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Handicap : Mayotte inaugure son premier ESAT, une « avancée historique » selon l’APAJH

Handicap : Mayotte inaugure son premier ESAT, une « avancée historique » selon l'APAJH

Mayotte compte, depuis ce mercredi 1er juillet, son premier Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT). Inauguré à Dembéni, l’ESAT « Tarehi » doit permettre à cinquante Mahorais en situation de handicap d’accéder enfin à un emploi adapté, après des années de blocage réglementaire. Une avancée saluée comme historique, mais encore loin de répondre à l’ensemble des besoins du territoire.

L’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) a inauguré, ce mercredi 1er juillet, le premier Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) de Mayotte, à Dembéni. Baptisé « Tarehi », l’établissement, géré par la Fédération APAJH, accompagnera cinquante Mahorais en situation de handicap vers l’insertion professionnelle.

Devant les officiels et les familles réunis à Dembéni, la présidente du CCAS de la commune s’est adressée directement aux futurs travailleurs de l’ESAT, présentant l’établissement comme « un lieu d’apprentissage, de réussite et de confiance en l’avenir ». Elle a toutefois rappelé la difficulté de faire avancer ces dossiers « quand les institutions ne suivent pas », pointant le manque de structures d’accompagnement médico-social sur le territoire. « Nous ouvrons une nouvelle page de l’histoire de Mayotte : l’inclusion devient une réalité concrète », a-t-elle conclu.

Est ensuite venu le témoignage de l’un des premiers travailleurs accueillis par l’APAJH, accompagné de sa mère. Le jeune homme a exprimé sa fierté d’être présent et de voir un tel établissement ouvrir ses portes à Mayotte. À ses côtés, sa mère, très émue, a évoqué les années de souffrance passées sans solution pour son fils, avant de saluer le soutien qu’elle trouve aujourd’hui auprès de la structure.

Le projet est porté par l’Agence régionale de santé (ARS) depuis 2023. Un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé en septembre 2024, avant la signature des conventions entre l’ARS et l’APAJH le 26 juin 2025. Une étape décisive avait toutefois dû être franchie en amont au niveau national : depuis 2013, un moratoire budgétaire interdisait la création de nouvelles places d’ESAT en France, y compris en outre-mer.

« Depuis 2013, il est interdit en France de créer des places d’ESAT. À Mayotte, cette décision était injuste et inadaptée », explique Jean-Louis Garcia, président de la Fédération APAJH. Il a présenté la levée de ce moratoire pour les territoires ultramarins comme « une victoire » obtenue de haute lutte par l’association : « C’est un grand combat que nous menons depuis des années : convaincre le gouvernement que l’outre-mer manque de places d’ESAT, en particulier à Mayotte. Il fallait qu’au niveau national, le Premier ministre décide de lever le moratoire de 2013. C’est chose faite : cinquante Mahorais en situation de handicap, aujourd’hui exclus, vont pouvoir travailler et vivre comme tout le monde. »

Si l’annonce est saluée comme historique, l’ampleur des besoins reste immense. « Seulement cinquante places pour cent quatre-vingts demandes. Mais hier, c’était zéro : c’est une avancée considérable », a relativisé Jean-Louis Garcia. Premier partenariat concret : dix travailleurs seront prochainement employés par la mairie de Mamoudzou pour assurer l’entretien des espaces verts de la commune. Par la suite, un projet de résidence autonomie est à l’étude afin d’accompagner les personnes en situation de handicap à un âge plus avancé. Côté activités, l’ESAT ne compte pas s’arrêter à l’entretien des espaces verts : « Nous allons trouver d’autres perspectives pour former sur d’autres métiers, notamment le maraîchage », a-t-il indiqué.

Du côté des financeurs, il a été rappelé que toutes les administrations et entreprises sont légalement tenues d’employer 6 % de travailleurs en situation de handicap dans leurs effectifs. « Ce ne sont que cinquante places, mais c’est un début. Nous devons aller plus loin et répondre aux besoins d’un plus grand nombre de personnes », a insisté le représentant de l’AGEFIPH, précisant qu’une feuille de route avait été établie avec l’ARS et que les délais comme les engagements étaient, pour l’heure, respectés.

Pour l’ARS, à l’origine du projet, ce premier ESAT ne constitue qu’un point de départ. À terme, d’autres formes de handicap et d’autres besoins devraient être pris en charge par de nouveaux dispositifs. Son représentant est revenu sur les moyens déployés pour « offrir un cadre professionnel adapté et sécurisé », tout en rappelant les défis propres à ce type de structure : pérennisation des financements, adaptation au cadre réglementaire et évolution des mentalités vis-à-vis du handicap. L’agence a assuré rester aux côtés des acteurs du territoire afin de garantir la pérennité du dispositif.

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Comores : polémique autour des nouveaux forfaits internet à 50 euros

Comores : polémique autour des nouveaux forfaits internet à 50 euros

Face à la pression de la population et du ministère des Postes, les deux opérateurs de téléphonie ont soumis au régulateur des télécommunications des offres de data dites illimitées. Leurs prix suscitent déjà la colère des usagers, qui observaient, ce 1er juillet, une journée sans recharge de crédit.

Aux Comores, la colère des usagers contre les prix de l’internet ne faiblit pas. Les nouvelles offres publiées ces derniers jours par les opérateurs de télécommunications ne font qu’attiser le mécontentement de la population. En réponse à une demande des consommateurs, Comores Telecom et Yas Comores ont annoncé des forfaits internet illimités. Cependant, les tarifs dévoilés sont jugés prohibitifs.

Chez l’opérateur historique, il faut débourser au minimum 20 000 francs comoriens (40 euros) pour bénéficier de 40 gigaoctets sur un mois. De son côté, Yas Comores propose un forfait à 25 000 francs (50 euros) pour 50 gigaoctets. Ce montant ne couvre que la connexion internet. Le seul avantage est que l’abonné pourra continuer à naviguer une fois son enveloppe de données consommée, mais avec un débit réduit.

Ces prix sont déjà dénoncés par une grande partie des consommateurs, qui parlent d’« arnaque ». Calculs à l’appui, le gigaoctet revient à plus de 600 francs, un tarif jugé inaccessible pour une grande partie de la population, dont le pouvoir d’achat est déjà fortement entamé par les dépenses quotidiennes, notamment les factures d’électricité.

« On nous paie 40 000 francs et vous voulez vous emparer de la moitié de notre salaire. Avez-vous pensé aux autres dépenses ? », s’est insurgé le journaliste Mmadi Saindou Ibrahim dans un commentaire publié sous une annonce de Comores Telecom présentant ses nouvelles offres à 40 et 50 euros.

« Autant faire venir Starlink. Comment un salarié peut-il payer 25 000 francs avec un salaire de 50 000 francs ? Et nos familles, devons-nous les sacrifier ? Qu’allons-nous manger ? En moyenne, je dépense déjà 15 000 francs par mois rien que pour la connexion internet. Ce montant n’est pas plus élevé parce que j’ai accès au Wi-Fi au travail, où je reste jusqu’à 17 heures », témoigne Badroudine Ben Youssouf, chauffeur dans une société d’État.

L’objectif des 2 % du budget des ménages

Début mai, le ministre comorien des Postes et de l’Économie numérique a demandé aux opérateurs de proposer des offres de données illimitées afin de permettre aux consommateurs d’accéder à une connexion internet à un prix abordable. Dans un courrier adressé aux opérateurs, le ministre Oumouri Mmadi rappelle que les dépenses des ménages consacrées aux télécommunications dépassent largement le seuil recommandé de 2 % de leur budget.

Après un premier report de l’échéance, les deux entreprises de téléphonie avaient jusqu’à la fin du mois de juin pour soumettre leurs nouvelles offres mobiles illimitées à l’Autorité nationale de régulation des TIC (ANRTIC), chargée de les valider.

Le régulateur est régulièrement accusé de favoriser Comores Telecom et Yas Comores, les deux acteurs dominants du marché. C’est d’ailleurs cette même autorité qui, au nom de la préservation du marché, avait supprimé les anciennes offres illimitées, pourtant accessibles à partir de 20 ou 30 euros. Celles-ci comprenaient des minutes d’appel, des SMS et plus de 20 gigaoctets de données, le tout valable pendant un mois. Un acquis obtenu par les consommateurs, qui commençaient à bénéficier des effets de l’ouverture à la concurrence dans un secteur resté sous le monopole de Comores Telecom pendant plus de vingt ans.

Un duopole dénoncé

Avant même la publication des nouveaux tarifs, une journée « zéro recharge » avait été lancée pour ce 1er juillet par l’Association comorienne des TIC (ACTIC), qui dénonce depuis plusieurs années le système de duopole caractérisant le secteur des télécommunications.

Selon cette association de défense des usagers, le régulateur encourage depuis plus de quatre ans les deux opérateurs à pratiquer des prix quasiment identiques, au détriment des consommateurs. Les nouveaux forfaits viennent, selon elle, conforter cette impression. Les tarifs sont jugés totalement déconnectés de la réalité économique d’un pays où le salaire minimum dépasse à peine 50 000 francs comoriens (100 euros).

Dans une récente publication, l’Institut comorien des statistiques indiquait qu’entre 2020 et 2024, les dépenses des ménages consacrées aux télécommunications ont progressé de 57 %. Cette hausse traduit une profonde transition numérique, portée par le développement de l’internet mobile, du mobile money et des plateformes de streaming.

Le même rapport indique que, sur cette période, les recharges téléphoniques ont atteint 29 milliards de francs comoriens (près de 59 millions d’euros), une évolution liée à l’adoption massive du téléphone portable.

S’il est encore difficile de mesurer l’impact de cette journée de boycott, il ne fait guère de doute que d’autres actions devraient suivre pour dénoncer ces nouveaux forfaits à 50 euros, loin de répondre aux attentes des consommateurs. Pour l’heure, aucun des deux opérateurs n’a expliqué les raisons de ces tarifs, tandis que le régulateur reste silencieux.

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Mbouini : l’eau sera coupée plus tôt que prévu dans la nuit de mercredi à jeudi

Mbouini : l’eau sera coupée plus tôt que prévu dans la nuit de mercredi à jeudi

Les habitants de Mbouini devront anticiper leurs réserves d’eau. Une coupure de la distribution est prévue dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 juillet, avant 6h. En cause : des travaux programmés jeudi matin sur le réservoir de Passi-Kéli, qui doit être vidangé puis nettoyé avant sa remise en service.

MNE renouvelle sa gouvernance lors de son assemblée générale

MNE renouvelle sa gouvernance lors de son assemblée générale

Mayotte Nature Environnement organise son assemblée générale, vendredi 3 juillet, à 13h30, au Paradis des Makis, à Iloni. La fédération, qui regroupe des associations engagées dans la protection de l’environnement, doit notamment élire un nouveau conseil d’administration et un nouveau bureau.

Au-delà de ce volet statutaire, cette rencontre doit permettre aux membres, bénévoles, salariés, partenaires et futures associations adhérentes d’échanger sur les orientations à venir. Parmi les sujets annoncés figurent notamment le projet d’aménagement de l’aéroport et le festival Alimenterre. La fédération invite les associations adhérentes, les personnes souhaitant s’impliquer davantage dans son action, ainsi que les partenaires, à prendre part à ce rendez-vous.

Créée en 2011, Mayotte Nature Environnement intervient dans l’éducation à l’environnement, la production de connaissances et la réparation de l’environnement. Les adhérents souhaitant voter lors de l’assemblée générale doivent être à jour de leur cotisation 2026.

Des journées d’information pour étudiants et primo-partants

Des journées d’information pour étudiants et primo-partants

Le Département-Région de Mayotte, à travers sa direction de l’Enseignement supérieur, organise des journées d’information et d’échanges afin d’accompagner les étudiants qui poursuivront, pour la première fois, leurs études hors de Mayotte. Au programme : conseils pratiques, accompagnement, dispositifs d’aide et échanges pour préparer sereinement cette nouvelle étape. La présence des parents est fortement encouragée. Le planning est le suivant : le 7 juillet au collège de M’Gombani, le 9 juillet au foyer des jeunes de Bandraboua et le 16 juillet au Pôle culturel de Chirongui. Toutes les réunions auront lieu de 8h à 13h30.

