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Le Gouvernement lance l’appel à projets pour la Journée nationale de la résilience 2026

Le Gouvernement lance l’appel à projets pour la Journée nationale de la résilience 2026

Le Gouvernement lance un appel à projets pour la Journée nationale de la résilience 2026. Cette journée se déroulera le mardi 13 octobre 2026 et marquera sa cinquième édition. Des actions pourront être organisées tout au long de l’année afin de mieux préparer la population face aux risques et aux catastrophes.

Les collectivités, les associations, les écoles et les entreprises sont invitées à participer en proposant des projets. Ces projets doivent porter sur la connaissance des risques naturels et technologiques, la préparation à une catastrophe et le renforcement de la résilience collective.

Plusieurs dates sont à retenir. Le 10 septembre 2026 correspond à la date limite pour déposer les projets souhaitant participer aux trophées de la résilience. Le 1er octobre 2026 est la date limite pour les demandes de soutien financier. Enfin, le 10 décembre 2026 marque la date limite pour obtenir la labellisation « JNR 2026 ».

Cet appel à projets permet de valoriser les initiatives et de sensibiliser la population aux enjeux liés aux risques.

Transports aériens : le député Jiovanny William chargé d’enquêter sur la flambée des tarifs en outre-mer

Transports aériens : le député Jiovanny William chargé d’enquêter sur la flambée des tarifs en outre-mer

Le gouvernement lance une mission sur le coût des billets d’avion entre l’Hexagone et les territoires ultramarins. Le député Jiovanny William a été chargé par le Premier ministre, à la demande de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, d’analyser la formation des prix et d’identifier d’éventuelles pratiques abusives ou discriminatoires.

« Le prix des billets d’avion constitue l’un des exemples les plus révélateurs de la vie chère en outre-mer », a souligné la ministre, appelant à « mieux comprendre les mécanismes de prix » pour « apporter des réponses concrètes à nos compatriotes ultramarins. »

Selon les données de l’aviation civile, les tarifs ont fortement augmenté ces dernières années, avec une hausse de 19 % en 2023 et de plus de 30 % entre 2019 et 2023 dans les Antilles. La mission devra formuler des recommandations pour améliorer l’accès au transport aérien et garantir l’égalité entre les citoyens.

Un premier point d’étape est attendu fin avril 2026, avant la remise du rapport final prévue fin juin.

Carte de barge : les trajets non utilisés expirent fin avril

Carte de barge : les trajets non utilisés expirent fin avril

Le Département-Région de Mayotte, via la Direction des transports maritimes (DTM), appelle les usagers à effectuer le transfert de leurs crédits de passage avant le 27 avril 2026.
Les voyageurs disposant encore de crédits sur leurs anciennes cartes de transport doivent se rendre à la régie située à la gare maritime de Mamoudzou afin de basculer leur solde vers leur nouvelle carte.
Au-delà de cette échéance, la DTM prévient qu’aucun transfert ne pourra être garanti, et que les crédits seront définitivement perdus.
Les autorités invitent donc les personnes concernées à entreprendre cette démarche rapidement et à se rapprocher des services compétents pour toute information complémentaire.

Vie chère : Paris ouvre enfin le dossier explosif des billets d’avion

Vie chère : Paris ouvre enfin le dossier explosif des billets d’avion
Le gouvernement de Sébastien Lecornu s’intéresse de près aux mécanismes de formation des prix des billets d’avion entre les Outre-mer et la métropole.

Sans équivalent dans le monde pour des distances comparables, le coût des billets d’avion entre les Outre-mer français et l’Hexagone a retenu l’attention du gouvernement de Sébastien Lecornu. Celui-ci s’intéresse aux mécanismes de formation des prix et a mandaté, à cet effet, un député martiniquais, qui aura la délicate mission de mener une étude approfondie sur le sujet. Ses conclusions sont attendues pour le 30 juin 2026.

Les mécanismes de formation des prix des billets d’avion entre la métropole et les Outre-mer ne tarderont pas à passer sous la loupe d’un parlementaire antillais. Le député martiniquais Jiovanny William s’est vu confier cette mission cette semaine par le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, sur recommandation de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou.

Cette annonce a, pour l’instant, reçu un accueil mitigé chez les populations ultramarines, habituées aux effets d’annonce venus de Paris, souvent sans lendemain lorsqu’il s’agit de lutter contre les causes profondes de la vie chère dans les territoires français répartis à travers les océans.

Quoi qu’il en soit, cette décision gouvernementale apparaît comme le signe d’une entrée précoce dans la campagne des élections présidentielles de l’année prochaine, tant ce sujet cristallise les tensions liées aux différences de traitement entre les citoyens de l’Hexagone et ceux des territoires ultramarins. Il s’agit d’un thème récurrent, mais surtout d’une question sensible, qui mobilise les ressortissants des départements et régions d’outre-mer (DROM) à l’approche de ce scrutin national majeur. D’ailleurs, l’échéance de 2027 s’annonce particulièrement incertaine et animée.

Le gouvernement Lecornu constate (enfin) que les tarifs aériens sur les liaisons entre la métropole et les Outre-mer connaissent une hausse constante, voire vertigineuse entre 2019 et 2023 : près de 19 % en 2019 et 30 % en 2023 pour le seul segment métropole–Antilles. « Un coup de massue pour les familles ultramarines », admet le gouvernement. Des familles qui n’ont souvent d’autre choix que de se rendre dans l’Hexagone pour des raisons familiales, médicales ou professionnelles.

Comme l’a formulé Naïma Moutchou, ce qui intéresse particulièrement les autorités dans cette affaire — et justifie la feuille de route confiée au député martiniquais — est de comprendre « les mécanismes de formation des prix ». Le parlementaire devra analyser en profondeur plusieurs éléments, notamment le yield management, les ventes additionnelles et la transparence des grilles tarifaires, afin de déterminer l’existence éventuelle de pratiques abusives ou discriminatoires.

