotte. La cérémonie d’inauguration, qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale et solennelle, a débuté par un maoulida shengue, en présence de nombreux partenaires et soutiens de l’association.

Pour Antifati Abdou, vice-présidente de Handicapable, ce nouveau lieu va bien au-delà d’un simple espace physique. « C’est avec un immense plaisir que nous inaugurons ce local aujourd’hui. Merci à vous tous d’être présents. Ce local appartient à tout Mayotte. Il représente énormément pour nous : c’est un lieu de rencontre, un espace pour monter des projets et surtout un moyen pour les personnes en situation de handicap de sortir de chez elles », a-t-elle souligné avec émotion.

Finalisé en 2025, ce projet a pu voir le jour grâce au soutien financier du Département-Région de Mayotte, qui a accordé les subventions nécessaires à l’acquisition du local ainsi qu’au recrutement d’un salarié. Un appui déterminant qui permettra à l’association de renforcer ses actions, d’accompagner davantage de bénéficiaires et d’ouvrir un nouveau chapitre dans son engagement pour une société plus inclusive à Mayotte.

Mamoudzou : Alerte sur la qualité de l’eau potable

Mamoudzou : Alerte sur la qualité de l’eau potable

Une non-conformité bactériologique a été détectée dans l’eau distribuée à Mamoudzou, a annoncé samedi la Société mahoraise des eaux (SMAE) ce samedi. Le problème est très localisé et concerne l’avenue Zéna Mdéré, entre l’école maternelle privée Arc-en-ciel et le lycée Younoussa Bamana. Par mesure de précaution, les habitants sont invités à faire bouillir systématiquement l’eau avant toute consommation (boisson, cuisine, hygiène bucco-dentaire). De nouveaux contrôles sont en cours ; un communiqué annoncera le retour à la normale.

Le flash infos du jour

Flash infos Mayotte du Lundi 29 juin 2026
Lundi 29 juin 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes