Samedi après-midi, aux alentours de 15 h, des agents d’une société d’ambulances ont découvert le corps sans vie d’une femme d’une cinquantaine d’années, dans un véhicule endommagé par le cyclone Chido, stationné à « Moya Shop », à Labattoir. Prévenus, les services de secours et la police municipale de Dzaoudzi-Labattoir se sont rendus sur place. La défunte, originaire de Tsémbéhou à Anjouan (Comores), aurait souffert de troubles mentaux selon les premiers éléments recueillis. Elle a été inhumée le soir même au cimetière municipal musulman de Labattoir.
La rectrice Valérie Debuchy en tournée dans les établissements pour la rentrée
À l’occasion de la rentrée scolaire, Valérie Debuchy, rectrice de l’académie de Mayotte, se rendra lundi 25 août dans plusieurs établissements de l’île.
La journée débutera à 8h à l’école Tsoundzou II à Mamoudzou, aux côtés du maire Ambdilwahedou Soumaila, avant une visite au collège de Chiconi, où elle rencontrera l’équipe pédagogique et les agents en charge des travaux. La rectrice clôturera sa matinée au lycée de Dzoumogné avec un déjeuner avec la direction, une visite des lieux et des échanges avec les lycéens.
Tsingoni : ajustement du planning des tours d’eau
La SMAE – Mahoraise des Eaux annonce la publication du nouveau planning des tours d’eau pour la période du 26 août au 2 septembre 2025. Afin de mieux équilibrer la consommation sur la commune de Tsingoni, des ajustements de sectorisation sont prévus.
Dès le mardi 26 août, le village de Mroalé sera rattaché au secteur 3, tandis que Combani Sud passera au secteur 1. La transition se déroulera entre le 26 et le 28 août. Concrètement, Mroalé sera ouvert le 25 août à midi, puis fermé le lendemain à la même heure, avant d’intégrer le secteur 3 à partir du 27 août à 17 h. De son côté, Combani Sud sera fermé le 25 août à 6 h, rouvert le 26 août à 6 h, puis refermé le 27 août à 6 h pour retrouver ensuite le rythme du secteur 1. Les autres villages de Tsingoni ne sont pas concernés par ces changements.
La SMAE rappelle aux usagers quelques précautions lors de la remise en eau : fermer les robinets, laisser couler doucement l’eau avant usage, attendre qu’elle soit claire, et la faire bouillir pour toute consommation alimentaire dans les heures suivant le rétablissement.

Passamainty : distribution gratuite de bacs à ordures par la CADEMA
La Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) poursuit son action en faveur d’une meilleure gestion des déchets ménagers avec une nouvelle opération de distribution de bacs à ordures. Celle-ci se tiendra à Passamainty, durant la semaine du 25 août 2025, selon un calendrier précis : les lundi 25 et mardi 26 août à Gnambo Titi, près de la mosquée M’kiri wa Carreaux, puis les mercredi 27 et jeudi 28 août derrière le terrain de football du village.
La remise des bacs est entièrement gratuite, mais conditionnée à la présentation d’un justificatif de domicile récent (facture EDM ou SMAE) et d’une pièce d’identité en cours de validité. Un plan cadastral peut également être fourni, bien que facultatif.
Avec cette initiative, la CADEMA entend à la fois renforcer la qualité du service public de gestion des déchets et améliorer le cadre de vie des habitants. L’opération s’inscrit dans une démarche globale de sensibilisation et de responsabilisation des usagers, afin de rendre le territoire plus propre et plus agréable à vivre pour tous.
Mamoudzou prépare son grand vide-greniers solidaire
La Ville de Mamoudzou convie la population à un grand vide-greniers solidaire qui se tiendra le dimanche 31 août 2025, sur le remblai de M’tsapéré, face à la mosquée du Vendredi. L’événement, réservé aux particuliers, s’adresse à toutes les familles souhaitant faire le tri, vendre ou encore dénicher de bonnes affaires, à quelques jours de la rentrée scolaire.
Les inscriptions, initialement limitées, sont prolongées jusqu’au jeudi 28 août. Chaque emplacement de 6 m² est proposé au tarif de 10 €. Pour simplifier les démarches, la Ville met à disposition une ligne téléphonique dédiée (0639 57 22 56), ainsi que les formulaires d’inscription en ligne sur www.mamoudzou.yt et à l’Hôtel de Ville.
Au-delà des stands, la journée se veut un moment convivial et solidaire. Des animations destinées aux enfants ainsi qu’une offre de restauration viendront rythmer l’événement, favorisant l’échange et la rencontre entre habitants.
Dans le même esprit, une collecte des invendus sera organisée en partenariat avec la Croix-Rouge. Les exposants qui le souhaitent pourront y remettre les objets non écoulés, qui seront ensuite redistribués aux personnes les plus démunies.
Un rendez-vous familial, festif et généreux, à ne pas manquer pour conjuguer bonnes affaires et solidarité.
Zone d’Activité Économique de Malamani : un projet de 18 millions d’euros pour transformer le quotidien des habitants du Sud
La commune de Chirongui a accueilli vendredi 22 août la cérémonie de pose de la première pierre de la Zone d’Activité Économique (ZAE) de Malamani. Un moment symbolique qui marque le lancement officiel d’un projet majeur pour le développement économique du sud de Mayotte.
Un partenariat stratégique
La réalisation de cette zone est portée par la Communauté de Communes du Sud (CSSUD), en partenariat avec l’Établissement Public de Reconstruction et de Développement de Mayotte (EPRDM, ex-EPFAM), qui accompagne l’aménagement via une convention opérationnelle signée en 2021. Pour les élus locaux, l’enjeu est clair : donner au territoire des outils concrets de diversification économique.
« Ce n’est pas seulement le début d’un chantier, c’est la matérialisation d’une ambition : faire du Sud de Mayotte un moteur de développement, d’innovation et de cohésion », a affirmé Ali Moussa Moussa Ben, président de la CSSUD.
Le site s’étend sur 18,5 hectares : 7 hectares dédiés aux activités économiques, 8 hectares réservés à l’agriculture et 3 hectares classés en espaces naturels. Le budget global s’élève à 18 millions d’euros, dont 3 millions sollicités auprès du Fonds européen de développement régional (FEDER)…
Grève du STM : FO suspend le mouvement, reprise du trafic dès lundi
Après plusieurs jours d’incertitude et d’inquiétude pour les usagers, la situation à la Société de Transport Maritime (STM) connaît un rebondissement inattendu. Alors qu’une réduction du trafic était encore annoncée dimanche après-midi, Force Ouvrière (FO) a finalement officialisé la suspension de la grève en soirée. Les barges reprendront leur service normal dès ce lundi 25 août 2025.
Des négociations express qui ont tout changé
Dans un communiqué officiel parvenu à notre rédaction dimanche soir, Abdoul-Wassion Arkaddine, secrétaire général de l’Union Départementale FO 976, a confirmé la nouvelle :
« Des échanges et concertations se sont poursuivis tout le week-end avec les grévistes, permettant de trouver un accord pour la suspension du mouvement, ce dimanche 24 août 2025 à partir de 00h00. Les barges reprendront services ce lundi aux heures habituelles. »
Un message clair, qui contraste avec la confusion qui régnait encore quelques heures plus tôt…

Enfance hors cadre à Mayotte : « le système crée des mineurs non accompagnés. »
Il n’est pas aisé de définir le nombre de mineurs isolés à Mayotte. Selon des rapports de l’Insee et de l’OFPRA, on estime entre 3000 et 4000 le nombre de ces jeunes lâchés dans la nature. Un chiffre qui serait largement sous-estimé. En parallèle d’un système défaillant, des institutions s’efforcent de porter ces milliers d’enfants à bout de bras.
Mineurs non accompagnés : un chiffre difficile à quantifier
Dans la cour du tribunal judiciaire, une rangée de sièges s’aligne le long du mur. Une adolescente y patiente en se basculant doucement. Elle semble nerveuse. Un avocat d’une trentaine d’années la rejoint. Sa voix se veut contenante et apaisante. « Comment tu te sens aujourd’hui ? », « Tu as déjà vu la juge ? ». Face à l’angoisse de la jeune fille, l’avocat lui assure que ça va bien se passer. « On y va dans cinq minutes ».
Au tribunal pour enfants de Mamoudzou, Axelle de Laforcade, juge des enfants, et Medhi Ben Mimoun, substitut du Procureur en charge du pôle des mineurs, voient passer chaque année plusieurs centaines de mineurs non accompagnés par an. Après un signalement, des mesures de protection sont mises en place pour les accompagner. La juge explique :…
La Jeune Chambre Économique de Mayotte fédère les acteurs pour l’emploi des jeunes

Au Pôle d’Excellence Rurale de Coconi, la Jeune Chambre Économique de Mayotte (JCEM) a réuni entreprises, institutions et associations afin de réfléchir à de nouvelles stratégies pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes Mahorais. Une dynamique collective qui cherche à dépasser les cloisonnements habituels.
Ce jeudi, la salle du Pôle d’Excellence Rurale de Coconi a accueilli une table-ronde consacrée à l’emploi des jeunes, organisée par la Jeune Chambre Économique de Mayotte (JCEM). Aux côtés du Medef Mayotte et de France Travail, plusieurs partenaires institutionnels et associatifs étaient présents, dont Mlezi Maore, la Deets et le Carif Oref.
L’objectif affiché : rassembler les acteurs de l’insertion, encore trop souvent dispersés, pour créer de véritables synergies. « On a ce dynamisme de changer Mayotte », a affirmé Fahardine Mohamed, président du Medef Mayotte, tout en pointant les limites actuelles : « À Mayotte, les organismes travaillent souvent seuls, et le résultat n’est pas toujours…
Festival Jahazi 2025 : quand la musique soigne les blessures de Chido
Le stade Alain Poher de Labattoir a vibré, vendredi 22 et samedi 23 août, au rythme du Festival Jahazi 2025. Deux soirées intenses, de 19 h à minuit, où des centaines de jeunes ont trouvé dans la musique une véritable thérapie collective après le passage dévastateur du cyclone Chido.
Organisé par la commune de Dzaoudzi-Labattoir, l’événement marque l’aboutissement d’un projet mûri depuis plusieurs années : offrir à la jeunesse mahoraise un rendez-vous culturel majeur, capable de fédérer, d’inspirer et d’apaiser. « Il nous a paru judicieux de recourir à la musique pour combattre le syndrome de Chido », a confié Kalathoumi Laïthidine, directrice du pôle animation. Un objectif partagé par la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte, partenaire financier de cette édition, convaincue de l’impact psychologique durable du cyclone sur la population.
Une programmation éclectique et fédératrice
Le festival porte bien son nom : Jahazi, qui signifie « boutre » en shimaoré, mais évoque aussi le voyage et la diversité des sonorités. Sur scène, les premières parties ont mis en lumière des associations culturelles et groupes de danse de Petite-Terre, avant de laisser place à une douzaine d’artistes venus de Mayotte, de la région et de l’Hexagone. Parmi eux, Kim, figure du zouk, ou encore Dr Warro, aux influences pop et RnB, ont enflammé le public.
Un cadre sécurisé et sans incident
Dans un contexte encore marqué par les tensions post-cyclone, la sécurité était une priorité. Gendarmes, policiers municipaux équipés de détecteurs de métaux et agents privés ont veillé au bon déroulement des soirées. Résultat : aucun incident n’a été signalé, au grand soulagement des organisateurs.
Une bouffée d’oxygène avant la rentrée
Au-delà de la fête, le festival s’inscrit comme un véritable exutoire avant la rentrée scolaire 2025-2026. Pour beaucoup de jeunes, il s’agissait de la dernière parenthèse festive avant de reprendre le chemin de l’école ou de s’envoler vers d’autres horizons universitaires. « Jahazi n’est pas seulement un festival, c’est une promesse d’espoir et de résilience », a résumé un élu, saluant l’énergie d’une jeunesse prête à tourner la page du cyclone.
Avec cette deuxième édition, le Festival Jahazi s’impose déjà comme un rendez-vous culturel incontournable à Mayotte, mêlant fête, solidarité et reconstruction collective.
Comores : le pays accablé pour ses « exactions arbitraires » par les Etats-Unis
Dans son rapport annuel sur les pratiques en matière de droits de l’homme dans le monde, le département d’état américain a été critique envers Moroni, qui a continué les exécutions illégales et les intimidations de journalistes, victimes parfois d’harcèlement pour leurs reportages.
Les États unis d’Amérique ont publié, le mardi 12 août, le rapport annuel sur l’état des droits humains dans le monde. Pour l’année 2024, comme l’an précédent, les Comores ont été pointées du doigt dans plusieurs aspects. Le département d’État, a d’abord souligné dans son résumé que les élections présidentielle et gubernatoriales organisées, en janvier 2024, ont manqué de transparence, citant les conclusions des observateurs internationaux qui étaient à Moroni. » L’opposition n’a pas reconnu les résultats en raison d’allégations de bourrage d’urnes, d’intimidation et de harcèlement. Le rejet populaire des résultats a entraîné plusieurs jours de pillages et de violences généralisés après l’annonce des résultats préliminaires », a poursuivi le département d’État. Contrairement aux précédentes éditions, le rapport de 2024 est resté succinct sans beaucoup de détails. De nombreux chapitres n’y apparaissent pas non plus. Mais à propos des violations des droits humains, au sein de l’archipel, le document consultable en ligne, fait état d’exécutions extrajudiciaires. Un meurtre arbitraire a été commis par le gouvernement ou…
Mamoudzou lance un appel à projets pour la petite enfance
La Ville de Mamoudzou, en partenariat avec son Centre communal d’action sociale (CCAS), veut renforcer son offre d’accueil pour les tout-petits. Elle lance un appel à manifestation d’intérêt afin de trouver un local destiné à accueillir à la fois un Relais Petite Enfance (RPE) et une Maison d’Assistants Maternels (MAM).
L’objectif est double : accompagner davantage les familles et les assistants maternels, tout en développant de nouvelles solutions pour les jeunes enfants. Le futur espace devra répondre à plusieurs critères : une surface d’environ 190 m² à Mamoudzou, une accessibilité aux personnes à mobilité réduite, le respect des normes de sécurité, ainsi que la présence d’un jardin et d’un parking.
Les propriétaires ou gestionnaires de locaux ont jusqu’au 4 septembre à 12 heures pour soumettre leur candidature. Le détail de l’appel est consultable en ligne : https://cutt.ly/MAM-RPE-Mamoudzou
Installation officielle du nouveau directeur du SDIS de Mayotte à Pamandzi
Ce jeudi matin, Pamandzi a accueilli une cérémonie importante pour la sécurité civile de Mayotte : l’installation officielle du nouveau directeur départemental du Service d’incendie et de secours (SDIS). Après deux années sans direction effective, le colonel Patrick Clerc a pris ses fonctions à la tête de l’institution.
La cérémonie, marquée par une forte affluence d’élus et de personnalités locales, symbolise un nouveau départ pour le SDIS. « Je lui accorde toute ma confiance pour diriger le SDIS de Mayotte, qui avait tant besoin d’une chaîne de commandement », a déclaré Abdoul Kamardine, président du conseil d’administration du SDIS. La nomination de Patrick Clerc a été validée conjointement par le préfet et le président du conseil d’administration, avec la volonté affirmée de rendre au service une pleine capacité d’action.
Ancien directeur du SDIS de Guyane, le colonel Clerc apporte à Mayotte une solide expérience de terrain et une expertise reconnue dans le domaine des secours incendies. Son profil, qualifié d’« homme de terrain » et de « spécialiste » par ses pairs, apparaît comme un atout majeur pour relever les nombreux défis du territoire : protection des populations, lutte contre les risques industriels, préservation de l’environnement et organisation des secours.
La cérémonie a également été marquée par la présence du ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Thani Mohamed-Soilihi, dont il s’agissait de la première apparition publique depuis son retour à Mayotte. Sa participation illustre l’importance politique et institutionnelle accordée à cet événement.
Avec cette nouvelle nomination, le SDIS de Mayotte retrouve enfin une direction stable et un commandement structuré, indispensables pour assurer pleinement ses missions de service public au bénéfice des Mahorais.
Les sages-femmes du CHM en grève à Mayotte
Depuis le 20 août, les sages-femmes du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) ont entamé un mouvement de grève pour dénoncer des conditions de travail devenues, selon elles, intenables. Dans un communiqué publié le 14 août, l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF) alertait sur une situation critique : effectifs insuffisants, patientes installées dans les couloirs, rythme de travail insoutenable.
La maternité de Mamoudzou, la plus importante de France avec environ 9 000 naissances par an – soit près de 25 accouchements par jour -, fonctionne aujourd’hui avec seulement 43 sages-femmes. Un effectif bien en-deçà des besoins, qui nécessiteraient au moins 120 professionnelles. Face à cette surcharge chronique, les sages-femmes ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Elles assurent toutefois que les soins vitaux resteront garantis durant la mobilisation.
Un arrêté préfectoral pour éradiquer le corbeau familier
La préfecture de Mayotte a publié, le 12 août, un arrêté visant à organiser la destruction du corbeau familier (corvus splendens), une espèce d’oiseau considérée comme l’une des plus envahissantes au monde. Plusieurs individus ont récemment été observés sur l’île, ce qui fait craindre une implantation durable. L’Union européenne classe cette espèce comme « préoccupante » depuis 2016 et impose aux États membres de tenter son éradication lorsqu’elle apparaît sur leur territoire. Selon la préfecture, sa présence menace les écosystèmes, les espèces patrimoniales locales, mais aussi l’agriculture et la santé publique en raison des pathogènes qu’elle peut transmettre.
Pour empêcher sa propagation, les inspecteurs de l’Office français de la biodiversité (OFB) sont désormais autorisés à intervenir dans les milieux naturels comme sur les propriétés privées (avec l’accord des propriétaires). Trois méthodes pourront être utilisées : la capture par filets ou pièges homologués, la prise à la main ou, si nécessaire, l’abattage à la carabine de chasse ou à air comprimé. En cas d’opérations de tirs, une information préalable de la population sera diffusée. L’arrêté est valable deux ans.
L’arrivée de ce corbeau à Mayotte n’a rien de surprenant : l’espèce est connue pour voyager sur les bateaux et coloniser de nouveaux territoires. Elle avait déjà été signalée à plusieurs reprises à La Réunion, la dernière observation datant de début 2024. Jusqu’à présent, seul le corbeau pie, espèce protégée, était recensé sur l’île par le Gepomay (Groupe d’Études et de Protection des Oiseaux de Mayotte). L’apparition du corbeau familier change donc la donne et place désormais les autorités face à un enjeu de préservation de la biodiversité locale.
Cérémonie en l’honneur des athlètes mahorais L’exploit des jeunes face aux défis du terrain… et de la diplomatie
Ce jeudi, à l’occasion de sa visite officielle de deux jours, le ministre délégué à la Francophonie, M. Thani Mohamed Soilihi, a présidé la cérémonie en l’honneur des jeunes athlètes qui ont représenté le département lors de la 13ᵉ édition des Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI), organisée récemment aux Seychelles.
Au sein du collège de Passamainty, parents, élus, responsables du monde sportif et délégations étaient réunis pour saluer ces jeunes qui se sont dépassés lors de la compétition. Dans la cour de récréation, les téléphones crépitaient : les familles immortalisaient avec fierté leurs enfants en tenue bleue, entourés de personnalités officielles.
Le président du conseil départemental, face au ministre délégué à la Francophonie, au préfet, à la rectrice, au président du CROS et à la présidente de la DRAJES, a rappelé combien ces Jeux représentent bien plus que des compétitions : « Chacune de vos victoires, chacun de vos classements, chacune de vos médailles, représente pour nous une…
Remise des diplômes des jeunes de l’ASE 2025 : « Je voudrais remercier ma mère d’accueil d’avoir vu ma lumière. »
Entre spectacles de danse, fierté des familles d’accueil et avenir incertain, la cérémonie de remise des diplômes des jeunes diplômés de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) a engendré beaucoup d’émotions à Technopôle ce jeudi 21 août.
« L’éducation, c’est la responsabilité de tous. »
Dans le public, 104 jeunes et leurs familles d’accueil attendent de recevoir leur précieux diplôme. Sur scène, Édouard, un éducateur, introduit une dizaine de comédiens aux costumes colorés. Ces jeunes sont accompagnés par l’association Mlezi Maore. À l’aube du passage dans la vie d’adulte, ils présentent au public une pièce de théâtre Retour en enfance. Une jeune comédienne introduit la scène. « Entre émotions, humour et réalisme, nous vous invitons au cœur de l’enfance là où tout a commencé… »
Après le théâtre viennent des danses traditionnelles. Familles comme adolescents accompagnent les danseurs avec leurs applaudissements. Pour clôturer le spectacle, une jeune fille prend le micro : « L’éducation, c’est la responsabilité de tous, de tous ceux qui représentent une figure d’autorité : grands-parents, parents, oncles, tantes, éducateurs… »
Une occasion pour les jeunes lauréats de remercier familles et professionnels
Le 7ème vice-président du conseil départemental, Madi Vélou, a lancé les festivités avec un mot en l’honneur des lauréats : « Cette cérémonie est d’abord à vous. C’est pour dire à tous ceux qui ne croient pas en vous que vous êtes là…
La Tidjani à Mayotte : un rempart spirituel face au rigorisme
À Tsararano, dans la commune de Dembéni, une voix s’élève avec force : celle de l’imam Maambadi Mhamadi. Ce fils du pays nourrit une ambition singulière mais profondément ancrée dans l’histoire spirituelle de Mayotte : faire entrer l’île dans la grande confrérie soufie Tidjaniya, l’une des plus influentes du monde musulman, forte de plus de 200 millions d’adeptes répartis sur tous les continents.
Son projet ? Ré-arrimer l’islam mahorais à son essence spirituelle, loin des dérives rigoristes et des lectures étroites qui prolifèrent aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Pour lui, l’urgence est claire : « sauver l’islam de Mayotte » face aux discours salafistes qui s’installent insidieusement dans les esprits, transformant une religion de tolérance et de lumière en un corpus dogmatique et rigide.
Un retour aux sources
Le soufisme tidjani, né en 1782 à Aïn Mahdi (Algérie) sous l’impulsion de Cheikh Ahmed Tidjani, se veut un islam épuré de tout superflu, où le corps, le cœur et l’âme constituent les..
Compagnie aérienne mahoraise Zena : quelques mois de retard, mais la création se poursuit !
Le projet de création d’une ligne aérienne mahoraise, portée par les frères Julien et Régis Novou depuis 2019 sous l’impulsion du conseil départemental, se poursuit toujours malgré un certain retard dû au cyclone Chido, mais également à quelques déboires administratifs. Le point avec Julien Novou qui a accepté de répondre à nos questions.
Flash infos : Pouvez-vous nous rappeler rapidement la genèse de la création de la compagnie aérienne Zena ?
Julien Novou : Le projet est né sous l’impulsion du précédent président du conseil départemental, Soibahadine Ibrahim Ramadani. Sachant que j’étais à l’époque le représentant en local de Corsair et que j’ai une formation de technicien supérieur dans le domaine de l’aviation, il m’a convoqué pour me demander de faire venir une Airlines à Mayotte. J’ai donc contacté FrenchBee, qui possédait à l’époque un A330-200 dans sa flotte, appartenant à Air Caraïbes. Comme ce sont les avions avec lesquels opérait Corsair à l’époque, je savais qu’ils étaient en mesure d’atterrir sur la piste de Mayotte. C’était une solution rapide et pertinente pour moi, d’autant plus que le modèle économique de FrenchBee aurait contribué à faire baisser les prix. Malheureusement, la compagnie avait prévu de rendre cet appareil à Air Caraïbes, qui souhaitait…
Haraka Haraka, la course de pneus de Mayotte sublimée par le cinéma
Un court-métrage mahorais attire l’attention des festivals en France comme à l’international. Haraka Haraka, réalisé par Germain Le Carpentier et produit par Daniel Chebani Chamssoudine, transforme une tradition populaire en une véritable fresque cinématographique. L’œuvre sera prochainement présentée au KUGOMA – Forum de cinéma de courts-métrages, organisé du 25 au 31 août 2025 à Maputo, au Mozambique.
Une tradition filmée comme une œuvre d’art
Chaque année, sur plusieurs kilomètres de la route départementale de Mamoudzou, enfants et adolescents se lancent dans la célèbre course de pneus. Bien plus qu’un simple jeu, ce rituel intergénérationnel fait partie intégrante de l’identité mahoraise.
C’est ce patrimoine vivant que Germain Le Carpentier a souhaité immortaliser. « Haraka Haraka se présente comme l’esquisse en mouvement d’un tableau ou d’une photographie dans un livre d’Histoire », explique-t-il. Le titre, qui signifie « Allez, dépêche-toi ! » en shimaoré, exprime à la fois l’énergie de la course et l’urgence de raconter une mémoire collective…



















