Reconnaissant le rôle prépondérant du coût des billets d’avion entre les Outre-mer et l’Hexagone, la ministre attend des réponses précises de cette mission. L’enjeu principal réside dans les propositions qui seront formulées pour « garantir un accès équitable au transport aérien et prévenir toute atteinte à l’égalité entre les citoyens ».

Ce rapport, commandé par le gouvernement Lecornu, est attendu pour le 30 juin 2026. Il sera précédé d’un point d’étape fixé au 30 avril. Ses conclusions seront particulièrement scrutées par les usagers mahorais, qui paient parmi les billets les plus chers de l’Union européenne au regard des distances parcourues entre les territoires ultramarins et la métropole.

En toile de fond, cette étude laisse entrevoir une volonté des autorités de mieux réguler le secteur du transport aérien, afin de répondre aux attentes des populations ultramarines par un encadrement plus strict des pratiques tarifaires.

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Une joie de très courte durée chez les chauffeurs de taxi en Petite-terre

Une joie de très courte durée chez les chauffeurs de taxi en Petite-terre

Des lendemains déchantants pour les 150 conducteurs de taxi de Petite-Terre : l’enveloppe d’aide de 800 000 euros, votée mercredi dernier par le Département-Région, s’avérerait être un traquenard politique. Pour en bénéficier, la profession devra remplir des conditions qui, aujourd’hui, lui semblent impossibles à satisfaire. Elle est par ailleurs convaincue qu’il s’agit d’une mesure d’apaisement destinée à faire accepter la mise en place d’un service de transport en commun taillé sur mesure pour deux sociétés locales de bus, qui pourrait à terme signer sa disparition.

Les chauffeurs de taxi de Petite-Terre crient à l’arnaque contre le Département-Région de Mayotte. Ils s’estiment trompés par l’exécutif territorial après l’annonce, jeudi dernier, de l’octroi d’une enveloppe de 800 000 euros censée compenser les pertes subies l’année dernière lors des travaux d’aménagement des quais Issoufali et Ballou.

S’ils savent gré au conseiller départemental de Dzaoudzi-Labattoir, Ali Omar, d’avoir tenté de les soutenir dans ce dossier, ils n’hésitent pas pour autant à accuser la collectivité d’avoir voulu se jouer d’eux. Les intéressés estiment en effet que cette aide constitue, à leurs yeux, la compensation d’une disparition annoncée.

Après une euphorie de courte durée, les conducteurs de taxi de Dzaoudzi-Labattoir et de Pamandzi dénoncent les conditions d’attribution de cette aide. Premier grief : l’obligation d’être à jour de ses cotisations sociales et fiscales.

« Combien d’entre nous peuvent remplir ces conditions alors que nous avons tous été mis à genoux par le cyclone Chido ? Quel acteur économique du territoire n’a pas été touché par cet événement climatique ? Ils font semblant de ne pas le savoir », s’emporte Ali, hier jeudi en fin de journée, devant ses clients descendus de la barge.

« Les citoyens ont parfaitement raison de s’interroger sur la rationalité de ces élus qui nous gouvernent », ajoute-t-il, évoquant également des termes juridiques qu’il juge illégaux dans la délibération, notamment l’obligation d’adhérer à un syndicat spécifique.

Aux yeux des chauffeurs de taxi de Petite-Terre, le Département a déjà failli à ses engagements en 2023, lors de l’attribution d’une aide de 1,5 million d’euros dont ils disent n’avoir que très peu bénéficié.

Des lignes identiques à celles des taxis

« Ils ont utilisé le même stratagème : seuls 500 000 euros ont finalement bénéficié à une poignée de collègues. La pilule a été difficile à avaler, et les voilà qui recommencent. Qu’ils sachent que nous ne sommes pas dupes : ils ont programmé la mort pure et simple de notre activité. Nous sommes 150 licenciés sur Petite-Terre. Qui va subvenir aux besoins de nos familles ? », s’interroge-t-il.

Après une trentaine de minutes, notre interlocuteur retrouve son calme. Entouré de plusieurs collègues acquiesçant à ses propos, il affirme que cette enveloppe de 800 000 euros vise en réalité à faire accepter un marché de 400 000 euros attribué à deux transporteurs de bus : Carla Baltius et Abdallah Djaha Salim.

Il s’interroge notamment sur la présence de la société Carla Transports en Petite-Terre, alors qu’elle opérait jusqu’ici en Grande-Terre, principalement dans le nord et dans le transport scolaire. « Encore une magouille de plus de la part de nos élus », lance un autre chauffeur présent sur les lieux.

Selon eux, les lignes prévues pour ces deux sociétés de bus sont identiques à celles actuellement exploitées par les taxis, avec les mêmes trajets et les mêmes arrêts. Ils dénoncent également un protocole d’expérimentation signé entre le Département-Région et ces sociétés pour une durée de quatre mois, pour un montant de 40 000 euros.

« Là où nos élus nous prennent pour des naïfs, c’est que cette expérimentation semble destinée à être pérennisée. Il est question de sous-traitance, mais avec des véhicules de moins de cinq ans, ce qui nous paraît irréaliste. Sinon, pourquoi ne pas avoir directement lancé un appel à l’ensemble des 150 taxis, comme cela a été fait en Grande-Terre avec une trentaine de collègues regroupés en coopérative ? », questionne-t-il.

Sa colère se cristallise également autour de l’appel d’offres attribué aux sociétés « Carla Baltius Transports » et « Salim Transports », qu’il affirme être en préparation depuis plusieurs années. De quoi nourrir, selon lui, de sérieux doutes quant à la sincérité des élus départementaux dans ce dossier.