Programmation du cinéma de Chirongui du 29 juin au 12 juillet

Programmation du cinéma de Chirongui du 29 juin au 12 juillet

Le cinéma de Chirongui dévoile sa programmation du 29 juin au 12 juillet, avec de nouveaux horaires et de nouveaux tarifs. Plusieurs films grand public sont à l’affiche, dont Toy Story 5, Les Trois Bricochons, Des Minions et des monstres, Supergirl, Michael, Scary Movie, Disclosure Day, Obsession ou encore Backrooms. Des séances en 3D et une projection en version originale sont également prévues.

Les séances s’échelonneront du mercredi au dimanche, avec une offre pensée pour les familles comme pour les amateurs de thrillers ou de films d’horreur. Côté tarifs, la place est désormais fixée à 7 euros en plein tarif, 6 euros pour les habitants de la communauté de communes du Sud, 5 euros en tarif réduit et 4 euros pour les groupes. L’entrée reste gratuite pour les moins de trois ans accompagnés. Billetterie en ligne sur le site du Pôle culturel de Chirongui.

Bouéni : le procès des procurations frauduleuses renvoyé au 19 janvier

Bouéni : le procès des procurations frauduleuses renvoyé au 19 janvier

Le tribunal correctionnel de Mamoudzou devait examiner, ce mardi 30 juin, le volet pénal de l’affaire des procurations suspectes lors des municipales à Bouéni. L’audience a finalement été renvoyée au 19 janvier 2027, en raison de l’indisponibilité de l’avocat de trois des quatre prévenus, mobilisé aux assises. Les contrôles judiciaires sont maintenus.

L’affaire des procurations frauduleuses aux élections municipales de Bouéni ne sera pas jugée avant l’année prochaine. Attendu ce mardi 30 juin devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou, le dossier a été renvoyé au 19 janvier 2027. L’avocat de trois des quatre prévenus a fait valoir qu’il devait également défendre un dossier lors de la session d’assises en cours. Dans ces circonstances, le dossier correctionnel est automatiquement renvoyé au profit des assises.

Quatre personnes sont poursuivies dans cette affaire, qui avait éclaté pendant la campagne des municipales de mars. Parmi elles figurent un policier, colistier du maire actuel Ousseni Mirhane, et une policière à la retraite au moment des faits. Ils sont soupçonnés d’avoir réalisé des procurations sans y être habilités. Deux autres prévenus, dont un enseignant, se voient reprocher d’avoir accompagné des administrés dans la réalisation de procurations.

Les prévenus doivent notamment répondre de faits de faux dans un document administratif, une infraction relevant des atteintes à la confiance publique. En attendant la nouvelle audience, le tribunal a maintenu l’intégralité des contrôles judiciaires. Les prévenus pourront toutefois saisir la juridiction pour demander une modification de ces obligations, à condition de produire des justificatifs.

Avant de renvoyer le dossier, la présidente de la cour a tenu à rappeler les enjeux de cette procédure. « La confiance dans les autorités publiques est un vrai sujet en France », a-t-elle souligné, rappelant qu’un contentieux est toujours en cours devant le juge administratif. « C’est un sujet extrêmement sensible qui intéresse les Français et donc il est important que vous mesuriez bien la portée de cette procédure et la gravité des faits qui vous sont reprochés », a-t-elle ajouté à l’adresse des prévenus.

Le maire de Bouéni, Ousseni Mirhane, était présent à l’audience pour soutenir les prévenus. Sur le plan administratif, le scrutin municipal a déjà été annulé en première instance par le tribunal administratif, qui a estimé que les irrégularités avaient altéré la sincérité du vote. L’édile a saisi le Conseil d’État, qui doit désormais confirmer ou non cette annulation.

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Convergence sociale à Mayotte : encore un effet d’annonce sans suite du gouvernement ?

Convergence sociale à Mayotte : encore un effet d'annonce sans suite du gouvernement ?
Djoumoi Ramia propose à Bercy de financer les mesures d'allègement des charges patronales des entreprises mahoraises grâce au budget de la Refondation de Mayotte post-Chido.

Annoncée en grande pompe lors d’une réunion organisée par les services de l’État dans les locaux de la CSSM à Mamoudzou au début du mois, l’application de la LODEOM sociale, censée entrer en vigueur dès cette année, se résumerait finalement à zéro pour 2026. C’est ce qu’affirme Djoumoi Ramia à l’issue d’une rencontre à Bercy, en fin de semaine dernière. Accompagné de la députée Anchya Bamana lors de ce rendez-vous parisien, il demande la révision du décret du 11 février 2026, qui limite les allègements de charges patronales sur le territoire à 1,6 SMIC, contre un plafond de 3 SMIC dans les autres territoires ultramarins.

Jeudi 25 juin 2026, à Paris, Djoumoi Ramia a réitéré son slogan : « Mayotte ne demande pas un privilège. Elle demande simplement l’égalité de traitement avec les autres territoires ultramarins. » Reçu au cabinet du ministre de l’Économie à Bercy, le président de l’Ordre des experts-comptables de Mayotte a présenté au gouvernement une étude d’impact sur l’application de la convergence sociale.

« Les chiffres sont sans appel : les entreprises mahoraises contribuent davantage à la richesse nationale qu’elles ne coûtent aux finances publiques », avance l’expert-comptable mahorais.

Présentée au nom de l’Ordre des experts-comptables de Mayotte, cette étude mettrait en évidence, selon lui, une inégalité majeure, justifiant sa demande de révision du décret du 11 février 2026. Djoumoi Ramia est catégorique : dans sa rédaction actuelle, ce texte ne permet pas aux habitants de l’archipel de bénéficier des mêmes règles que leurs compatriotes des autres territoires d’Outre-mer.

L’expert-comptable estime en effet que ce décret limite les allègements de charges patronales à 1,6 SMIC à Mayotte, alors que les autres territoires ultramarins bénéficient d’un plafond fixé à 3 SMIC dans le cadre du RGDU et à 2,7 SMIC au titre de la LODEOM renforcée en 2026.

