Avec ses “Guerriers du Lagon”, Sarah Boinaidi, gérante de May’île Loisir, propose des jeux d’aventure par équipes, inspirés des grands formats télévisés. Après une première édition à Sohoa, la micro-entrepreneuse organisait une nouvelle journée à Tahiti plage, à Sada, avec l’objectif de développer une offre de loisirs accessible aux familles, aux amis et aux collègues.
Relais, slalom, tir de précision, épreuve d’eau, énigme et équilibre : ce samedi 4 juin, cinq équipes de cinq participants se sont affrontées sur la plage de Tahiti, à Sada, dans le cadre de la deuxième édition des “Guerriers du Lagon”. Derrière ce jeu d’aventure grandeur nature, on retrouve Sarah Boinaidi, gérante de May’île Loisir. “À Mayotte, le loisir manque vraiment. Sur une belle île comme ça, je trouve qu’il n’y a pas assez d’activités”, explique-t-elle.
Ancienne éducatrice spécialisée, Sarah Boinaidi a choisi de quitter son emploi pour se consacrer pleinement à sa micro-entreprise. “J’ai toujours travaillé dans le loisir et dans le social. Du jour au lendemain, je me suis dit : je démissionne et j’ai envie de me lancer toute seule”, raconte-t-elle.
May’île Loisir repose aujourd’hui sur deux activités. La première est tournée vers le sport doux, avec des séances collectives ou individuelles de pilates, yoga, cardio dance, fitness, mais aussi de la méditation et de la relaxation. La seconde est plus récréative : des jeux d’aventure en équipe, inspirés de formats comme Koh-Lanta ou Pékin Express.
Pour cette édition des “Guerriers du Lagon”, l’organisation a été préparée un mois et demi à l’avance, via les réseaux sociaux, des flyers et le bouche-à-oreille. Chaque équipe s’est inscrite pour 100 euros, soit 20 euros par participant. “J’essaye de faire ça régulièrement, tous les mois ou tous les mois et demi, pour attirer les familles, les collègues, les amis. L’idée, c’est qu’on puisse tous se réunir”, souligne Sarah Boinaidi.
Toutes les équipes repartent avec un lot. Sortie bateau, brunch, séance bien-être, places de cinéma ou matériel de plage : le classement permet de départager les participants, mais l’esprit reste d’abord convivial. “Après les épreuves, il y a aussi un moment de partage, où l’on remet les lots, où l’on peut discuter et apprendre à se connaître. Sur une petite île, c’est toujours bien”, estime la gérante.
Sur la plage, les participants sont venus pour jouer, mais aussi pour se retrouver hors du cadre habituel. Un groupe de collègues travaillant en crèche a découvert l’événement en ligne. “On voulait affronter d’autres crèches, mais c’était plein, donc ce sera pour une prochaine fois. On est venus pour passer de bons moments entre collègues”, racontent-elles.
Après Sohoa, puis Sada, Sarah Boinaidi souhaite faire tourner ses événements dans plusieurs communes, avant de toucher aussi le nord de l’île. Une manière de faire exister davantage de loisirs dans les communes, au plus près des habitants.
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.



