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École primaire de M’roalé : une matinée bleue pour sensibiliser à l’autisme

École primaire de M’roalé : une matinée bleue pour sensibiliser à l’autisme

À l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’école primaire de M’roale s’est mobilisée autour d’une action collective mêlant solidarité et inclusion. Dès 8 heures, les élèves, vêtus de bleu – couleur associée à l’autisme – ont parcouru le village munis d’une banderole sur laquelle on pouvait lire « tous ensemble ». Tous portaient également des masques réalisés en début de semaine. Sur leur passage, de nombreux parents étaient présents dans la rue pour les regarder défiler avec fierté.

De retour dans la cour de récréation, la mobilisation s’est poursuivie avec un lâché de ballons et un chant repris en chœur par les enfants : « T’en fais pas, tu es comme tout le monde. Près de toi jamais j’aurai honte. Tu es toi et c’est ce qui compte. Regarde toi comme tu es beau. » Un message fort sur le regard à porter sur la différence.

Pour le directeur de l’établissement, Hafidhou Insa, cette initiative prend tout son sens dans la mission de l’école : « On se doit de pouvoir accompagner nos élèves et d’être solidaires par rapport à leur handicap. » L’école accueille en effet une unité d’enseignement en élémentaire autisme (UEEA), mise en place en octobre 2021, qui compte aujourd’hui sept élèves. Encadrés par une équipe composée notamment d’éducateurs spécialisés, d’enseignants, de psychomotriciens et d’AESH, ces enfants bénéficient d’un accompagnement adapté tout en participant pleinement à la vie de l’établissement.

L’inclusion se vit au quotidien à M’roale. Des temps de cours sont partagés entre les élèves de l’UEEA et les autres classes, notamment en arts visuels, en sport ou encore en danse. Alayna, élève de CP, résume avec spontanéité l’esprit de cette journée : « On fait ça pour encourager les enfants autistes. C’est trop bien ! » Au fil de l’année, ces moments communs donnent lieu à des projets collectifs, comme une danse présentée lors de la fête de fin d’année, où tous les élèves montent sur scène ensemble.

Avec quatre dispositifs UEEA sur l’ensemble de Mayotte, ces initiatives témoignent d’une volonté de faire évoluer le regard sur le handicap dès le plus jeune âge. À M’roale, cette matinée bleue aura surtout rappelé que l’école est un lieu où l’on apprend autant à lire et à écrire… qu’à vivre ensemble.

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Pamandzi rappelée à l’ordre par la chambre des comptes

Pamandzi rappelée à l’ordre par la chambre des comptes

La chambre régionale des comptes de Mayotte dresse un constat critique de la gestion de la commune de Pamandzi dans un audit flash rendu public le 2 avril 2026. Saisie en l’absence de bilan présenté par la collectivité, elle souligne que « cette obligation n’ayant pas été respectée, la chambre a décidé de procéder à un audit ciblé afin d’évaluer directement les mesures effectivement mises en œuvre ».

Le résultat est sans appel : « sur les dix formulées en 2023, seules deux ont été pleinement appliquées, tandis que six ne l’ont été que partiellement et deux n’ont fait l’objet d’aucun début d’exécution ».

Au-delà de ce bilan global, le rapport met en évidence des dysfonctionnements persistants, notamment dans le champ scolaire. La commune ne tient toujours pas à jour la liste des enfants soumis à l’obligation scolaire, ce qui empêche d’évaluer précisément les besoins éducatifs. Elle peine également à structurer certains services essentiels : la restauration scolaire reste incomplète et les équipements existants ne sont pas pleinement exploités.

Dans le même temps, la fréquentation du périscolaire progresse fortement, sans que l’organisation suive pleinement. Les effectifs augmentent, mais la collectivité rencontre des difficultés à professionnaliser ses agents et à optimiser son fonctionnement.

Sur le plan financier, la situation s’est améliorée après plusieurs années de déséquilibre. La commune est parvenue à retrouver l’équilibre budgétaire, mais celui-ci demeure fragile. La chambre souligne que les progrès réalisés doivent être consolidés, notamment en matière de fiabilité de l’information financière et de pilotage budgétaire.

L’audit met ainsi en lumière des avancées, « notamment en matière budgétaire, mais aussi des fragilités persistantes dans la gestion de la compétence scolaire et dans le pilotage financier ».

Face à ces constats, la juridiction formule plusieurs recommandations visant à renforcer l’organisation des services et la gestion financière. Elle demande à la commune de dresser chaque année la liste des enfants soumis à l’obligation scolaire, de mieux encadrer les inscriptions en mentionnant la possibilité d’attestations sur l’honneur, mais aussi de professionnaliser les agents affectés au scolaire et de formaliser le temps de travail des animateurs. Elle insiste également sur la nécessité d’améliorer la sincérité des prévisions budgétaires, de fiabiliser les comptes en procédant correctement aux rattachements de charges et de produits, et de fournir une information financière plus complète aux élus. Le maire s’est engagé à les mettre en œuvre d’ici fin 2026, avec l’obligation cette fois d’en rendre compte.

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Carburants à Mayotte : flambée des prix mais des assurances sur l’approvisionnement

Carburants à Mayotte : flambée des prix mais des assurances sur l’approvisionnement

À Mayotte, ce 1er avril marque une hausse significative des prix des carburants, conséquence directe des tensions persistantes au Moyen-Orient. Une situation qui pèse sur le portefeuille des automobilistes, mais que le directeur de TotalEnergies à Mayotte tente de relativiser en appelant au calme, notamment sur les risques de pénurie.

Dans le détail, les tarifs à la pompe connaissent une augmentation notable : le gazole grimpe de 46 centimes par litre, le super sans plomb de 29 centimes, tandis que le gazole marin enregistre une hausse de 35 centimes. Une évolution attendue depuis plusieurs jours, et qui s’inscrit dans une dynamique internationale. Damien Roques, directeur général de TotalEnergies Mayotte, souligne l’ampleur du phénomène : les prix des essences ont bondi de 40 % en un mois, tandis que le coût du diesel a tout simplement doublé sur la même période.

