La commune de M’Tsangamouji, située au nord-ouest de Mayotte, s’organise autour de trois villages principaux : M’Tsangamouji, M’Liha et Chembenyoumba, qui structurent la vie quotidienne de ses habitants. Elle dispose d’un équipement de santé de proximité avec la pharmacie Manta, implantée rue Bacar Ridjali, jouant un rôle essentiel dans l’accès aux soins.
Le territoire est également valorisé par ses atouts naturels et patrimoniaux, notamment la cascade de Soulou et l’ancienne sucrerie du même site, classée monument historique, qui constituent un lieu de promenade apprécié et un repère fort du patrimoine local.
Ces dernières années, la commune a développé ses équipements sportifs et de loisirs, avec la création de city-stades et du gymnase de Chembenyoumba. Au 1er janvier 2024, sa population était estimée à un peu plus de 7 200 habitants, faisant de M’Tsangamouji une commune de taille moyenne à l’échelle du département, portée par une croissance démographique régulière.
Allaoui Zoubert
Liste : Alliance Solidaire
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Allaoui Zoubert : J’habite à M’Tsangamouji. Je suis enseignant et j’ai été entraîneur de football dans la commune. Je suis marié, père de cinq enfants, et j’y vis avec ma famille. Je souhaite aider la commune de M’Tsangamouji. J’ai fait partie de l’équipe municipale actuelle, mais compte tenu de l’attitude du maire envers les administrés, la jeunesse et le personnel communal, j’ai créé « Nouvel Élan » en 2020. Ces élections m’ont permis d’élargir mon équipe à des personnes de différents horizons au nom de l’Alliance Solidaire.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
A.Z. : C’est la jeunesse oubliée. Durant cette mandature, nous avions des équipes de football bien classées. Aujourd’hui, M’Tsangamouji est descendue en R4, ce qui montre un désintérêt pour la jeunesse. Les acteurs locaux sont également oubliés dans l’attribution des marchés, avec une préférence donnée à des intervenants extérieurs. C’est cela qui ne fonctionne pas.
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter à la commune ?
A.Z. : J’ai une équipe pluridisciplinaire composée d’enseignants, de commerçants et d’agriculteurs. Leurs compétences apporteront une vraie plus-value à la commune, notamment dans l’éducation et l’économie locale. Nous payons une taxe foncière assez élevée ; nous mènerons une politique visant à augmenter le nombre de propriétaires fonciers et à alléger cette charge. Nous serons transparents avec les acteurs locaux. Le tissu associatif est laissé à l’abandon, alors qu’il joue un rôle essentiel dans l’accompagnement de la jeunesse.
F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?
A.Z. : Permettre à tous les enfants en âge d’être scolarisés d’être inscrits à l’école. Mettre en place une maison de santé : malgré la présence d’une pharmacie, nos aînés doivent parcourir plusieurs kilomètres pour consulter un médecin. Enfin, travailler en étroite collaboration avec les agriculteurs. Le président de la CAPAM étant originaire de la commune, des actions concrètes pourraient être menées dans ce domaine.
Ousmane Ahamada Siaka
Liste : MDM-Tifaki (Entente)
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Ousmane Ahamada Siaka : Je suis natif du village et conseiller municipal depuis 2014, dans l’opposition. Je suis attaché à la vie de la commune depuis mon engagement en politique. Je suis profondément démocrate et attaché aux valeurs démocratiques. J’aime ma commune et je souhaite la développer, comme certains l’ont déjà fait.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de la commune ?
O.A.S. : Il n’y a plus de cohésion sociale à M’Tsangamouji. Les habitants ne se parlent plus entre eux, et le dialogue entre les élus et la population est rompu. La municipalité actuelle a mis la population à l’écart. Cette fracture est visible au quotidien et même au sein de l’administration. Les agents municipaux ont perdu confiance dans la gestion de la mairie. Il s’agit d’une gouvernance autoritaire : le maire décide seul. Il a d’ailleurs perdu plusieurs conseillers pour cette raison, dont deux anciens adjoints aujourd’hui à mes côtés.
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?
O.A.S. : J’incarne le renouveau attendu par la population que je m’engage à servir. Je veux restaurer le vivre-ensemble, accompagner les acteurs économiques et soutenir les associations. Aujourd’hui, aucun club n’évolue au niveau de l’excellence, alors qu’ils y étaient autrefois.
F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?
O.A.S. : La priorité sera la problématique de l’eau. À M’Tsangamouji, l’eau déborde des bassins et se perd dans la nature. Nous ne pouvons pas accepter d’être pénalisés alors que nous disposons de cette ressource. Ce n’est pas normal, et je m’engage à me battre sur ce sujet.
Saïd Maanrifa Ibrahima (LLR)
Liste : Ensemble Plus Loin Encore
Flash-Info : Quel lien entretenez-vous avec la commune ?
Saïd Maanrifa Ibrahima : Ce qui me motive à me représenter, c’est l’amour que je porte à ma commune. J’ai envie d’apporter ma contribution au territoire, de rendre à M’Tsangamouji ce qu’elle m’a donné, et d’en faire une commune vivante et paisible pour sa population.
F.I. : Selon vous, quelle est la problématique centrale de M’Tsangamouji ?
S.M.I. : C’est de rester compétitifs à l’échelle de Mayotte. M’Tsangamouji mérite de prendre toute sa place et de rayonner dans l’océan Indien pour une population qui mérite mieux.
F.I. : Que pensez-vous pouvoir apporter ?
S.M.I. : En douze années d’exercice, mon équipe a démontré sa capacité à construire la ville, à créer des infrastructures sportives et à agir en faveur de la jeunesse. Nous avons développé les réseaux de voirie et de nouveaux services dans les établissements scolaires. Cela nous distingue de nos adversaires. Certains siègent depuis longtemps sans réelle implication, d’autres sont dans l’opposition sans accompagner la collectivité ni participer régulièrement aux conseils municipaux, ce qui interroge.
F.I. : Si vous êtes élu, que mettrez-vous en place la première année ?
S.M.I. : Nous poursuivrons et finaliserons les projets en cours. Ils sont financés à hauteur de douze millions d’euros, avec des subventions confirmées après le passage de Chido. Les projets scolaires sont financés. Il reste la réhabilitation des bâtiments publics endommagés et le rehaussement du plateau sportif de Chembenyoumba. Nous portons également un projet d’équipement public de mille places, comprenant une salle numérique, une salle de cinéma et des espaces dédiés aux activités culturelles au sein de M’Tsangamouji.
Journaliste, aussi passionné par les paysages de Mayotte que par sa culture. J’ai toujours une musique de rap en tête.



































Allaoui Zoubert
Ousmane Ahamada Siaka
Saïd Maanrifa Ibrahima (LLR)