Au 1er janvier 2018, le Code du travail de Mayotte sera enfin aligné sur celui de métropole. La majeure partie du texte devrait ainsi s’appliquer sur le 101ème département français, 35 heures comprises. Mais des dispositions spécifiques demeurent et suscitent la grogne de certains syndicats.
Prud’hommes, mutuelle d’entreprise, 35 heures, SMIC… de nombreux droits dont jouissent les métropolitains ne sont pas (encore) applicables à Mayotte. Le 1er janvier 2018, le Code du travail mahorais sera enfin aligné sur celui de l’Hexagone mais quelques dispositions demeureront spécifiques au 101ème département français, d’autres seront échelonnées dans le temps et certaines provoquent d’ores et déjà la grogne de certains syndicalistes, à l’image de l’application des 35 heures – maintenir les 39 heures serait désormais anticonstitutionnel. En effet, les organisations syndicales craignent une diminution salariale au prorata des heures travaillées en moins. Salim Nahouda, de la CGT -Ma, refuse toute négociation sur ce point et exige que les rémunérations soient conservées. “Notre combat, c’est l’application intégrale du Code du travail à Mayotte”, ne décolère pas le syndicaliste, qui évoque également d’autres points de blocage. Parmi ceux-ci, le passage du SMIG mahorais au SMIC qui, s’il aura le nom métropolitain au 1er janvier 2018, ne jouira pas du même taux et conservera certainement un taux inférieur à celui de l’Hexagone, à cause d’un différentiel de 25 % des cotisations sociales. Autre revendication des syndicats : l’application égale des conventions collectives et accords de branches. “Sur ce point, il y a une vraie volonté de ne pas casser totalement ce qui a été fait sur le territoire”, explique Dominique Ledemé, chargé de mission du ministère du Travail actuellement en déplacement à Mayotte. “Les conventions collectives actuelles continueront à produire leurs effets, sauf si elles sont moins avantageuses que dans le Code du travail”, rassure encore le chargé de mission. “Nous souhaitons l’application pure et simple du Code du travail français (…) que les choses ne soient pas renvoyées aux calendes grecques, comme en 2025”, plaide Abal-Kassim Alicombo, secrétaire général adjoint de la CGT – Ma. Et d’autres sujets sont également en cours d’arbitrage, comme la création d’un conseil de prud’hommes, l’application du travail temporaire (le décret est actuellement examiné par le Conseil d’État) ou encore la collecte des recettes de la taxe d’apprentissage.
Patronat et syndicats s’entendront-ils ?
“Il y aura de plus en plus d’espaces disponibles pour les partenaires sociaux pour pouvoir discuter des applications du droit du travail” se réjouit Dominique Ledemé. Et cela tombe bien car des réunions de conciliation risquent d’être nécessaires sur les points épineux évoqués cidessus. Des sessions de travail sous l’intitulé “Code du travail : risques et opportunités, quel projet pour Mayotte ?” sont prévues, réunissant les organisations patronales (Medef, CPME, CAPEB ) et l’ensemble des syndicats (CGT , CFDT, FO, etc.) ainsi que des acteurs publics tels que le Conseil départemental, la Préfecture et la Direction du travail (Dieccte), entre autres. Ainsi, en octobre, quatre modules seront à l’ordre du jour pour “travailler ensemble” et “se mettre d’accord sur l’état des lieux”, précise Dominique Ledemé. “Ce groupe porteur du dialogue social dans les 10 ans à venir”, comme le définit Alain Gueydan, directeur de la Dieccte, devra en tout cas s’entendre avant le 8 octobre 2017, date à laquelle devra être publiée l’ordonnance officialisant les dispositions du nouveau Code du travail à Mayotte.










































►Les jeunes de la ligue de karaté ont réalisé une démonstration devant les 200 invités de l’événement.
►Dans la catégorie équipe masculine de l’année, c’est le BCM qui a été récompensé. Elle était représentée par son président Daoulab Ali Charif.
►Les hôtesses de la cérémonie qui ont remis les trophées aux lauréats.
►Champion de Mayotte, champion de l’océan Indien, vainqueur de la coupe de Mayotte, champion de l’Outremer, vice-champion de France Nationales 3, Faïz Subra a été désigné par le jury et les internautes, sportif de l’année.
►Les lauréats réunis autour de Laurent Canavate directeur de la Somapresse (Mayotte Hebdo et Flash Infos Mayotte).
► Saïd Houssene Abdourraquib (à droite), directeur de jeunesse et sport à la mairie de Mamoudzou a reçu un prix spécial pour l’ensemble de son oeuvre dans le domaine du sport mahorais. Amine Maoudjioudi , un des dirigeants de BCM posant à ses côtés avec le trophée de meilleure équipe masculine remis à son club.
► Faïdat Vita (sportive de l’année) aux côtés de Jack Passe (à sa gauche) qui a obtenu un prix spécial pour son implication dans le sport mahorais depuis des décennies en tant qu’ancien professeur d’EPS et fondateur de la course de pneus. Les deux lauréats étaient accompagnés d’Ali Djinouri cadre du handball mahorais et Bouch de Mayotte 1re maître de cérémonie avec Youmnia.
►Hervé Curat directeur de l’UNSS (sport scolaire) Mayotte reçu le prix de dirigeant de l’année des mains du directeur d’EDM Yacine Chouabia et aux côtés de Bouch l’animateur phare de Mayana sport sur Mayotte 1re.
►Faïd Soilihi journaliste et membre du jury de l’événement a remis à Massoundi Abidi entraîneur du club de football FC Mtsapere, le titre de meilleur coach de l’année.
►Fouad Soibri a été récompensé avec le trophée de meilleur arbitre par Thouraya Salim de la société MCTP.
►La famille de Toifilou Maoulida l’actuel joueur de football du Tours FC (ligue 2) est venue récupérer son trophée de mahopolitain de l’année remis par Moïse Issouf Ali responsable de l’agence de voyage du même nom.
►La chanteuse Chaï et ses danseuses ont fait bouger les têtes dans le public.
►L’association TV mafoumboni a fait rire les spectateurs avec son sketch sur l’utilisation des plateaux sportifs pour les manzarakas et les meetings politiques avec un pied de nez aux élus et leurs promesses en termes d’équipements sportifs.
►Miss Mayotte Naïma Madi était l’égérie de cette 8ème édition des trophées du sportif de l’année.
►La mère de Jeannine Assani-Issouf triple sauteuse et première mahoraise à avoir participé aux jeux olympiques, est venu chercher le trophée de mahopolitaine de l’année attribué à sa fille.
►La ligue de Kick Boxing de Mayotte a également réalisé une démonstration de son sport.
►Un dirigeant de Basket club d’Iloni a reçu le trophée de meilleure équipe féminine après que son club ait remporté en 2016 les titres de championne de Mayotte 2ème division, vainqueur de la coupe de la ligue, vainqueur de la coupe de Mayotte et vainqueur de la coupe de France régionale.












