Le chef de la délégation, Daniel Subira vice-président de la chambre pense que le secteur privé peut jouer un rôle catalyseur dans le développement des synergies entre les îles de l’océan indien.
Le 15ème forum économique des îles de l’océan indien prend fin ce mercredi, 29 avril. Depuis lundi, plusieurs délégations de la région et de la zone Afrique de l’Est séjournent à Moroni pour échanger sur les facteurs qui vont favoriser un développement intégré, durable et solidaire entre les territoires du sud-ouest de l’océan indien. Cette édition de 2026 est coorganisée par Cap-business océan indien, en collaboration avec l’union des chambres, de commerce, d’industrie et d’artisanat des Comores (Uccia) et la nouvelle Opaco.
A l’instar des autres îles de la région, Mayotte est représentée par une délégation conduite par le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie (Cci), Subira Daniel. Ce dernier est accompagné des quelques chefs d’entreprise. Dans un entretien accordé à Flash Infos, hier mardi, le numéro 2 de la Cci de Mayotte, revient sur les enjeux du forum. » J’attends qu’à l’issue de ce forum les entreprises de l’océan indien puissent regarder leurs intérêts de près ou de loin et à travailler ensemble. Car si nous ne le faisons pas nous risquons de foncer vers un mur vu le contexte économique mondial du moment. Aujourd’hui l’énergie est devenue chere qu’on se pose des questions si l’hémorragie va s’estomper ou pas« , espère M. Subira Daniel.
» Le monde change. Les vents qui soufflent du Moyen-Orient nous rappellent que la stabilité économique est un combat de chaque instant. Les crises géopolitiques ne sont plus des concepts lointains ; elles se traduisent pour nous par la hausse du coût du fret, les défis de sécurité alimentaire et la volatilité des prix de l’énergie. Face à ce constat, l’isolement est une erreur. La réponse ne peut qu’être partagée. Elle doit être celle de l’intelligence collective« , a renchéri pour sa part Chamsouddine Ahmed, président de Cap Business Océan indien, dans son discours d’ouverture appelant » à mutualiser nos ressources, nos infrastructures et nos savoir-faire pour transformer ces défis en opportunités et façonner une croissance durable et résiliente« .
Travailler ensemble
» Il faut savoir que nous sommes des îles sont confrontées à des problèmes d’approvisionnement. Le détroit d’Ormuz est fermé. Demain, qui sait si la mer rouge ne sera pas fermé. Nous avons intérêt à travailler en commun pour pouvoir avancer. Économiquement on doit travailler ensemble mais politiquement chacun doit respecter sa position et sa place. Ainsi, on y ira plus loin« , a plaidé, le vice-président de la Cci Mayotte.
A Moroni, le talent mahorais est représenté par divers chefs d’entreprise, qu’ils soient spécialisés dans la vente des tenues militaires, la sécurité, l’installation de climatisation entre autres. » Les atouts Mayotte en dispose beaucoup. Mayotte c’est l’Europe de l’Afrique. On a une technopole et un multilab. Les des produits peuvent y être envoyés pour analyse, là ils rentrent dans l’Union européenne. On peut les emballer sur place et les exporter ailleurs« , a-t-il illustré convaincu que les acteurs économiques mahorais disposent de leviers pour renfoncer leur présence au niveau de la région. » Il n’y a rien qui les bloque. Les mahorais aimeraient venir travailler aux Comores avec les acteurs économiques comoriens. Le seul bémol, la législation comorienne ne protège pas assez les mahorais jusqu’à inciter un mahorais à venir s’installer. Le droit de travail n’est pas le même, la fiscalité est dure, et l’ingénierie qui manque« , croit savoir, M. Subira Daniel, selon qui le secteur privé est capable de jouer un rôle catalyseur pour surmonter ces quelques obstacles.
Respect des choix
» Le secteur privé en s’engageant peut faire avancer sans attendre l’État, ni la politique. Le lycée Said Mohamed cheikh est en train d’être rénové par une entreprise malgache, or une entreprise mahoraise aurait pu le faire en collaboration avec une société locale. C’est la peur de l’un envers l’autre qu’on ne travaille pas côte à côte« , a noté, le vice-président de la Cci Mayotte dont la délégation a déjà identifié les sécures propices à un partenariat. » On était à l’ambassade de France avec l’Afd pour discuter des perspectives qui s’offrent à nous. On nous a présenté les opportunités, il nous revient de chercher les chefs d’entreprises avec lesquels nous pouvons nouer des partenariats dans tous les domaines de la sécurité, jusqu’à la rénovation d’écoles« , a indiqué, M. Subira qui reste convainque que » la politique est le principal blocus d’un développement d’une synergie régionale. » La Réunion est française, mais ils arrivent à s’entendre avec Maurice, et Rodrigues qui sont des îles indépendantes. C’est ce modèle de coopération qui peut fonctionner entre Mayotte et les autres îles de l’Union des Comores tant que chaque partie respecte le choix de l’autre« , insiste le vice-président de la Cci Mayotte.
Le forum des îles reste le cadre propice pour booster la collaboration entre les opérateurs économiques, ont martelé tous les intervenants ayant pris la parole lundi à l’occasion de la cérémonie d’ouverture. » Saisissons ensemble l’opportunité du 15eme Forum pour transformer les ambitions en projets concrets. Investir en faveur d’une économie plus verte, circulaire et plus inclusive, c’est investir dans la compétitivité et la résilience de nos territoires« , a appelé, dans son intervention, le directeur général de l’Afd, à Moroni, Thierry Liabastre.
Journaliste presse écrite basé aux #Comores. Travaille chez @alwatwancomore
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