Ces hausses, répercutées à l’échelle nationale, touchent également l’île, fortement dépendante des importations. Pourtant, au-delà de la flambée des prix, la question de l’approvisionnement reste au cœur des préoccupations locales. Sur ce point, le dirigeant se veut rassurant.

Selon lui, un ravitaillement effectué le 28 février a permis de couvrir les besoins du début du mois de mars.

Ils bravent l’interdiction de vendre du poisson

Ils bravent l’interdiction de vendre du poisson

Frappés d’une interdiction de l’Union Européenne de pêcher et de vendre le produit de cette pêche aux consommateurs mahorais, les pêcheurs comoriens de Four-à-chaux à Labattoir, ont repris timidement leur commerce depuis quelques jours. Si leur dispositif demeure allégé, ils ne proposent pas un poisson de qualité, avec des espèces recherchées provenant de la haute mer (et non du lagon), sans doute du banc de la Zélée. Une situation qui déplait hautement aux responsables de la corporation qui dénoncent une attitude irresponsable qui pourrait davantage compliquer un relationnel difficile et fragiles avec les services de l’Etat à Mayotte. Au centre de cette colère, la reprise illégale de la pêche aux espèces protégées en cette période de l’année comme les poulpes. Des responsables corporatistes qui n’exclut de demander le concours de la police municipale de Dzaoudzi-Labattoir pour faire respecter l’interdiction de pêcher et de vendre le produit pêché dan l’attente d’un arrangement à trouver avec les différentes autorités compétentes.

Bandrélé : une marche nocturne ouverte à tous vendredi 10 avril

Bandrélé : une marche nocturne ouverte à tous vendredi 10 avril

La commune de Bandrélé organise, ce vendredi 10 avril à 19h, une marche nocturne baptisée « Bandrélé by Night ». Le départ est prévu depuis le parking du collège de Bandrélé pour un parcours de 6 kilomètres.

Accessible à tous, l’événement se veut convivial et entièrement gratuit. Les participants sont invités à venir nombreux pour partager ce moment sportif dans une ambiance nocturne. Cette marche entend promouvoir l’activité physique et renforcer le lien social au sein de la commune.

Mamoudzou lance son appel à projets 2026 pour les quartiers prioritaires

Mamoudzou lance son appel à projets 2026 pour les quartiers prioritaires

La Ville de Mamoudzou, en partenariat avec l’État, a annoncé le lancement de son appel à projets pour la programmation du contrat de ville 2026. Destiné aux associations, organismes publics et acteurs locaux, ce dispositif vise à soutenir des initiatives en faveur des habitants des quartiers prioritaires.

Les projets attendus devront répondre à plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels la lutte contre l’insalubrité, la réussite éducative, la prévention de la délinquance, l’accès à l’emploi ou encore le soutien aux personnes en situation de handicap. Des priorités transversales, comme l’égalité femmes-hommes, la jeunesse et la lutte contre les discriminations, sont également mises en avant.

Les candidatures doivent être déposées via la plateforme Dauphin, avec une date limite fixée au 13 avril 2026 à midi. L’objectif : financer des actions concrètes et structurantes pour améliorer durablement les conditions de vie sur l’ensemble du territoire communal, désormais entièrement classé en quartier prioritaire.

Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase

Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
Le rectorat de Mayotte a financé le gymnase Jack Passe à hauteur de 20 millions d’euros.

À l’occasion de la 10e édition de la Semaine olympique et paralympique (SOP), le rectorat de Mayotte met à l’honneur l’engagement à travers une série d’actions éducatives et sportives sur le territoire. Point d’orgue de cette mobilisation : l’inauguration du gymnase Jack Passe à Mamoudzou, ce mercredi 1er avril 2026, sur le site de Kaweni.

Le mercredi 1er avril 2026, le gymnase Jack Passe de Kaweni a été inauguré à Mayotte. La cérémonie a eu lieu de 9h à 10h. Elle a réuni Valérie Debuchy, rectrice de l’académie, Ambdilwahedou Soumaïla, maire de Mamoudzou, et Patrick Loval, proviseur du Lycée des Lumières, ainsi que les autorités académiques, les élus et les partenaires institutionnels. Le gymnase a été financé à hauteur de 20 millions d’euros par l’Éducation nationale.

Le bâtiment a été construit en briques de terre compressée, un matériau naturel. Il est entièrement ventilé naturellement et comprend deux plateaux sportifs, un dojo, une salle polyvalente, une salle de tennis de table et une structure d’escalade. L’édifice dispose également de différents vestiaires pour accueillir les sportifs.

Pendant la cérémonie, plusieurs activités pédagogiques ont été proposées. Des élèves en situation de handicap ont participé à des activités sportives adaptées. D’autres élèves du Lycée des Lumières ont montré le rôle de l’éducation physique dans l’apprentissage et le développement des compétences sociales et citoyennes. La rectrice a animé une partie du jeu du béret, un jeu favorisant l’esprit d’équipe et le fair-play.

Cet événement a marqué la volonté du rectorat de Mayotte de développer le sport scolaire et de promouvoir l’inclusion. Le gymnase Jack Passe devient un lieu central pour l’éducation physique et sportive, l’engagement citoyen et l’épanouissement de tous les élèves sur l’île.

Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
Le site a été inauguré par Ambdilwahedou Soumaïla, maire de Mamoudzou, Patrick Loval, proviseur du Lycée des Lumières, et Valérie Debuchy, rectrice de l’Académie de Mayotte.
Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
L’édifice est construit en briques de terre compressée, un matériau naturel, et le site est entièrement ventilé naturellement.
Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
Débuté en 2020, le projet se concrétise enfin avec l’ouverture du gymnase.
Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
L’édifice flambant neuf dispose de différents vestiaires pour accueillir les sportifs.
Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
Une salle de combat est mise à disposition.
Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
Un mur d’escalade fait également partie du site, qui pourra accueillir les élèves du college de K1, K2 et du Lycée des Lumières.
Le rectorat de Mayotte se dote d’un nouveau gymnase
Le site dispose d’un système de récupération des eaux pluviales et est alimenté par des panneaux photovoltaïques.

