Des étudiants de l’Université de Mayotte au Festival de Cannes

Du 12 au 21 mai 2026, un groupe d’étudiants de l’Université de Mayotte participe au Festival de Cannes grâce au soutien de la CVEC, du SUAC et du Pavillon Afronova. Ils assistent à des projections, conférences et rencontres professionnelles, découvrent les métiers du cinéma et réalisent un journal vidéo pour partager leur immersion avec le public mahorais.

À Cannes, le cinéma devient une salle de classe à ciel ouvert pour les étudiants mahorais. Grâce au soutien de la CVEC et du SUAC de l’Université de Mayotte, en collaboration avec le Pavillon Afronova, des étudiants de l’Université de Mayotte prennent part au Festival de Cannes du 12 au 21 mai 2026. Cette participation s’inscrit dans un dispositif d’accompagnement universitaire lié aux activités culturelles et audiovisuelles, permettant aux participants d’assister aux projections officielles du festival et de participer à des rencontres professionnelles organisées au sein du Pavillon Afronova.

Pour Khalida Soulaimana, étudiante en première année de licence sciences de la vie option accès santé, originaire de Mtsangaboua (Bandraboua), cette participation s’inscrit dans un parcours déjà engagé au sein de l’université. Elle explique avoir intégré une activité cinéma proposée chaque semaine : « Je fais partis activité cinema a l’université tous les vendredi de 11h a 14h ».

La sélection pour le Festival de Cannes s’est faite à travers une candidature encadrée par l’établissement. Elle décrit les étapes du recrutement : « L’université a envoyé un mail , lorsqu tu candidate il faut envoye un cv et un dossier et on a passer un entretien ». Ce processus témoigne d’une organisation structurée visant à accompagner les étudiants vers des expériences culturelles et professionnelles extérieures.

Au-delà de la sélection, la motivation de Khalida Soulaimana repose sur un intérêt personnel pour l’audiovisuel et la création. Elle explique : « je voulais aller au festival, le monde des camera me plait ». Elle évoque également une pratique plus ancienne liée à l’image et à la vidéo : « depuis que je suis petite j’aime me filmer c’est qq chose que j’aime faire, j’ai appris à régler une caméra ». Cette familiarité avec les outils audiovisuels nourrit son intérêt pour le milieu du cinéma, qu’elle associe à la découverte et à l’expérimentation.

Elle insiste aussi sur la portée symbolique de cette expérience pour les étudiants mahorais : « les élèves de mayotte en sont souvent exclus de ce milieu et vous voulez en faire partager ». Cette remarque souligne, selon elle, l’importance de l’accès à des événements culturels internationaux et à des réseaux professionnels habituellement éloignés du territoire.

Durant le festival, Khalida Soulaimana a participé à des conférences et rencontres organisées au Pavillon africain. Elle décrit un programme riche en échanges, notamment autour des métiers du cinéma et des nouvelles technologies : « on a eu plein de conférences au pavillon africain et des intervenants en IA ». Elle précise également que ces interventions nécessitent une adaptation linguistique et une attention particulière : « Les conférences sont en anglais ».

Cette immersion lui permet également d’aborder de manière concrète les réalités du secteur. Elle observe que l’accès au métier d’actrice, ou plus largement aux professions du cinéma, demande un engagement important : « C’est pas si facile à être actrice ».

Dans le cadre de ce séjour, les étudiants réalisent un journal vidéo destiné à documenter leur expérience. Ce support vise à retranscrire les rencontres, les découvertes et les impressions vécues sur place afin de les partager avec le public mahorais à leur retour. Ce travail de production s’inscrit dans une démarche de valorisation de l’expérience vécue au sein d’un événement international.

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