Des échanges, des questionnements et de nouvelles pistes pour sauvegarder les langues mahoraises

Lieu de savoir et d’apprentissage par excellence, l’Université de Mayotte a accueilli samedi la 18ᵉ édition de la Journée internationale des langues maternelles à Mayotte, lui apportant un éclat particulier. Le monde enseignant dans son ensemble s’est saisi de la problématique de l’enseignement de ces langues à l’école et à tous les niveaux afin d’éviter leur disparition prochaine. Cette nouvelle dynamique de développement des langues mahoraises s’inscrit dans un cadre d’outillage, d’intelligence numérique et d’enseignement.

Samedi 21 février 2026, le Département-Région de Mayotte a célébré pour la 18ᵉ fois sur le territoire la Journée internationale des langues maternelles. L’Université de Mayotte, à Dembéni, a accueilli cet événement dans ses locaux, en association avec « Chimé », à qui le Département a confié la mise en œuvre des festivités.

Au programme : un accueil coloré assuré par des associations de « débah », avant les prises de parole officielles, des débats et des échanges d’idées à travers plusieurs tables rondes réunissant public, enseignants, doctorants, chercheurs, écrivains, associations et

spécialistes des langues étrangères enseignées.

La manifestation a bénéficié d’une grande médiatisation avec une retransmission en direct par Mayotte La 1ʳᵉ radio, à travers l’émission « Regards croisés », de 9 h à 11 heures. Un public nombreux s’est déplacé à l’Université de Dembéni pour prendre part aux discussions, preuve, s’il en est, de l’intérêt que les familles mahoraises portent à la question de l’apprentissage des langues maternelles, qui ne passionne pas uniquement les spécialistes et les enseignants.

Sous l’intitulé « Vers une nouvelle dynamique de développement des langues mahoraises, entre outillage, intelligence numérique et enseignement », cette 18ᵉ édition de la JILM s’est avérée des plus passionnantes pour les intervenants, notamment en ce qui concerne la méthodologie arrêtée par les spécialistes du Département-Région pour écrire le « Shimaoré », la réflexion sur le « Kibushi » étant encore à ses balbutiements.

Plusieurs évidences sont apparues durant les échanges entamés sur le plateau radio délocalisé de Mayotte La 1ʳᵉ. Selon le professeur et écrivain Nassur Attoumani, il n’existerait pas un seul « Shimaoré » en usage sur l’île, mais plusieurs : « Il y a celui considéré par certains comme le vrai, celui influencé par le Shindzouani ou le Shingazidza, ou encore celui pratiqué par un grand nombre d’individus dans les grandes agglomérations de Mamoudzou, Koungou et ailleurs. »

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

JE M’ABONNE À FLASH INFOS

Journaliste politique & économique

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes

À la Une