Nouvelle municipalité de Dzaoudzi-Labattoir : comment sortir de plusieurs années de léthargie administrative ?

Une prise de fonction riche d’enseignements quant à la manière dont la municipalité sortante a géré la commune de Dzaoudzi-Labattoir au cours des années précédentes. Entre cumul inexpliqué de fonctions, mélange des genres entre l’intercommunalité et la commune, un DST inefficace ignorant les règles des marchés publics et une nécessaire sécurisation des actes administratifs, le constat est préoccupant.

La question se pose désormais pour la nouvelle équipe municipale (fusion MDM/NEMA/LR), conduite par Freddy Novou. Celle-ci, qui se dit pressée de se mettre concrètement au travail, a entrepris un travail approfondi de vérification ainsi que des rencontres avec les agents des différents services. Une semaine après sa prise de fonctions officielle, le fonctionnement administratif de l’institution s’impose comme l’un des premiers chantiers auxquels elle devra s’atteler au plus vite si elle souhaite être réellement efficiente au cours de cette mandature qui débute.

Dans l’entourage immédiat du nouveau maire, on ne cache pas un étonnement grandissant face à certaines découvertes inattendues, à commencer par les trois piliers fondamentaux de l’administration communale : la direction générale des services, la direction des services techniques et le service juridique (actuellement inexistant).

« Nous avons affaire à une administration qui s’est effondrée, visiblement depuis un certain temps, avec un DGS qui ne s’occupe de la commune que deux jours par semaine parce qu’il cumule les mêmes fonctions avec l’intercommunalité de Petite-Terre. Une quantité importante de documents n’était pas traitée dans les délais et n’était soumise à signature que dans des temps déraisonnables », explique notre source.

Cette situation de cumul de fonctions interroge sur le plan juridique, eu égard aux nombreux dysfonctionnements qu’elle générait entre l’ICPT et la commune de Dzaoudzi-Labattoir, alors même qu’elle perdurait depuis plusieurs années.

En ce qui concerne les services techniques, la réalité serait encore plus marquée : la logique des marchés publics semblerait inconnue du responsable, qui aurait choisi de fonctionner exclusivement par bons de commande durant deux mandatures consécutives.

Ayant pleinement pris la mesure des réalités qui prévalent actuellement sur son territoire — réalités auxquelles elle devra désormais faire face — la nouvelle municipalité estime urgent de recruter un DGS afin de pallier les insuffisances actuelles, ainsi qu’un DST et un juriste chargé de sécuriser les actes administratifs et d’assurer les relations avec l’intercommunalité de Petite-Terre.

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