À Mzouazia, des élèves de CE2 privés de leur enseignant après une réaffectation

Depuis lundi, une classe de CE2 de l’école primaire de Mzouasia se retrouve sans enseignant, après la réaffectation de son remplaçant dans une autre école de Bouéni. Les parents d’élèves dénoncent une rupture de la continuité pédagogique et demandent des explications au rectorat.

Trois jours sans enseignant. C’est la situation à laquelle pourraient être confrontés les élèves de CE2 de l’école primaire de Mzouazia, suite au départ de leur professeur remplaçant, vendredi dernier. Depuis la rentrée, celui-ci assurait la continuité pédagogique en l’absence de l’enseignante titulaire, actuellement en congé de longue durée.

Selon les délégués des parents d’élèves, ce 3 novembre, l’inspection leur avait assuré qu’un enseignant identifié resterait en poste jusqu’au retour de la titulaire. Une organisation qui semblait fonctionner. Le remplaçant avait mis en place un programme pédagogique, apprécié des familles, et confirmé son engagement à accompagner les élèves jusqu’à la reprise de l’enseignante, avec une passation organisée.

Mais vendredi dernier, l’enseignant aurait appris qu’il devait quitter sa classe pour assurer un remplacement dans une autre école de la commune de Bouéni. Une décision qui, selon les parents, aurait été prise sans information préalable des familles ni concertation apparente avec la direction de l’école de Mzouazia.

Dès lundi, les élèves se sont ainsi retrouvés sans professeur.

« Nos enfants ne sont pas des variables d’ajustement »

Pour les représentants des parents d’élèves, cette réaffectation soulève plusieurs interrogations. Pourquoi interrompre une continuité pédagogique qui fonctionnait pour répondre à un besoin de remplacement dans une autre école de la commune ? Quels critères ont conduit à cet arbitrage ? Un autre enseignant aurait-il pu être affecté à l’école concernée ?

Les parents s’interrogent également sur les conditions dans lesquelles cette décision a été prise. Ils affirment que le départ du professeur ne résulterait pas d’un choix personnel de celui-ci, mais d’une instruction hiérarchique.

Ils interpellent directement la rectrice de Mayotte et l’inspection de l’Éducation nationale, auxquelles ils demandent des explications sur les motifs de cette réaffectation et les critères retenus.

“Nos enfants ne sont pas des variables d’ajustement”, rappellent-ils dans leur communiqué.

Les délégués réclament le retour de l’enseignant initialement affecté à la classe, conformément aux engagements pris auprès des familles depuis la rentrée. Ils demandent également que les élèves de Mzouazia bénéficient des mêmes conditions de scolarisation que ceux des autres écoles de la commune.

Pour eux il s’agit de garantir la continuité des apprentissages et de ne pas faire peser sur les élèves les conséquences des arbitrages administratifs.

Contacté, le rectorat n’a pour le moment pas répondu à nos demandes sur le sujet.

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