100 % NUMÉRIQUE, WEB, MOBILE, TABLETTE

Depuis 20 ans à Mayotte !

Un centre de soins des tortues marines bientôt créé à Mayotte

À lire également

Naissance d’un volcan : quand les Mahorais s’en mêlent

La découverte du volcan sous-marin au large de Mayotte célèbre sa première année. À cette occasion, Flash Infos donne, tout au long de cette semaine, la parole à ceux qui, de près ou de loin, œuvrent pour une meilleure connaissance de ce phénomène naturel inédit qui évolue, chaque jour, sous le regard des Mahorais. Aujourd’hui, rencontre avec Saïd Saïd Hachim, géographe mahorais qui, des années plus tôt, émettait déjà l’hypothèse de la naissance d’un nouveau volcan, précisément dans la zone où celui-ci a été découvert en 2019.

La crise sismo-volcanique de Mayotte se dévoilera, vendredi soir, sur tous les écrans de France

La découverte du volcan sous-marin au large de Mayotte célèbre sa première année. À cette occasion, Flash Infos donne, tout au long de cette semaine, la parole à ceux qui, de près ou de loin, œuvrent pour une meilleure connaissance de ce phénomène naturel inédit qui évolue, chaque jour, sous le regard des Mahorais. Aujourd’hui, rencontre avec Pascal Crésegut, réalisateur du documentaire inédit « Mayotte, la naissance d’un volcan », diffusé ce vendredi soir sur France Ô.

“À couper le souffle”, en apnée dans le lagon de Mayotte avec un champion mondial

Le documentaire diffusé dimanche dernier par France Ô suit les explorations de Stéphane Tourreau, vice-champion du monde d’apnée, dans le 101ème département. Le sportif revient sur ces dix jours mémorables à Mayotte.

Le lagon de Mayotte à nouveau sous haute surveillance

Les récents actes malveillants à l’encontre des espèces marines et des plages ont poussé les autorités à agir. Le parc naturel marin et les associations habilitées sont à nouveau autorisés à surveiller le lagon même si le confinement n’est pas levé. Cette reprise d’activité marine est aujourd’hui indispensable afin d’atténuer les dégâts de demain. 

L’association environnementale Oulanga Na Nyamba a dévoilé les premières esquisses de sa future maison de la tortue. Avec une ouverture prévue en 2022, la structure devrait inclure le premier centre de soins de l’île pour les animaux blessés et un musée dédié. Objectif : prendre en charge une vingtaine de tortues à l’année et accueillir, dans le même temps, quelque 7.000 visiteurs.

Préserver l’environnement, sensibiliser le grand public et même créer une plus-value touristique. Nombreux sont les enjeux du futur centre de soins des tortues marines de l’association Oulanga Na Nyamba, dont l’ouverture est prévue d’ici deux ans en Petite-Terre. « Ça fait plusieurs années que tous les acteurs engagés en faveur de l’environnement ont défini ce besoin, et jusqu’à présent, il n’y a aucune structure pour accueillir les animaux marins blessés », pointe du doigt Jeanne Wagner, biologiste marine et directrice de l’association.

Depuis 2010, tout animal mort ou blessé peut être signalé auprès du réseau d’échouage mahorais de mammifères marins et de tortues marines (Remmat), qui, si nécessaire, peut faire appel à un vétérinaire. Problème : aucun lieu de convalescence n’existe. « On fait avec les moyens du bord, mais ce n’est pas toujours optimal », regrette la directrice d’Oulanga Na Nyamba, dont l’organisation est elle-même membre du Remmat. Ainsi, seulement deux à quatre tortues blessées sont prises en charge chaque année. « Malheureusement, certaines sont relâchées sans presque aucun soin, parce que nous ne sommes pas capables de les prendre en charge », déplore Jeanne Wagner. C’est par exemple le cas lorsque la carapace de l’animal est sévèrement cassée, ou qu’un membre a été arraché par un chien.

