La commune de Bandrélé, située au sud‑est de Mayotte, s’étend sur près de 35 km² et compte environ 10 500 habitants. Elle se caractérise par une population jeune et en forte croissance, ce qui exerce une pression importante sur les services publics, les infrastructures et l’habitat. L’accès à l’éducation et à l’emploi reste un défi majeur, notamment pour les jeunes, tandis que le chômage et l’exclusion sociale touchent une partie de la population. Le territoire fait également face à des enjeux liés au logement et à l’urbanisation rapide : de nombreux quartiers connaissent une densité élevée et des conditions de vie précaires. Par ailleurs, la situation géographique de Bandrélé, entre littoral et zones rurales, confronte la commune à des problématiques environnementales importantes. L’érosion côtière, la préservation de la mangrove et la gestion des déchets sont autant de défis qui conditionnent l’équilibre entre développement et préservation des ressources naturelles. Ces contraintes sociales, économiques et environnementales font de Bandrélé un territoire en pleine mutation, où la croissance démographique et les pressions urbaines dessinent les principaux enjeux de demain.
Ali Moussa Moussa Ben (LDVC)
Liste : S’unir pour construire notre commune
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Ali Moussa Moussa Ben : J’aime ma commune et j’ai des projets qui visent à trouver des solutions pour améliorer la vie des habitants. Je suis élu depuis 2014 et j’ai toujours cherché à imaginer des solutions concrètes. J’ai une vision stratégique que je souhaite mettre en place et je continuerai à la poursuivre jusqu’à la fin de mon mandat.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
A.M.M.B : Tout est important et je souhaite poursuivre la planification dans différents domaines d’action. Concernant l’aménagement du territoire, mon objectif se décline en trois axes principaux : Le premier concerne la lutte contre les quartiers insalubres. Il faut sécuriser les zones construites au bord de l’eau et organiser le développement des nouveaux quartiers, notamment en construisant les logements qui manquent. Le deuxième concerne l’environnement et la sécurité, en particulier sur les fronts de mer et dans les villages. Il s’agit de sécuriser les quartiers tout en favorisant le développement des activités locales. Le troisième axe concerne l’éducation. Il faut travailler efficacement pour lutter contre la rotation des classes et améliorer l’accès à l’enseignement dans la commune. Enfin, il est nécessaire de lutter contre l’insécurité. Ce n’est pas seulement une question d’organisation ou d’armes, mais avant tout de prévention. Il faut anticiper et intervenir avant qu’un enfant ne devienne délinquant. Nous nous réunissons chaque mois pour faire un état des lieux et ajuster nos actions.
Daniel Rama — LLR
Liste : S’unir pour réussir avec Daniel Rama
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Daniel Rama : Je suis natif du village et conseiller municipal d’opposition. Être dans l’opposition m’a permis de vivre un mandat de l’intérieur et de comprendre le fonctionnement de la commune. Je souhaite porter une autre vision, en tenant compte des attentes de la population. Issu du monde associatif, je suis en contact permanent avec les jeunes. Je veux proposer une vision claire et insuffler de l’énergie pour améliorer la commune. Ils me racontent leur découragement vis‑à‑vis de la politique, et je me présente pour changer cette perception et redonner de l’espoir.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
D.R : La problématique centrale de la commune concerne la jeunesse, qui est laissée à elle-même. Par ricochet, cela contribue à l’insécurité. Les jeunes ne sont pas suffisamment sollicités ni accompagnés et certains trouvent refuge dans la violence. La propreté de nos villages est également un problème important.
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?
D.R. : Les habitants peuvent me faire confiance : j’apporte une vision différente, au-delà des solutions standard. La vidéosurveillance actuelle n’est pas efficace, car les caméras sont peu nombreuses et non surveillées. Je propose d’en multiplier et de les placer aux entrées de Hamouro, dans les villages, sur les routes et dans les lieux sensibles.
Actuellement, la commune ne dispose que de sept policiers municipaux ; il faudra doubler les effectifs et créer une antenne avancée de police d’intervention. La commune compte beaucoup de jeunes et je propose de les accompagner. Un dispositif appelé “territoire zéro chômeur longue durée” pourrait permettre de créer environ 400 emplois pour occuper ces jeunes. Ces emplois seraient payés au SMIC et financés à 95 % par l’État. Je suis convaincu que cette approche contribuera à réduire l’insécurité, mais elle demande de la volonté et un accompagnement sérieux. Nous devons aussi développer des partenariats avec différentes structures comme la Croix-Rouge, la RSMA, le CRIJ (Centre régional d’information jeunesse), France Travail et Apprentis d’Auteuil, pour proposer des formations et des accompagnements adaptés aux jeunes. Aujourd’hui, nous avons deux MJC datant de 2012, qui ne sont pas utilisées correctement. Elles seront mises à disposition de la jeunesse. Il n’existe pas d’infrastructures dignes de ce nom. Il est nécessaire de construire des équipements aux normes : un stade de football avec gradins et vestiaires, une piste d’athlétisme et un gymnase avec toutes les installations nécessaires. La jeunesse sera au cœur de mon action. Nous n’oublierons pas non plus nos personnes âgées. Un accueil de jour pourra leur proposer des activités et des visites sur le territoire. Je suis convaincu qu’en un an de mandat, avec un travail en concertation avec les administrés et les différents villages, il est possible de mettre en place ces projets. Je veux que les décisions et les constructions ne se concentrent pas sur un seul village, mais profitent à l’ensemble de la commune.
F.I. : Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour l’insécurité et l’aménagement ?
D.R. : Il faut éclairer tous les quartiers, car beaucoup ne sont pas équipés actuellement. Pour l’aménagement, il faudra travailler avec l’intercommunalité du Sud pour revoir le PLU et accompagner les propriétaires fonciers dans la régularisation de leurs terrains. Aucun projet ne sera réalisé sur un terrain sans concertation avec le propriétaire ni négociation.
F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année?
D.R. : La première année, je souhaite faire un état des lieux de tous les services de la mairie et travailler avec eux pour évaluer l’effectif et les moyens existants. Il est important de sécuriser tous nos actes administratifs, c’est la raison pour laquelle nous allons créer une direction de la commande publique. La propreté est également une priorité. Il faut organiser le nettoyage des plages et des villages de façon régulière, en embauchant des jeunes de la commune via le dispositif “territoire zéro chômeur longue durée”, en concertation avec l’intercommunalité du Sud, afin qu’ils s’occupent de la commune et apprennent à en prendre soin. L’objectif est d’améliorer l’organisation, la sécurité, l’emploi des jeunes et la qualité de vie dans tous les villages de la commune.
Wirdani Djae — LDIV
Liste : Mouvement pour le progrès de la commune de Bandrélé
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Wirdani Djae : Je suis une personne simple et j’ai toujours travaillé avec les jeunes de la commune de Bandrélé. J’ai un lien fort avec la population et je m’engage depuis plus de 30 ans pour cette commune. La jeunesse est au cœur de mon engagement. Pour moi, la politique doit être un espace au service de la population et de l’intérêt général. Si je suis élu, je serai le maire de tous les habitants de la commune. Je souhaite impliquer davantage les jeunes tout en respectant nos aînés. Nous devons aussi créer des opportunités et faire émerger des talents capables de créer de la valeur pour Mayotte. La question de la sécurité fait également partie des sujets importants. C’est pour toutes ces raisons que je souhaite prendre cette responsabilité et l’honorer pour mes concitoyens. Ils m’ont choisi pour être leur tête de liste et je veux leur rendre cette confiance de manière positive.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de Bandrélé ?
W.D. : La commune de Bandrélé fait face à plusieurs difficultés importantes. L’insécurité est l’un des principaux problèmes, mais il y a également un retard dans le développement économique qui touche plusieurs secteurs. Nous devons mettre en place des dispositifs à l’échelle de la commune pour répondre à ces enjeux, notamment avec la vidéosurveillance et la création d’une brigade nautique en lien avec les services de l’État. La commune souffre aussi d’un manque d’organisation dans certains domaines, comme la filière de la pêche, ainsi que d’une mauvaise gestion budgétaire et d’un manque d’investissements. Il est nécessaire de soutenir les porteurs de projets afin qu’ils puissent créer de véritables entreprises et contribuer au développement local. Les secteurs de l’agriculture et la valorisation du sel de Bandrélé doivent également être développés. Je souhaite apporter de l’action, de l’humanité et une vision différente. Mon objectif est de concrétiser des projets utiles pour la commune, comme l’amélioration de l’assainissement, la création d’un complexe sportif pour les jeunes, des aires de jeux et l’augmentation du nombre de salles de classe. Les sites ont déjà été identifiés et nous voulons agir rapidement. Aujourd’hui, la commune perd en sécurité, en crédibilité et en évolution sociale. La violence augmente et cela est en partie lié à l’inaction de la politique actuelle. Nos jeunes obtiennent pourtant de bons résultats et nos associations font honneur à la commune, mais elles ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour travailler et s’entraîner correctement. On constate également des tensions entre villages et un sentiment d’inégalité dans les traitements entre les différentes localités.
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?
W.D. : Je souhaite apporter un nouvel espoir à la population. La jeunesse de la commune a un besoin urgent de structures adaptées. Aujourd’hui, beaucoup d’infrastructures ne sont pas aux normes et il manque des salles de classe. Il est nécessaire de moderniser les écoles et de proposer aux élèves de véritables repas équilibrés. Je veux également favoriser l’emploi en recrutant davantage de personnes afin de disposer de la main-d’œuvre nécessaire au développement de la commune. L’entrepreneuriat doit être encouragé, et les jeunes qui ont du talent doivent être accompagnés afin qu’ils puissent réussir et construire des projets solides. Le développement de la commune passe aussi par la protection du foncier. Les habitants doivent pouvoir préserver leurs terres et leurs biens. La régularisation du foncier est une attente très forte de la population. Elle permettra aux habitants de devenir pleinement propriétaires et de protéger le patrimoine des Mahorais. Cela permettra également de développer de nouveaux projets, notamment la construction d’équipements publics comme des écoles. Notre objectif est d’accompagner les habitants dans ces démarches.
F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?
W.D : La première année de mandat sera consacrée à des actions prioritaires. Il faudra d’abord faire un état des lieux de la situation de la commune et de ses biens. L’une des premières mesures sera de renforcer la police municipale en doublant les effectifs. Aujourd’hui, la commune compte environ quinze policiers municipaux, et il sera également important de renforcer leur formation. Les priorités porteront sur la sécurité, l’éducation, le foncier et le développement de la commune. Nous augmenterons le nombre de salles de classe afin de mettre fin au système de rotation et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves. La sécurité sera renforcée en collaboration avec l’État, notamment par l’augmentation des effectifs et le développement de la vidéosurveillance afin de mieux contrôler les entrées et sorties de la commune. Nous mettrons également en place une régularisation accélérée du foncier afin que les habitants puissent profiter de leurs biens sans craindre une expropriation. Enfin, nous accompagnerons les jeunes entrepreneurs afin de développer l’activité économique et touristique de la commune. L’objectif est d’attirer davantage de visiteurs, de créer plus d’activités et d’augmenter les recettes pour les entreprises locales et pour la commune.
Journaliste, aussi passionné par les paysages de Mayotte que par sa culture. J’ai toujours une musique de rap en tête.




































Ali Moussa Moussa Ben (LDVC)
Daniel Rama — LLR
Wirdani Djae — LDIV