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Le SNSP dénonce des cas graves de harcèlement moral dans les polices municipales du Sud

Le SNSP dénonce des cas graves de harcèlement moral dans les polices municipales du Sud

Le Syndicat National de la Sécurité Publique (SNSP) a tiré la sonnette d’alarme à Mayotte. Dans un communiqué diffusé ce week-end, l’organisation syndicale affirme avoir été saisie de plusieurs témoignages faisant état de harcèlement moral et de pressions hiérarchiques au sein des polices municipales de Bandrélé et de la Communauté de Communes du Sud (CCSud).

Selon le syndicat, les faits rapportés mettent en cause des responsables hiérarchiques et des élus locaux, accusés d’avoir instauré un climat de travail délétère, en rupture avec l’éthique attendue d’un service public chargé de la sécurité.

Des agents en souffrance

Le communiqué du SNSP évoque des situations « insoutenables » décrites par plusieurs agents en poste. Ceux-ci parlent de souffrances psychologiques profondes, d’un sentiment d’isolement professionnel et d’une perte de sens dans leurs missions.
Ces accusations ne sont pas nouvelles : depuis plusieurs mois, des signaux faibles circulaient déjà concernant des…

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300 grammes de cocaïne saisis à Mayotte : un suspect interpellé près de la gare maritime

300 grammes de cocaïne saisis : un suspect interpellé près de la gare maritime

Une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC) a permis de mettre la main sur une importante quantité de cocaïne, lundi dernier, aux abords de la gare maritime. Un individu a été interpellé en possession de 300 grammes de produit pur, dont la valeur marchande, une fois revendu, est estimée à près de 100 000 euros.

Les faits se sont déroulés en début de semaine, alors que des agents de la BAC effectuaient une surveillance de routine dans le secteur de la gare maritime, un lieu connu pour être sensible en matière de trafics en tout genre. Leur attention s’est portée sur deux individus dont l’attitude leur a paru suspecte.

Lorsque les policiers ont décidé de procéder à un contrôle, l’un des hommes a immédiatement pris la fuite et a réussi à échapper aux forces de l’ordre. Le second, en revanche, a été rapidement maîtrisé par les agents.

Une découverte préoccupante

La fouille effectuée dans le cadre de l’interpellation a révélé la présence de 300 grammes de cocaïne pure. Selon les estimations fournies par les enquêteurs, une telle quantité, une fois coupée et mise en circulation, aurait pu générer près de 100 000 euros de revenus illicites. Une saisie jugée particulièrement significative pour la zone, où les services de police mènent régulièrement des opérations pour endiguer le trafic de stupéfiants.
Présentation devant la justice

Le suspect, dont l’identité n’a pas été communiquée, a été présenté jeudi devant le tribunal. Compte tenu de la gravité des faits et du volume de stupéfiants saisi, le parquet a requis son placement en détention provisoire, mesure qui a été validée par le juge. L’enquête se poursuit afin d’identifier l’individu en fuite et de déterminer l’origine de la drogue interceptée.

Un rappel de fermeté contre le trafic

Cette interpellation illustre la vigilance des forces de l’ordre face à un fléau qui touche de nombreux territoires. Le trafic de cocaïne, en plein essor ces dernières années, reste une priorité pour les autorités judiciaires et policières. « Chaque saisie représente une victoire dans la lutte contre les réseaux criminels », a déclaré une source proche de l’enquête.
La gare maritime, point de passage stratégique, fait l’objet d’une attention particulière des services de sécurité, qui redoublent d’efforts pour prévenir l’acheminement de produits stupéfiants. Les investigations en cours devront permettre de savoir si l’homme interpellé appartenait à un réseau structuré ou s’il agissait de manière isolée.

Le debaa de Mayotte s’invite à la Philharmonie de Paris

Le debaa de Mayotte s’invite à la Philharmonie de Paris

Le groupe féminin mahorais Madarassati Toiyaria se produira ce vendredi 12 septembre à la Philharmonie de Paris pour ouvrir le « Week-end Esprit Soufi ». Composé d’une soixantaine de membres, le collectif perpétue depuis plus de 50 ans la tradition du debaa, danse et chant emblématiques de Mayotte. Au programme : deux shadis et quatre debaas, offrant au public parisien une immersion unique dans le patrimoine musical de l’île. Ce concert marque la deuxième venue du groupe dans la capitale, après des tournées internationales remarquées en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud.

Cérémonie militaire pour honorer la mémoire d’Ali Saïd Assani

Cérémonie militaire pour honorer la mémoire d’Ali Saïd Assani

Ce jeudi 11 septembre, une cérémonie militaire s’est tenue à Mayotte en hommage au caporal-chef mahorais Ali Saïd Assani, décédé d’un arrêt cardiaque en métropole. Ses camarades d’armes, les pompiers du RSAM et les sapeurs du SDIS du Tarn-et-Garonne ont rendu hommage à sa mémoire, aux côtés de sa famille en deuil.

Huit salariés d’EDM entendus après le blocage de Longoni

Huit salariés d’EDM entendus après le blocage de Longoni

Jeudi, huit salariés d’EDM ont été convoqués au siège de Kaweni dans le cadre de procédures internes, après le blocage de la centrale de Longoni. Deux autres doivent encore être entendus. Ces entretiens visent à déterminer leur rôle lors de l’intrusion de grévistes dans le centre de commandes, que la direction avait qualifiée de « prise d’otage ». Des sanctions pourraient suivre. Les salariés ont été soutenus sur place par des collègues et la CGT, qui affirment leur innocence.

Drame en mer à Bandrélé : un pêcheur retrouvé mort, une autopsie ordonnée

Drame en mer à Bandrélé : un pêcheur retrouvé mort, une autopsie ordonnée

Un pêcheur parti seul en mer le 9 septembre à Bandrélé n’a jamais regagné la terre ferme. Son canoë et ses affaires ont été retrouvés échoués à M’gnambani, avant que son corps ne soit découvert par les secours, à 300 mètres de là, marqué de traumatismes au visage. Un obstacle médico-légal a été posé et le parquet a ordonné une autopsie ainsi qu’un body scan pour déterminer les causes exactes du décès. À ce stade, la piste accidentelle est privilégiée, mais l’enquête devra préciser si les blessures sont compatibles avec une chute en mer ou un choc contre les rochers. À Bandrélé, l’émotion est vive face à ce drame qui rappelle la dangerosité des sorties en mer.

La vanille mahoraise en quête de relance après le cyclone Chido

La vanille mahoraise en quête de relance après le cyclone Chido

Du 29 septembre au 1er octobre, Tahiti accueillera le symposium des vanilles françaises, placé sous le parrainage d’Emmanuel Macron. Pendant trois jours, les principaux acteurs de la filière échangeront autour des enjeux économiques, climatiques et culturels qui façonnent l’avenir de ce produit d’exception.

Parmi eux, l’association Saveurs et Senteurs de Mayotte, qui représente 48 producteurs, portera la voix d’une filière particulièrement fragilisée. Le cyclone Chido a en effet détruit ou endommagé 70 % des plantations de vanille sur l’île, une culture qui met plusieurs années à se régénérer même lorsqu’une partie des lianes survit. Les exploitations mahoraises, de taille modeste – en moyenne 2.500 m² – et menées selon des méthodes traditionnelles, peinent déjà à rivaliser avec Madagascar, leader mondial de la production.

Malgré cette fragilité, la vanille mahoraise jouit d’une qualité reconnue, illustrée par les distinctions obtenues par le producteur Foundi Madi au Concours Général Agricole de Paris. Pour Mouhamadi Attoumani, vice-président de l’association, la participation à ce rendez-vous international traduit une volonté forte : « Notre présence à Tahiti montre notre détermination à relever la filière et à partager notre expérience avec les autres territoires. »

La délégation mahoraise profitera également du déplacement pour visiter plusieurs îles polynésiennes et s’inspirer des pratiques locales, alors que la Polynésie française s’affirme comme premier producteur de vanille de l’Hexagone.

11ème salon du tourisme de Mayotte : un élan collectif pour l’avenir

11ème salon du tourisme de Mayotte : un élan collectif pour l’avenir

Bien que le secteur du tourisme ait été très durement touché par le passage du cyclone Chido en décembre dernier, l’Agence d’attractivité Départementale du Tourisme de Mayotte a néanmoins décidé de maintenir sa 11ème édition. Elle se tiendra ces 12, 13 et 14 septembre sur la place de la République à Mamoudzou. Michel Madi, le directeur de l’agence, nous présente ici les particularités de cette édition.

Flash Info : Pourquoi avez-vous choisi d’organiser une 11ème édition du Salon du Tourisme cette année, alors même que ce secteur a été très fortement touché par les conséquences du cyclone Chido ?

Michel Madi : Je ne vous cache pas qu’au niveau de l’AaDTM, nous avons longuement hésité à organiser cette édition. Nous estimions que notre priorité était davantage d’aider les opérateurs touristiques à se relever après le passage du cyclone, notamment en trouvant des financements. Nous ne pensions pas qu’ils seraient dans une dynamique propice à participer à un Salon. Notre conseil d’administration a finalement décidé de…

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La CUF et la SIM s’associent pour accélérer la régularisation des Mahorais

La CUF et la SIM s’associent pour accélérer la régularisation des Mahorais
Cédric Maleysson, directeur de la CUF de Mayotte, et Ahmed Ali Mondroha, directeur général de la SIM, signent une convention

Le cyclone Chido en décembre 2024, suivi de près par le cyclone Dikeledi le mois suivant, se sont révélés dévastateurs pour le secteur de l’immobilier. Pour accélérer la phase de reconstruction, la CUF (Commission d’urgence foncière) et la SIM (Société immobilière de Mayotte) ont signé une convention ce jeudi 11 septembre.

Cédric Maleysson, directeur de la CUF, a tenu à remercier son nouveau partenaire. Face à Ahmed Ali Mondroha, directeur général de la SIM, il rappelle l’intérêt de cette collaboration récente. « On travaille déjà main dans la main pour accélérer la régularisation des personnes occupant des logements SIM dans le cadre de la prescription trentenaire. » Les actions de la CUF comportent un double intérêt :…

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Jacqueline Guez  » lève le voile  » sur la saison 3 de  » Colocs ! « 

Jacqueline Guez " lève le voile " sur la saison 3 de " Colocs ! "
Gérante de la société Clap Productions depuis 2015, Jacqueline Guez s’est lancée dans la réalisation de la série "Colocs !" dont la première saison est sortie en 2023.

Gérante de la société audiovisuelle Clap productions depuis 2015, Jacqueline Guez est également la réalisatrice de la célèbre série mahoraise « Colocs ! ». Ayant terminé le tournage de la saison 3 début septembre, elle a accepté de donner à nos lecteurs un « avant-goût » du spectacle audiovisuel qui les attend au mois de novembre.

Flash Info : Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs ce qui vous a poussé au départ à réaliser la série « Colocs ! » ?

Jacqueline Guez : J’avais envie de réaliser une œuvre audiovisuelle qui parle de Mayotte en évitant les 2 schémas traditionnels de « documentaire façon carte postale »  » ou de « documentaire choc ne montrant que le pire de Mayotte » ! Ici aussi, nous avons des rêves, des espoirs et des luttes ! Il me tenait notamment à cœur d’évoquer la réalité de…

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Préserver et valoriser le kibushi par l’écriture

Préserver et valoriser le kibushi par l’écriture
L’association Marovoanio œuvre pour la préservation et la valorisation du kibushi en menant une démarche scientifique et participative, associant chercheurs et habitants à la création d’un alphabet commun.

L’association Marovoanio, présidée par Boinali Toibib Toumbou, poursuit son travail autour de la langue kibushi avec le lancement du Programme de Validation Alphabétique Participative (PVAP). Le premier atelier se tiendra dimanche 14 septembre à la mairie d’Acoua. Objectif : associer chercheurs et habitants à une réflexion collective sur la mise en place d’un alphabet commun pour cette langue ancestrale de Mayotte.

Flash-Info : Quelle est la démarche de l’association Marovoanio ?

Boinali Toibib Toumbou : C’est une association pour la promotion de la langue kibushi dans sa vitalisation et sa valorisation. Nous nous situons dans ces deux approches. La première, sa vitalisation au travers de ses traditions et de ses influences extérieures. La seconde, par sa valorisation, c’est-à-dire la stabilisation de la langue par la création de son alphabet. Car, comme on dit, les paroles s’envolent et…

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Eliasse en concert à Mayotte : « Je remets le compteur à zéro »

Eliasse en concert à Mayotte : « Je remets le compteur à zéro »

Vingt ans après y avoir donné son premier concert, Eliasse revient ce week-end à Mayotte avec l’association Hippocampus. Artiste comorien aux multiples influences, il s’est imposé au fil des années comme l’une des voix majeures de l’océan Indien, tout en gardant une ouverture sur le monde. Dans cet entretien, il revient sur son parcours, ses inspirations, son rapport aux langues et son regard sur les liens complexes entre Mayotte et les Comores.

Flash Infos : Revenir à Mayotte vingt ans après votre premier concert, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Eliasse : C’est très particulier. Je dis souvent que je suis né à Mayotte artistiquement. C’est ici que mon nom a été affiché pour la première fois, et c’est aussi ici que ma fille est née. Mon premier concert à Mayotte était très spécial. J’étais encore hésitant. Je chantais des reprises : Maalesh, (qui l’a fait découvrir Mayotte pour la première fois), Baco, M’Toro Chamou, Mikidache. Je glissais timidement mes chansons, pour tester la réaction du public. Ce soir-là, je n’ai pas reçu de tomates (rires), alors je me suis dit : « Je peux chanter mes propres textes ». C’est ici que j’ai pris confiance, et ça a changé ma trajectoire. Revenir vingt ans après, seul sur scène, c’est comme tenter de…

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Comores : six cas de sida détectés mensuellement depuis janvier

Comores : six cas de sida détectés mensuellement depuis janvier

Des données rendues publiques cette semaine, révèlent une explosion du nombre de personnes séropositives entre janvier et juin, un semestre durant lequel le pays a enregistré 45 cas, soit l’équivalent de trois années cumulées, de 2019 à 2021.

Depuis mardi, la presse locale s’est emparée du sujet, bien que ce soit « Le Quotidien de la Réunion »qui a publié en premier un article, le 5 septembre sur l’évolution du VIH*Sida aux Comores. Cet intérêt des titres nationaux, s’explique surtout par la situation alarmante décrite par Mohamed Abdourazak, le médecin-référent de la pandémie. Ce dernier, n’était pas disponible ce jeudi pour répondre aux questions de Flash Infos. Mais, les informations qu’il a communiquées mardi, tournent en boucle en ligne. En effet, le spécialiste avait indiqué que l’Union des Comores connait une explosion du…

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Un premier réfectoire scolaire ouvre ses portes à Doujani 1

Un premier réfectoire scolaire ouvre ses portes à Doujani 1

Depuis ce mercredi 10 septembre, les élèves de l’école élémentaire Abdallah Sidi à Doujani 1 disposent enfin d’un réfectoire fonctionnel. Ce site de restauration scolaire, le tout premier de la commune de Mamoudzou, marque une étape importante dans l’amélioration des conditions d’accueil des enfants.

Intégré à la conception de l’établissement en 2023, le réfectoire avait nécessité des travaux complémentaires, retardés par le passage du cyclone Chido. Entièrement remis à neuf, il est désormais opérationnel et pourra servir un repas chaud par jour aux élèves. « C’est tout un programme qui est mis en place pour les accueillir dans les meilleures conditions », se félicite Abdallah Zandjabila, responsable de la restauration scolaire de la ville.

L’organisation a été pensée pour répondre aux contraintes de l’école : les repas seront servis en trois rotations, entre 12h30 et 14h30, avec une capacité de 132 couverts par service. Pour accompagner ce lancement, une équipe dédiée a été formée et renforcée.

Si ce réfectoire constitue une première, il ne restera pas un cas isolé. La municipalité de Mamoudzou prévoit déjà d’intégrer des cantines scolaires dans ses prochaines constructions, avec l’ambition de réduire le déséquilibre actuel entre collations froides et repas chauds. En 2023, la chambre régionale des comptes relevait que 47 710 collations étaient distribuées chaque jour aux élèves mahorais, contre seulement 4 890 repas complets.

Cette ouverture pourrait donc annoncer une nouvelle dynamique pour la restauration scolaire à Mayotte, avec l’objectif de garantir à chaque élève un repas équilibré dans de meilleures conditions d’apprentissage.

Concours photo : Mayotte célèbre les ornements de ses maisons

Concours photo : Mayotte célèbre les ornements de ses maisons

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) de Mayotte lance un concours photo inédit intitulé « Photographier les ornements des maisons mahoraises ». Ouvert du 8 au 28 septembre pour le grand public et du 19 septembre au 10 octobre pour les collégiens et lycéens, il invite les participants à immortaliser les détails qui façonnent l’identité architecturale de l’île : poteaux sculptés, rambardes moulurées ou ferronneries artisanales. L’initiative vise à constituer un véritable répertoire de ce patrimoine populaire et à en souligner la valeur culturelle. Doté de plus de 4 300 € de récompenses, le concours se conclura par une remise des prix le 18 octobre au Pôle culturel de Chirongui pour le grand public, puis fin octobre au lycée des Lumières pour les scolaires.

Le MoDem Mayotte insiste sur la stabilité après la démission de François Bayrou

À la suite de la démission du Premier ministre François Bayrou, le Mouvement Démocrate de Mayotte a réagi ce mardi 9 septembre en saluant « la lucidité » de l’ancien chef du gouvernement. La formation politique place cet épisode dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, les pressions financières et le soutien de la Russie aux Comores sur la question de Mayotte. Elle rappelle les mesures adoptées ces derniers mois en faveur du territoire, notamment l’enveloppe de 100 millions d’euros pour la reconstruction post-cyclone Chido et la programmation d’investissements jusqu’en 2031. Le MoDem Mayotte estime que ces engagements ne doivent pas être remis en cause et souligne que le département « a besoin de stabilité pour avancer ».

La poste et Mlezi Maore s’allient pour l’inclusion sociale et le numérique

La poste et Mlezi Maore s’allient pour l’inclusion sociale et le numérique

Ce jeudi 4 septembre 2025, la Direction exécutive de la Poste de Mayotte et Mlezi Maore ont signé une lettre d’intention de partenariat. Au cœur de cette collaboration, trois axes prioritaires : l’inclusion numérique et l’ancrage territorial, le déploiement de services de proximité pour les séniors et les personnes fragiles, et un accès facilité à l’examen du code de la route solidaire pour la jeunesse.

Des aides à la scolarité confirmées par décret

Des aides à la scolarité confirmées par décret
Elisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale démissionnaire en visite à Mayotte le 18 août 2025, accompagnée de la rectrice de Mayotte, Valérie Debuchy.

Le renversement du gouvernement lundi à l’Assemblée nationale a contraint l’exécutif à publier en urgence une série de textes réglementaires avant de passer sous le régime des affaires courantes. Parmi ces textes, un décret et un arrêté concerne directement la jeunesse mahoraise : la réinstauration d’un fonds de soutien aux activités périscolaires pour les communes et intercommunalités de l’île, supprimé en métropole.

Réservé aux communes et intercommunalités dotées d’un Projet éducatif territorial (PEdT), il s’adresse aux écoles mahoraises afin de financer des activités en dehors du temps scolaire. Le montant des aides reprendra les taux du FDSAP, soit 50 euros par élève, avec une majoration de 40 euros selon l’organisation scolaire. Le nombre d’élèves bénéficiaires sera apprécié au 15 octobre, un premier versement intervenant avant le…

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Refondation de Mayotte : « Faire pour nous, sans nous … et donc contre nous » !

Refondation de Mayotte : « Faire pour nous, sans nous … et donc contre nous » !
Anchya Bamana se refuse à réduire la Reconstruction de Mayotte à une gestion de l’urgence.

La stratégie suggérée par le général Facon pour rebâtir et refonder Mayotte après le cyclone chido n’est au goût d’aucun des quatre parlementaires de l’île. Si le rejet est commun, la méthode elle, diffère. Il y a ceux qui préfèrent les esclandres en public et ceux qui consignent leur mécontentement par écrit. La députée (RN) Anchya Bamana a adopté une démarche alliant critiques ouvertes et propositions visant à enrichir la stratégie arrêtée par le général Facon. 

Le sénateur Saïd Omar Oili n’est pas le seul pourfendeur de la méthodologie choisi par le général Facon pour asseoir la refondation et la reconstruction de Mayotte dont le coup d’envoi officiel est programmé pour le 1 er janvier 2026. La député Anchya Bamana (2 nd circonscription) n’est pas en reste. Dans une communication adressée à la presse, elle fustige à son tour la stratégie quinquennale 2026/2030, n’hésitant pas à faire part d’un certain nombre d’observations.

Pour commencer, elle déplore « la démarche du gouvernement qui consiste à nous [responsables politiques mahorais] consulter à postériori : pas normal » !  Se voulant fidèle à sa propre ligne, « qui la caractérise », la parlementaire souhaite continuer à…

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Diplomatie : le Département refuse de saisir la Cour internationale de Justice

Diplomatie : le Département refuse de saisir la Cour internationale de Justice
La motion déposée par le conseiller départemental de Sada-Chirongui Soula Said Souffou visant à solliciter l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le statut de l’île a été rejetée par les élus de la majorité hier mercredi 11 septembre dans l’hémicycle Younoussa Bamana.

Le Conseil départemental de Mayotte a tranché : ce mercredi, la motion déposée par Soula Said Souffou visant à solliciter l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le statut de l’île a été rejetée. Une décision motivée par la crainte d’ouvrir une boîte de Pandore diplomatique et juridique, alors que la question de Mayotte reste, depuis des décennies, au cœur d’un flou juridique international.

Le conseiller départemental de Sada-Chirongui Soula Said Souffou, également président du Mouvement pour le Développement de Mayotte (MDM), avait défendu une proposition audacieuse : demander au gouvernement français de saisir les Nations Unies pour obtenir un avis consultatif de la CIJ.

Dans un communiqué l’élu précisait son objectif : « Cet avis doit trancher sans ambiguïté la valeur du traité de 1841 face aux résolutions non contraignantes de l’ONU, et mettre un terme aux contestations comoriennes qui fragilisent Mayotte depuis trop longtemps. »

Pour Soula Said Souffou, la démarche aurait permis de clarifier définitivement le statut de Mayotte et de couper court aux revendications incessantes de l’Union des Comores, qui continue de considérer l’île comme partie intégrante de son territoire.

La peur d’une « arme à double tranchant »

Mais la majorité départementale n’a pas suivi. Pour le président du Conseil départemental, Ben Issa Ousseni, la démarche est trop risquée : « Quand on saisit des magistrats, personne ne peut prédire leur réponse exacte. »

Le chef de l’exécutif local insiste sur la nécessité d’agir avec une extrême prudence : « Nous avons demandé à ce qu’on nous donne les garanties nécessaires, qu’on ne s’engage pas sur une voie dangereuse pour le territoire. »

Le président appelle désormais à une large consultation des « experts du territoire », soulignant que la question ne concerne pas uniquement l’assemblée, mais l’ensemble de la population mahoraise.

Un vieux contentieux jamais refermé

La décision du Conseil départemental met en lumière une vérité inconfortable : le statut de Mayotte reste entouré d’ambiguïtés juridiques. Entre 1976 et 1994, les Nations Unies ont adopté une série de résolutions contestant la présence française sur l’île. Si depuis trente ans le sujet n’a plus été remis à l’ordre du jour à New York, il n’a jamais été officiellement clos.

Deux visions du droit international s’opposent :

  • La France s’appuie sur les référendums organisés dans l’archipel, notamment celui de 1974, où les Mahorais avaient massivement exprimé leur volonté de rester français. Paris invoque ainsi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
  • Les Comores, elles, invoquent le principe de l’intangibilité des frontières issues de la décolonisation, selon lequel un État indépendant conserve les limites héritées de la colonisation. Selon cette interprétation, Mayotte, ancienne partie intégrante de l’archipel, aurait dû rejoindre l’Union des Comores à son indépendance en 1975.

Ce duel juridique, resté sans arbitre officiel, continue d’alimenter les tensions diplomatiques dans la région.

Des tensions ravivées dans l’actualité récente

Si la question semblait s’être éloignée des radars, plusieurs épisodes récents ont ravivé les crispations.

En avril dernier, lors du sommet des chefs d’État de la Commission de l’Océan Indien (COI), les Comores ont rejeté la demande du président Emmanuel Macron d’intégrer Mayotte dans les programmes de coopération régionale. Un camouflet diplomatique pour la France, qui souhaitait renforcer la place de l’île dans les échanges de l’océan Indien.

Quelques mois plus tard, début août, la polémique a resurgi lors des Jeux des jeunes de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan Indien). Les athlètes mahorais se sont vu interdire de porter leur propre drapeau, décision qui a suscité une vive indignation sur l’île et au-delà.

Ces épisodes illustrent combien le statut de Mayotte reste une plaie vive, instrumentalisée dans les rapports diplomatiques et source de frustrations pour la population locale.

Entre identité, souveraineté et avenir

Au-delà du droit international et des débats diplomatiques, la question touche à l’identité même des Mahorais. Majoritairement favorables à leur appartenance à la République française, ils doivent composer avec un environnement régional où leur statut est contesté, et où chaque événement sportif, diplomatique ou culturel peut se transformer en affront symbolique.

Pour certains élus, comme Soula Said Souffou, il est urgent de mettre un terme à cette incertitude. Pour d’autres, comme Ben Issa Ousseni, mieux vaut préserver la situation actuelle, aussi imparfaite soit-elle, plutôt que de risquer une remise en cause par la plus haute juridiction internationale.

Un débat qui ne fait que commencer

Le rejet de la motion ne met pas fin au débat. Bien au contraire, il confirme que la question du statut de Mayotte reste un sujet sensible, à la croisée des chemins entre histoire, diplomatie et avenir du territoire.

Dans un contexte marqué par de fortes tensions sociales, migratoires et économiques, l’ombre du contentieux avec les Comores continue de peser sur les décisions politiques locales. Si l’assemblée départementale a choisi la prudence, la pression internationale et régionale pourrait, à tout moment, ramener le sujet au premier plan.

Mayotte reste ainsi suspendue entre deux mondes : française par la volonté de ses habitants, mais contestée sur la scène internationale. Une ambiguïté qui, tant qu’elle ne sera pas levée, continuera d’alimenter incertitudes et crispations.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes