À la veille de l’élection Miss Mayotte 2026, les attentes sont nombreuses. Les spectateurs espèrent notamment que la valorisation de la culture mahoraise sera au cœur de la cérémonie. La mise en beauté des candidates devra être à la hauteur de l’événement, avec un but précis : éviter de reproduire les erreurs des années précédentes.
Chaque année, l’élection de Miss Mayotte suscite son lot de mécontentements. Pour certains spectateurs, la décoration manque de représentativité et les différents tableaux ne mettent pas suffisamment en valeur la culture mahoraise. Au fil des éditions, les critiques se répètent. Cette année encore, les attentes sont nombreuses : des tenues à la fois élégantes et modernes, mais qui restent ancrées dans l’identité de l’île. “Je voudrais voir des tenues qui respectent aussi la culture mahoraise, avec des références aux tissus locaux. Une Miss incarne la fierté mahoraise”, martèle Bobane Abasse.
Les Mahorais sont exigeants, tout simplement parce que l’élection est scrutée de près par la délégation Miss France, dont ils sont membres au sein du jury et participent au choix de celle qui représentera le territoire à l’échelle nationale. Pour beaucoup, l’élection doit être à l’image de ses habitants. Les Mahorais et Mahoraises forment une population riche par sa diversité culturelle, ses traditions et son identité.
Miss Mayotte est la vitrine du territoire. L’île au parfum est remplie de talents, une île qui vibre à travers les chants des tambours, les débats, les mbiwi et ses danses traditionnelles qui laissent sans voix. Donc, nombreux sont ceux qui s’impatientent pour ce samedi.
Depuis le lancement de la campagne, le vendredi 10 juillet, il n’y a pas de répit. Chaque détail est inspecté avec attention et suivi à la lettre. De la qualité des portraits au maquillage, en passant par les tenues, rien n’est laissé au hasard. L’objectif est de viser l’excellence.
Des spectateurs qui ne cachent pas leur déception
De nombreux Mahorais s’interrogent désormais sur l’intérêt de suivre encore l’élection. La déception se fait clairement sentir dans la voix de Bobane Abasse : “Miss Mayotte ne m’intéresse plus vraiment cette année. J’ai été tellement déçu.”
La plupart nourrissent l’espoir que cette élection se déroulera différemment. Pendant longtemps, le Comité Miss Mayotte a été dirigé par des femmes et des hommes blancs. Aujourd’hui, c’est une femme mahoraise qui est à la tête, ce qui suscite beaucoup d’attentes : “On attend énormément d’elle, j’espère que l’éloquence et tout le reste seront au rendez-vous”, témoigne Soihihati Kamardine. D’ailleurs, sa candidate favorite est la numéro 4. “J’apprécie sa personnalité, dans laquelle je me reconnais beaucoup, mais j’aime surtout la cause qu’elle défend, qui est la lutte contre les violences faites aux femmes.”
La question que la population se pose est : pourquoi ne voit-on plus l’ambassadrice de Mayotte une fois son aventure à Miss France terminée ? Une interrogation qui revient régulièrement dans les esprits. C’est notamment le cas de Bobane Abasse, qui alerte sur le manque de suivi des candidates après leur élection : “Tous les ans, il y a de nouveaux présidents. Lorsqu’une Miss est élue, on ne la suit pas. Pourtant, Miss Mayotte doit être une ambassadrice, capable de porter des messages importants dans les médias, les écoles, mais aussi auprès des associations. Le comité a perdu cet aspect-là. On élit une Miss Mayotte, mais après Miss France, on n’a plus de nouvelles. Alors, si cette année, la nouvelle présidente arrive à faire évoluer les choses au sein du comité, je serai moi-même choqué,” déclare-t-il.
L’élection se tiendra ce samedi 29 août à l’hôtel Ibis, en Petite-Terre. Les votes sont désormais ouverts depuis hier.


