Transferts d’argent : des agences vidées de leur clientèle habituelle

Transferts d’argent : des agences vidées de leur clientèle habituelle

L’effervescence qui faisait l’apanage des agences de transfert de fonds à Mayotte a cessé d’être, y compris durant les heures de pointe, entre 10 heures et 15 heures. Ces lieux sont privés d’une partie très importante de leurs usagers, largement constituée de ressortissants étrangers en situation irrégulière sur le territoire. À défaut de disposer d’un passeport d’un pays membre de l’Union européenne, ils n’ont plus le droit de présenter des numéraires à envoyer dans leur pays d’origine. Des peines très sévères sont prévues contre tout contrevenant.

À Mayotte, les tenanciers d’agences de transfert d’argent font grise mine depuis quelques semaines. Ils dénoncent tous une nouvelle réglementation applicable dans le département, qui interdit à toute personne détentrice d’un passeport étranger, non délivré par un pays membre de l’Union européenne, d’effectuer un transfert d’argent vers un pays tiers à partir de numéraire.

L’article L 561-10-5, en vigueur depuis le 13 août 2025 [création LOI n°2025-797 du 11 août 2025 – Art.17 (V)], dispose : « À Mayotte, avant de procéder à une opération de transmission de fonds mentionnée au 6° du II de l’article L.314-1 à partir d’un versement d’espèces, les personnes énumérées aux 1° à 1° quater de l’article L 561-2 vérifient, à titre de mesure de vigilance complémentaire, la régularité du séjour de leur client, s’il n’est pas ressortissant d’un État membre de l’Union européenne. Cette vérification s’effectue par la présentation de l’original de tout document de séjour. L’absence de justification de la régularité du séjour dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article fait obstacle à l’opération de transmission de fonds.« 

En langage simplifié, la loi interdit aux agences RIA, Global Transfert, Western Union, Orange Monnaie et MoneyGram, qui pullulent dans tout Mayotte, d’effectuer des opérations de transmission d’argent vers les Comores, Madagascar et d’autres pays africains, points de départ des migrants illégaux qui continuent à affluer dans le 101ᵉ département français.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe à fragmentation au sein des diasporas comoriennes et malgaches, qui constituent la première clientèle de ces agences de transfert d’argent.

« Les parlementaires mahorais ont choisi de tuer notre activité professionnelle pour masquer leur incapacité à s’entendre avec l’État pour arrêter l’arrivée massive de migrants illégaux sur le sol mahorais. Lorsque cette mesure nous a été signifiée, nous nous sommes renseignés et avons appris que les députées Estelle Youssouffa et Anchya Bamana ainsi que le sénateur Thani Mohamed Soilihi avaient inspiré ce texte de loi« , confie, désespéré, un employé de l’une de ces agences. « Il a fallu juste trois jours pour que nous perdions les trois quarts de notre clientèle », a-t-il précisé.

C’est donc une clientèle dépitée qui rebrousse chemin aussitôt qu’elle est informée de cette mesure. Il y a ceux et celles qui se montrent compréhensifs, et les autres qui ne manquent pas d’amabilités incendiaires à l’égard des autorités de leur pays d’accueil. Ils cherchent à comprendre l’utilité réelle d’une telle mesure, qu’ils vivent comme une punition collective.

Chacun y va de son explication ou de ragots colportés ici et là sur la symbolique de cette nouvelle réglementation, considérée comme une mesure de rétorsion à l’endroit de l’Union des Comores après le dernier épisode de refus d’admettre sur son sol ses ressortissants refoulés de Mayotte par la police aux frontières.

Parmi les plus téméraires, certains déclarent qu’un « système D » ne tardera pas à se mettre en place pour contourner cette interdiction. Les plus résignés rappellent les peines encourues : jusqu’à 10 ans d’interdiction de séjour sur le territoire français pour l’étranger et 6 mois d’emprisonnement assortis de 7 500 euros d’amende pour le ressortissant français qui l’aurait aidé à outrepasser la nouvelle loi.

Du côté des usagers français, on salue la démarche des autorités françaises, bien que jugée tardive, en « pansement sur une jambe de bois« .

D’aucuns considèrent en effet que cette mesure ne sera décourageante que pour un temps limité face à l’appel d’air que constitue déjà Mayotte pour les ressortissants de ces pays voisins, venus dans le département pour gagner de l’argent au noir en vue d’entretenir leurs familles restées dans leurs pays respectifs.

« L’être humain est une machine très têtue lorsqu’il s’agit de braver les interdits. Il ne fait aucun doute que les personnes concernées vont très vite trouver un palliatif à cette affaire« , admet une dame d’une soixantaine d’années croisée dans l’une de ces agences de transfert de fonds.

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Mayotte face aux violences faites aux femmes : un comité local pour coordonner la réponse

Mayotte face aux violences faites aux femmes : un comité local pour coordonner la réponse

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la lutte contre les violences faites aux femmes à Mayotte. Réunis à l’hémicycle de Bamana ce mercredi matin, représentants de l’État, du département, acteurs judiciaires, économiques, éducatifs, professionnels de santé et associations ont officialisé la mise en place du Comité local d’aide aux victimes (CLAV).

Selon le délégué du préfet, « le déploiement de ce CLAV dédié aux violences faites aux femmes permettra une gouvernance renforcée des outils et la mise en œuvre d’une stratégie départementale de lutte contre les violences ». Une première pour le département.

