Révélateur de la situation économique mahoraise ou simple indicateur financier ? L’IEDOM vient de sortir son baromètre mensuel de l’inclusion financière à Mayotte et dans les autres départements d’outre-mer. La situation mahoraise est sensiblement différente des autres DOM.
La désignation au droit de compte bancaire – qui permet à chaque personne d’avoir le droit de bénéficier d’un compte bancaire – est évaluée à 6% à Mayotte, contre 16% en Guadeloupe et en Guyane, 35% à La Réunion, 26% en Martinique, ce qui place Mayotte en dernier département d’outre-mer sur ce critère.
La répartition de personnes inscrites au Fichier central des chèques (FCC) suit la même logique avec 43% pour La Réunion, respectivement 26% et 20% pour la Martinique et la Guadeloupe, 7% pour la Guyane, 0% pour Saint-Pierre-et-Miquelon et 3% pour Mayotte. Ce qui représente un nombre de 20,89 pour 10 000 habitants, pour les départements et collectivités d’outre-mer, contre 9,97 personnes pour 10 000 habitants en France métropolitaine.
Troisième et dernier critère retenu par l’IEDOM : le nombre de dépôts de dossier de surendettement. Ce chiffre est porté à 2,53 pour 10 000 habitants en métropole et 2,48 pour les DCOM. Mayotte se démarque sensiblement avec un chiffre évalué par l’IEDOM à 0,33 dépôts de dossier pour 10 000 habitants. Ce qui représente 1% des dossiers des départements d’outre-mer, là où La Réunion rassemble 52% des dépôts de dossiers, 7% pour la Guyane, 24% pour la Guadeloupe et 15% pour la Martinique.
La situation de Mayotte dans cette étude semble s’expliquer par une moindre importance accordée à la bancarisation, ce qui relativise en partie ces critères et offre une vision indicative de la situation économique et financière réelle.