À un mois de la première édition des 24H de Bandrani, prévue les 12 et 13 septembre dans le Grand Nord, les organisateurs ont reconnu ce jeudi 13 août le parcours qui accueillera les coureurs. Une dizaine de personnes, parmi lesquelles plusieurs partenaires de l’événement, ont parcouru la boucle de huit kilomètres afin d’identifier les futurs points de ravitaillement, de repos et les besoins en matière de sécurité.
Trois heures, « tranquillement », auront été nécessaires au petit groupe pour effectuer la reconnaissance complète. Le tracé emprunte exclusivement des chemins agricoles, entre Bandrani et la retenue collinaire de Dzoumogné, avec environ 160 mètres de dénivelé positif cumulé par boucle. Un parcours que Chadhouli Youssouf, président de Challenge Mayotte Tour, présente comme particulièrement accessible. Même une participante peu habituée à la pratique sportive a pu parcourir les huit kilomètres ce jeudi matin.
Six, douze ou vingt-quatre heures pour accumuler les kilomètres
Les participants devront effectuer le plus grand nombre de kilomètres pendant une durée déterminée. Trois formats seront proposés : 6 heures, 12 heures et 24 heures. Chaque passage sur la boucle de huit kilomètres viendra ainsi s’ajouter au compteur.
Pour cette première édition, les organisateurs veulent également ouvrir l’événement au-delà des seuls habitués du trail. Un format marche doit compléter le programme, avec le choix entre une boucle de huit kilomètres et une autre de quatre kilomètres. Les marcheurs pourront alterner les deux distances au cours de la journée.
L’idée est notamment de permettre aux proches des coureurs de participer eux aussi, plutôt que de rester plusieurs heures à attendre au départ. « C’est vraiment une course accessible à toute la famille », insiste Chadhouli Youssouf. Les marcheurs et les coureurs emprunteront une partie du même itinéraire, avec des règles de circulation prévues pour éviter qu’ils ne se gênent.
La reconnaissance organisée ce jeudi devait surtout permettre d’affiner la logistique. Des chapiteaux doivent être installés à différents endroits afin que les participants puissent faire une pause à l’ombre avant de repartir. Plusieurs points de ravitaillement sont également prévus, avec notamment de l’eau, des fruits et des boissons énergétiques.
Les concurrents engagés sur les formats les plus longs devraient également bénéficier d’un repas chaud avant d’entamer la nuit. Les organisateurs recommandent toutefois à chacun de prévoir son propre ravitaillement, en particulier pour les épreuves longues.
Entre 30 et 50 bénévoles seront mobilisés pour assurer les ravitaillements et l’encadrement. Pendant les 24 heures de l’épreuve, la circulation automobile sera par ailleurs interdite sur le chemin emprunté par les participants. Seuls les véhicules de l’organisation et de sécurité seraient autorisés à y circuler.
Jusqu’à 400 participants espérés
Challenge Mayotte Tour espère réunir environ 400 personnes pour cette première édition, toutes formules confondues. Les inscriptions aux formats de course sont déjà ouvertes, tandis que celles concernant la marche doivent encore être ajustées afin de permettre notamment aux familles de signaler la présence d’enfants.
Au-delà du défi sportif, l’association veut faire des 24H de Bandrani une vitrine du Grand Nord. Le parcours passe notamment à au travers de l’exploitation de Combo Coco, dont le miel « Le Bandrani » a décroché une médaille d’argent au Concours général agricole de Paris en 2024 et une médaille d’argent au Salon de l’agriculture en février 2026. L’ambition est aussi de profiter de cette journée pour mieux faire connaître les clubs, associations et activités proposés dans le secteur.
« J’ai envie de vendre mon territoire », résume Chadhouli Youssouf, qui souhaiterait à terme associer davantage d’acteurs touristiques, économiques et associatifs à l’événement. Pour cette première édition, l’objectif sera déjà de réussir le pari inédit d’une course capable de se poursuivre pendant vingt-quatre heures, du samedi au dimanche, au cœur des paysages du Grand Nord.
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.



































