Maeva Toumbou Dani portera bientôt tout Mayotte sur sa tête

À quelques mois de son départ pour Porto Rico, Maeva Toumbou Dani a découvert ce samedi 8 août un symbole fort de son aventure internationale : le diadème qui l’accompagnera au concours Miss Univers en novembre prochain. Entièrement réalisé à Sada par la famille Farsi Saïd, le bijou entend faire rayonner l’identité et le savoir-faire mahorais bien au-delà des frontières de l’île.

Pour représenter Mayotte à l’un des concours de beauté les plus suivis au monde, Maeva Toumbou Dani ne partira pas les mains vides. Sur sa tête, elle portera une pièce unique, imaginée et façonnée à Sada par une famille de bijoutiers profondément attachée à son savoir-faire. Le diadème de la candidate mahoraise a été dévoilé ce samedi, en présence de la reine de beauté, qui a pu découvrir de près le travail réalisé spécialement pour elle.

Ancienne première dauphine de Miss Mayotte, Maeva Toumbou Dani a été choisie pour représenter l’île aux parfums lors de la prochaine édition de Miss Univers, qui se déroulera à Porto Rico au mois de novembre 2026. Une participation qui constitue déjà une belle vitrine pour Mayotte, mais qui prend une dimension supplémentaire avec la volonté de mettre en avant la culture et l’artisanat locaux.

Un bijou imaginé pour raconter Mayotte

Derrière ce diadème se trouve la famille Farsi Saïd, installée à Sada et spécialisée dans la bijouterie. Pendant près d’un mois, ses membres ont travaillé à la conception et à la réalisation de cette pièce destinée à accompagner Maeva Toumbou Dani sur la scène internationale.

Le choix des motifs n’a rien d’anodin. Réalisé en argent pur, le diadème associe notamment le motif ouhandza et la fleur d’ylang-ylang, deux éléments qui renvoient directement à l’identité mahoraise. L’objectif était de créer un bijou qui puisse être immédiatement associé à l’île et à son patrimoine.

Pour Fazim Farsi Saïd, qui a participé à la réalisation de la pièce, il était essentiel de donner au diadème une véritable identité mahoraise. Plutôt que de reproduire une couronne classique, la famille a voulu s’appuyer sur des références traditionnelles pour faire de ce bijou un véritable ambassadeur de Mayotte.

Le travail réalisé à Sada prend ainsi une dimension particulière. Au-delà de l’esthétique, le diadème représente des heures de conception, de fabrication et de finition. Chaque détail doit trouver sa place afin de parvenir à un équilibre entre élégance, symboles traditionnels et exigences d’un concours international.

« Tout Mayotte sur ma tête »

En découvrant le résultat, Maeva Toumbou Dani n’a pas caché son émotion. Pour la candidate mahoraise, ce diadème représente bien davantage qu’un simple accessoire destiné à compléter sa tenue.

Elle mesure notamment la portée du travail réalisé par la famille Farsi Saïd et la responsabilité qui sera la sienne lorsqu’elle le portera à Porto Rico. À travers cette création, c’est une partie de Mayotte qu’elle souhaite emmener avec elle sur la scène internationale.

Le symbole est d’autant plus fort que le bijou a été fabriqué localement. De Sada à Porto Rico, le parcours de cette création résume à lui seul l’ambition du projet : faire connaître le savoir-faire mahorais et l’identité culturelle de l’île auprès d’un public international.

Pour la famille Farsi Saïd, cette réalisation constitue également une aventure particulière. Concevoir le diadème d’une candidate appelée à représenter Mayotte dans un concours mondial représente une reconnaissance du travail accompli au sein de l’atelier familial. Le projet permet surtout de démontrer que l’artisanat mahorais peut lui aussi trouver sa place sur une scène internationale.

De Sada à Porto Rico

Le diadème va désormais entamer une nouvelle étape de son histoire. Après avoir été pensé et fabriqué à Sada, il accompagnera Maeva Toumbou Dani lors de son aventure à Porto Rico en novembre prochain.

Pour la candidate mahoraise, l’enjeu sera alors de porter fièrement les couleurs de son territoire face aux candidates venues du monde entier. Le diadème constituera l’un des éléments visibles de cette identité qu’elle souhaite défendre durant le concours.

À travers cette création, c’est donc une chaîne de savoir-faire qui se met en lumière : celui d’une famille de bijoutiers de Sada, celui des traditions et des symboles mahorais, mais aussi celui d’une jeune femme appelée à devenir, le temps d’un concours, l’une des ambassadrices de l’île sur la scène internationale.

Le rendez-vous est désormais fixé à novembre 2026. À Porto Rico, lorsque Maeva Toumbou Dani apparaîtra avec ce diadème sur la tête, les regards ne se porteront pas uniquement sur une candidate à Miss Univers. Ils pourront aussi découvrir, à travers une pièce façonnée à Sada, un peu de l’histoire, de la culture et du savoir-faire de Mayotte.

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Soldat
Journaliste

Soidiki Mohamed El Mounir, connu sous le nom de "Soldat", est une figure du journalisme mahorais. Après ses débuts à la fin des années 1980 au sein du magazine Jana na Léo, il participe à l’aventure du Journal de Mayotte, premier hebdomadaire de l’île, avant de rejoindre le Journal Kwezi. En 2000, il cofonde la Somapresse, société éditrice de Mayotte Hebdo et Flash Infos, contribuant ainsi à structurer et enrichir le paysage médiatique de Mayotte.

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