Comores : la compagnie Kenya Airways augmente ses tarifs dès ce 29 avril

Le transporteur est pour l’heure le seul à avoir informé sa clientèle que les tarifs allaient flamber, évoquant la guerre au Moyen orient, qui a impacté le kérosène, dont le prix risque aussi d’être revu à la hausse par le gouvernement comorien dans les prochains jours.

C’était presque prévisible. Plus d’un mois après le déclenchement de la guerre par les États Unis et Israël, les voyageurs comoriens vont commencer à ressentir les impacts de ce conflit qui est déjà entré dans sa 9ème semaine. Dans un communiqué publié ce samedi, la compagnie Kenya Airways a officialisé l’augmentation prochaine de ses tarifs, y compris aux Comores.  » Suite à la hausse des prix du carburant en raison de la hausse continue des prix du carburant, liée notamment à la situation actuelle au Moyen-Orient, Kenya Airways procédera à une augmentation de ses tarifs sur l’ensemble de son réseau« , indique la compagnie ajoutant que  » les nouveaux tarifs seront applicables à toutes les ventes et à tous les voyages à compter du 29 avril 2026« , soit donc mercredi prochain.

L’agence de Moroni a précisé que la mesure entrait en vigueur partout où la mastodonte Kényane desservait. S’agissant des réservations, il est annoncé que celles existantes devront être émises au plus tard le 28 avril 2026 afin de conserver les tarifs actuels. « Passé ce délai, ces derniers ne seront plus valables » prévient Kenya Airways, qui précisé que tous les billets émis à partir du 29 avril 2026 inclus refléteront des nouveaux tarifs en vigueur. «  Pour la réémission des billets non utilisés, ils seront réémis avec les nouveaux tarifs applicables à compter du mercredi prochain« , conclut le communiqué diffusé dans les pays où Kenya Airways dessert. Aux Comores, seules Kenya et Ethiopian Airways assurent les vols régionaux et internationaux.

Ethiopian Airlines

Mais la compagnie éthiopienne n’a pour l’instant pas indiqué une augmentation de ses tarifs, selon une source interne travaillant dans l’une de ses agences de Moroni. En revanche, cette éventualité n’est pas à exclure dès lors que le gouvernement comorien a déjà laissé entendre qu’il pourrait revoir à la hausse les prix des produits pétroliers.  » Si les autorités le font nous allons analyser avant de prendre une décision. Nous n’aurons plus le choix. Mais cela revient au siège. Nous, on communique seulement les mesures« , a clarifié un revendeur de billets. Autrement dit, un effet domino est à craindre. Une sous agence qui vend en ligne des billets pour toutes les destinations affirme qu’en réalité les tarifs ont en réalité flambé depuis le déclenchement de la guerre.  » L’annonce de Kenya Airways est juste une formalité pour se justifier mais les prix ne cessent d’augmenter avant même le déclenchement de ce conflit « , fait remarquer notre source. A l’en croire un billet aller-retour entre Moroni et Dar es Salam qui était à 150 000 francs (300 euros) est actuellement à 275 000 francs, soit 550 euros. Idem pour un billet Le Caire -Moroni, le tarif a presque doublé, passant de 800 euros à 1500 euros, via Addis Abeba.  » Pour un seul aller à destination de Paris, il se vend à 800 euros pour un départ du 30 avril. Je pense qu’on essaie juste d’utiliser cette guerre pour se justifier auprès des consommateurs alors que nous avons constaté depuis plus d’un mois l’envolée des tarifs », souligne un chef d’agence qui assure une revente de billets régionaux et internationaux.

Hausse de 2022

Flash Infos a essayé d’avoir une réaction de la ministre des transports ou celui de l’énergie sans succès. En tout cas ce communiqué de la compagnie Kenya Airways ne semble pas surprendre l’opinion, dès lors que le gouvernement n’a pas cherché à démentir les rumeurs qui annoncent une prochaine augmentation des prix des hydrocarbures. A l’issue du conseil des ministres du mercredi dernier, les autorités ont d’abord voulu assurer de la disponibilité des produits pétroliers à un moment où depuis une semaine, des files d’attente sont observés dans les stations-service. Le gouvernement a également demandé au ministre de l’énergie d’engager une réflexion avec la société comorienne des hydrocarbures sur les fluctuations des produits pétroliers à l’international. On dit qu’il faut s’attendre à au moins une hausse de plus de 25%.  En 2022, le gouvernement citant la guerre Russo-ukrainienne et la covid 19 avait déjà augmenté de 44% le prix du gazole pour sauver l’entreprise nationale. Le bémol, ces prix n’ont jamais baissé même quand la conjoncture mondiale était favorable. C’est d’ailleurs ce que craignent les consommateurs comoriens déjà asphyxiés par la cherté de la vie si jamais on leur impose une hausse des prix du carburant.

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