« La LODEOM sociale à Mayotte, pour l’année en cours, s’élève en réalité à zéro. Cette différence pénalise directement les emplois qualifiés, les salariés à temps plein et le développement économique de notre territoire », soutient Djoumoi Ramia.

« Nous connaissons les contraintes politiques et budgétaires du moment. Nous savons que personne ne souhaite fragiliser les équilibres existants entre les territoires ultramarins. Mais cette réalité ne doit pas conduire à maintenir une inégalité qui freine durablement l’économie mahoraise », a-t-il plaidé auprès des collaborateurs du ministre de l’Économie.

Il a proposé à ses interlocuteurs de financer, dans le cadre du budget de la Refondation de Mayotte, un dispositif d’allègements de charges inspiré de la LODEOM sociale renforcée, et ce jusqu’à la convergence complète vers le droit commun en 2031. Il considère cette proposition comme une solution équilibrée, une mesure qui ne retire rien aux autres territoires tout en permettant à Mayotte de rattraper son retard.

« C’est cela, la solidarité nationale : donner à chacun les moyens de réussir, sans opposer les territoires entre eux », avance Djoumoi Ramia.

Il était accompagné de la députée mahoraise Anchya Bamana lors de cette rencontre avec le cabinet du ministre de l’Économie.

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Cancer du col de l’utérus : « Faites-vous tester »

Cancer du col de l'utérus : « Faites-vous tester »

Vaccination et dépistage : ces deux gestes permettent de prévenir la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus. C’est le message fort porté par le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) de Mayotte, à l’occasion de la conférence qui a clôturé le mois de prévention « Juin Vert », ce mardi 30 juin.

« Juin Vert » touche à sa fin. Pour clôturer ce mois dédié à la prévention du cancer du col de l’utérus, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) de Mayotte a organisé, ce mardi 30 juin, une conférence d’information destinée au grand public.

Chaque année, en France, plus de 3 200 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués et environ 1 100 femmes en décèdent. Cette maladie est provoquée, dans la grande majorité des cas, par une infection persistante aux papillomavirus humains (HPV). Très répandus, ces virus se transmettent principalement lors des rapports sexuels, mais également par simple contact intime.

Le cancer du col de l’utérus est pourtant l’un des rares cancers que l’on peut prévenir efficacement. La vaccination contre les HPV est fortement recommandée dès l’âge de 11 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans. Elle permet de réduire considérablement le risque d’infection et, par conséquent, celui de développer un cancer. L’évolution de la maladie est généralement lente, sur plusieurs années, et demeure souvent asymptomatique à ses débuts.

Un dépistage qui sauve des vies

Le dépistage régulier reste l’autre pilier de la prévention. Selon les professionnels de santé, près de 90 % des cancers du col de l’utérus pourraient être évités grâce à un suivi adapté. Détecter précocement des lésions précancéreuses permet d’intervenir avant l’apparition d’un cancer et augmente fortement les chances de guérison. Plus le diagnostic est posé tôt, plus les traitements sont légers et permettent de préserver la fertilité.

À partir de 25 ans, le dépistage repose sur un frottis cervico-utérin, un examen rapide et généralement indolore consistant à prélever quelques cellules du col de l’utérus. Il permet de rechercher des anomalies cellulaires et, si nécessaire, la présence du HPV. Le CRCDC recommande un premier contrôle un an après le premier frottis, puis un second trois ans plus tard.

Entre 30 et 65 ans, le dépistage repose principalement sur un test HPV, réalisé tous les cinq ans si le résultat est négatif. Ces examens sont intégralement pris en charge par la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans.

« Les femmes à Mayotte ne se font pas tester, sauf quand on va les chercher »

Malgré cette prise en charge, le taux de dépistage reste insuffisant à Mayotte.

« Les femmes à Mayotte ne se font pas tester, sauf quand on va les chercher », constate Claire Bertin, coordinatrice du CRCDC.

L’association souligne l’existence de nombreux freins sociaux, culturels et logistiques, auxquels s’ajoutent les difficultés d’accès au suivi gynécologique. C’est pourquoi elle privilégie une stratégie d’« aller-vers », afin d’aller directement à la rencontre des habitantes dans les villages et les quartiers. Sans cette démarche, une partie importante des femmes resterait éloignée des actions de prévention.

Tout au long du mois de juin, le CRCDC, en partenariat avec la CSSM, Santé Sud, Nariké Msada, EndoMayotte, l’ASCA, la commune d’Acoua, l’intercommunalité et les centres communaux d’action sociale (CCAS), a multiplié les actions de terrain, les ateliers d’information et les permanences de dépistage.

Ces interventions ont abordé plusieurs thématiques : santé sexuelle, contraception, vaccination contre les HPV, dépistage du cancer du col de l’utérus, dépistage du cancer du sein par palpation, ainsi que le dépistage du VIH et de l’hépatite B.

À l’image d’« Octobre Rose » pour le cancer du sein, « Juin Vert » vise à sensibiliser la population aux risques liés au cancer du col de l’utérus. Mais les actions du CRCDC se poursuivent tout au long de l’année.

Le centre coordonne les programmes de dépistage organisés des cancers du col de l’utérus, du sein et du cancer colorectal — ce dernier restant encore peu développé à Mayotte faute de moyens matériels. Il assure également le suivi des patientes, mène des actions de sensibilisation auprès de la population et accompagne les professionnels de santé.

Son objectif demeure inchangé : réduire les inégalités d’accès au dépistage et permettre aux publics les plus vulnérables de bénéficier d’une prise en charge précoce.

Le message est simple et sans ambiguïté : « Faites-vous tester. »

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Le permis de conduire : un luxe qui freine l’accès à l’emploi à Mayotte

Le permis de conduire : un luxe qui freine l'accès à l'emploi à Mayotte

Entre coût élevé, délais et manque de solutions de transport, de nombreux jeunes voient leur insertion professionnelle compromise.