Les chiffres de la police nationale et de la gendarmerie présentés lors de la réunion illustrent l’ampleur du phénomène. À Mayotte, en 2025, les violences intrafamiliales totalisent 859 victimes, tandis que les violences sexuelles concernent 472 victimes. Entre 2020 et 2025, ces phénomènes ont fortement progressé, avec une augmentation de plus de 120 % pour les violences intrafamiliales et de 100 % pour les violences sexuelles.

Une disparité notable est également soulignée : 9 % des femmes à Mayotte déclarent avoir subi des violences physiques ou sexuelles, contre 5 % dans l’Hexagone.

Face à cette situation, les autorités reconnaissent la nécessité d’une réponse mieux organisée. Les parcours des victimes impliquent une multitude d’intervenants — forces de l’ordre, justice, hôpital, système éducatif, travailleurs sociaux et associations — sans toujours garantir une continuité efficace. Les présentations ont mis en lumière la complexité des démarches, depuis le repérage des situations jusqu’à la prise en charge médicale, psychologique et judiciaire.

C’est précisément pour répondre à ces difficultés que le CLAV a été créé. Placé sous l’autorité du préfet et du procureur de la République, il a vocation à devenir l’instance centrale de pilotage. Chaque année, il devra établir un état des lieux des dispositifs existants, évaluer leur efficacité et proposer des améliorations. Il s’appuiera à la fois sur une structure de pilotage dédiée aux violences intrafamiliales et sur un réseau d’acteurs locaux chargé de favoriser la circulation de l’information et la coordination des actions.

Malgré les avancées, les échanges ont mis en évidence plusieurs insuffisances très concrètes. Le manque de places d’hébergement d’urgence reste un enjeu majeur, avec une perte de 20 places depuis Chido, faisant passer la capacité de 93 à 73 places. L’adaptation des dispositifs technologiques d’alerte pose également question. Le bracelet anti-rapprochement apparaît difficilement applicable dans le contexte mahorais, notamment en raison de la configuration du territoire avec une seule route principale, qui expose les victimes et les auteurs à des croisements fréquents et donc à des déclenchements répétés du dispositif. Le téléphone grave danger, expérimenté en 2023, a quant à lui souffert d’un manque d’information, certains appareils ayant été utilisés à d’autres fins.

D’autres limites structurelles ont été soulevées. Les maisons des femmes, dispositifs pourtant structurants dans l’accompagnement global des victimes, sont absentes du territoire, même si un projet est à l’étude. Par ailleurs, deux tiers des intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie n’ont pas été renouvelés, faute de financement, alors même que leur efficacité a été largement reconnue. L’aide universelle d’urgence de la caisse d’assurance maladie reste, elle, trop peu connue des bénéficiaires potentiels.

Des difficultés persistent également dans le parcours judiciaire. La prise de plainte à l’hôpital, peine à être mise en œuvre, faute de salle adaptée de type « salle Mélanie » et en l’absence de convention en vigueur depuis 2020.

Au-delà du diagnostic, cette rencontre a permis de poser les bases d’une stratégie locale plus ambitieuse. L’amélioration de la connaissance mutuelle entre acteurs, le renforcement des coopérations entre les secteurs politique, économique, judiciaire, sanitaire et social ainsi que le développement d’outils communs apparaissent comme des leviers essentiels pour garantir une prise en charge plus cohérente et plus efficace.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des engagements pris au niveau national, notamment à l’issue du Grenelle des violences conjugales lancé en 2019. À Mayotte, où les écarts avec l’Hexagone restent marqués et les dispositifs encore fragiles, la création du CLAV vise précisément à décliner ces orientations au contexte local.

Avec le CLAV, les acteurs espèrent désormais passer d’une logique de dispositifs juxtaposés à une véritable stratégie coordonnée, capable de répondre plus efficacement à l’urgence des situations.

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Représentation patronale à Mayotte : c’est la nuit des longs couteaux

Représentation patronale à Mayotte : c’est la nuit des longs couteaux

En passe de prendre forme, le Groupement Patronal de Mayotte (nouvelle version) va devoir coexister durablement avec un MEDEF Mayotte (nouvelle formule), imaginé pour constituer une véritable concurrence. Un trio de direction entièrement local, revu et corrigé, avec une femme à sa tête, Yasmine Dhoiffir, et deux hommes en soutien. Pour le reste, tout n’est que figuratif : en ligne de mire, le captage des fonds dédiés à l’hypothétique refondation de Mayotte, qui ne doivent en aucun cas rester sur le territoire, du moins pour l’essentiel.

Dissous officiellement à la mi-janvier dernier, le MEDEF Mayotte renaît finalement de ses cendres depuis hier, mercredi 1er avril 2026. Il a été reconstitué par la grâce du MEDEF national, qui a retenu une jeune cheffe d’entreprise mahoraise, Yasmine Dhoiffir (Uni Service), après audition de trois prétendants au poste de président de sa structure locale. Celle-ci fonctionnera avec un bureau composé de trois individus (dont deux hommes) : du sang neuf donc, pour faire table rase du passé.

Par les temps qui courent, il ne fait pas bon vouloir gouverner le monde économique mahorais : c’est la nuit des longs couteaux. Le plus affûté pourra mettre hors-jeu l’adversaire d’en face, et les amis du déjeuner peuvent devenir les pires ennemis au souper, à la nuit tombée. Une loge maçonnique ici, une autre par-là, et tout cesse de fonctionner correctement. Mayotte se retrouve propulsée dans un monde surréaliste où tout se mélange : le réel et le fantasmagorique, le sérieux et le volatile, le solide et le voluptueux.

« À croire que les dieux nous sont tombés sur la tête », pour reprendre une expression maintes fois usitée mais qui sied parfaitement à la situation du territoire, « la terre des plus résilients de France et de l’Union européenne », mais aussi « le royaume des monopoles », aussi répréhensibles soient-ils.

À l’insu du commun des mortels, une guerre sans merci se livre sur les 374 kilomètres carrés que représente l’archipel de Mayotte, et les alcôves quittent l’obscurité pour rejoindre la lumière du jour. Parenthèse fermée : l’économie a besoin de réalité, surtout après le passage du dévastateur cyclone Chido. De nouvelles bases doivent être posées pour relever les défis qui se présentent à la société mahoraise, toutes tendances confondues.

D’un côté, les constructifs, les téméraires, les audacieux de l’innovation et de la refondation intelligente ; de l’autre, les partisans du statu quo, des habitudes anciennes qui ne mènent nulle part. « Le monde est ainsi fait, il n’y a rien à redire » !

Mais au-delà de ce monde parallèle, il y a la société mahoraise, qui évolue selon d’autres paramètres, avec d’autres objectifs, aussi imprécis que ceux de toute autre composante de la nation française, mais aussi déterminée à façonner l’issue de ce bras de fer en qualité d’arbitre du changement.

Laissons de côté ce langage fleuri : la réalité du moment nous ramène à la lutte fratricide qui se joue en coulisses entre le MEDEF, qui cherche à se reconstituer pour reprendre la main sur son ancien pré carré, et le Groupement Patronal de Mayotte (nouvelle version), qui tente de survivre à son éviction décidée depuis Paris, sur fond d’instigations occultes venues de Mayotte.

« Zaffaires cabri ne regardent pas mouton »

Difficile équation pour le non-averti dans ce patchwork d’intérêts divergents, illisibles pour le citoyen ordinaire. Mais qu’à cela ne tienne : il convient d’aller de l’avant, vaille que vaille, pourvu que Mayotte retrouve son âme au bout de cette course effrénée vers une domination réelle ou d’apparat.

Après Chido — pour le moment — rien de pire ne peut arriver à ce territoire, parmi les plus meurtris de l’Union européenne. Par la volonté du MEDEF national, le label est appelé à connaître une nouvelle ère dès ce mercredi matin (1er avril 2026). Une nouvelle équipe se met en place, avec à sa tête une femme et deux hommes, tous natifs de Mayotte.

Les apparences comptent, après le pugilat du mois de janvier dernier, qui n’a convaincu personne sur le territoire. Pour le Mahorais ordinaire, il ne s’agissait que d’une affaire de gros sous entre acteurs issus des mêmes milieux, aux visées hégémoniques identiques, bien loin des réalités quotidiennes. En somme, rien de vraiment méchant, si ce n’est pour celles et ceux qui se prennent très au sérieux dans cette affaire.

« Zaffaires cabri ne regardent pas mouton », dit-on dans les ruelles et sur les places publiques. Savamment dosé, c’est tout un système qui se met en place pour freiner l’émancipation et la sortie des sentiers battus de l’entrepreneuriat local, entre coopération régionale décentralisée et volonté persistante de mainmise nationale sur l’économie de Mayotte.

Pour faire court, les hypothétiques fonds de la reconstruction post-Chido ne doivent en aucun cas profiter exclusivement aux acteurs du territoire, et surtout pas dans leur grande majorité. Pour cela, certains sont prêts à semer le chaos dans l’archipel, quoi qu’il en coûte.

Attention donc aux ricochets des balles perdues dans la lutte fratricide qui s’annonce, et qui mettra assurément aux prises des « autochtones ». Alors, « malheur à celui qui n’a pas compris », comme le disait dans les années 80 le générique de la série culte américaine Dallas.

Car en réalité, c’est un feuilleton du même type qui se joue aujourd’hui à Mayotte, dans l’après-Chido. Le plus fort écrase le plus faible au vu et au su de tous : telle semble être la nouvelle norme.

Subsiste néanmoins un problème majeur : les électrons libres, très nombreux sur le territoire, qui s’affranchissent de cet ordre économique établi, sans en tirer le moindre bénéfice. Le développement économique de Mayotte risque d’être fortement impacté par les tensions entre acteurs locaux et expatriés venus temporairement, parfois en « desperados », en attendant des jours meilleurs ailleurs.

En attendant, l’île risque de se retrouver divisée en deux : d’un côté, un MEDEF Mayotte reconstitué de bric et de broc ; de l’autre, l’ancien MEDEF devenu Groupement Patronal de Mayotte (nouvelle version), qui tente tant bien que mal de survivre à son naufrage de la mi-janvier.

Autrement dit, c’est bien une nuit des longs couteaux qui s’installe dans le paysage économique local, où la fin justifie les moyens, quitte à sacrifier la fraternité séculaire.

Dans ce contexte, des enjeux majeurs — comme l’application de la LODEOM sociale renforcée — risquent d’être relégués au second plan, sacrifiés sur l’autel du dieu euro. Une entité représentative du patronat reste pourtant indispensable pour engager un dialogue social structuré et impulser une dynamique partenariale capable de déboucher sur les avancées attendues.

Mayotte entre enfin dans le droit commun sur ce plan. Mais il ne faut pas se leurrer : il y aura toujours une société d’en bas et une société d’en haut dans le monde des affaires.

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Crise de l’eau : pour réclamer de l’eau, un habitant d’Hamjago se douche à la SMAE

Crise de l'eau : pour réclamer de l’eau, un habitant d’Hamjago se douche à la SMAE
La douche diffusée sur Facebook, la vidéo comptabilise plus de 100 000 vues. (Credit : Chad Youyou Facebook)

Le 1er avril, Chadhouli Youssouf s’est rendu à la SMAE, où il a improvisé une douche pour protester contre les coupures d’eau à Hamjago, dénonçant une situation difficile pour les habitants privés d’eau.

Ceci n’est pas un poisson d’avril. Dans la matinée du jeudi 1er avril, au sein des locaux de la Société mahoraise des eaux (SMAE), Chadhouli Youssouf éducateur sportif a improvisé une douche ainsi qu’un lavage des dents au sein des locaux de la SMAE. Une protestation en réaction à une coupure intempestive survenue au sein du village de Hamjago, dans le nord de Mayotte.

Une image qui prête à sourire, même si le manque d’eau se répète inlassablement sur l’île, notamment en Petite-Terre, où les habitants de Pamandzi-Est ont été démunis d’eau pendant 5 jours. En cause, une casse au niveau de la conduite d’une jonction d’eau, d’après un communiqué fourni mardi 31 mars.

À Hamjago, où est originaire Chadhouli Youssouf, c’est le raccordement d’une nouvelle canalisation, achevé tardivement, qui a pu priver d’eau ses habitants. L’éducateur sportif en a donc décidé autrement, manifestant son mécontentement, badigeonnant son corps de gel douche devant le guichet de la SMAE : « en 2026, nous n’avons pas d’eau ? », plaidant pour des proches alités en besoin d’eau. Il sera évacué des locaux manu militari par les services de police dépêchés sur place. L’éducateur sportif promet néanmoins de revenir à chaque interruption de plus de 48 h. Hasard ou coïncidence, la situation a été dans l’après-midi dans ce village du nord l’île.

Pesticides dans l’atmosphère : une cartographie inédite dévoile leur omniprésence

Pesticides dans l’atmosphère : une cartographie inédite dévoile leur omniprésence

La présence des pesticides ne se limite pas aux sols et aux eaux : ils sont également détectés dans l’air, comme le révèle la nouvelle plateforme PhytAtmo Dataviz lancée par Atmo France. Accessible au grand public, cet outil de datavisualisation compile, pour la première fois à l’échelle nationale, des données issues de mesures réalisées sur l’ensemble du territoire français, y compris dans les outre-mer comme Mayotte. Basée sur les relevés de 2022 et 2023, la plateforme sera enrichie dès le premier semestre 2026 avec les données de 2024, puis actualisée chaque année.

Les premiers résultats confirment la présence diffuse de pesticides dans l’atmosphère. En 2023, sur 72 substances actives recherchées, environ un tiers a été détecté et une sur huit quantifiée, avec des concentrations variables selon les zones et les périodes. Parmi elles, certaines molécules bien connues comme le glyphosate apparaissent à des niveaux très faibles. D’autres, pourtant interdites depuis longtemps, persistent dans l’environnement : c’est notamment le cas du lindane, encore retrouvé dans une majorité des prélèvements.

Ces données ne constituent pas une évaluation des risques sanitaires, en l’absence de seuils réglementaires pour ces substances dans l’air. Elles visent avant tout à améliorer la connaissance de l’exposition des populations. Grâce à des outils de visualisation et des indicateurs de comparaison, la plateforme permet de situer les niveaux mesurés dans le temps et dans l’espace.

Destinée à la fois aux décideurs, aux professionnels agricoles et aux citoyens, PhytAtmo Dataviz se veut un outil d’information et d’aide à la décision. Elle marque une étape importante vers un suivi plus transparent et régulier de cette pollution invisible, notamment dans des territoires où les données étaient jusqu’ici peu accessibles.

Une matinée stratégique pour booster les entrepreneurs locaux

Une matinée stratégique pour booster les entrepreneurs locaux

Face aux nombreux défis rencontrés par les porteurs de projets à Mayotte — accès limité au financement, manque d’accompagnement et difficultés de structuration — une matinée dédiée entend apporter des solutions concrètes. L’événement réunira les acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial ultramarin pour favoriser les échanges et débloquer des opportunités.

Introduite par le président de la FEDOM, Hervé Mariton, la rencontre rassemblera la Direction générale des Outre-mer, le GIP Europe (sous réserve) ainsi que trois entrepreneurs mahorais venus partager leurs expériences et les solutions qu’ils ont mises en œuvre.

Au programme : interventions, retours de terrain et échanges avec le public pour proposer des réponses adaptées aux besoins des participants. L’objectif est clair : renforcer les connexions, améliorer l’accès aux dispositifs d’accompagnement et stimuler l’investissement dans des secteurs clés comme le BTP, le tourisme, le numérique et l’économie sociale et solidaire.

Portée par la Délégation de Mayotte à Paris, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à structurer l’écosystème économique local et à valoriser les talents du territoire.

Lancement de l’opération “Kingia” pour renforcer la sécurité

Lancement de l’opération “Kingia” pour renforcer la sécurité

Du 1er avril au 28 mai 2026, l’État déploie à Mayotte une nouvelle opération de sécurisation baptisée “Kingia”. Dans la continuité des opérations “Wuambushu” menées en 2023 et 2024, cette initiative vise à lutter contre la délinquance, l’immigration clandestine, l’habitat informel et l’économie illégale.

Portée par le ministère de l’Intérieur et la préfecture, “Kingia” entend marquer un renforcement de l’autorité de l’État face aux facteurs d’insécurité. Le dispositif prévoit une intensification des actions de sécurité publique, notamment en zone prioritaire, avec l’appui de partenaires locaux.

Pour soutenir les opérations sur le terrain, les effectifs seront renforcés par 49 policiers supplémentaires venus de métropole ainsi que 12 de la Réunion.

Election du bureau exécutif de la CADEMA le 5 avril

Election du bureau exécutif de la CADEMA le 5 avril
* image d'illustration générée par ia

La Communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) tiendra, le dimanche 5 avril 2026 à 9h30, l’élection de son nouveau bureau exécutif pour la mandature 2026-2032. La séance se déroulera à l’hôtel de ville de Mamoudzou.

Ce rendez-vous institutionnel permettra aux élus communautaires de désigner le président, de fixer le nombre de vice-présidents puis de procéder à leur élection. La séance se conclura par la lecture de la charte de gouvernance et l’allocution du président élu.

Cette échéance marque une étape clé pour la gouvernance intercommunale, dans un contexte où les enjeux liés aux transports, à l’aménagement du territoire et à l’environnement sont particulièrement attendus par la population.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes