Covid-19 à Mayotte : la peur de reprendre le cours de sa vie
Officiellement Mayotte n’est pas totalement déconfinée. Le virus continue à circuler activement sur le territoire. Si beaucoup semblent l’avoir oublié, cette information n’est pas passée inaperçue auprès d’un certain nombre de personnes qui préfèrent prolonger leur confinement par peur. Peur de contracter le virus, peur de contaminer leur entourage, peur des autres… Les raisons sont multiples, et leurs réactions sont naturelles selon les professionnels.
Accès aux préservatifs : Du mieux en 2016 ?
Un grand soulagement pour les restaurateurs de Mayotte
“J’ai dû mentir sur ma fièvre pour être pris en charge”, un policier malade...
Un policier, hospitalisé depuis ce lundi au CHM après avoir contracté le Coronavirus regrette la prise en charge dont il a été l’objet jusqu’à présent. Selon son témoignage, ce père de famille aurait été conduit à mentir sur son état pour, qu’enfin, un dépistage lui soit proposé.
Reprise des vols et prolongement de l’état d’urgence : le grand flou à Mayotte
Coup dur pour le département : avec l'annonce du prolongement de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 30 octobre inclus, Mayotte tombe de haut. Alors que chacun espérait entamer un retour à la normale, le gouvernement a choisi de lui appliquer les mêmes mesures qu'en Guyane. Incompréhension, agacement et nombreuses réactions, agrémentées d'un soupçon puisque l'aéroport de Mayotte rouvre dès cette semaine avec la reprise des vols commerciaux.
Pour Ahmed, “la pauvreté à Mayotte n’existe pas quand on ne la voit pas”
À Mayotte depuis 2016, Ahmed et sa femme n’ont pas attendu la propagation du Coronavirus pour distribuer des kits alimentaires aux populations les plus défavorisées. Depuis plus de trois ans, le couple alloue 200 euros par mois pour venir en aide à quatre familles situées dans le quartier de La Vigie, en Petite-Terre. À ses yeux, le véritable secret d’un élan de solidarité efficace est un canal direct entre les donateurs et les receveurs.
Santé mentale en outre-mer : les jeunes ne doivent pas être oubliés
Non, un porteur du Covid n’est pas confiné au RSMA
L'un des 69 rapatriés des Comores a été dépisté positif au Covid-19, a révélé le préfet mardi. Mais ce patient n'a jamais, contrairement aux autres voyageurs, intégré la caserne militaire de Combani afin d'y être placé en quatorzaine. En revanche, cette personne ayant contracté le virus depuis l'Union des Comores, les autres confinés du RSMA deviennent à leur tour de potentiels porteurs.
Le centre hospitalier de Mayotte lauréat du grand prix de l’innovation RH : « C’est rare...
À Bandrélé, “il y a énormément d’habitants inconscients”
Lundi, la directrice générale de l’agence régionale de santé, Dominique Voynet, a dévoilé que Bandrélé faisait partie des trois zones géographiques dans lesquelles on recensait le plus grand nombre de cas. Une réunion s’est tenue hier matin, à la demande du maire de la commune, avec les autorités compétentes pour faire un point sur cette évolution. Si rien de nouveau n’en est ressorti, une habitante propose des mesures drastiques pour enrayer la propagation.
Choléra : Aucun nouveau cas signalé depuis le 12 juillet
La pharmacie des Badamiers devra-t-elle fermer ses portes ?
À Chirongui, on “bricole” comme on peut pour faire face au coronavirus
La mairie de Chirongui continue tant bien que mal d’assurer ses missions de service public. Ses agents mobilisés sillonnent les routes pour aider et sensibiliser la population. Et pour leur garantir un minimum de protection, en pleine pénurie de masques, la DGS a même fait appel aux services d’une couturière du coin.
À Mayotte, l’hospitalisation en médecine commence à montrer des signes de saturation
À la différence de la métropole, où le nombre de cas de Covid-19 semble diminuer, Mayotte connaît une évolution inverse, avec une augmentation significative au cours de ces derniers jours. Le chef du pôle URSEC (urgences, réanimation, SAMU-SMUR, Evasan, caisson hyperbare), Christophe Caralp revient pour Flash Infos sur un éventuel déconfinement le 11 mai et annonce que le département ne sera pas en capacité de procéder à un dépistage massif. Seule solution à ses yeux : le lavage régulier des mains, le port du masque et le respect des mesures barrières.
Un impact considérable sur les soins
Des médicaments peuvent de nouveau sortir du port de Longoni, après un accord conclu avec les organisateurs de la grève générale. Mais la situation sanitaire reste préoccupante sur l'île.























































