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À trois jours de la Journée mondiale de la contraception, célébrée samedi 26 septembre, les actions de prévention se multiplient à Mayotte. Ateliers, stands, dépistages et échanges avec les jeunes et les parents sont organisés dans plusieurs communes, alors que les grossesses chez les adolescentes restent nombreuses sur le territoire.
Forum au collège de Pamandzi, atelier à la Mission locale de Passamainty, intervention au centre pénitentiaire de Majicavo : depuis plusieurs jours, les rendez-vous se succèdent à travers l’île. Ce mercredi 23 septembre, la sensibilisation se poursuit à Ouangani, où un stand ouvert à tous est prévu au CCAS. Jeudi, le REPEMA proposera à Combani un atelier autour de la contraception destiné aux adultes et aux parents, tandis que Médecins du monde interviendra à Longoni, dans le quartier de Mangarefa, auprès du grand public. Vendredi, la PMI de Combani accueillera à son tour une journée de sensibilisation ouverte à tous.
Les interventions couvrent plusieurs aspects de la santé sexuelle : moyens contraceptifs, infections sexuellement transmissibles, menstruations ou encore représentations des jeunes autour de la contraception. Elles s’adressent à des publics variés, des adolescents aux parents, en passant par les hommes et les femmes détenus au centre pénitentiaire de Majicavo. Un effort de prévention qui prend une importance particulière au regard du nombre encore élevé de grossesses chez les mineures.
410 enfants nés d’une mère mineure en 2025
En 2025, 410 enfants sont nés d’une mère mineure à Mayotte, soit 4,5 % des naissances, selon l’Insee. Ils étaient 420 un an plus tôt. Parmi eux, une centaine avaient une mère âgée de moins de 16 ans. Dans l’Hexagone, les mères mineures représentent 0,3 % des naissances.
La fécondité reste elle aussi nettement plus élevée à Mayotte, malgré son recul ces dernières années : 3,5 enfants par femme en 2025, contre 1,5 dans l’Hexagone.
Du côté des interruptions volontaires de grossesse, 1.558 IVG ont concerné des femmes résidant à Mayotte en 2024. Le taux standardisé, qui permet de tenir compte de la structure d’âge de la population, s’établissait à 16,7 IVG pour 1.000 femmes de 15 à 49 ans, soit un niveau proche de celui observé en métropole. L’écart est en revanche plus marqué chez les adolescentes : chez les 15-17 ans, le taux atteignait 12,2 pour 1.000 à Mayotte, contre 5,8 pour 1.000 en France.
L’Enquête nationale périnatale menée en 2021 avait également mis en évidence un recours limité à la contraception parmi les femmes ayant accouché à Mayotte. Sur près d’un millier de mères interrogées, 39,6 % déclaraient n’avoir jamais utilisé de moyen contraceptif, contre 11,8 % dans l’Hexagone. Plus d’une sur quatre, 27,5 %, indiquait également qu’elle aurait préféré ne pas être enceinte ou l’être plus tard.
Un village santé samedi à Pamandzi
La Journée mondiale de la contraception sera marquée samedi par un Village santé sexuelle et reproductive, organisé de 8h30 à 13h, place du Congrès à Pamandzi. Ouvert à tous, il réunira plusieurs des structures engagées dans les actions menées ces dernières semaines.
La sensibilisation se poursuivra ensuite avec une table ronde consacrée à l’IVG le 29 septembre, puis une action autour du préservatif le 2 octobre.
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.




