Des tortues et des hommes

Mais pour ériger le centre de soins des tortues, baptisé la Kaz’a Nyamba, encore fallait-il trouver un terrain adapté, facilement accessible, au bord de l’eau et à proximité d’un cabinet vétérinaire. Finalement, après plusieurs années de recherches foncières menées par Oulanga Na Nyamba, le maire de Dzaoudzi-Labattoir finit par proposer une parcelle en cours d’aménagement sur le boulevard des Crabes. Un énorme pas en avant pour le projet, à tel point que celui-ci prend même une nouvelle dimension. « À la base, ça devait être un centre de soins d’urgence, mais vu l’engouement des acteurs et des financeurs, on s’est dit qu’il serait bien de rajouter une structure de sensibilisation où on peut accueillir résidents, touristes et scolaires, ce qui manque cruellement à Mayotte », dévoile Jeanne Wagner. En somme, une version mahoraise de Kélonia, clinique et musée des tortues implantés à Saint-Leu sur l’île de La Réunion, et qui collabore par ailleurs avec l’association dans le cadre du projet régional Life qui vise à suivre et protéger les populations locales.

« On compte accueillir 7.000 visiteurs par an », projette l’association Oulanga Na Nyamba. « En réalité, ce n’est pas soigner les tortues qui va le plus permettre de les protéger, mais plutôt le fait de sensibiliser le public en valorisant cet animal d’une manière différente, et que cela devienne un levier de responsabilisation de la population. On peut faire de l’éducation grâce et autour de la tortue », dont beaucoup d’individus en détresse ne sont, aujourd’hui encore, jamais signalés. Pourtant, il n’est pas rare que certaines d’entre elles soient victimes d’accident de pêche. « Ce qui revient le plus souvent, ce sont des tortues qui ont avalé un hameçon par accident », explique Jeanne Wagner. Si dans la plupart des cas, « les pêcheurs jouent le jeu » en relâchant la prise, le crochet métallique lui, reste dans la bouche de l’animal qui finit par déclencher une infection, possiblement fatale si elle n’est pas soignée.

À travers les premières esquisses du bâtiment, Oulanga Na Nyamba envisage, à ce stade, d’installer six bassins dans lesquels seraient accueillies, sur une période moyenne de deux mois, les tortues en convalescence. Soit une vingtaine d’individus pris en charge à l’année. « Mais selon les recours, ce nombre pourra évoluer », précise l’association, dont le projet devrait également permettre d’apporter un intérêt touristique supplémentaire au territoire, le centre Kélonia représentant, sur l’île intense, l’un des lieux de visite les plus fréquentés depuis plusieurs années.

Ces premières esquisses du bâtiment du futur centre de soins des tortues sont susceptibles d’évoluer.

 Signalez les animaux blessés ou échoués

Si vous rencontrez une tortue ou tout mammifère marin mort ou vivant échoué, signalez-le sans délai en contactant le Remmat au 06.39.69.41.41, afin de permettre sa prise en charge par un vétérinaire. Les équipes du réseau d’échouage vous indiqueront la marche à sui

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°966

Le journal des jeunes

À la Une

Intersyndicale des taxis de Mayotte : « le Département prend le travail des chauffeurs de taxis »

Lassitude, incompréhension, colère… C’est dans cet état d’esprit que se trouvent les chauffeurs de taxis de Mayotte. Révoltés par un plan de transports interurbains...

Naissance/mortalité à Mayotte : l’année 2020, une exception à la règle

2020 se démarque par une baisse sensible des naissances. Un indicateur à prendre avec des pincettes puisque 2021 pourrait coïncider avec le franchissement de...

Journées européennes du patrimoine : 40 événements à Mayotte pour une 38ème édition encore sous la menace Covid

Pendant trois jours, la population aura l’occasion de découvrir les richesses du territoire à travers les nombreuses activités proposées par les collectivités et les...

Colocs ! : “Passer du tabou à libération de la parole en 13 minutes, c’est assez dingue”

Diffusée depuis le 6 septembre sur Mayotte La 1ère, la série Colocs ! alimente des débats parfois houleux sur les réseaux sociaux, après seulement...

1.2 million d’euros pour structurer le territoire et les clubs et relancer la pratique sportive

Le domaine du sport n’a pas été épargné par les conséquences de la crise sanitaire. En France, 30% des licenciés n’ont pas renouvelé leur...