À Mayotte, décrocher un emploi ne dépend pas uniquement des compétences ou des diplômes. Pour de nombreux jeunes, un autre obstacle se dresse sur leur chemin : le permis de conduire. Dans un département où les transports en commun restent limités et où de nombreuses offres d’emploi exigent d’être mobile, obtenir le précieux sésame devient une étape indispensable. Mais son coût, souvent supérieur à 1 000 euros, représente un investissement difficilement accessible pour une partie de la population. Résultat : certains renoncent à des opportunités professionnelles faute de pouvoir financer leur formation.

Un investissement hors de portée pour de nombreux jeunes

Le permis B représente une dépense importante pour les familles mahoraises. Selon les formules proposées par plusieurs auto-écoles de l’île, un forfait classique dépasse régulièrement les 1 000 euros, auxquels peuvent s’ajouter des heures de conduite supplémentaires, les frais administratifs ou encore une nouvelle présentation à l’examen en cas d’échec.

Pour les étudiants, les jeunes diplômés ou les demandeurs d’emploi, cette somme constitue souvent plusieurs mois d’économies. Dans un territoire où le taux de chômage reste particulièrement élevé, beaucoup doivent faire un choix entre financer leur permis ou répondre à d’autres dépenses essentielles du quotidien.

Faute de moyens, certains repoussent leur inscription pendant plusieurs années, retardant ainsi leur entrée sur le marché du travail.

Un critère devenu indispensable pour travailler

À Mayotte, le permis est bien plus qu’un simple document administratif. Il conditionne l’accès à de nombreux métiers.

Les secteurs du bâtiment, de la sécurité, des services à la personne, de la livraison, du commerce, de la santé ou encore du transport recherchent régulièrement des candidats capables de se déplacer rapidement sur l’ensemble du territoire. Même lorsque le permis

n’est pas explicitement demandé dans l’offre d’emploi, les employeurs privilégient souvent les candidats mobiles.

Cette exigence s’explique notamment par les contraintes géographiques de l’île. Les horaires de travail commencent parfois très tôt ou se terminent tard, alors que les solutions de transport collectif demeurent insuffisantes dans plusieurs communes.

Les transports ne compensent pas l’absence de permis

Si le réseau de transport continue de se développer, il ne répond pas encore à l’ensemble des besoins des habitants. De nombreux villages restent difficilement accessibles sans véhicule personnel, tandis que certains salariés doivent effectuer plusieurs correspondances ou parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leur lieu de travail.

Cette réalité touche particulièrement les jeunes vivant loin de Mamoudzou ou des principaux bassins d’emploi. Pour eux, le permis devient presque une condition préalable à l’embauche.

Des aides encore méconnues

Plusieurs dispositifs permettent pourtant de financer tout ou partie du permis de conduire. Le Compte personnel de formation (CPF) peut être mobilisé sous certaines conditions. Certaines collectivités, associations ou structures d’insertion proposent également des aides spécifiques destinées aux demandeurs d’emploi ou aux jeunes en parcours professionnel. Les auto-écoles offrent aussi, dans certains cas, des facilités de paiement afin d’étaler les dépenses.

Cependant, ces dispositifs restent encore peu connus ou jugés trop complexes par une partie du public concerné.

Un enjeu d’égalité des chances

Pour de nombreux acteurs de l’emploi, faciliter l’accès au permis de conduire pourrait contribuer à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes Mahorais. Plusieurs entreprises peinent aujourd’hui à recruter alors même que des candidats motivés ne peuvent accepter un poste faute de solution de mobilité.

Au-delà de la simple formation à la conduite, le permis apparaît ainsi comme un véritable levier de développement économique. En permettant à davantage de jeunes d’accéder à un emploi, il pourrait également répondre aux difficultés de recrutement rencontrées dans plusieurs secteurs.

À Mayotte, où la jeunesse représente une part importante de la population, la question du permis dépasse largement celle de la conduite. Elle interroge l’égalité des chances, l’accès à l’emploi et la capacité du territoire à accompagner sa nouvelle génération vers une insertion durable. Pour beaucoup, le permis n’est plus seulement un droit de circuler, mais la clé qui ouvre les portes du monde du travail.

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Handicap : à Mroalé, le SAMSAH prend un nouveau départ dans des locaux adaptés

Handicap : à Mroalé, le SAMSAH prend un nouveau départ dans des locaux adaptés
En présence du président national de la Fédération APAJH, Jean-Louis Garcia, les équipes ont tourné la page du cyclone Chido, symbole d'un nouveau départ pour les 23 adultes en situation de handicap qui y seront accompagnés.

Le Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) a inauguré mardi 30 juin ses nouveaux locaux à Mroalé. En présence du président national de la Fédération APAJH, Jean-Louis Garcia, cette installation marque une nouvelle étape dans le développement de l’accompagnement des personnes en situation de handicap à Mayotte, un territoire où les besoins restent importants.

Les rubans ont été coupés mardi matin au 25, rue de la Mosquée, à Mroalé. Après plusieurs mois d’attente, le Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) dispose désormais de nouveaux locaux, plus accessibles et mieux adaptés à l’accueil des usagers. Une inauguration qui s’inscrit dans une semaine d’événements organisée par la Fédération APAJH autour du développement de l’offre médico-sociale à Mayotte.

La cérémonie a pris une dimension particulière avec la présence de Jean-Louis Garcia, président national de la Fédération APAJH depuis 2008. Ancien instituteur spécialisé et figure historique de la défense des droits des personnes en situation de handicap, il a tenu à faire le déplacement pour réaffirmer l’engagement de la fédération sur le territoire mahorais.

Pour lui, l’ouverture de ces nouveaux locaux dépasse la simple question immobilière. « Les personnes en situation de handicap ont le droit d’être accueillies dans de beaux locaux », a-t-il insisté. Un message fort dans un département où le handicap demeure encore trop souvent synonyme d’exclusion.

