Ce mercredi 29 avril, une vaste opération de police a été menée au carrefour du centre commercial Baobab, à Mamoudzou, dans le cadre de l’opération Kingia. Une quinzaine d’équipages, dont dix mobiles, ont été déployés entre Cavani et Mtsapéré pour cibler les “taxis mabawa”, ces scooters utilisés comme taxis clandestins.
Sur plusieurs points de contrôle, notamment au carrefour, les forces de l’ordre ont procédé à des vérifications systématiques. Conducteurs et passagers ont été interrogés séparément afin d’établir l’existence d’une course payante et caractériser l’infraction d’exercice illégal de la profession de taxi. Les contrevenants s’exposent à une amende de 500 euros, à la mise en fourrière du scooter et au paiement de frais de garde. Les personnes en situation irrégulière ont été conduites au centre de rétention administrative.
Sur place, la fermeté du dispositif se heurte à des situations humaines tendues. Un demandeur d’asile assiste, dépité, à l’enlèvement du scooter qu’il dit avoir emprunté à un ami. Un peu plus loin, un homme et une femme sont séparés par les policiers alors qu’ils tentaient d’échanger, chacun étant interrogé individuellement.
Le bilan de la journée est significatif : 150 véhicules et 280 personnes contrôlés, 18 procédures pour exercice illégal de taxi, 13 scooters saisis, neuf étrangers en situation irrégulière interpellés, plus de 35 contraventions et 11 amendes délictuelles. Une interpellation pour recel de vol et une procédure pour faux document complètent ces résultats.
Présents sur place, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur Guillaume Dupont ont salué une action coordonnée entre forces de l’ordre et justice. L’objectif, selon le préfet, est clair : mettre fin à une économie informelle qui est insupportable pour tous ceux qui respectent la réglementation.
Un mois après son lancement, l’opération Kingia affiche des résultats jugés “très positifs”, avec 53 cibles prioritaires interpellées, dépassant déjà les objectifs fixés. Le parquet, qui a traité 248 gardes à vue et 87 défèrements, assure suivre le rythme. Dans la lignée d’opérations comme Opération Wuambushu, les autorités misent sur un effet durable sur la délinquance.
Malgré les perturbations de circulation, l’État assume cette démonstration de force, destinée à réaffirmer le respect de la loi et à restaurer l’ordre public sur le territoire.
Passionnée par la petite et la grande histoire d'hier et d'aujourd'hui j'aime raconter le quotidien des personnes qui fondent un territoire.





