Un accompagnement au plus près des besoins

Le président de la Fédération APAJH a rappelé la philosophie qui guide l’action du SAMSAH. « Nous sommes dans l’accompagnement. La personne en situation de handicap doit pouvoir conduire son parcours de vie avec ses différences. Chacune a besoin de réponses particulières. Ce service facilite la politique d’inclusion. Le handicap est une affaire de société. » Le SAMSAH accompagne des adultes disposant d’une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Son équipe pluridisciplinaire intervient dans les domaines médical, social et administratif afin de favoriser l’autonomie et le maintien à domicile. « Nous répondons au projet personnalisé de chaque personne », explique Djoumoi Hadia, accompagnante éducative. La structure pourra suivre jusqu’à 23 bénéficiaires, avec un accompagnement individualisé construit en fonction des besoins de chacun.

Une nouvelle page après le cyclone Chido

Pour les professionnels, cette inauguration représente également une forme de renaissance. Les anciens locaux, situés à Tsioŋni, avaient été fortement dégradés par le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024. « Cela représente un bon départ. Nos anciens locaux avaient été dégradés par Chido. Aujourd’hui, nous repartons dans un environnement adapté, autant pour les équipes que pour les personnes que nous accompagnons », se réjouit Djoumoi Hadia.

Au-delà du confort des nouveaux espaces, l’objectif est de proposer un accompagnement de qualité dans un cadre digne, favorisant les échanges avec les bénéficiaires et leurs proches. Cette installation illustre également la volonté de rapprocher les services des habitants afin de développer une offre de proximité sur l’ensemble du territoire.

À travers cette semaine consacrée au handicap, au vieillissement et à la perte d’autonomie, la Fédération APAJH entend rappeler que l’inclusion ne se résume pas à l’ouverture de structures. Elle suppose des moyens humains, des équipements adaptés et une mobilisation collective. Un message porté à Mayotte par son président national, venu témoigner de l’engagement de la fédération auprès des personnes les plus vulnérables et soutenir le développement de services indispensables à leur autonomie.

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Ce qui change à Mayotte au mois de juillet

Ce qui change à Mayotte au mois de juillet

Amélioration de l’assurance maladie, mise en œuvre de la LODEOM ou encore revalorisation de la prime d’activité : plusieurs changements importants entrent en vigueur à Mayotte en ce mois de juillet.

La protection universelle maladie

Cette mesure vise à améliorer la prise en charge des frais de santé en facilitant l’affiliation des assurés. Elle poursuit plusieurs objectifs : garantir un droit continu au remboursement des soins, sans que les changements de situation familiale ou professionnelle n’affectent ce droit ; réduire au strict nécessaire les démarches administratives ainsi que les situations nécessitant un changement de caisse d’assurance maladie ; et garantir davantage d’autonomie et de confidentialité à tous les assurés dans la prise en charge de leurs frais de santé.

Un congé supplémentaire de naissance

Annoncé il y a quelques semaines à Mayotte et instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale, ce congé supplémentaire d’un ou deux mois s’ajoute aux congés de naissance déjà existants. Il permettra de renforcer l’accompagnement des parents durant les premiers mois de l’enfant, tout en leur assurant une indemnisation, mais aussi de préparer leur retour à l’emploi dans de meilleures conditions.

Le dispositif est ouvert à tous les parents, quel que soit leur statut familial. L’Observatoire social des Outre-mer rappelle que « la population de Mayotte a doublé en deux décennies, pour atteindre 310 000 habitants en 2023 ». En 2025, 9 000 naissances ont été recensées sur le territoire.

La LODEOM

Attendue depuis longtemps par les acteurs économiques, cette mesure doit permettre de réduire le coût du travail à Mayotte. Son objectif est de compenser une partie des surcoûts auxquels sont confrontées les économies ultramarines, qu’il s’agisse de l’éloignement, des coûts d’importation, de la petite taille des marchés ou encore des difficultés de recrutement.

Les entreprises pourront bénéficier d’une exonération de cotisations patronales. Le niveau de cette exonération dépend toutefois de plusieurs paramètres : le secteur d’activité, l’effectif de l’entreprise, son chiffre d’affaires ainsi que la rémunération du salarié. Trois barèmes distincts sont ainsi prévus.

La Caisse de sécurité sociale de Mayotte précise que : « Les exonérations s’appliquent aux cotisations et contributions en vigueur localement, avec les taux spécifiques au territoire et sur la base du Smic mahorais. »

Les organisations patronales saluent une avancée vers la convergence sociale avec les autres territoires ultramarins, tout en continuant de plaider pour une adaptation des barèmes afin que le dispositif réponde davantage aux réalités économiques de l’île.

La revalorisation de la prime d’activité

Pour rappel, la prime d’activité est un complément de revenu versé, sous conditions de ressources, afin d’encourager l’activité professionnelle des personnes âgées d’au moins 18 ans, qu’elles soient salariées, travailleuses indépendantes ou fonctionnaires.

À Mayotte, cette prime sera revalorisée dès le mois de juillet. Le montant forfaitaire pour une personne seule passera de 319,14 euros à 460 euros. En fonction de la composition du foyer, le taux de majoration évoluera également à compter du troisième enfant.

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Chez Cousin rouvre avec de nouvelles ambitions

Chez Cousin rouvre avec de nouvelles ambitions
©mayotte-tourisme.com

Les tables sont de nouveau dressées, les cuisines ont repris vie et les deux terrasses s’apprêtent à accueillir leurs premiers convives. Après près de deux mois d’interruption, Le Rendez-vous chez Cousin, situé à Baobab, rouvrira officiellement ses portes ce vendredi 3 juillet, marquant l’aboutissement d’un important travail de remise aux normes.

Fermé administrativement depuis le 28 avril à la suite d’un contrôle sanitaire, l’établissement n’a pas ménagé ses efforts pour répondre aux exigences des services de l’État. Réorganisation des espaces, amélioration des pratiques d’hygiène et mise en conformité des installations : l’exploitant a engagé une série d’actions destinées à retrouver la confiance des autorités… et de sa clientèle.

Le 23 juin, une nouvelle inspection menée par les agents de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) est venue confirmer ces progrès. Les inspecteurs ont estimé que la majorité des mesures correctives avait été appliquée et que le niveau d’hygiène de l’établissement était désormais jugé « acceptable ». Ce constat favorable a conduit le préfet à lever l’arrêté de fermeture.

Cette réouverture illustre le rôle des contrôles sanitaires, qui ne visent pas uniquement à sanctionner les établissements en infraction, mais aussi à les accompagner vers une remise en conformité. Lorsqu’un restaurateur répond aux exigences imposées, il peut retrouver le droit d’exercer son activité dans des conditions garantissant la sécurité des consommateurs.

Pour Le Rendez-vous chez Cousin, cette nouvelle étape ouvre un nouveau chapitre. L’établissement espère désormais tourner définitivement la page de cet épisode et reconquérir sa clientèle grâce à un cadre rénové, ses deux vastes terrasses et un engagement renforcé en matière d’hygiène.

Comme tous les établissements contrôlés, le restaurant verra son niveau d’hygiène publié sur le portail national Alim’Confiance, permettant au public de consulter les résultats des inspections sanitaires réalisées dans les restaurants.

Communauté des communes de petite terre : une feuille de route pour mieux répondre aux besoins du territoire

Communauté des communes de petite terre : une feuille de route pour mieux répondre aux besoins du territoire

La Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) poursuit la construction de son futur Contrat local de santé intercommunal (CLSi). Deux premières réunions, organisées en juin avec l’ensemble des acteurs du territoire, ont permis de poser les bases d’une politique de santé concertée, adaptée aux réalités locales.

Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en place du futur Contrat local de santé intercommunal (CLSi) de Petite-Terre. Les 9 et 12 juin derniers, la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) a réuni les principaux acteurs du territoire à l’occasion d’un comité de pilotage puis d’un premier comité technique, marquant le lancement concret de cette démarche de co-construction.

Porté conjointement par la CCPT et l’Agence régionale de santé (ARS), ce futur contrat a pour ambition de fédérer l’ensemble des partenaires concernés par les questions de santé : collectivités, services de l’État, professionnels de santé, établissements sanitaires et médico-sociaux, associations, acteurs socio-éducatifs, élus et habitants.

L’objectif est de bâtir une stratégie commune permettant de réduire durablement les inégalités sociales et territoriales de santé, en tenant compte des besoins spécifiques de Petite-Terre.

Un diagnostic partagé pour définir les priorités

Ces premières réunions ont permis de présenter les conclusions du diagnostic local de santé réalisé avec l’appui de l’Observatoire régional de santé. Ce travail d’analyse constitue le socle du futur contrat et oriente les réflexions autour de cinq grandes priorités identifiées pour le territoire.

Les partenaires ont ainsi retenu comme axes majeurs l’amélioration de l’accès aux soins et des parcours de santé, le renforcement de l’attractivité médicale, le développement des actions de prévention et de promotion de la santé à tous les âges, la prise en compte de la santé mentale ainsi que les enjeux liés à la santé environnementale.

Autour de la table figuraient notamment la CCPT, l’ARS, le Centre hospitalier de Mayotte, la préfecture de Mayotte, l’Éducation nationale, la Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM), ainsi que de nombreuses associations et partenaires privés.

Des groupes de travail dès la rentrée

Le premier comité technique a également permis de préparer la prochaine étape du projet avec la création de groupes de travail thématiques. Ces ateliers, qui seront lancés en août et en septembre, auront pour mission d’élaborer les futures actions du Contrat local de santé en s’appuyant sur les besoins exprimés par les acteurs du territoire.

Cette phase de concertation doit déboucher sur la rédaction d’un plan d’actions opérationnel avant la signature officielle du Contrat local de santé intercommunal, prévue d’ici la fin de l’année 2026.

À travers cette démarche partenariale, la Communauté de communes de Petite-Terre entend faire de la santé un levier majeur du développement territorial. En associant l’ensemble des acteurs locaux à l’élaboration du contrat, elle souhaite construire des réponses concrètes, adaptées aux réalités de terrain et aux attentes des habitants.

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Mamoudzou cherche un local pour ouvrir une maison d’assistants maternels

Mamoudzou cherche un local pour ouvrir une maison d’assistants maternels

Le CCAS de Mamoudzou lance un appel à manifestation d’intérêt afin de louer un local destiné à accueillir une Maison d’assistants maternels (MAM). L’objectif est de renforcer l’offre d’accueil de la petite enfance dans la commune, notamment dans les secteurs encore peu dotés, de Mtsapéré à Tsoundzou 2 en passant par Vahibé.

Le local recherché doit être situé à Mamoudzou, disposer d’une surface d’environ 190 m², être conforme aux normes de sécurité et d’accessibilité PMR, et comprendre plusieurs espaces adaptés à l’accueil de jeunes enfants. Un parking et un espace extérieur seront également appréciés. Les candidatures sont à envoyer avant le 20 août 2026 à 12h à l’adresse ccas@mamoudzou.yt

Mamoudzou lance son annuaire des associations en ligne

Mamoudzou lance son annuaire des associations en ligne

Mamoudzou met à disposition de ses habitants un annuaire des associations en ligne, accessible sur le site officiel de la Ville. Cet outil recense les associations actives du territoire et permet de les découvrir et de les contacter facilement en quelques clics.

Ce nouvel annuaire vise à valoriser le tissu associatif mamoudzois, acteur essentiel de la vie locale. Qu’elles soient sportives, culturelles, sociales ou de loisirs, les associations contribuent au dynamisme, à la cohésion et à la solidarité du territoire. L’outil centralise les informations essentielles (objet, activités et coordonnées) afin de faciliter l’engagement des habitants dans la vie locale.

L’inscription est gratuite et ouverte à toutes les associations déclarées ayant leur siège à Mamoudzou. La démarche s’effectue entièrement en ligne via le formulaire dédié. Après vérification par les services municipaux, chaque fiche est publiée dans l’annuaire.

SUEZ confie à Aurélie Pavageau la direction du recyclage à La Réunion et à Mayotte

SUEZ confie à Aurélie Pavageau la direction du recyclage à La Réunion et à Mayotte

SUEZ annonce la nomination d’Aurélie Pavageau à la tête des activités Recyclage & Valorisation à La Réunion et à Mayotte. Forte de plus de 20 ans d’expérience au sein du Groupe et d’un parcours opérationnel dans les territoires ultramarins (La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie), elle dirigera désormais les activités du Groupe dans l’océan Indien. Sa mission : développer les services aux collectivités et aux industriels, améliorer la performance des installations et accélérer la contribution de SUEZ à la transition écologique des deux territoires. « Je suis heureuse de rejoindre la direction des activités Outre-mer de SUEZ. Ces territoires présentent des enjeux environnementaux forts et spécifiques. L’engagement des équipes et notre expertise permettront de développer des solutions durables », déclare-t-elle. Cette nomination s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Groupe en faveur de l’économie circulaire et de la valorisation des déchets.

Sensibiliser les jeunes à la gestion des déchets à Mamoudzou

Sensibiliser les jeunes à la gestion des déchets à Mamoudzou

La Ville de Mamoudzou collabore avec l’Association de quartier Bandrajou Kaweni (ABK) et Yes We Canett, afin d’organiser des ateliers de sensibilisation à la gestion des déchets à destination des jeunes. Du 29 juin au 2 juillet, tous les matins à partir de 9h, les participants seront accueillis dans les locaux de l’Association ABK pour découvrir les bons gestes en faveur de l’environnement. Au programme : sensibilisation au ramassage et au recyclage des déchets, et à impact sur l’environnement, création d’objets à partir de matériaux recyclés, ainsi que de nombreuses animations ludiques et éducatives.

Matinée d’information sur l’accès au chèque énergie

Matinée d’information sur l’accès au chèque énergie

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Mamoudzou organise une matinée d’information et d’accompagnement dédiée aux bénéficiaires du chèque énergie le jeudi 2 juillet, de 8 h à 12 h, sur le parking de la mairie annexe de M’tsapéré. Menée en partenariat avec Électricité de Mayotte (EDM), cette opération vise à accompagner les démarches administratives, à vérifier l’éligibilité et à aider à constituer ou finaliser un dossier.

Afin de faciliter les démarches, pensez à apporter votre avis d’imposition 2025 sur les revenus 2024, une facture EDM récente à votre nom, votre numéro de téléphone et votre adresse e-mail. Le CCAS de Mamoudzou invite toutes les personnes éligibles à profiter de cette permanence gratuite pour faire valoir leurs droits et bénéficier pleinement de l’aide au paiement des dépenses énergétiques.

Kawéni : la RHI de Bazama-Bandrajou soumise aux observations des habitants

Kawéni : la RHI de Bazama-Bandrajou soumise aux observations des habitants

La résorption de l’habitat insalubre du secteur Bazama-Bandrajou, à Kawéni, entre dans une nouvelle étape. Du 15 juillet au 13 août, les habitants pourront consulter le dossier et faire part de leurs observations sur ce projet qui doit transformer en profondeur un quartier marqué par l’habitat précaire, l’enclavement et l’exposition aux risques naturels. Environ 800 personnes sont directement concernées.

Par arrêté du 25 juin, la préfecture a ouvert une enquête publique unique sur cette opération portée par l’Établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte (EPRDM), avec la Ville de Mamoudzou. Elle se tiendra au centre administratif municipal Fatima Abdallah Mari, dit Maman Libo. Cette procédure regroupe plusieurs volets : l’autorisation environnementale unique, qui comprend notamment la « loi sur l’eau » et une dérogation espèces protégées, la déclaration d’utilité publique (DUP) et l’enquête parcellaire.

Inscrit dans le Nouveau projet de renouvellement urbain de Kawéni, le projet de Bazama-Bandrajou porte sur près de quatre hectares. L’EPRDM le présente comme la création d’un « nouveau morceau de ville ». Derrière la formule, l’ambition est large : remplacer une partie de l’habitat insalubre, réduire l’exposition aux inondations et aux mouvements de terrain, désenclaver le quartier et raccorder les futures constructions aux réseaux et aux équipements.

Le dossier prévoit une offre globale de 291 logements. Onze îlots d’habitations sont envisagés : six pour l’habitat collectif, deux pour l’habitat individuel groupé et trois pour des logements individuels. Les immeubles collectifs doivent notamment accueillir des logements sociaux et des commerces ou services en rez-de-chaussée. Le programme mentionne aussi des lots à bâtir, du logement intermédiaire, de l’accession et des expérimentations d’habitat innovant.

Deux programmes d’hébergement sont également prévus pour accueillir des familles de Bandrajou dites « ni-ni » ou non solvables.

Un quartier à désenclaver

Le projet doit aussi redessiner la circulation dans ce secteur aujourd’hui difficile d’accès. Quatre axes routiers et deux voies secondaires sont prévus. Une voie principale permettra d’entrer et de sortir du quartier depuis la zone scolaire. Une voie de bouclage doit améliorer les déplacements internes et préparer un éventuel raccordement à un futur axe inter-quartier. Une autre voie doit être aménagée le long de la ravine secondaire, avec un dispositif de gestion des eaux pluviales destiné à canaliser les ruissellements. Une « voie du lycée » doit enfin créer un second accès, afin de sortir le quartier de son fonctionnement en impasse.

Ces aménagements doivent répondre à des difficultés anciennes : accès, assainissement, sécurité, exposition aux risques, mais aussi accompagnement social.

Avec cette enquête publique, les habitants pourront pendant un mois consulter le dossier et déposer leurs observations sur registre, par courrier ou par mail. Un commissaire enquêteur, tiendra plusieurs permanences entre le 15 juillet et le 13 août. Une réunion avec les occupants est aussi prévue le vendredi 10 juillet, de 8h à 11h.

L’enquête parcellaire précise les biens et terrains concernés, dans un secteur où se croisent habitat informel, contraintes foncières et besoins d’aménagement. Le dossier prévoit notamment la démolition des cases et bâtiments nécessaires à l’opération, la purge des terrains, la création des infrastructures et l’aménagement de lots à bâtir.

À l’issue de l’enquête, le commissaire enquêteur aura trente jours pour remettre son rapport et ses conclusions au préfet. Pour Bazama-Bandrajou, cette séquence marque un tournant : le projet, longtemps discuté dans les études et la concertation, arrive au moment où ses conséquences concrètes pour le quartier et ses habitants doivent être débattues publiquement.

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Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes